1840 Paris. Ernest Bourdin. 1840. 1 volume in-8, demi-basane bleu marine, dos lisse orné légèrement frotté.(2) ff. ; XVI pp. ; 380 pp.
Reference : 43007
Texte présenté dans un double encadrement noir, certaines pages imprimées sur papier rose, illustré par Tony Johannot d’un frontispice sur Chine contrecollé, et de nombreuses compositions in-texte.Précédé d’une notice sur Le Sage par Jules Janin.Petite tache marginale sur les 2 premiers feuillets légèrement débrochés. Infimes rousseurs.
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Très bel exemplaire de ce classique de la littérature française provenant de La bibliothèque du Comte Roger Du Nord. Paris, Veuve Barbin, 1707. In-12 de (5) ff. y compris 1 frontispice gravé, 318 pp. mal ch. 314, (4) ff. 1 portrait de Le Sage ajouté au début du volume. Maroquin rouge, triple filet doré encadrant les plats, dos à nerfs orné avec un chiffre couronné répété, double filet or sur les coupes, roulette dorée intérieure, tranches dorées sur marbrure. Trautz-Bauzonnet. 158 x 89 mm.
Édition originale de la plus grande rareté du célèbre roman de Le Sage (1668-1747) inspiré de la littérature picaresque espagnole (avec le carton de la page 17-18). Le Petit 481; Tchemerzine, IV, 172-173; Cohen 628. « Les exemplaires de cette première édition sont extrêmement rares » mentionne Tchemerzine. En 1707, Le Sage emprunte à Luiz Vélez de Guevara "le titre et l'idée" du Diable boiteux en écrivant une imitation libre, appropriée aux mœurs françaises d'El Diablo cojuelo, publié en 1641. C'est avec le Diable boiteux que Le Sage s'annonce comme romancier de premier ordre. Le succès du roman, qui fut considérable, acheva enfin de distinguer le nom de Le Sage parmi les écrivains de son temps. « Ce qui se perpétue dans l'ouvrage de Le Sage, c'est le goût du portrait, plutôt physique que moral, qu'il contemple et caresse avec amour dans tous ses détails. Mais tandis que La Bruyère se borne à tracer quelques lignes sobres, dans une intention essentiellement moralisatrice, chez ce dernier au contraire domine un intérêt très différent: l'amour du pittoresque, l'amour purement artistique de la réalité contemplée sous ses aspects les plus colorés et les plus mouvementés ; cette tendance à l'observation du monde de nos semblables se rattache à une longue tradition de l'esprit gaulois ; s'étant exprimée pour la première fois dans les fabliaux et dans les « Chroniques » de Froissart, elle devait trouver plus tard, dans l'œuvre de Balzac, son aboutissement et son couronnement. C'est cette tournure d'esprit qui donne tout son sens et toute sa valeur au « Diable Boiteux. » La présente édition est ornée en premier tirage d’un frontispice par Magdeleine Hortbemels Très bel exemplaire de ce classique de la littérature française provenant de La bibliothèque du Comte Roger Du Nord avec son chiffre couronné au dos, qui avait fait insérer sur les doublures par Trautz-Bauzonnet le chiffre entrelacé LM de la reliure d’origine en maroquin brun attribuée à Louis, duc de Mortemart (1681-1746). La bibliothèque du comte Roger du Nord fut vendue à l’hôtel des commissaires-priseurs, 7 rue Drouot, salle 3, du lundi 28 avril au mardi 6 mai 1884. La plus grande partie des reliures de cette bibliothèque portaient sur le dos et les plats le chiffre couronné du comte Roger du Nord.
Reliure d'époque plein veau fauve. Dos lisse avec fleurons dorés. Filets dorés en encadrement des plats. Toutes tranches dorées. Dentelle intérieure. Couverture et dos conservés. Belle fraicheur du papier.
Dijon de l'imprimerie de L.-N. Frantin 1797 Tome 1 : 418 pp. Tome 2 : 390 pp. In-12. Reliés. Ravissante reliure d'époque sur le diable boiteux 2 tomes. Exemplaire imprimé sur papier vélin dans une ravissante reliure d'époque.
