2018 2018. Boule de papier façonné (20 cm de diam. Env.) manuscrite.
Reference : 45218
Sphère entièrement recouverte d’un texte manuscrit à l’encre, organisé en mouvements spiralés, avec un fragment de papier en braille contrecollé, datée et signée par le sculpteur et auteur français J.L. Parant (1944-2022).Artiste à l’univers singulier basé sur la vision et le mouvement, J.L. Parant développe depuis les années 1970 un travail autour de la forme sphérique, ses « boules », et de l’écriture comme matière.A la croisée de la poésie et de la sculpture, il évoque notre voyage terrestre en éternel migrant par le mouvement perpétuel des yeux. L’introduction d’un fragment de papier en braille, qui fait l’originalité de cette oeuvre, renforce sa réflexion sur la perception du monde par la vision et le toucher, lui qui déclarait faire des boules « pour aller là où les yeux ne vont pas ». Réalisée à l’automne de sa vie, elle traduit une recherche perpétuelle et sans fin de l’artiste.« Je fais des boules pour pouvoir entrer dans mes mains et aller là où mes yeux ne vont pas, où je ne suis jamais allé avec eux, où je ne me rappelle pas avoir été visible. Pour aller là dans la matière, dans mon corps sur la terre » fabricant de boules et de textes sur les yeux.Il exposera ses oeuvres au Centre G. Pompidou ou encore au Musée d’art moderne de Paris.
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<p>Derrière ce titre aux accents politiques s’ouvre un espace qui excède, littéralement à l’infini, l’intelligence étroite que nous pouvons avoir du mot de migration. Car le texte de Jean-Luc Parant, un poème en prose au long cours, et comme d’une seule venue, élargit le phénomène à une dimension cosmique. L’exposé ordinaire du « fait migratoire et ses accents paniques, qui scandent binairement une division entre « eux et « nous , se dissolvent ici en de longues périodes soutenues par un « nous unifié, sujet d’un récit poétique des origines et du devenir du genre humain. À partir d’un nombre réduit d’éléments – le soleil, la terre, le jour, la nuit, le corps, les yeux, la pensée, le temps, l’espace… –, substances qu’il associe, réinterprète et convertit de paragraphe en paragraphe, le texte esquisse une vision mythique de l’homme, presque sur le mode de ces cosmogonies qui furent les premières descriptions scientifiques de l’univers. Dans un va-et-vient incessant mais paisible entre le fini et l’infini, le proche et le lointain, le poème libère une sorte d’esprit de potentiel, ou de réversibilité constante, qui agit de façon libératrice sur son lecteur. À vrai dire, la question politique n’est pas absente de ce développement imaginaire ; elle affleure même – sans surnager – en bien des points. Mais l’intelligence du poème consiste à porter cette question au degré supérieur, non seulement en retrouvant par poésie ce que biologie et histoire attestent – que la vie et nos sociétés sont le fruit d’un « grand voyage –, mais en découvrant la migration dans la nature même de l’homme. Nous sommes tous des migrants se dégage ainsi de l’emprise de l’actuel en inventant sa nécessité propre, et donne du champ pour aborder des problématiques qui, si brûlantes et urgentes soient-elles, ne peuvent admettre de réponses pressées. </p> Paris, 2019 L'Atelier Contemporain 96 p., 6 illustrations couleur, relié. 14 x 22
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