S.l., s.d. (1959) in-4 oblong (23 x 33 cm), [10 ] ff. de carton souple, regroupant 83 tirages photographiques de petit format (généralement 8 x 10 cm) ; 11 ff. demeurés vierges, skaï bordeaux, dos lisse muet, encadrement de large bordure à froid et grand décor polychrome "orientalisant" (une méharée) sur le plat supérieur (reliure de l'épque).
Reference : 224171
Album phtographique réuni par le dénommé Marcel Fournier, du 4e RIMA, qui prit part aux "opérations de maintien de l'ordre" en Algérie. La quasi-totalité des tirages le représente lui-même, soit seul, soit accompagné d'un camarade, ou en groupe, dans des activités de garnison (popotes, conduites de véhicules), ou de détente. Sans doute destinées à sa famille, les photographies ne présentent aucune scène qui évoquerait évidemment les "opérations", ni même l'entraînement. ON JOINT deux pièces accordées ultérieurement à Fournier : 1. Diplôme de la médaille commémorative des opérations de sécurité (1er février 1959). Créée le 11 janvier 1958, ele est destinée aux militaires ayant participé, entre 1952 et 1964, aux opérations de sécurité et de maintien de l'ordre en Tunisie, au Maroc, en Algérie, au Sahara et en Mauritanie. - 2. Diplôme de la médaille du Djebel, décoration associative décernée par l'Union nationale des combattants (3 février 1989). - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Librairie Historique Fabrice Teissèdre
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Luc-emmanuel Auberger photographie, 2015. 18 MACRO-PHOTOGRAPHIES
[18] pl., 303 x 216 mm, en feuilles sous chemise illustrée. Suite de 18 planches de reproductions photographiques en couleurs sous chemise titrée, illustrée et numérotée au premier plat supérieur. Tirage limité à 100 exemplaires numérotés, celui-ci le n°12. Envoi autographe signé : « A Julien, qui sait que pour moi l'humain est aussi important (plus !) que le digital ! Amitiés Luc ». Poème en vers libres au contreplat supérieur de la chemise. L'ouvrage paraît à l'occasion de l'exposition « Déjà demain » organisée à la Galerie Etienne de Causans (Paris) du 30 octobre au 6 novembre 2015. CCFR : Aucun exemplaire. OCLC : Aucun exemplaire. Chemise légèrement salie.
FRANCK ; CHARLET & JACOTIN ; NEURDEIN ; LE ROCH ; ANONYME ; ESTIENNE ; BERNHEIM
Reference : 792
Paris : 1863-1867. UN CHARMANT SOUVENIR PHOTOGRAPHIQUE DE L'EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1867
Album in-12° (161 x 120 mm), [10] ff. cartonnés, percaline verte, dos muet orné d'un décor en relief, cadres en relief sur les plats avec un écu en relief au centre du plat supérieur, tranches dorées. Album de 20 tirages albuminés bien contrastés. Il débute par une série de portraits : le pape Pie IX (Franck) ; les princes et princesses d'Europes : Victoria, Isabelle, Léopold II, Christian IX (Charlet & Jacotin, atelier de photographie parisien actif de 1863 à 1867), Napoléon III, Alexandre II, Guillaume Ier, François-Joseph 1er, Victor-Emmanuel II, Charles XV, Guillaume III, Abdul-Aziz-Khan (Neurdein). Vient ensuite un Carrousel à Saumur (Le Roch), puis des vues possiblement inédites des châteaux de Villandry, Luynes et Comacre (cette dernière semble réalisée d'après une lithographie), un portrait en buste du duc de Conegliano (Estienne) et une caricature à la Arcimboldo, possiblement inédite, de l'impératrice Eugénie (Galerie fantasmagorique du lampion / « Bernheim jne 15 rue Neuve », mention à l'encre brune) critiquant son soutien à l'État pontifical (« Protectrice fanatique de sa dynastie en Italie du pouvoir temporel du brigandage légitime et de profession »). François Marie Louis Gabriel Gobinet de Villecholle (1816-1906), dit Franck, retourna à Paris après son exil à Barcelone en 1857. Avide d'innovations, il produisit de nombreuses vues stéréoscopiques ; il revendiqua également l'invention de la photomosaïque. Antonin, Étienne et Ernest Neurdein, fils du photographe Jean César Adolphe Neurdein (dit Charlet), s'associèrent à Paris en 1864. Étienne et Antonin Neurdein travaillèrent ensemble sous le nom de Neurdein frères à partir de 1869. Joseph Toussaint Le Roch fut le premier photographe professionnel à s'installer durablement à Saumur en 1862 et produisit de nombreuses vues de la ville. L'atelier Estienne (plus souvent indiqué comme Susse Estienne et cie), fondé en 1861, est le fruit de l'association de quatre personnes dont aucune n'était alors photographe de métier. L'entreprise fit faillite en 1864. Quelques rousseurs sur les derniers tirages, après les portraits.
