In-8, bradel papier marbré (reliure moderne).
Reference : 102655
- Begouen. Discours sur le commerce de l'Inde. Paris, Imprimerie Nationale, s.d. (1790), 19 pp.- Nairac (P.). Discours prononcé dans la séance du 28 juin au soir, sur le commerce de l'Inde. Paris, Imprimerie Nationale, s.d. (1790), 15 pp.INED, 3354 : Le contrôle du commerce doit être judicieux, d'autant plus que le sort des manufactures en dépend. Contre le protectionnisme et contre un libéralisme trop aveugle."- Mirabeau l'Aîné. Opinion sur les retours de l'Inde. Paris, Imprimerie Nationale, 1790, 23 pp.INED, 3190 bis : "Partisan de la liberté économique totale, s'élève contre l'obligation faites aux commerçants de se faire livrer dans un port déterminé leurs marchandises venant de l'Inde."- Fontenay (M. de). Rapport fait à l'Assemblée Nationale, au nom des comités d'agriculture et de commerce, sur le commerce au-delà du Cap de Bonne-Espérance. Paris, Imprimerie Nationale, s.d., 23 pp.- Rapport sur la commission établie à Tabago, fait au nom des comités de commerce et des colonies, réunis. Paris, Imprimerie Nationale, s.d., 18 pp.- Roussillou (M.). Rapport, projet de loi et tarif pour le commerce du Levant, présentés, au nom du comité d'agriculture et de commerce. Paris, Imprimerie Nationale, s.d., 24 pp. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Librairie Historique Fabrice Teissèdre
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1783 Couverture rigide Paris, Ballard, Bastien, Brunet, Veuve Duchesne, 1771-1783. Un volume in-8 (19,5 x 12,5 cm), reliure plein veau fauve de l'époque, dos lisse orné de fleurons dorés, pièces de titre en maroquin rouge et brun, roulette dorée d'encadrement sur les plats, épidermures, charnière supérieure fendue, coiffe supérieure avec accroc, coins émoussés. Recueil de 8 éditions originales de pièces de théâtre et opéras-comiques, dont 3 imprimées par Ballard (imprimeur pour la musique et les "Menus-Plaisirs du Roi"). IMBERT, Les Deux Sylphes : Paris, Chez Jean-François Bastien Libraire, 1781, 46 (1) pages. PIIS, L'Amant Sylphe : Ballard, 1783, 60 pages. PIIS & BARRÉ, Les Jardiniers de Montreuil : Paris, Brunet, 1782, 34 (3) pages. MARMONTEL, Le Dormeur Eveillé : Paris, P.R.C. Ballard, 1783, 88 pages, feuillets légèrement jaunis. FALLET, Les Quatre Coins : Paris, P.R.C. Ballard, 1783, 41 pages. LAUJON, L'amoureux de Quinze Ans : Paris, Chez la Veuve Duchesne, 1771, 88 pages dont un feuillet de partitions. FALLET, Lucette et Lucas : Paris, Chez la Veuve Duschesne, 1781, 46 pages. PICCINNI, Le Faux Lord : Paris, Chez Brunet, 1783, 86 pages, petit manque à la page de titre, petite déchirure au dernier feuillet. Ce recueil constitue un témoignage précieux sur les divertissements représentés à la Cour sous Louis XVI. Bon état intérieur, bon exemplaire de ces éditions originales.
Assez bon
(Paris, Rouen, Dijon, 1766-1783).