« Le Diable boiteux eut un succès des plus marqués à la cour et à la ville » (C. Parfait). Édition originale « extrêmement rare » (Tchemerzine) du « Diable boiteux » de Lesage. « C’est l’un des classiques français les plus rares en première édition » (La Rochebilière). In-12 de (5) ff. dont le frontispice, 318 pp. (mal chif. 314), (4) ff. Maroquin rouge, triple filet doré encadrant les plats, dos à nerfs orné de double filet et fleurons dorés, double filet or sur les coupes, dentelle intérieure dorée, tranches dorées. Reliure signée de Cuzin. 151 x 88 mm. Lesage, Alain René. Le diable boiteux. Paris, veuve Barbin, 1707. Édition originale « extrêmement rare » (Tchemerzine) du grand roman de Lesage qui « fut sans conteste l'un des plus considérables succès de librairie de tout le XVIIIe siècle », avec le carton de la page 17-18. Tchemerzine, IV, 172-173 ; Cordier, 1910 ; Brunet, III, 1007 ; Le Petit, 481-482 ; Cohen, 344 ; Rahir, Bibliothèque de l’amateur, 507. Elle est ornée du frontispice gravé par Magdeleine Horthemels représentant Dom Zambullo et le diable boîteux. « Édition originale fort rare dans laquelle parurent XVI chapitres. Ce roman satirique avait été inspiré à Le Sage par un ouvrage espagnol du même genre et portant le même titre, El diablo cojuelo, satire amusante des mœurs de Madrid par Louis Velez de la Duenas y Guevara » (Le Petit). « Les exemplaires de cette première édition sont extrêmement rares » (Tchemerzine). Alain-René Lesage reprit le roman espagnol El diablo cojuelo de l’écrivain Luis Velez de Guevara et le développa dans un ouvrage narratif plein d’esprit, qui devait être universellement connu.Il s’agit d’une série de tableaux séparés qui ne sont nullement reliés entre eux. Ils sont souvent interrompus par de longues digressions et des contes insérés dans le récit lui-même.Dans son livre Lesage s’éloigne d’une façon très nette de ses contemporains.Ce qui le séduit, c’est l’enquête morale poursuivie par les grands écrivains du siècle précédent, de Bruyère et La Rochefoucauld jusqu’aux romanciers picaresques espagnols. Le « Diable boiteux » eut une vogue prodigieuse. Il faut convenir que le livre méritait son succès. C’est la critique de tous les états, de toutes les conditions. Les traits dont il est semé ont de la finesse, de la variété, de la naïveté. C’est d’un de ces récits qu’on trouve au chapitre IV que Beaumarchais a tiré son drame d’Eugénie. « C’est l’un des classiques français les plus rares en première édition » (La Rochebilière). Seule une dizaine d’exemplaires en est actuellement recensée. La rareté de cette édition s'explique par le fait que Lesage ayant remanié et augmenté le texte du Diable boiteux en 1726, les éditions antérieures furent alors délaissées (Henri Cordier, Essai bibliographique sur les œuvres d'Alain-René Lesage, Paris, Lehec, 1910, n° 58-1 ; Roger Laufer, « Essai de bibliographie matérielle », n° 1, dans Alain-René Lesage, Le Diable boiteux, Paris, La Haye, Mouton, 1970, pp. 22-23, avec une coupure différente dans la composition de l'adresse du libraire mais identique à l'exemplaire décrit et reproduit par Tchémerzine, t. IV, pp. 172-173). Un texte presque entièrement différent de la version définitive de 1726. Le remaniement que Lesage opéra sur Le Diable boiteux en 1726 est si important que les éditions antérieures à cette date sont à considérer comme un ouvrage distinct des éditions parues à partir de 1726. « Ce qui se perpétue dans l’ouvrage de Le Sage, c’est le goût du portrait, plutôt physique que moral, qu’il contemple et caresse avec amour dans tous ses détails. Mais tandis que La Bruyère se borne à tracer quelques lignes sobres, dans une intention essentiellement moralisatrice, chez ce dernier, au contraire, domine un intérêt très différent : l’amour du pittoresque, l’amour purement artistique de la réalité contemplée sous ses aspects les plus colorés et les plus mouvementés ; cette tendance à l’observation du monde de nos semblables se rattache à une longue tradition de l’esprit gaulois : s’étant exprimée pour le première fois dans les fabliaux et dans les « Chroniques » de Froissart, elle devait trouver plus tard, dans l’œuvre de Balzac, son aboutissement et son couronnement. C’est cette tournure d’esprit qui donne tout son sens et toute sa valeur au « Diable boiteux » » (Dictionnaire des Œuvres). Le Petit cite un exemplaire provenant de la bibliothèque du comte de Sauvage et Guy Pellion (1882) : superbe en maroquin rouge par Cuzin 595 fr. Bel exemplaire de cette rare originale, revêtu d’une séduisante reliure de Cuzin en maroquin rouge.
