, Paris, Thierry et Barbin, 1682; in-12, veau blond, encadr. de fil. dor., dos à caissons dor., dent. int. dor., tr. dor. 2 ff.( titre et privilège), 242 pp., 1 f. blanc. EDITION ORIGINALE. Outre le Poëme du Quinquina, ce recueil contient La Matrone d'Ephèse, Belphégor et les deux opéras de Galatée et de Daphné. Ces 4 pièces paraissent ici pour la première fois. Le poème du Quinquina célèbre la guérison de Colbert, guérison de courte durée puisqu'il mourut l'an suivant La Fontaine hérita de son siège à l'Académie. Exemplaire avec les trois cartes pp. 22,26 et 164. Rochebilière 178-179- Tchemerzine 403. Sur la garde, ex-libris manuscrit de l'époque: Saint Yves. Sans doute s'agit-il de Charles Saint Yves, médecin né près de Rocroi en 1667. Sa famille était attachée au domaine de Melle de Guise. Dans sa jeunesse il avait étudié la pharmacie - d'où sans doute son intérêt pour le quinquina. Il deviendra célèbre comme ophtalmologiste. Nous lui devons un livre très célèbre sur les maladies des yeux. Fente à une charnière.
Reference : 35602113
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Paris : Denis Thierry, Claude Barbin 1682 In-12, 154 x 87 Maroquin vert foncé, triple filet doré en encadrement sur les plats, dos à nerfs orné, dentelle dorée intérieure, tranches dorées sur marbrures (Chambolle-Duru 1869). (2 ff.), 242 pp.
Édition originale composée du Poème du Quinquina, écrit pour vanter les vertus de cette plante nouvellement découverte, suivi de deux contes (La Matrone d’Éphèse et Belphegor) et des deux livrets d’opéras : Galatée et Daphné.Le Poème du Quinquina, souvent considéré comme le plus grand échec poétique de La Fontaine, a été critiqué pour son mélange audacieux de poésie et de science médicale, jugée incompatible avec l’art. Les commentateurs y ont vu un texte incohérent, où les théories sur la fièvre et la circulation du sang, inspirées de Harvey ou de Rohault, semblaient mal intégrées à une forme poétique, d’autant que La Fontaine lui-même insistait sur le fait qu’il écrivait sur ordre de sa protectrice, la duchesse de Bouillon, comme pour se prémunir contre un échec annoncé.Pourtant, Philippe Chométy - Maître de conférences de littérature française du XVIIe siècle à l'Université de Toulouse-Le Mirail - propose une réhabilitation de cette œuvre en révélant sa dimension politique. La duchesse de Bouillon, compromise dans l’Affaire des poisons et exilée en 1680, revient à Paris en avril 1681, quelques mois avant la publication du poème. Le quinquina, remède à la mode après avoir sauvé le Dauphin, devient alors un symbole de rédemption : la duchesse, associée à ce remède royal, passe de l’image de l’empoisonneuse à celle de la femme savante. La Fontaine lie subtilement son éloge du quinquina à celui de Louis XIV, présenté comme un Apollon bienfaisant, tout en associant la duchesse à cette gloire, ce qui contribue à son retour en grâce.Sur le plan philosophique, le poème dépasse le cadre strictement scientifique. La Fontaine y mêle des réflexions sur la condition humaine, la mort et la sagesse, comme en témoignent la scène pathétique d’un père de famille mourant ou l’évocation ironique des Iroquois, censés être « presque immortels ». Ces passages, loin d’être des digressions, soulignent la fragilité de l’existence et invitent à une méditation morale, où la modération et la constance sont présentées comme des vertus essentielles.Enfin, le poème se distingue par son innovation formelle. Sa structure imite les intermittences de la fièvre, avec des alternances de tons et de rythmes qui reflètent le sujet traité. La Fontaine fusionne ainsi le fond et la forme, créant une « fièvre de mots » où le corps du texte devient celui du malade. Plutôt qu’un échec, le Poème du Quinquina apparaît donc comme une œuvre majeure de la poésie d’idées du XVIIe siècle, où science, morale, politique et art poétique s’entrelacent avec une grande subtilité.Exemplaire de premier tirage, avec les pages 22, 26 et 164 non cartonnées.Très bel exemplaire relié par Chambolle-Duru, provenant de la bibliothèque du collectionneur et chroniqueur d’art Paul Eudel (1837-1911).Provenance : Paul Eudel, avec ex-libris (cat. mai 1898, n° 206).Bibliographie : Rochambeau, p. 610, n° 12. - Chométy Philippe. Entre philosophie et langage des dieux : Éléments pour une réhabilitation du Poème du Quinquina de La Fontaine. In: Le Fablier. Revue des Amis de Jean de La Fontaine, n°17, 2006. La Fontaine, poète savant. pp. 31-40.