Thomas Arthur de Lally-Tollendal avait été décapité en 1766 pour trahison, alors que, Lieutenant Général des Établissements Français de l'Inde, il avait capitulé devant les Anglais à Pondichéry en 1761. Voltaire prit sa défense dans son "Précis du Siècle de Louis XIV" (1768), puis dans ses "Fragments sur lInde" (1774). Cette affaire contribua au discrédit de la monarchie en France. Le fils de Lally-Tollendal, obtint en 1778 la cassation de l'arrêt du parlement, mais l'affaire, renvoyée devant les parlements de Rouen et de Dijon, se conclut en 1783 par une confirmation de la condamnation. Outre les plaidoyers rédigés par Trophime-Gérard de Lally-Tollendal, on trouve dans ce recueil ceux de Jean-Jacques Duval d'Eprémesnil, avocat au Châtelet de Paris, qui sopposa à la procédure de réhabilitation. Son oncle, Georges Duval de Leyri avait accusé Lally-Tollendal, davoir livré Pondichéry aux Anglais contre de l'argent . Une des pièces de ce recueil n'apparaît pas au catalogue de la BNF. Les deux pièces manuscrites sont très certainement inédites. Sur l'une on lit, "elle m'a été communiquée par un avocat de Dijon. G." Le nom de celui qui a rassemblé et fait relié ce recueil est écrit sur les dernières pièces : L'abbé Genreau, de Dijon. Bel exemplaire. CONTENU : 1er volume : - Mémoire produit au conseil d'Etat du roi par Trophime-Gérard, comte de Lally-Tolendal, capitaine de cavalerie au régiment des cuirassiers, dans l'instance en cassation de l'arrêt du 6 mai 1766, qui a condamné à mort le feu comte de Lally, son père,... et signifié pour défense à M. le procureur général du parlement de Normandie, dans l'instance renvoyée en cette cour par l'arrêt du conseil qui a prononcé la cassation... Rouen, veuve Besongne et fils, 1779. 343 pp. - Seconde partie. 422 pp., 3 tabl. dépl. - Troisième partie. 108 pp. 2e volume : - Mémoire pour le comte de Lally, lieutenant général des armées du roi,... commissaire du roi et commandant en chef dans l'Inde, contre M. le procureur général. [Texte imprimé] / (Signé : Aubry.) Paris : imp. de G. Desprez, 1766. (4), 726 pp. - Pièces justificatives. [137 pièces, la première étant : Pouvoir du Lieutenant-Général au Comte de Lally pour commander les troupes qui passeront dans l'Inde]. 138, 118 pp., 1 tabl. dépl. 3e volume : - Mémoire à consulter et consultation pour le sieur de Bussy,... au sujet du mémoire que le sieur de Lally,... vient de répandre dans le public ; avec les lettres que les sieurs de Bussy et de Lally se sont écrites dans l'Inde, pour servir de pièces justificatives. Paris : imp. de M. Lambert, 1766. IV, 69, (3), 258 pp. - Mémoire a consulter et consultation, pour le sieur Duval Dumanoir, & M. Duval d'Espremenil, avocat du roi au Châtelet, héritiers du feu sieur Duval de Leyrit, gouverneur de Pondichéry : avec les lettres que les sieurs Duval de Leyrit & de Lally se sont écrites dans l'Inde, pour servir de pièces justificatives. Paris, Michel Lambert, 1766. VIII, 579 pp. - Arrest de la cour du Parlement qui prive Thomas Artur de Lally. de ses etats, honneurs & dignités, & le condamne à avoir la tête tranchée en place de Greve, pour avoir trahi les intérêts du roi, de son etat, & de la Compagnie des Indes, & pour abus d'autorité, exactions & vexations : extrait des registres du Parlement, du six mai 1766. Paris, Simon, 1766. 22 pp. 4e volume : - Plaidoyer du comte de Lally-Tolendal,... curateur à la mémoire de feu comte de Lally, son père, contre M. Duval d'Eprémesnil,... neveu par son père du feu sieur Duval de Leyrit. Rouen, Vve Besongne, 1780. 314 pp. - Réclamation faite à l'audience du 19 avril 1780, par le comte de Lally-Tolendal, curateur à la mémoire du feu comte de Lally, son père,... contre M. Duval d'Eprémesnil,... neveu par son père du feu sieur Duval de Leyrit. Rouen, Vve Besongne, 1780. 16 pp. - Arrêt du conseil d'Etat privé du roi, qui casse les huit arrêts du parlement de Rouen, des 11 août 1779, 8, 10 et 15 mars, 19 et 24 avril, et 12 mai 1780, et généralement toute la procédure relative soit à l'intervention du sieur Duval d'Epréménil, soit à la reprise d'instance de la comtesse d'Aché, dans le procès criminel du feu comte de Lally et autres parties, évoque ledit procès criminel, attribué au parlement de Rouen,... et le renvoie au parlement de Dijon,... sur les requêtes y insérées du comte de Lally-Tolendal, curateur à la mémoire du feu comte de Lally, son père, du sieur Alen de Saint-Wolston,... et du sieur de Poully,... (31 juillet 1780.) Paris, Valade, 1781. 