édition_originale reliure moderne
Paris de l'Imprimerie Leblanc, 1810. In-8 relié de 479 pages au format 20,5 x 4 x 13 cm. Reliure d'époque demi veau marron avec plats papier. Dos carré avec pièce de titres, filets et fleurons dorés. Plats avec petits frottis aux coins, aux bords des plats et aux mors. Intérieur frais, malgré de petites rousseurs éparses, quelques taches brunes ou noires à la goutière de quelques pages et un minuscule manque de papier circulaire, sans gravité, au bord supérieur de 4 pages. Frontispice et 4 planches en noir, gravées, hors texte. Alain René Le Sage (1668 -1747) fut un des auteurs les plus lus aux XVIIIe et XIXe siècles. Ce tome premier d’œuvres choisies est complet en lui-même et contient Le Diable boîteux, Les béquilles du Diable boîteux, Une journée des Parques, Entretiens sérieux et comiques sur les cheminées de Madrid. Il est précédé de 54 pages consacrées à une Vie de Le Sage. Le Diable boîteux, roman fantastico-satirique fut publié en 1707. L'auteur en pris le nom et l’idée dans " El Diablo cojuelo ", de Louis Velez de Guevara. Notre édition est enrichie par 3 opuscules" Entretiens Sérieux et Comiques des Cheminées de Madrid, Les Béquilles du Diable Boiteux, Une Journée des Parques, Songe ", qui complète le roman, dont l'action se déroule entièrement sur une nuit d'octobre. Le thème du livre est le suivant : Un étudiant, nommé Cléofas Léandro Pérez Zambullo, s'échappe par une lucarne d'une maison où il avait un rendez-vous galant. Mais la dame de son cœur, Dona Thomasa, lui a tendu un piège pour le forcer à l'épouser. L'étudiant se cache dans le grenier de la demeure d'un magicien. Là, il entend des soupirs provenant d'un flacon qui contient un démon capturé par le magicien. Le démon veut que Cléofas le libère. L'étudiant brise la fiole, d'où sort un petit homme boiteux, avec des jambes de bouc. C'est Asmodée le démon. Enfin libéré, le démon entraîne Cléofas sur la tour la plus haute de Madrid, d'où il dévoilera à son ami les secrets de chaque foyer. Edition originale collective, illustrée.
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AU BUREAU PRINCIPAL DES EDITEURS. 1830. In-8. Cartonné. A relier, Couv. défraîchie, Dos abîmé, Quelques rousseurs. 400 PAGES - Dos partiellement manquant - 1er plat abîmé - 13cm x 21cm.. . . . Classification Dewey : 840.08-XIX ème siècle
Table : Quel diable c'est que le Diable Boiteux. Où et par quel hasard don Cléophas Léandro Pérez Zambullo fit connaissance avec lui ; Suite de la délivrance d'Asmodée ; Dans quel endroit le Diable Boiteux transporta l'écolier, et des premières choses qu'il lui fit voir ; Histoire des amours du comte de Belflor et de Léonor de Cespèdes ; Suite et conclusion des amours du comte de Belflor ; Des nouvelles choses que vit don Cléophas, et de quelle manière il fut vengé de dona Thomasa ; Des prisonniers ; Asmodée montre à don Cléophas plusieurs personnes, et lui révèle les actions qu'elles ont faites dans la journée ; Des fous enfermés ; Dont la matière est inépuisable ; De l'incendie, et de ce que fit Asmodée en cette occasion par amitié pour don Cléophas ; Des tombeaux, des ombres et de la mort ; La force de l'amitié, histoire ; Du démêlé d'un poète tragique avec un auteur comique ; Suite et conclusion de l'histoire de la force de l'amitié ; Des songes ; Où l'on verra plusieurs originaux qui ne sont pas copies ; Ce que le Diable fit encore remarquer à don Cléophas ; Des captifs ; De la dernière histoire qu'Asmodée raconta. Comment, en la finissant, il fut tout à coup interrompu, et de quelle manière désagréable pour ce Démon don Cléophas et lui furent séparés ; De ce que fit don Cléophas après que le Diable Boiteux se fut éloigné de lui, et de quelle façon l'auteur de cet ouvrage a jugé à propos de le finir ; Le béquilles du Diable Boiteux. Classification Dewey : 840.08-XIX ème siècle