[Librairie Le Minotaure] - CHRISTIN, Anne-Marie ; CLERC, Philippe ; JACNO, Marcel ; LAZAREVSKY, Danièle ; SUBLET, Jacqueline ; TORHOIT, Marie-Noëlle
Reference : 53978
(1974)
29 numéros (dont 4 doubles) en 24 vol. in-4 br. (thermocollés), Librairie Le Minotaure, 1974-1981. Détail des numéros : N° 1, novembre 1974 : Philippe Soupault, Angèle Vannier, Marcel Jacno, Evelyn Ortlieb, Daniel Grojnowski, Jean-Pierre Ghysels, Anne-Marie Christin, Jean-Pierre Jasz, Philippe Clerc, Jacqueline Sublet, Danièle Lazarevsky, Monique Boucher, Georges Couroupos, Marie-Noëlle de Torhout, Ernesto Lopez-Pino, Georgette Simon ; N° 2, hiver 1974-1975 : Elbio Mazet, Julio Moncada, Santenac, Christiane Raiga, Michel Chaudière, Léon Zack, Michel Auphan, André Vigneau, Michelle Thirion, Francine Van Hove, Louis Simon, Abdallah Benanteur, Danièle Lazarevsky, Jean-Marie Durand, Morio Taouroumi, Anne Spiteri, Georges Robert ; N° 3 : printemps 1975 : Dussaut, Jean B. Delahaye, Carlo Berte, Giuliano Modesti, Werner Lambersy, Danièle Lazarevsky, Monique Boucher, Enrique Chifflet, Georges Robert, Jeanne Bessière, Marie-Noëlle de Torhout, Ernesto Lopez-Pino, Marcel Jacno, Angèle Vannier, Georgette Simon, Anna Shanon ; N° 4, été 1975 : L'écriture et l’image dans le monde arabe. Par Jacqueline Sublet. Choix de textes et traduction : Georges Douillet. Calligraphies originales : Ghani Alani ; N° 5, automne 1975 : Les passages de Paris. Daniel Mauroc, Philippe Soupault, Jean-Vincent Verdonnet, Daniel Grojnowski, Geneviève Fourcade, Michelle Bloch, Denise Borias, Anne-Marie Christin, Gaëtan Picon. Danièle Lazarevsky, Photographies ; N° 6, hiver 1975-1976 : Typo-graphies. Guy Lévis-Mano, Adrian Frutiger, Michel Butor, Raymond Gid, René Lamoureux, Marcel Jacno, Jean Larcher, Pierre Duplan, Henri Pichette, Gérard Blanchard, Maximilien Vox, Massin, Jacques Garamond. Réalisation : Marcel Jacno ; N° 7, printemps 1976 : Bertrand Halff, Evelyn Ortlieb, Werner Lambersy, Francine Van Hove, Salbris, Pierre Maillard, Roger Cornaille, Simone Le Bret, Jean-Paul Hameury, Georgette Simon, Paolo Pozzo, Marfaing, Garicia Mulet, Béatrix Balteg, Marie-Noëlle de Torhout, Françoise Mairey, Osolin, Pierre Daboval, Jacques Lepage, Danièle Lazarevsky : N° 8, été 1976 : Sumer. Choix de textes et traductions : Jean-Marie Durand. François Sagnes, Photographies ; N° 9, automne 1976 : Marc Soriano, Bestiaire. Danièle Lazarevsky, Photographies ; N° 10, hiver 1976-1977 :Agnès Vannier, L’écharpe rouge et les chiens bleus ; N° 11-12, printemps-été 1977 : Manifesti. Affiches italiennes. Les élections de juin 1976. Marcel Jacno, Paul-Michel Villa, Enrico Fulchignoni, Boni de Torhout. Paul-Michel Villa, Photographies ; N° 13, automne 1977: Assemblages. Pietro Vanni, Liliane Giraudon, Agathe Eristov Gengis Khan, Alexandre Chem, Françoise Rando, Anne-Marie Christin, Pierre Cordier, Philippe Clerc, André Stas, Françoise Mairey, Lariega, Marcel Bénabou, Paul Fournel, Harry Mathews, Marie-Nöelle de Torhout, Daniel Giffar ; N° 14, hiver 18977-1978: Victor Segalen. Claudine Bouretz, Eliane Formentelli, Photographies et montage ; N° 15-16, printemps-été 1978 : Raymond Gid. Rencontres