142 pp. - Réponse du comte de Lally-Tolendal au dernier libelle du sieur Duval d'Eprémesnil. 1781. 24 pp. - Réflexions préliminaires sur le troisième mémoire de M. Duval d'Eprémesnil à Dijon. 11 pp. (Dijon, Frantin, 1782). - Discours du Comte de Lally-Tolendal dans l'interrogatoire qu'il a prêté au parlement de Dijon, en qualité de curateur à la mémoire du Cte de Lally son père, le samedi 16 août 1783 Dijon, Frantin, 1783. 26 pp. - [Manuscrit] Copie de la lettre écrite au Roi par M. de Lally-Tollendal le 28 août 1783. = elle m'a été communiquée par un avocat de Dijon. G. 6 pp. - Arrêt de la cour de parlement, qui condamne Armand-Antonin-François Fretard de Gadeville et Jacques-Hugues de Chaponnay au blâme et en cent livres d'amende chacun envers le roi, et Jacques Pouly à être admonesté et en trois livres d'aumône, sur les accusations desquels il avait été sursis à faire droit jusqu'après l'exécution de Thomas-Artur de Lally, par arrêt du 6 du présent mois. Extrait des registres du parlement, du 10 mai 1766. (Paris, Simon, 1766). 4 pp. - Mémoire pour le Chevalier de Chaponnay. Rouen, Vve Besongne, 1779. 22 pp. - Addition au mémoire pour le Chevalier de Chaponnay. Rouen, Vve Besongne, 1783. 15 pp. 5e volume : - Premier plaidoyer de M. d'Eprémesnil, conseiller au parlement de Paris, neveu de M. de Leyrit, contre le sieur de Lally-Tolendal, curateur à la mémoire du feu comte de Lally. (Rouen, Oursel, 1780). (2), 61 pp. - Second plaidoyer de M. d'Éprémesnil,... en réplique à la réponse non imprimée ni signifiée du sieur de Lally-Tolendal. (Rouen, Oursel, 1780). 339, (1) pp. - Extrait du second plaidoyer de M. d'Éprémesnil... en réplique à la réponse non imprimée ni signifiée du Sr de Lally-Tolendal. (Paris, Lottin l'aîné, 1780). 36, (4) pp. - Précis des moyens de droit pour M. d'Éprémesnil contre le sieur de Lally-Tolendal et autres parties. (Rouen : impr. de L. Oursel, 1780). 16 pp. - L'Intervention de M. d'Éprémesnil réduite à sept raisonnements. (Paris, Lottin l'aîné, 1780). 20 pp. - Mémoire de M. d'Éprémesnil, contenant déclaration au sujet de la distribution clandestine de la requête en cassation du Sr Tolendal [2 juin 1781]. Paris : Lottin l'aîné, 1781. 4 pp. - Arrest de la cour du parlement qui supprime un imprimé, ayant pour titre : Réponse du comte de Lally-Tolendal, &c. comme contraire aux réglemens de la librairie. (Paris, Simon, 1781). 3 pp. - Réflexions de M. d'Éprémesnil sur le dernier écrit du Sr Tolendal, supprimé par arrêt du Parlement du 7 août. (Paris, Lottin, 1781). 2 pp. - L'Intervention de M. d'Éprémesnil à Dijon. Premier cahier. - Second mémoire... ou réponse définitive aux observations du sieur Tolendal. 48 pp. (P., Lottin, 1782). - L'Intervention de M. d'Éprémesnil à Dijon. Second cahier, contenant la correspondance de ce magistrat avec M. le chevalier de Crillon, sur le projet de faire arrêter M. de Lally imputé au conseil de Pondichéry par le sieur Tolendal... et des réflexions à l'occasion d'un nouveau libelle dudit sieur... ( P., Lottin 1782.) 40 pp. - Supplément au troisième mémoire de M. d'Eprémesnil à Dijon, pour servir de réponse aux Observations du sieur Tolendal, se disant comte de Lally-Tolendal, sur la correspondance de ce magistrat avec M. le chevalier de Crillon. (P., Lottin, 1782). 36 pp. - Extrait des pièces jointes à la requête d'intervention de M. d'Eprémesnil, dans l'instance criminelle pendant en la cour de Parlement à Dijon... (P., Lottin, 1783). 82 pp. [cette pièce ne figure pas au catalogue de la BNF]. - Coup d'oeil sur les derniers volumes publiés par le sieur Tolendal se disant Comte de Lally-Tolendal. (Dijon, Causse, 1783). 47 pp. - Louis, par la grace de Dieu, ...[Arrêt condamnant la conduite de Lally-Tolendal, père et les écrits de son fils, nommément ses "Mémoires" - contenus dans le premier volume de ce receuil - et qui ordonne à toute personne les possédant , de les porter au Greffe de la Cour pour y être supprimés.] (Dijon, Causse, 1783).36 pp. - - [Manuscrit] Copie de la lettre de Monsieur d'Epremesnil à Monseigneur le Garde des Sceaux. (1er septembre 1783). 7 pp. /// 5 volumes in-4 de Basane racinée, dos orné, pièces de titre et de tomaison en maroquin rouge, encadrements dorés sur les plats. (Reliure de l'époque.) ////
