1651 Paris. Antoine Vitré. 1651. 1 volume in-8, toile moderne, dos lisse orné, pièce de titre en maroquin rouge.22 pp.
Reference : 8860
Le poète Godeau (1605-1672) est membre de l’Académie française à sa fondation, en 1634. L’année suivante il est ordonné prêtre, et Richelieu le nomme évêque de Grasse, puis de Vence. Membre de la Compagnie du Saint-Sacrement, il participe de façon active et importante à la réforme catholique de l’époque. Exemplaire de la bibliothèque de Jules Coüet, avec son ex-libris du "cabinet d'un vieux bibliophile".Sur une page de garde à la fin du volume, notes historiques manuscrites d'une main ancienne.Cioranesco, XVIIe, II, 33265.Petit travail de ver sans perte de texte sur quelques feuillets.
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, S.l. (1656). 175 pp. In-12, demi-percal. grise du XIXè s. Sous le pseudonyme de Philalethe qui signe cette lettre, se cache le célèbre ministre de Paris, l'écrivain le plus populaire parmi les protestants de France au XVIIè s., Charles Drelincourt, natif de Sedan en 1595, mort à Paris en 1669. Il fut le père de Laurent, auteur des Sonnets chrétiens, un des plus beaux recueils de poésie baroque. Voir Haag IV, p. 310 et seq. En réalité ce volume contient deux lettres, l'une datée d'août 1656 et la seconde d'octrobre. Il existe sous la même date une édition in-4. Drélincourt réfute avec beaucoup de modération la violente harangue prononcée en 1656 par l'archevêque de Sens. Il le suit pas à pas et démontre l'injustice de ses plaintes et de ses reproches. Ce livre fut brûlé néanmoins à Paris par la main du bourreau. Voir : Benoist. Hist. de l'Edit de Nantes III p. 215 - Boulliot. Bibliogr. ardennaise I p. 387 - Desgraves. Repert. des ouvrages de controverses entre Cathol. et Protest. II 5167. - Cioranesco 26828
, , 1615. Petit in-8 broché de 15 pp.
Édition originale de cette pièce d'actualité politique et ecclésiastique, témoignant des ultimes séances des États généraux de 1614-15 et de la question du Béarn.Rédigé sous forme épistolaire par Denis-Simon de Marquemont (1572-1626), archevêque de Lyon et futur cardinal, ce document reproduit et commente le discours prononcé par le prélat devant Louis XIII le 21 février 1615, jour de la clôture officielle des États généraux tenus à Paris. Marquemont, canoniste de formation ayant activement participé aux négociations de l'absolution d'Henri IV auprès du pape Clément VIII en 1595, s'exprime ici au nom du premier ordre du royaume (le Clergé) pour défendre les intérêts de l'Église romaine face aux structures protestantes solidement implantées dans le sud-ouest de la France.Le texte formule une remontrance pour le rétablissement du culte catholique et la restitution des biens ecclésiastiques sécularisés au profit des ministres réformés dans le souverain pays de Béarn. Cette revendication, portée par le parti dévot et le haut clergé lors des États généraux, préfigure la confrontation armée et politique des années 1620, qui aboutira à l'expédition militaire de Louis XIII en Béarn et à l'édit d'annexion de 1620 réintégrant la province à la Couronne. Les annotations marginales d'époque de cet exemplaire documentent les vives discussions théologiques et juridiques qui entouraient la diffusion de ces pamphlets parlementaires à Paris.Exemplaire copieusement annoté à l'encre du temps, des passages biffés, taches d'encre anciennes, petit trou dans le dernier feuillet avec perte de quelques lettres. Bourgeois et André, VI, 4311.