d’art-thérapie. Avec linogravure et dessin en milieu psychiatrique, présentation et réalisation de Raymond Gid ; N° 17, automne 1978 : Toughra. Paraphes des souverains ottomans. Réalisation Jacqueline ; N° 18, hiver 1978-1979 : Philippe Clerc, Journal mai-décembre 77 ; N° 19, printemps 1979 : Tentativa de Vida y muerte de un espantapajaros [Vie et mort d’un épouvantail] Réalisation Antonio García-Múlet ; N° 20, été 1979 : Chiffres : Roger Excoffon, Jose Mendoza y Almeida, Adrian Frutiger, Jacques Garamond, Claude Mediavilla, Marcel Jacno, Jean Larcher. Réalisation Marcel Jacn ; N° 21, automne 1979 : Denise Borias, Poèmes. Réalisation Evelyn Ortlieb ; N° 22, hiver 1979-1980 : Marc Soriano, Le Doppelgänger. Nouvelle. Danièle Lazarevsky. Photographies. ; N° 23-24, printemps-été 1980 : Fragments d’une musique immédiate de la Modern Art Agency. Milada Cerny, Hermine Vogl-Sernheim, Emmy Stihl, Heidi Wenzel, Andréa Camenisch, Margrit Wyss, Rosalba di Lorenzo, Myriam Seele, Yolanda Myers, Roberto Altmann. Partitions mises en lumière par Brigitte Bürki à la demande de Anne-Marie Christin ; N° 25, automne 1980 : Philippe Treuschel, Écrits-Photos ; N° 26, hiver 1980-1981 : Calligraphie japonaise. Réalisation Elisabeth Frolet ; N° 27, printemps 1981 : Jean Laude, Le dernier mot. Poème. Mechtilt. Noirs ; N° 28-29, été-automne 1981 ; Daniel Giffard, Yves Mairot, Michel Arouimi, Evlyn Ortlieb, Philippe Treuschel, Anne-Marie Christin, Gabrielle di Falco, Antonio García-Múlet, Francine Van Hove, Lucette Pelillo, Hélène Garcia Léon, Georgette Simon, Anne Spiteri, Mechtilt, Jean Laude, Philippe Clerc, Bernard Dubourg, Danièle Lazarevsky, Jean-Pierre Jasz.
Très rare série parfaitement complète des 29 numéros (dont 4 doubles) publiés. Créée par le professeur Anne-Marie Christin (1942-2014), normalienne et agrégée de lettres classiques, cette revue interroge en profondeur les relations entre l'image et l'écriture. Bon ensemble (accroc en couv. du numéro 1, bel état par ailleurs) pour cette série introuvable ainsi bien complète.
Divers Divers 1880-1894 Album de photographies in-8 oblong "à l'italienne" ( 280 X 380 mm ), demi-chagrin vert, dos à nerfs janséniste, plats de percaline chagrinée de la même teinte contenant 48 photographies en tirage albuminé vers 1880-1894 de formats divers contrecollées sur feuillets de papier fort montés sur onglets.Bel album de voyage, les photographies sont parfois légendées au crayon sur le carton de montage, parfois dans la photographie, parfois muettes. Nous relevons la signature des photographes suivants: Hippolyte ARNOUX, ZANGARI, Félix BONFILS ( pour les photographies d'Egypte ).Détail des photographies:- TONKIN. 25 photographies essentiellement de format 17 X 22,5 cm. Hanoï, Pêcheurs, Charpentiers -Sculpteurs, Barbiers, Ecole Franco-Anamite, Comédiens, Fabrication du papier, Chanteurs, Porteurs d'eau....- OBOCK-DJIBOUTI. 3 photographies de format 220 X 260 cm.- EGYPTE: 9 photographies essentiellement de format 220 X 280 cm.- TUNISIE: 9 photographies essentiellement de format 130 X 170 cm.A la suite sont contrecollés 33 documents divers: cartes-postales, vignettes, photographies etc... de France.
