Paris, Charpentier, 1906 in-12, VI pp., 429 pp., demi-percaline Bradel verte à coins, dos orné de filets et fleuron dorés, pièce de titre brique, couverture et dos conservés (Stroobants).
Reference : 227345
Un des 17 volumes de cette série, dans laquelle Arsène-Armand, dit Jules Claretie (1840-1913) donna un compte-rendu de la vie parisienne quasiment chaque année de 1880 à 1913.Ex-libris Yves-Louis Mongrolle. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
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11/01/(1940) SUPERBE LETTRE DAMOUR À WANDA KOSAKIEWICZ PENDANT LA DRÔLE DE GUERRE : Extraits :…Ainsi tu es restée deux jours sans mécrire, mauvaise petite teigne. Mais ce nest pas de ça que je ten veux (au fait tu sais, je ne ten veux de rien du tout, je suis tout en idylle avec toi. Cest davoir passé un sombre petit Dimanche et de navoir pas songé tout aussitôt à me lécrire. Rappelle-toi, cétait dans nos conventions. Aussitôt que tu avais le moindre ennui tu devais men faire part. Eh, je sais bien que cétait au fond des choses qui ne se disent guère : par exemple que Paris fait sinistre le Dimanche. Mais même ça, ma douce petite lumière, il faut me lécrire, sinon comment veux-tu que je sois ta sécurité. Est ce que je ne parle pas comme il faut ?...« Je pense comme toi que la femme lunaire [Marie Ville] est une drôle de personne dans le genre du héros du Voyage au bout de la nui [premier roman de Louis-Ferdinand Céline], qui a toujours envie de sagiter et daller au bout de quelque chose, tu mas fait rire lautre jour en me disant quelle voulait être une lionne daprès guerre, mais je pense quelle ne sera rien du tout et ça vaut mieux parce que finalement cest terriblement « social » une lionne daprès-guerre, rien du tout quelle-même, ce drôle de gros personnage plein de veulerie et dénergie, de charme et de vulgarité, de bêtise sentencieuse et dune espèce dintelligence »…« Cest la première fois que je sens dune façon concrète que tu penses à moi en dehors des moments où tu mécris. Ne prends surtout pas ça comme un reproche, mon amour, cest ma faute et non la tienne, cest parce que je suis un inquiet »…« Tu mécris de charmantes petites lettres et je suis au mieux avec toi. Et puis je vais bientôt te voir, je nai plus cette accablante impression de distance que javais en décembre et qui fut à lorigine de ma crise de passionnel. Et puis peut être je vais aller ensuite à larrière du front, en Avril ou en Mai (mais ça nest pas sûr) et alors je te ferai venir tout un grand mois près de moi ou plus ou tout autant que tu pourras supporter dêtre loin de Paris. Je taime tant, mon amour. »…« Jécris les histoires pour loncle Jules. Ca sera finalement un traité de littérature, jai peur que tu naimes pas ça du tout. Tu me donneras ton avis quand je viendrai en permission et si ça ne te plait pas bien je cesserai peut-être, tu verras »…[Sartre commença la rédaction de lEtre et le Néant pendant la guerre]« Aujourdhui il fait moins quinze et nous navons plus de charbon. En ce moment le poêle est éteint mais il reste encore un peu de chaleur, mais demain quallons nous faire. Ca mamuse plutôt de voir ce qui va se passer, comment nous endurrons (sic) ça, ainsi pris au pied du mur»…
12/09/(1937) Très longue relation de son voyage en Grèce avec Simone de Beauvoir (le Castor) parsemée danecdotes cocasses. Extraits :…Ça me fait un drôle deffet de continuer cette lettre ici et sur ce papier, avec une plume française avare et fine au lieu décraser une grosse plume grecque lippue sur du papier rayé (je le haïssais, ce papier) et ça ma fait un drôle deffet aussi dentendre votre voix hier au téléphone un drôle deffet bien émouvant…...Je voudrais seulement savoir si vous mavez aussi de temps en temps profondément haï parce que je traînais sur les routes de Grèce pendant que vous étiez au fond de votre puits. Je reprends le récit du voyage. Je le finirai dans cette lettre ou dans le prochaine (je ne suis pas encore rentré chez mes parents, je fais le fier à Montparnasse, tout fier dêtre si brun parmi des navets, je vois Zuorro, jenvoie partout des coups de téléphone pour tâcher de réunir largent du voyage du Castor et de Hazackewer en Alsace……Vous savez donc que, vers le 25 août nous traînions à Athènes, puis que nous avons pris un bateau pour Salonique et que nous y sommes arrivés le 27 au matin. Nous avons eu une drôle de surprise en arrivant car de loin Salonique na pas du tout lair dune ville couchée, comme les autres villes grecques, elle fait « ville debout », vous savez comme dit Céline en parlant de New-York, avec un quai tout bordé de gratte-ciel élancés. Entendez moi : des gratte-ciel à sept étages. Mais vous nimaginez pas ce que ça peut faire après quarante jour de Pelopponèse et dans les Iles de voir ainsi, au bord de leau, des sept étages lun sur lautre…...Nous avons débarqué dans cette ville qui faisait cruellement luxueuse pour deux sans le sous et je me suis installé à la terrasse dun café pendant que le Castor cherchait un hôtel. Vous savez la combinaison : nous attendions de largent pour le premier septembre. Il sagissait donc de prendre la pension dans un hôtel luxueux et de nous faire tout servir à lhôtel quon ne paierait quà la fin du séjour. Mais le bon Castor ne revenait pas et au bout dune heure jétais sérieusement inquiet...Nous sommes descendus à Volo, ville sinistre. Il pleuvait, nous avons appris à la gare quil fallait sept heures pour arriver aux Météores. Cétait trop long, nous aurions manqué le bateau du lendemain et naurions pu rentrer à Athènes que le cinq au matin. Nous sommes revenus sous la pluie, un peu désespérés dans le plus grec des cafés, un hall sinistre ou quelques grecs aux yeux vides avaient lair dattendre indéfiniment (un train ou une audience) le visage morose, jetés nimporte comment sur des chaises de cuisine mais restant dans les positions les plus incommodes par paresse de faire un mouvement et trouvant le moyen au fond de leur néant de garder une mine dimportance. Cette pluie, les visages taillés à coup de serpe et barrés de dures moustaches, cette grande salle dattente, notre indécision : nous nous sommes sentis tout dun coup au fond de la Grèce, avec des épaisseurs et des épaisseurs de Grèce par dessus la tête...
A la une. Non daté. In-Folio. En feuillets. Bon état, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur frais. 2 pages. Texte sur plusieurs colonnes. Non daté.. . . . Classification Dewey : 70.1-Journaux
Classification Dewey : 70.1-Journaux
Société Historique du VIe arrondissement de Paris Broché 1905 In-8 (16,5 x 25 cm), broché, 152 pages ; dos fendu, réparation au ruban adhésif, bords des plats un peu usés, en l'état. Livraison a domicile (La Poste) ou en Mondial Relay sur simple demande.
La vie du collectionneur. 4 octobre 2002. In-12. Broché. Bon état, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur frais. 28 pages. Nombreuses photographies en noir et blanc dans et hors texte.. . . . Classification Dewey : 740-Dessin, arts décoratifs et mineurs
Sommaire : Poupées et traditions de Noël a Paris, Des tickets chromos, Ou sont passés les pin's ?, Coiffes charentaises a Fleurac par Béatrice Fonteneau, Les stylos a plume, Avril 1905 : la révolte des procelainiers de Limoges, Les montres a décor émaillé Classification Dewey : 740-Dessin, arts décoratifs et mineurs