Paris, Plon, 1928 in-12, IX-368 pp., front., demi-chagrin havane, dos à nerfs, couv. et dos cons. (reliure moderne).
Reference : 233139
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Plon, 1928, pt in-8°, ix-368 pp, une photo d'Augustin Cochin en frontispice et un fac-similé hors texte, biblio, broché, dos recollé, bon état (Coll. Le Roseau d'or), exemplaire numéroté sur alfa, prière d'insérer joint
"En cet intéressant volume, très agréablement écrit, M. de Meaux montre d'abord comment a été élaborée l'œuvre historique d'Augustin Cochin, dont il expose avec une grande clarté les résultats essentiels. On sait que, dans deux importants ouvrages (Les Sociétés de pensée et la démocratie, et surtout les Sociétés de pensée et la Révolution en Bretagne, 1788-1789), A. Cochin s'est efforcé de mettre en relief le rôle des Sociétés de pensée et notamment de la franc-maçonnerie, à la veille de la Révolution, de décrire leur organisation et leur propagande, l'action prépondérante qu'elles ont, d'après lui, exercée sur le déchaînement de cette Révolution. Il avait accompli des recherches longues et minutieuses, en plusieurs régions de la France surtout en Bretagne, recherches qui ont le grand mérite d'ajouter beaucoup à nos connaissances sur les antécédents directs de la Révolution. Mais on a pu lui reprocher, justement à notre avis, de n'avoir vu qu'une des faces du problème et d'avoir laissé dans l'ombre l'évolution antérieure. M. de Meaux s'efforce de répondre à ces critiques. Puis, il expose l'œuvre doctrinale d'Augustin Cochin sur la démocratie et les Sociétés de pensée, en montrant le parti qu'il avait tiré d'historiens comme Ostrogorsky et de sociologues comme Emile Durkheim. Enfin, i| écrit quelques pages émues sur la vie et sur la mort héroïque d'A. Cochin. La seconde partie du volume contient de nombreuses lettres écrites par Cochin et relatives surtout à ses recherches à travers la France. Ces lettres, spirituelles et alertes, le montrent sous un jour très sympathique ; elles donnent des détails intéressants sur ses pérégrinations de chercheur. Elles montrent aussi que personnellement il avait peu de sympathie pour la démocratie et les partis qui se réclament de la Révolution. On peut se demander s'il n'a pas quelque peu transposé dans le passé les idées qu'il se faisait de la franc-maçonnerie contemporaine, sans qu'on puisse, d'ailleurs, en aucune façon, suspecter sa probité scientifique, qui était grande." (Henri Sée, Revue Historique, 1929)