Paris, Auguste Belloc, 1851 - 1860, Petites salissures sinon bel état, coloris attrayants, annotations manuscrites (références) au crayon et au stylo au dos. Avant 1860, épreuves originales d’époque sur papier albuminé, au format stéréoscopique, 7,6 x 8 cm, arrondies en haut, montées sur carton, 8,6 x 14,4 cm. Petites salissures sinon bel état, coloris attrayants, annotations manuscrites (références) au crayon et au stylo au dos. Joint : Aubenas Sylvie, Colmar Philippe. Obscénités. Photographies interdites d'Auguste Belloc. Paris, Albin Michel - BNF, 2001, in-12 carré, br. couv. ill., ill. ph.
La photographie de nu apparaît avec la photographie. Son commerce, d'abord limité par le coût de l'image daguerrienne, s'émancipe des blocages économiques et moraux à la faveur des percées techniques du procédé photographique et du développement de Paris, centre du monde des plaisirs, sous le Second-Empire. En 1851, la mise au point du procédé stéréoscopique qui rend la perception du relief au moyen d'une visionneuse, trouve une application pratique singulière : partout dans Paris, la photographie obscène s'étale en stéréoscopie : "La vision en relief accentuait le réalisme de la photographie, et le petit format des clichés réduisait le temps de pose...Cette branche particulière de l'industrie photographique devint si prospère qu'on en fit le symbole de la dégénérescence des moeurs..." Les procès verbaux des saisies policières pour les années 1860 nous renseigne sur le mode de fonctionnement de ce commerce "Le photographe emploie des modèles des deux sexes recrutés, pour les femmes, parmi les prostituées ou les petits métiers traditionnellement liés à la prostitution occasionnelle...et pour les hommes parmi une population plus variée....de l'amant du modèle...jusqu'au militaire ou, le plus souvent, les employés de l'atelier...Les photographies sont ensuite confiées aux coloristes, en grande majorité des femmes, employées à l'atelier ou en chambre, pour une mise en couleurs à l'aquarelle transparente. Puis elles sont revendues en librairies ou chez les marchands de gravure, dans les maisons closes ou à la sauvette sur les Grands Boulevards. Du photographe au revendeur, tous sont passibles d'amendes et de peines de prison. Des stocks saisis, on relève surtout "un florilège de vues dont l'esthétique se ressent beaucoup du mode de production : modèles maladroits et désabusés, poses attendues, décors sordides, lits défoncés...c'est un euphémisme de dire que peu de chefs-d'oeuvre sortirent de ces officines, Il est néanmoins un cas à part...parce qu'il réconcilie, si fugitivement que ce soit, l'art et la vue stéréoscopique pornographique. Il s'agit du photographe Auguste Belloc." Photographe professionnel dès 1845, connu honorablement, membre fondateur de la Société française de photographie, auteur de manuels techniques,"loué par la critique à l'occasion des expositions nombreuses auxquelles il participe entre 1851 et 1858, A. Belloc a eu une seconde vie...une activité parallèle que révéla la perquisition de police dans son atelier de la rue de Lancry en octobre 1860 et la saisie extraordinaire des photographies qui s'y trouvaient : 19 photographies obscènes "entre les mains de la femme Ducellier...qu'elle coloriait" ; deux coffres-forts, un secrétaire et un cabinet noir de 1200 photographies obscènes, cartonnier d'un certain nombre de boites sous forme de volumes portant pour légende Oeuvres complètes de Buffon qui renfermaient un certain nombre de photographies ; 3000 photographies obscènes sur papier, 307 clichés ayant servi à la fabrication des photographies susmentionnées ; trois cuvettes en gutta-percha renfermant un certain nombre d'épreuves en voie de fabrication ; quatre albums renfermant un certain nombre de photographies représentant des femmes nues ; 102 photographies sur papier (grand modèle) représentant des femmes nues dans des attitudes licencieuses...", cette oeuvre parallèle fut, bien évidemment, à la différence des travaux officiels ou de ses nus académiques, anonyme. Six ans plus tard, le lot saisi est déposé à la bibliothèque impériale, réduit à 195 clichés, le reste sans doute détruit, ou distribué dans les bureaux de la préfecture, il en est ainsi pour la majorité de la production de cette industrie si particulière. Aujourd'hui, dans l'enfer du département des Estampes et de la Photographie de la Bibliothèque Nationale de France, est conservée, dans les fausses reliures de Buffon, une très belle série de 26 vues stéréoscopiques obscènes de Belloc à laquelle se rattache cette épreuve "mettant en scène sur le "thème du retroussé", une femme seule, entièrement vêtue, montrant sans dissimulation aucune, au milieu des remous du tissu, du fouillis des soies, le sexe comme une fleur pourpre"