P. Librairie Floury 1934 Petit in-4° demi chagrin bleu nuit, dos à 4 nerfs orné d'un fleuron central doré, couverture conservée.
Reference : LIQ-4244
Vignette de couverture, frontispice, vignette de titre, 5 têtes de chapitre et 15 hors texte en couleurs de LEONNEC. Exemplaire numéroté sur vélin.
Librairie In-Quarto
Brigitte Maurel - M. Philippe Isoard
34 rue Fort Notre Dame
13007 Marseille
France
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Conformes aux usages de la Librairie Ancienne et Moderne
Paris, Le Vasseur et Cie, (1939). Un vol. au format pt in-4 (293 x 238 mm) de 184 pp., en feuilles, sous couvertures imprimée à rabats rempliés, chemise de demi-vélin ivoire, dos lisse, titre doré, sous coffret de plein papier gauffé crème.
Tirage unique à 425 exemplaires numérotés ; celui-ci comptant parmi les 350 sur grand vélin d'Arches à la forme. Il s'agrémente - ici en premier tirage - des délicates compositions gravées et en couleurs par Paul-Emile Bécat. ''Publication recherchée, surtout en grand papier''. (in Carteret). ''Elève des peintres Gabriel Ferrier et François Flameng, Bécat a exposé aux Salons des Artistes français à partir de 1913 et obtint le Grand prix de Rome. En 1933, il commence une carrière d'illustrateur à la pointe-sèche et se spécialise dans les textes galants. Ses nus, très soignés, sont recherchés''. (in Osterwalder). Daphnis et Chloé, roman grec, est attribué à Longus, auteur dont on ne sait pour ainsi dire rien. Si ce n'est qu'il pourrait être né à Lesbos. Le sujet de Daphnis et Chloé - Influencé par les Idylles de Théocrite - se distingue pourtant des autres romans grecs de par son décor bucolique et l’ironie constante qui préside au déroulement de l’action. Ce roman pastoral - et chef d’œuvre de la poésie classique - met en exergue le thème mythique de l’exposition des enfants sous l’antiquité. Carteret IV, Le Trésor du bibliophile / Illustrés modernes, p. 243 - Osterwalder II, Dictionnaire des illustrateurs, p. 84 - Bénézit I, Dictionnaire des peintres, p. 558. Coffret présentant des marques d'eau. Discrètes rousseurs affectant le dos de la chemise. Discrètes piqûres affectant le premier plat de la couverture papier. Très rares rousseurs dans le texte. Du reste, très belle condition.
LONGUS - AMYOT (Jacques, trad. de) - CAZIN (Hubert-Martin, imprimé par).
Reference : 25646
(1780)
A Londres, s.é. [Cazin], 1780. Un vol. au format in-16 (127 x 78 mm) de 1 f. bl., 1 frontispice gravé n.fol., 196 pp. et 1 f. bl. Reliure de l'époque de plein veau marbré blond, triple filet doré porté sur les plats, dos lisse orné d'un filet d'encadrement doré, triples filets dorés, important décor fleuronné doré, pièce de titre de maroquin miel, titre doré, armes dorées surmontées d'une couronne ducale en queue, filet doré sur les coupes, tranches dorées.
Exemplaire sous reliure aux armes ducales (non identifiées) portées en queue du dos. Il s'ouvre sur un joli frontispice gravé (non signé). Soigneuse impression - sur papier légèrement bleuté - sortie des presses de Cazin. Les éditions Cazin étaient très réputées pour leur qualité, mais aussi pour leur caractère licencieux, ce qui valut à l’éditeur la saisie de livres, une amende ainsi que deux séjours à la Bastille. Daphnis et Chloé, roman grec, est attribué à Longus, auteur dont on ne sait pour ainsi dire rien. Si ce n'est qu'il pourrait être né à Lesbos. Le sujet de Daphnis et Chloé - Influencé par les Idylles de Théocrite - se distingue pourtant des autres romans grecs de par son décor bucolique et l’ironie constante qui préside au déroulement de l’action. Ce roman pastoral - et chef d’œuvre de la poésie classique - met en exergue le thème mythique de l’exposition des enfants sous l’antiquité. Manuel du Cazinophile, p. 94. Angles émoussés. Dos présentant un éclat légèrement altéré. Petite coupe affectant la pièce de titre. Quelques discrètes rousseurs ou tâches dans le corps d'ouvrage. Du reste, belle condition.
Paris Ambroise Vollard 1902 In-4 (290 x 238 mm). 294 pp. 151 lithographies originales de Pierre Bonnard, couverture conservée. Pleine reliure de maroquin vert, gardes de soie verte, filets sur les coupes et les contreplats, dos à nerfs, tête dorée, étui (reliure signée David). Tirage limité à 250 exemplaires numérotés, celui-ci un des 200 sur Hollande van Gelder (numéroté 108).
