Paris, Jean Couterot, 1667 ; in-8, veau brun, dos à nerfs orné de caissons avec fleurons et motifs d'angle dor., tranches jaspées. 16 ff. n.ch., 787 pp., (1p. privilège)ÉDITION ORIGINALE très rare de la première traduction de l'Histoire Auguste. La traduction est de Michel de Marolles qui la dédie au roi.L'Histoire auguste se veut une suite de la vie des douze César de Suetone. Elle donne les biographies d'empereurs et aussi d'usurpateurs: Hadrien, Aelius Verus, Antonin le Pieux, Marc-Aurèle, Lucius Aurélius Verus, Avidius Cassius, Commode, Dioclétien, Clodius Albinus, Caracalla, Geta, Macrin, Diadumene, Héliogabale, Alexandre Sévère, les deux Maximin, les Gordiens, Maxime et Balbin, les deux Valesien, les trente tyrans, Aurélien, Marcus Claudius Tacitus, Florien, Probus... Les 6 auteurs identifiés, Aelius Spartianus, Julius Capitolinus, Vulcatius Gallicanus, Aelius Lampridius, Trebellius Pollio et Flavius Vopiscus auraient composé ces biographies sous les règnes de Dioclétien (284-305) et de Constantin Ier (306-337). La plupart des vies sont dédiées à ces empereurs. En réalité, l'attribution à ces auteurs est fictive. L'Historie auguste est et le fruit d'un unique rédacteur anonyme vers la fin du IVe siecle. Le titre original de l'ouvrage est inconnu. Le terme Histoire auguste a été attribuée au recueil en 1603 pour une des premières éditions imprimées. Aujourd’hui encore, l’identité de l'auteur fait débat. « Ce personnage est à l'origine d'une imposture littéraire et historique de premier plan. Ce faisant, il a légué aux historiens une source mêlant le vrai et le faux, et aussi une énigme durable, celle de son identité. Les raisons de son écriture ne sont pas connues mais on suppose que l'auteur fit cela par amusement, par divertissement. L'époque est celle de l'histoire romancée et anecdotique et la pratique des contrevérités historiques est si répandue qu'Augustin d'Hippone s'en inquiète dans ses lettres » A. Chastagnol.Cette première traduction est l'œuvre de l'infatigable Michel de Marolles (Genillé 1600 - Paris, 1681), traducteur de Térence, Plaute, Senèque, Ovide, Virgile, Petrone, Lucrèce... Marolles était proche des milieux du « libertinage érudit ». Détesté par Chapelain et Ménage qui méprisaient ses traductions, Marolles fréquentait Gassendi, La Mothe Le Vayer, Sorbière et tenait Cyrano de Bergerac en haute estime.Coiffe inférieure élimée
Reference : 46406250
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