La Haye, Swart, 1731 42 pièces en 8 vol. in-12, basane brune, dos à nerfs cloisonnés et fleuronnés, pièces de titre et de tomaison, encadrement de simple filet à froid sur les plats, tranches mouchetées (reliure de l'époque). Manquent les pièces de titre et de tomaison du vol. I., la pièce de titre du vol. VI, coins abîmés, des épidermures sur certains plats, petite galerie de vers stoppée au début du vol. IV, sans atteinte.
À l'instar des deux volumes in-folio qui sont considérés traditionnellement comme l'originale du recueil, notre collection offre le regroupement, sous des titres et des tables propres à chaque volume, de pièces éditées au départ séparément. Cette affaire de subornation avec séduction associant le Jésuite Jean-Baptiste Girard (1680-1733) et sa dirigée toulonnaise Marie-Catherine Cadière (née en 1709), déchaîna les passions à Toulon, puis au Parlement d'Aix où la cause fut portée, et finalement dans toute la France. Jansénistes et Jésuites s'y livrèrent un combat acharné sur fond d'accusations de sorcellerie, d'un côté, de sollicitatio ad turpia et d'"inceste spirituel" de l'autre, et fit le bonheur des librettistes, peu avant que les miracles du saint diacre Pâris ne prissent le relais. Mais, finalement, tant Girard que la Cadière furent acquittés par un arrêt de la Grand-Chambre le 10 octobre 1731. Le père Girard fut renvoyé dans sa ville natale de Dôle, où il terminera sa vie. En revanche, on ignore ce qu'il advint de Catherine.Comme dans d'autres variantes de ce recueil, les pièces effectivement contenues ne recoupent pas forcément celles annoncées aux tables de chaque volume ; ceci précisé, on a ici :I. [2] ff. n. ch. (titre et table des pièces), 30 pp., 172 pp., 16 pp., 36 p., 38 pp., 8 pp., 12 pp. - II. [2] ff. n. ch. (titre et table des pièces), 144 pp., 147 pp., 36 pp., exemplaire dans lequel le titre particulier du premier mémoire a été relié par erreur avant le titre général. - III. [2] ff. n. ch. (titre et table des pièces), 191 pp., 131 pp. - IV. [2] ff. n. ch. (titre et table des pièces), 144 pp., 28 pp., 128 pp. - V. [2] ff. n. ch. (titre et table des pièces), 168 pp., 51 pp., 108 pp., avec une petite déchirure au f. 5-6 de la dernière pièce, sans perte de lettre. - VI. [2] ff. n. ch. (titre et table des pièces), 160 pp., 10 pp., pp. 11-35, pp. 37-49, pp. 51-66, pp. 67-92, 15 pp., 55 pp. - VII. [2] ff. n. ch. (titre et table des pièces), 203 pp., 104 pp., 106 pp. - VIII. [2] ff. n. ch. (titre et table des pièces), 79 pp., pp. 81-133, 16 pp. pp. 17-46, pp. 47-83, pp. 84-110, pp. 111-132, 33 pp., 2 pp., 8 pp., pp. 9-11, avec un tableau dépliant hors texte, 2 pp., pp. 3-36. Parès, Le Procès Girard-Cadière, pp. 57-86. Cette savante bibliographie ne donne de collation complète que pour les deux volumes in-folio de l'originale, et détaille le contenu par pièces, avec références des recueils in-folio et in-12.RELIÉ À LA FIN DU VOL. VIII : [BEL (Jean-Jacques) :] Le Nouveau Tarquin, comédie en trois actes. S.l.n.d. [Hollande, 1730], 48 pp. La date est donnée d'après Parès, op. cit. p. 102. Édition originale de la très plaisante - et unique - adaptation théâtrale du procès entre la demoiselle Cadière, de la ville de Toulon et le père Girard, où la Cadière occupe l'enviable place de Lucrèce ... Conseiller au Parlement de Bordeaux, Jean-Jacques Bel (1693-1738), condisciple de Montesquieu à Juilly, se montra comme lui homme des Lumières, rationaliste dans les sciences comme dans la critique littéraire. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
, , 1735-1756. 250 pièces manuscrites reliées en 1 vol. in-4, veau marbré, dos orné à nerfs et armes dorées en pied, pièce de titre en maroquin rouge, triple filet doré encadrant les plats (reliure de l'époque).