Très bel exemplaire parfaitement relié (rares piqûres pp. 11, 50 et cahier 10)"J'ai commencé les lithographies de Daphnis et Chloé, d'inspiration plus classique [que Parallèlement]. Je travaillai rapidement, avec joie ; Daphnis a pu paraître en 1902. J'ai évoqué à chaque page le berger de Lesbos avec une sorte de fièvre heureuse qui m'emportait malgré moi... " (Bonnard à la journaliste Marguette Bouvier dans le Comoedia du 23 janvier 1943). "Les illustrations ont toutes le même format; mais cette disposition rigoureuse que le peintre a lui-même choisie n'engendre aucune monotonie, tant sont variés les sujets et leur interprétation. (...) Les lithographies, d'une légèreté de main inouïe, ont été tirées avec des raffinements tels que l'on croit voir le crayon lui-même, et elles ont, aussi bien que le texte, cette merveilleuse fraîcheur qui restera toujours un des dons les plus purs de Bonnard." (Jacques Guignard, Le Livre, éd. du Chêne, 1942. )"Ici, tout à la lecture du texte, le peintre s'est souvenu des paysans de l'Ile-de-France, de ceux de Marly et de Montval, où il avait loué une petite maison. Des paysans de son Dauphiné natal, aussi. Ce ne sont pas des tableaux qui lui revenaient alors à la mémoire. Au contraire, lorsque, après avoir illustré Daphnis, il reprend ses pinceaux, ce sont des personnages du livre qui le hantent parfois, nymphes, faunes ou satyres qu'il introduit alors dans ses peintures (...) C'est ce bonheur qu'on ressent en ouvrant le livre, tout rempli de la fraîcheur champêtre ; le temps semble aboli, c'est ici la naissance de l'amour. Pour illustrer cette histoire merveilleuse qui se renouvelle en tout lieu et en toute saison, belle comme tous les jours la naissance du jour, point n'est besoin pour Bonnard de préciser le décor ou le costume, il ne s'agit de montrer que l'élan, la grâce et la jeune force des jeux qui précèdent le premier désir. Son trait a la vigueur à la fois et la légèreté de l'ombre pour évoquer Daphnis le chevrier et Chloé la bergère. Tous deux mènent aux champs leurs troupeaux, Daphnis joue de la flûte cependant que chante Chloé; voici le bois consacré aux nymphes, le hallier « fort épais de ronces et d'épines », un simple logis et l'intérieur d'un palais; tous les détours jusqu'aux noces pastorales... " Antoine Terrasse, Pierre Bonnard, Gallimard 1967."In 1902, Vollard published Daphnis et Chloé by Longus; He may have chosen this Greek romance of the third century because it approached so nearly the tone of the modern novel. Illustrated with lithographs by Bonnard, it has been described as one of the most beautiful books published since the eighteenth century. Carefully following the text, conjuring up woodlands, harbors, and pastoral figures, Bonnard's genius portrays with lavishness and antique grace the tranquil atmosphere of the Golden Age. The quality of the printing process, attained with such success in Parallèlement, lingers on in Daphnis et Chloé, giving it exceptional charm and nuance. " (Un E. Johnson, Ambroise Vollard Editeur, The Museum of Modern Art, N-Y, 1977) Libraire membre du S.L.A.M. (Syndicat national de la Librairie Ancienne et Moderne) et de la L.I.L.A. (Ligue Internationale de la Librairie Ancienne). N'hésitez pas à prendre contact par mail pour des photographies et des détails supplémentaires, pour des recherches ou des estimations de livres anciens et rares.
Escrites en Grec par Longus, et translatées en François par Jacques Amyot.A Londres, non nommé - 1779 - vj et 182 pages. 1 titre et 29 planches gravées hors-texte d'après les peintures du Régent, Philippe d'Orléans.Reliure pleine basane de l'époque. Dos à nerfs orné de fleurons dorés. Pièce de titre brune. Tranches dorées. Triple filet doré encadrant les plats. Pas de rousseur. Reliure légèrement tachée. Intérieur très frais. Format in-8°(22x16).Longus (appelé parfois également Longos) est un auteur grec. On ne sait pratiquement rien sur Longus. On présume qu'il est né à Lesbos et qu'il a vécu à l'époque d'Hadrien, au IIe ou IIIe siècle. On lui attribue le roman intitulé Daphnis et Chloé, parfois présenté sous le titre de «Pastorales de Longus».Jacques Amyot (1513-1593) est un prélat français et l'un des traducteurs les plus renommés de la Renaissance. On lui doit de nombreuses traductions notamment de Diodore de Sicile (1554), les Amours pastorales de Daphnis et Chloë de Longus (1559) et les oeuvres morales de Plutarque (1572).
