Castrovillari [Calabre], 8 mars 1809 un bifeuillet petit in-8, écrit sur 3 pp., graphie cursive mais lisible (environ 25 lignes par page), en feuille.
Reference : 222774
"Ma chère maman, je vous demande mille pardons d'avoir tant tardé de vous écrire. Mais nous sommes partis de Gaëte presque à l'improviste, je n'ai pas eu le temps de vous écrire. Nous sommes arrivés ici pour aller au siège de Amantea ; mais la ville s'est rendue ..."Le contexte est ainsi bien précisé : ce siège était une opération militaire qui eut lieu durant l'insurrection calabraise, laquelle s'inscrivait dans le cadre de la protestation de la province de Calabre contre l'invasion française du royaume et l'arrivée du roi Joseph et des Français à Naples (15 février 1806). Il dura une quarantaine de jours, du 29 décembre 1806 au 7 février 1807. La localité fut alors est occupée, sans résistance, le 12 mars 1806 par un détachement de cavaliers polonais à pied.Le jeune homme "toujours très content de [son] état" saisit bien, malgré ce qui semble une inexpérience, le caractère particulier des opérations de guérilla qui vont miner les troupes françaises et napolitaines dans ce pays reculé et indomptable, et qui présentent une parfaite similitude avec la résistance locale des peuples espagnols au même moment : "Lorsqu'on arrive dans quelque village, il n'y a jamais personne. Tout se sauve. Ce n'est pas une guerre, c'est un brigandage. Pour pouvoir vaincre ces gens-là, il faut se battre à leur manière. Qu'il est fâcheux que de braves Français soient obligés de faire la guerre dans pareil pays" [on a fait grâce de l'orthographe plus que médiocre de l'original]. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
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Paris, F. Hazan, 1947. 1160 g In-8, broché sous couverture à rabats, chemise et étui, [2] ff., 271 pp.. Illustré à l'eau-forte par Hermine David de 5 planches hors-texte, y compris le frontispice. Traduction de Germaine Delamain. Ouvrage tiré à 2000 exemplaires numérotés sur vélin des papeteries du Marais. Exemplaire non coupé. . (Catégories : Livres illustrés, Chine, )
Kyoto, Editions Seizansha, (2000). 555 g In-8 broché, [2] ff., vii-[1]-245 pp., un portrait sur la couverture et 2 portraits hors-texte en couleurs.. Texte présenté avec une introduction par Hachiro Kusakabe. Préface de Roger Pierrot. Quelques frottements sur la couverture. . (Catégories : Littérature, )
Paris, Desaint et Saillant (De l'imprimerie de Christophe Ballard), 1743. 110 g In-16, plein veau, [4] ff., 130 pp., [2] ff.. Edition originale. Marie-Madeleine d'Aguesseau (1679-1740), épouse Le Guerchois était la soeur du chancelier d'Aguesseau. Ex-libris de Mr de Champvallins, probablement d'un membre de la famille du Gaigneau de Champvallins en Orléanais. Coins émoussés, petite mouillure dans la marge des premiers feuillets. . (Catégories : Religion, Morale, )
Paris, Librairie Ancienne Honoré Champion, 1925. 840 g In-8 broché, couvertures rempliées, [2] ff., 426 pp.. Nouvelle édition illustrée de 2 portraits et d'un fac-simile dépliant. Envoi de l'auteur au comte Louis ... (le nom du dédicataire a été gratté). Couverture insolée. . (Catégories : Histoire, )
16/02/1869 TRÈS BEAU SONNET EMPREINT DE TENDRESSE FILIALE EN HOMMAGE À SA MÈRE ÉLISABETH-ZÉLIE DE BANVILLE :...Ma mère, pour fêter sous les cieux rajeunis, Le jour où tu naissais, je veux avec tendresse Faire parler encore la lyre enchanteresse Dans le triste silence où nos cœurs sont unis. Voici venir le temps des lilas et des nids : Déjà, comme une haleine errante et charmeresse, La brise du printemps suave nous caresse, Ma mère, et ce nest pas moi seul qui te bénis ! Car, du séjour lointain caché sous tant de voiles, Sitôt quavec la nuit seffacent les étoiles, Ceux qui sont dans les cieux nous regardent pleurer...Théodore de Banville qui vouait à sa mère une véritable adoration, lui rendit souvent hommage dans ses poésies. Le tout premier recueil de Banville, Les Cariatides, salué par Charles Baudelaire, souvre sur un poème dédié à sa mère : « Oh ma mère, ce sont nos mères dont les sourires triomphants, bercent nos premières chimères, dans nos premiers berceaux denfants... ». Dans son avant-propos à Roses de Noël (recueil entièrement consacré à sa mère et publié en 1878), Banville déclarait : « Les quelques poëmes qui suivent ne sont pas des œuvres d'art. Ces pages intimes, tant que ma si faible santé et les agitations de ma vie me l'ont permis, je les écrivais régulièrement pour mon adorée mère, lorsque revenaient le 16 février, jour anniversaire de sa naissance, et le 19 novembre, jour de sa fête, sainte Elisabeth. Parmi ces vers, destinés à elle seule, j'avais choisi déjà quelques odes qui ont trouvé place dans mes recueils. Les autres ne me paraissaient pas devoir être publiés, et je sais bien ce qui leur manque. Presque jamais on ne se montre bon ouvrier, lorsqu'on écrit sous l'impression d'un sentiment vrai, au moment même où on l'éprouve. Mais, en les donnant aujourd'hui au public, j'obéis à la volonté formellement exprimée de Celle qui ne sera jamais absente de moi et dont les yeux me voient. D'ailleurs, en y réfléchissant, j'ai pensé qu'elle a raison, comme toujours ; car le poëte qui veut souffrir, vivre avec la foule et partager avec elle les suprêmes espérances, n'a rien de caché pour elle, et doit toujours être prêt à montrer toute son âme. Paris, le 19 novembre 1878. Roses de Noël, A ma mère...). CE PRÉSENT POÈME SEMBLE INÉDIT.