Jacques Monory Jannink 400 Jaquette en très bon état Couverture souple 1993 Paris Texte inédit, sérigraphie originale signée ; collection l'art en écrit ; édition limitée à 295 exemplaires . 48 pages
Reference : 001530
ISBN : 2902462182
Très bon
Librairie Artcurial
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Paris / Amsterdam : Delalain, rue S. jacques / Reviol, 1769. DIAGNOSTIC FORMEL D'EXCÈS D'AMOUR PROPRE
In-12° ( 173 x 104 mm ),[2] ff., 371 pp., [1] f., veau marbré, dos lisse orné, tranches rouges (reliure de l'époque). In-12° ( 173 x 104 mm ), Édition originale française de Von dem Nationalstolze traduite d'après la quatrième édition allemande, la plus complète. L'auteur y examine la question de l'orgueil national - évoquant des exemples de supériorité illusoire qu'il puise chez différents peuples - en le distinguant de la fierté nationale fédératrice. Si les premières versions de l'ouvrage laissaient transparaître une inclinaison républicaine, dans cette ultime version, Zimmermann se déclare favorable à une monarchie éclairée. Médecin à Hanovre du roi George III d'Angleterre puis, à Postdam, de Frédéric II de Prusse, le suisse Jean Georg Zimmerman, convaincu de l'influence des émotions sur la maladie, fait paraître une thèse sur l'irritabilité, un ouvrage sur la solitude ainsi qu'un traité sur la dysenterie. En 1758, le graveur Herrliberger lui commande une préface pour une galerie de célébrités suisses : « Zimmermann accepta et se mit à disserter sur... l'orgueil national. Mais son article, jugé trop long - il était surtout déplacé - fut refusé, et ce projet de préface développé devint un livre, l'Orgueil national sous sa première forme, tel qu'il sortit de presse en 1758. Si plus tard, Zimmermann a prétendu avoir envisagé dès longtemps son essai comme une étude préliminaire à un grand ouvrage sur les tempéraments auquel il avait travaillé, nous le savons, sans jamais l'achever, nous ne nous étonnerons pas du caractère contradictoire de cette affirmation : en rattachant l'Orgueil national à des investigations médicales, il essaie de parer à l'objection d'incompétence qu'on avait dû lui faire. » (Bouvier, J. G. Zimmermann 1728-1795, p. 149). Fort d'un certain succès, Zimmermann remanie à plusieurs reprises son Orgueil national. Une seconde édition paraît en 1760, suivie par une troisième édition pirate à Vienne. La quatrième édition, augmentée de moitié, est publiée à Zurich en 1768 chez Orgell Gressner ; elle est traduite en français puis en anglais. Johann Georg Zimmermann (1728-1795), médecin et écrivain suisse, fut le médecin du roi George III à Hanovre, puis de Frédéric II de Prusse à Potsdam. Convaincu de l'influence des émotions sur la maladie, il publia une thèse sur l'irritabilité, un traité sur la dysenterie et un ouvrage sur la solitude, qui connut un grand retentissement européen. Provenance : "ex-libris Z. MATHIEU", étiquette contrecollée à la première garde, non-identifié. Manque à la coiffe de tête, petit manque en queue du mors supérieur, coins frottés. Manque de papier ayant emporté quelques lettres aux pp. 265-66.