ORLEANS Philippe d'
Somptueux exemplaire unique au format grand in-4 en coloris du XVIIIe siècle du célèbre Daphnis et Chloé de 1718. L’exemplaire relié pour le marquis d’Alègre (1715-1791) en somptueux maroquin vert armorié à large dentelle. In-12, entièrement monté à clair au format in-4, reliure de l’époque en maroquin vert, dos à 6 nerfs, titre doré, caissons ornés aux petits fers, les plats aux armes, bordés de deux roulettes florales et de 2 doubles filets, décorés d’une large bordure composée de fers variés dont fleurs, oiseaux et angelots aux écoinçons, avec aux quatre coins les figures de deux cornemuses ou binious, et deux bâtons d’apparat entrecroisés, le tout doré, double filet doré aux coupes, large bordure intérieure dorée, doublures et gardes de satin rose, tranches dorées. Reliure armoriée en maroquin à large dentelle réalisée vers 1745. 293 x 206 mm. [Philippe d’Orléans]. Longus. Les amours pastorales de Daphnis et Chloé. [Paris, impr. Quillau], 1718. Exemplaire unique de l'un des livres illustrés les plus célèbres du XVIIIe siècle composé de 2 feuillets pour le titre et la préface, et de 159 pages. « Jolie édition très recherchée (tirée à 250 exemplaires), dite « du Régent », parce que c’est le régent Philippe duc d’Orléans qui l’a fait exécuter et a fait graver les estampes par Benoit Audran, d’après les peintures que le roman de Longus lui avait inspirées. La figure des petits pieds, attribuée à Caylus, ne fait pas partie du livre, n’ayant été gravée qu’en 1728, mais on l’y a ajoutée dans beaucoup d’exemplaires. Ceux qui sont revêtus d’une belle reliure ancienne sont de très grand prix. » Remarquable exemplaire, relié avec faste, de cette célèbre édition dite «du Régent» imprimée aux frais de Philippe d’Orléans, et dont les illustrations furent gravées d’après ses propres dessins. Ladite illustration entièrement gravée sur cuivre se compose d’un frontispice par Audran d’après A. Coypel, de 28 planches, dont 13 doubles, par Benoît Audran d’après les dessins de Philippe d’Orléans. S’y ajoutent 4 vignettes, une en tête de chaque livre. L’on a ajouté à l’époque à cet exemplaire deux versions de la gravure dite « aux petits pieds », ce qui donne un total de 30 planches. Toutes les gravures sont en coloris du XVIIIe siècle, une bordure peinte de deux filets rouges et d’un bleu encadre chaque page ou planche ; le titre courant est manuscrit en rouge, et la pagination manuscrite en noir ; les feuillets sont réglés en rouge. Il existe des variantes du texte, et du nombre de vignettes, ainsi que l’a observé l’historienne Marianne Grivel qui souligne qu’il est « extrêmement difficile de démêler l’histoire des différents tirages et éditions [...] » et évoque l’hypothèse d’un premier tirage restreint pour le Régent. Précieux exemplaire de haute bibliophilie colorié et somptueusement relié en maroquin vert à grande dentelle dorée aux armes de Marie-Yves Desmaretz, comte de Maillebois, marquis d’Alègre, fils de Jean-Baptiste-François, marquis de Maillebois, maréchal de France, et de Marie-Emmanuelle d’Alègre, né en Aout 1715. Il fut nommé colonel en 1734, maître de la garde-robe du roi, en survivance de son père, en 1736, brigadier le 20 février 1743, maréchal de camp le 2 mai 1744 et lieutenant général le 10 mai 1748 ; il fut reçu membre honoraire de l’Académie des sciences en 1749. Gouverneur de Douai en juin 1753 et lieutenant général du haut Languedoc le 7 mai 1756, il fut créé chevalier des ordres du Roi le 2 février 1757 ; à la suite de certaines opérations militaires malheureuses, il fut disgracié, dégradé et mis en prison (1758) ; dès qu’il en fut sorti (1760), il se rendit en Hollande. Quelque temps après, il fut remis en activité et, en 1784, il reçut même une mission diplomatique aux Pays-Bas. Adversaire résolu des principes révolutionnaires, le comte de Maillebois offrit ses services à l’armée de Condé, mais ils y furent refusés. Il mourut le 13 décembre 1791 à Maëstricht. Il avait épousé le 11 mars 1745 (ou le 11 mai 1747) Marie-Madeleine-Catherine de Voyer de Paulmy d’Argenson, fille du ministre des Affaires étrangères. Le Longus de 1718 au format in-4 est rarissime. Provenances : Marquis d’Alègre (1715-1791) ; Etienne Jean Lejourdan (1756-1832) ; Robert Brun (1896-1978), archiviste paléographe, historien du livre auteur de la thèse « La ville de Salon au Moyen-Âge » publiée en 1924, puis de « Le livre illustré en France au XVIe siècle » (1930, révisé en 1969) ; conservateur à la Bibliothèque nationale (1926-1949), puis inspecteur général des bibliothèques (1946-1963).