Exceptionnelles archives manuscrites collectées et reliées aux armes de Mathieu-François Pidansat de Mairobert (1727-1779) provenant du château de Breuilpont en Normandie, résidence de Madame Marie-Anne Doublet (1677-1771) l'illustre salonnière pour laquelle Pidansat rédigeait et distribuait les « nouvelles à la main ». Une dédicace en vers À Madame Doublet le 1er janvier 1751, non signée et peut-être copiée de la main de Pidansat est reliée parmi les premières pièces du recueil :Ô vous mon seul appui, dont les bienfaits constants / Ne préviennent dans tous les temps / De la bonté des Dieux, chère et fidelle image / Comme eux recevez mon hommage (…). On trouve plus loin le libellé de l'adresse inscrit au verso d'une chanson, « À Madame Doublet en son château de Breuillepont par Vernon à Pacy ».« Dans son appartement au coeur du couvent de Saint-Thomas à Paris, Mme Doublet, veuve d’un intendant de commerce, réunit des littérateurs, des savants, des chroniqueurs et des académiciens. L’endroit, connu sous le nom de « Paroisse », est presque un laboratoire de journalisme. Les femmes y sont nombreuses et participent activement à cette « gazette ». Mais les hommes ne sont pas en reste et sortent même de la bienséance jusqu’à être fustigés sur le Pont-Neuf, voire exilés, comme l’abbé Prévost. Proche de Mme Doublet, Bachaumont est le principal rédacteur de ce salon. Désigné comme l’auteur des célèbres Mémoires secrets, il fait plusieurs séjours à la Bastille. Mme Doublet elle-même est menacée d’enfermement. Grimm évoque la Paroisse comme le lieu de toutes les rumeurs : « C’est de ce coin que partirent tous les bruits dont les affairés et les friands de bruits s’étaient toujours approvisionnés à grand-peine » (BnF).Le recueil comprend environ 250 pièces principalement en vers (satires, chansons avec musique notée, dialogues, épigrammes, sonnets) copiées par plusieurs mains sous le voile de l'anonyme dont Placet à Madame la Marquise de Pompadour, L'Hermine, fable, Chansons sur les avocats, Lettre de S.A.R. Madame d'Orléans abbesse de Chelles à une de ses amies (suivie de l'arrêt royal imprimé en 1725 condamnant cet écrit), Madrigal galant et philosophique, La Bedaine, conte physique, moral et politique tiré du Conte du tonneau et mis en vers par la Musée éclopée, Brevet de la Calotte, Ode sur la santé du Roi, Épître et vers adressés à M. de Bachaumont, Passeport du Régiment de la Calotte pour le Sr Roy, Mandement de Momus au sujet des miracles de Monsieur Pâris une pièce du peintre Coypel, hôte régulier du château de Breuilpont, une lettre autographe datée 2 septembre 1735 et signée du dramaturge d'Allainval « votre recueil serait actuellement absolument arrangé s'il ne m'avait pas fallu changer trois fois de secrétaire (…) » etc.Curieuse personnalité que Mathieu-François Pidansat de Mairobert tour à tour officier de marine, avocat au Parlement, secrétaire du roi et du duc de Chartres : arrivé de bonne heure à Paris où il fut élevé dans la maison de Madame Doublet de Persan, il fut l’un des rédacteurs principaux des fameux Mémoires secrets de Chapelle et Bachaumont. Lié à Restif de la Bretonne, Pidansat fut aussi pamphlétaire, amateur des nouveautés littéraires et dramatiques et se trouva mêlé aux querelles des écrivains. Il abordait aussi les questions politiques, et paraît avoir tour à tour reçu les confidences des plus hauts fonctionnaires du temps, tels que Sartine et Lenoir. Censeur royal, il travailla pour Malesherbes lorsque celui-ci fut Directeur de la Librairie. Il fut, en 1779, compromis dans le procès du marquis de