S. l. [Chartres] : s. n. [Garnier frères], 1838. MANDEZ BERGIERS ET PASTOURELLES À CE BANCQUET DESSUS L'ERBÈTE DRUE
Plaquette in-8° (230 x 147 mm), [1] f. - 6 ff. - [1] f., cartonnage à la Bradel, pièce de titre au dos. Réimpression, tirée à 25 exemplaires, d'une pièce de poésie bucolique du XVe siècle : l'auteur fait le récit d'une fête au cours de laquelle des bergers se réunissent pour célébrer l'arrivée du printemps. Selon une postface signée G. D. (Grate-Duplessis), cette réimpression aurait été réalisée d'après un exemplaire petit-in 8° imprimé en caractères gothiques du début du XVIe siècle (aucun exemplaire localisé). « Le Bancquet du Boys » fut également reproduit dans Les deux testaments de Villon (1866, Académie des bibliophiles) : le texte de cette édition postérieure s'appuie sur un manuscrit conservé à la bibliothèque de l'Arsenal (amputé des 6 premières strophes). Le bibliophile Jacob, dans une note critique, en attribue la paternité à Villon. Il est en cela contredit par Anatole de Montaiglon et James Rothschild, qui concluent plus prudemment que l'auteur serait « l'un des innombrables rimeurs anonymes du XVe siècle » - eux aussi donnent une réimpression du poème (Paris : Paul Daffis, 1875), basée celle-ci sur l'exemplaire de Charles Nodier (in-4°, Paris ?, vers 1525). Provenance : "Bibliothèque de F. Renard", ex-libris gravé au renard contrecollé au contreplat supérieur. Non-identifié. CCFR : 4 exemplaires de cette édition : BnF (Tolbiac), Montpellier, Chartres, Chateaudun. OCLC : Aucun exemplaire. Manques au mors supérieur et à la coiffe supérieure, coins frottés.
Paris : E. Bernard & Cie, 1898. « MINIATURE ET ENLUMINURE SONT À LA GRANDE PEINTURE CE QUE LA MONNAIE ET LA MÉDAILLE SONT À LA SCULPTURE » (PRÉFACE)
In-8° (222 x 144 mm), 40 pp., 37 pl, [2] ff., broché, couverture illustrée. Non-coupé. Catalogue de la 4e exposition de la Société des miniaturistes et enlumineurs de France, organisée à la galerie Georges Petit du 24 janvier au 6 février 1898. L'ouvrage est illustré de 37 planches en noir, reproductions d'oeuvres exposées au salon. Il comprend également 40 pp. de texte : liste des membres de la société, statuts, liste des exposants (une cinquantaine) et de leurs oeuvres. Préface de Gustave Larroumet : « La fin du dix-neuvième siècle se reflète largement dans son art. Comme elle, cet art est inquiet et divers, d'une originalité complexe et riche. Cette fièvre a ressuscité peu à peu des procédés morts. » La Société des miniaturistes et enlumineurs de France est fondée en 1890 par Alphonse Labitte, rédacteur en chef du journal L'Enlumineur. Bien que le journal présente l'enluminure (dont les acteurs sont à cette époque principalement des femmes) comme un art « domestique », la Société contribue à faire de cette pratique un métier dans un contexte de professionnalisation des femmes artistes. Ses expositions annuelles sont organisées à la galerie Georges Petit entre 1894 et 1901. Couverture illustrée d'une reproduction de l'affiche de l'exposition réalisée par Clémentine Hélène Dufau. Bibliographie : Laura Morowitz. "A Home is a Woman's Castle: Ladies' Journals and Do-It- Yourself Medievalism in Fin-de-Siècle France." Nineteenth-Century Art Worldwide 5, no. 2 (Autumn 2006). Couverture jaunie, avec petite déchirure en pied du premier plat et manque en pied du dos.