Edition originale de ce recueil renfermant 5 pièces de La Fontaine qui paraissent pour la première fois. Bel exemplaire très pur dans sa condition d’origine. Paris, Denis Thierry et Claude Barbin, 1682.In-12 de (2) ff., 242 pp. et (1) f.bl. Relié en plein veau brun granité de l’époque, dos à nerfs orné de fleurons dorés, coupes décorées, tranches mouchetées. Reliure de l’époque. 160 x 87 mm.
Édition originale de ce recueil renfermant 5 pièces de La Fontaine qui paraissent pour la première fois. Rochambeau, Bibliographie des œuvres de La Fontaine, n°12 ; Tchemerzine, III, 887 ; Graesse, Trésor de livres rares, IV, p. 76 ; Catalogue du baron Ruble, n°561 ; Picot, Catalogue Rothschild, n°2612 ; Rahir, La Bibliothèque de l’amateur, p. 489 ; Le Petit, Bibliographie des principales Editions originales, p. 245 ; Brunet, III, 761. Ce volume contient, outre le Poème du quinquina, les deux contes de La Matrone d’Ephèse et de Belphégor, et les deux opéras de Galatée et Daphné qui paraissent tous ici pour la première fois. Le Poème célèbre la guérison de Colbert par le quinquina, remède originaire d'Amérique latine et très en vogue à l'époque, guérison de courte durée, Colbert mourut l’année suivante, et La Fontaine eut son siège à l’Académie. Louis XIV avait acheté le secret de cette poudre pour 48 000 livres à un préparateur anglais du nom de Talbot, qu'il avait aussi élevé au rang de Chevalier. Le nom du médicament fut ensuite publié en 1682 par la volonté du roi, qui ordonna aux facultés de s'y intéresser. « Ici ‘Belphégor’ commence par un envoi en vers, de deux pages environ, ‘à Mademoiselle de Chammelay’, laquelle pièce ne se retrouve pas dans le cinquième volume (de 1694) des Fables, où Belphégor et aussi la Matrone d’Ephèse reparaissent […] La Fontaine composa ce poème sur la demande de la duchesse de Bouillon, qui, enthousiasmée des vertus fébrifuges de la fameuse écorce, récemment découverte, le pria de les célébrer […] On remarque à la fin une sorte d’apologue, qui mériterait d’avoir été placé parmi les fables de La Fontaine, où il pourrait être intitulé ‘Jupiter et les deux tonneaux’, comme le dit M. Walckenaër ». (Le Petit). Exemplaire de seconde émission, avec les 3 cartons signalés par Rochambeau aux pp. 22, 26 et 164, semblable aux 2 exemplaires de la Bibliothèque nationale. Bel exemplaire d’une grande pureté, particulièrement grand de marges (hauteur : 160 mm), conservé dans sa reliure de l’époque non restaurée.
P., Denis Thierry et Claude Barbin, 1682 in-12 veau havane, un filet doré encadrant les plats, , dos à nerfs, filets dorés, roulette dorée sur les coupes, tranches dorées. 1 ff privilège et 242 pp. Reliure de l'époque. Coins et coiffes habilement restaurés. Manque les pages 147 à 150.
Edition originale de ce poème dédié à la duchesse de Bouillon, écrit pour vanter les vertus de cette plante nouvellement découverte. Quatre autres pièces sont publiées ici à la suite en édition originale -La Matrone d'Ephèse, Belphégor, et les deux opéras Galatée et Daphné. Brunet III-761. Exemplaire de tout premier tirage, en date du 24 janvier 1682, conforme au descriptif de Rochambeau, page 610 : Page 22, le 5e vers commence par La valvule en l'artere, page 26, le dernier vers est Retranchez-en le temps dont Morphée est maître, page 164 Cœur, au lieu de Chœur. La page 24 est chiffrée 2. Tchemerzine VI-403.
1682 Paris, chez Denis Thierry, ruë S. Jacques, devant la ruë du Plâtre, à lenseigne de la ville de Paris. Et Claude Barbin, sur le second Perron de la sainte Chapelle au Palais, 1682. Un volume in-12° (100 x 159 mm) de [4]+242+[6] pages, reliure de lépoque en plein veau granité, dos à nerfs orné, tranches mouchetées de brun. Petite fente au haut de la charnière inférieure. Contient : Le Quiquina, dédié à la duchesse de Bouillon (pages 1-56, édition originale) ; La Matrone dEphèse, conte (édition originale, 57-72) ; Belphégor, conte (édition originale, 73-93) ; Galatée, ballet inachevé (94-127) ; Daphné, opéra (128-242) édition originale et 1er état de ce recueil. Notre exemplaire contient, à leur place, les cartons des pages 21/22 (page 22, ligne 7 : en lartèreŽ), 25/26 (page 26, dernière ligne : dont Morphée est maître), 163/164 (page 164, ligne 9 : coeur), mais aussi, conservée en fin de volume, la version originale de ces trois feuillets.
Le quinquina, ou poudre des Jésuites, est un fébrifuge alors récemment importé en Europe, dont Louis XIV racheta le secret pour 48000 livres afin den faire bénéficier lensemble de la population. (Le Petit, 244 -245).