Brunoy, dont il se trouvait le créancier pour une somme considérable, et quoique, selon l’opinion générale, il ne fût en cette affaire que le prête-nom d’un haut personnage, le parlement lui infligea un blâme public, par arrêt du 27 mars 1779. Mairobert, qui avait toujours soutenu le Parlement au travers des Mémoires secrets, se crut déshonoré. Le soir même, il alla aux bains Poitevins sur les bords de la Seine. Vers cinq heures du matin, il s’ouvrit dans le bain les veines du poignet, et, pour plus de sûreté, acheva de s’ôter la vie d’un coup de pistolet.Les armes en pied du recueil accompagnées du super-libris au premier contreplat « Pidansat de Mairobert », ne sont consignées ni par Guigard, ni par Olivier-Hermal-Roton ; elles sont en revanche attestées par leur description dans le procès-verbal daté 1779 qui constatait la mort violente du sieur Pidansat de Mairobert : « Vu encore sur une petite table une lorgnette d'écaillé, une paire de boutons de manche en pierre et cornaline, un col de mousseline marqué en fil rouge d'une M, auquel était attaché une boucle d'argent, plus une montre d'or à seconde et à quantième garnie d'un cordon de soie noir, auquel pendaient trois cachets dont un d'agate avec des armes portant par bas une gerbe de blé et par haut deux étoiles séparées par un chevron, un autre d'une pierre noire représentant un coq et une poule, le troisième d'une agate représentant deux petits amours, le tout moulé en or, et enfin une petite clef de cuivre ».Provenance : Alphonse Dubarle (ex-dono manuscrit par M. Bezout en 1832) ; Robert de Billy (1859-1963), ambassadeur, proche de Marcel Proust (ex-libris) ; Daniel Appia (ex-libris).Sgard, Dictionnaire des Journalistes, 639 ; J. Merrik, Le suicide de Pidansat de Mairobert, Dix-Huitième siècle, n° 35, 2003, p. 331-340.
1740. In-8 (126 x 189 mm), 2 ff. bl., 1 f. n. ch., 337 pp., 5 pp., 3 pp. n. ch., 4 ff. bl. Veau brun, filet à froid encadrant les plats, dos à nerfs orné, pièce de titre brune, coupes et coiffes décorées, discrètes restaurations aux coiffes, petites rousseurs éparses (reliure de l'époque).
L’exemplaire du duc de La Rochefoucauld de ce beau recueil de 42 pièces manuscrites. Il contient essentiellement des pièces des années 1730 : des pièces juridiques, comme les remontrances du Parlement au Roi en 1732 et 1733, des controverses religieuses (pièces jansénistes et anti-jansénistes après l'Unigenitus), des faits divers contemporains comme la mort de l'actrice Adrienne Lecouvreur) et des pièces privées (comme le Portrait de Voltaire poète). Ce manuscrit, très lisible, comprend des titres en rouge et un titre général encadré d’un élégant décor rocaille dessiné à la mine de plomb et à l’encre. Elles ont été copiées par Jean-Baptiste Darain, son secrétaire après avoir été notaire royal à Nantes. L’ouvrage comporte un achevé manuscrit du 19 juin 1740 avec le paraphe de Darain. L'exemplaire de Gustave Mouravit en veau du temps. Il était notaire à Aix-en-Provence. Les livres de Gustave Mouravit (1840-1920) portent une petite estampille à ses initiales. Gustave Moravit “vénère, adore les livres mais seulement les bons livres, les livres classiques, les livres instructifs, les bonnes éditions, les bonnes reliures” (A. Aubry). Sa bibliothèque fut dispersée en 1938 au cours de trois vacations. Chercheur attentif et érudit, Gustave Mouravit a ajouté une note à ce recueil, regrettant qu’aux “pièces jansénistes fort anciennes ici reproduites, le collecteur n’ait pas joint la suivante : Réponse des médecins au défi que leur font les Convulsionnistes. S.l., 1736, p. in-8.”