Paris : typ. Moquet [au dernier plat de couverture], 1860. 600 OU 2500 GÉLULES, POUR 50 OU 100 FRANCS
In-8° (204 x 129 mm), 16 pp., broché, couverture titrée. Vraisemblable édition originale de cette brochure médicale publicitaire vantant un traitement contre l'épilepsie par le galium palustre (gaillet des marais). Il existe des exemplaires aux dates de 1862 et de 1873. Notre exemplaire diffère des exemplaires de 1860 et 1873 numérisés par la BnF non seulement au niveau des données éditoriales, mais aussi dans la posologie et le prix du traitement (ici 600 granules pour 50 francs). L'exemplaire de la BnF à la date de 1860 porte le titre Notice sur l'épilepsie et l'adresse « Gras imprimeur libraire » ; il compte 22 pp. Le traitement, composé de 600 granules, y est proposé au prix de 100 francs. L'exemplaire de la BnF à la date de 1873 porte le titre Traité sur l'épilepsie, l'adresse « typographie de Bohem et fils » et comprend 16 pp. Le traitement, dans cet exemplaire, est composée de 2511 granules et est proposé au prix de 50 francs. Le médecin Durand et le pharmacien Vidal, de Montpellier, y décrivent leur succès dans le traitement de l'épilepsie au moyen d'une cure, étalée sur six mois et interrompue par des prises purgatives, de granules de galium palustre cultivé. Auguste Miergues, docteur en médecine de l'Université de Montpellier, avait déjà fait paraître en 1853 un article sur « l'usage des préparations de galium palustre contre l'épilepsie ». Certaines espèces de gaillet sont utilisées comme antiépileptiques dans les médecines traditionnelles de la Turquie et de l'Europe de l'est. Les propriétés anticonvulsives de ces plantes sont aujourd'hui l'objet d'études s'appuyant sur ces données ethnobotaniques. Provenance : Tampon au premier plat de couverture "Pharmacie Lailler / A Lieurey". CCFR : Un ex. sans date et un ex. de 1873 à la BIUM, un ex. de 1860 et un ex. de 1873 à la BnF. OCLC : Un exemplaire à la date de 1862 (Dupray de la Mahérie & Cie) à la National Library of Medicine (États-Unis). Couverture salie et effrangée. Déchirure sans manque pp. 13-14.
Paris : librairie philosophique J. Vrin, 6, place de la Sorbonne (Ve), 1932. « CAR NOUS DISONS : SPINOZA ET KANT, ET NOUS DISONS : SPINOZA OU KANT ! »
In-8° (227 x 146 mm), 104 pp., [1] f., broché, couverture titrée. Édition originale française de Spinoza gegen Kant und die Sache der geistigen Wahrheit, paru pour la première fois à Berlin en 1910. Exemplaire en grand papier, sur beau papier vergé, numéroté « N°21 » au tampon. Pas de justificatif de tirage. Dans cet essai, le philosophe juif allemand Constantin Brunner (1862-1937), qui oeuvra à développer la pensée de Spinoza, oppose cette philosophie « authentique » à la scolastique représentée par Kant. « [C]e qui doit suivre, conduisant à la plus sérieuse des affaires et en soi même profondément sérieux, n'est point destiné aux gens qui ne savent pas penser et qui aussitôt se scellent les oreilles lorsqu'il veut y rentrer quelque chose, sonnant franchement et par nature autrement que ce dont ils ont l'habitude, surtout chez Emmanuel Kant : cela les saisit aussitôt, ils ne savent pas comment ! « Tous, nous sommes des Kantiens », tel est aujourd'hui le premier couplet du pont-neuf des lettrés ; l'un comme l'autre, ils trottent derrière cet Emmanuel Kant, comme des agneaux derrière leur maman ; vis-à-vis de nous, toutefois, l'agneau le plus peureux veut faire son petit tigre, veut rugir et se montrer sanguinaire. Car nous disons : Spinoza et Kant, et nous disons : Spinoza ou Kant ! » (p. 11). Avec un avant-propos par Henri Lurié, disciple de la première heure qui avait suivi à Czernowitz le « Séminaire éthique » de Brunner ; Lurié signe avec cette traduction l'introduction de l'oeuvre de Brunner en France. Constantin Brunner (1862-1937), philosophe juif allemand né à Altona, est l'auteur d'une oeuvre qui se réclame de Spinoza et qu'il entendit prolonger. Il y oppose la pensée "authentique" aux philosophies d'école, dont celle de Kant. Henri Lurié, son disciple, a introduit cette oeuvre en France par ses traductions. Couverture bruni et tachée.