Julliard broché Bristol Paris 1993 178 pages en format 13 - 20.5 cm 2-260-01026-1
Reference : 037957
ISBN : 2260010261
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Somptueux manuscrit sur peau de vélin, soigneusement calligraphié à l'encre brune, ligné en rouge, et orné de 21 superbes lettrines enluminées et peintes, dorées ou argentées. Grenade, août 1602. Manuscrit enluminé sur peau de vélin. Petit in-folio de 56 ff.n.ch., le dernier blanc, complet. 34 lignes écrites à l’encre noire sur des lignes rouges horizontales. Justification : 260 x 160 mm. 4 peintures à pleine page, 4 grandes initiales historiées et enluminées en tête de chapitres, 17 initiales ornées et enluminées, 1 portrait du roi. Chaque page est encadrée d’un large filet doré. Relié en velours rouge sur ais de bois, dos à nerfs muet, gardes de peau de vélin. Reliure du XVIIIe siècle. 310 x 208 mm.
Somptueux manuscrit sur peau de vélin, soigneusement calligraphié à l'encre brune, ligné en rouge, et orné de 21 superbes lettrines enluminées et peintes, dorées ou argentées. Carta executoria issued by Felipe III of Spain, in favour of Luis y Pedro de Miranda, originaires de Séville, in Spanish. The carta executoria was a document issued in the name of the king, usually to confirm a citizen’s noble status. Finement calligraphié à l’encre brune sur peau de vélin, le brevet s’ouvre sur quatre superbes peintures à pleine page, en couleurs et or, protégées par des serpentes de soie rouge : un Christ en croix, une Vierge à l’Enfant, un blason et les grandes armoiries de la famille Miranda (5 coquilles Saint-Jacques surmontées de bustes de jeunes filles dévêtues). Ces peintures sont suivies de 53 feuillets de texte, contenus dans de beaux encadrements en grisaille et doré, agrémentés de 4 grandes initiales historiées et enluminées en tête de chapitres, d’un portrait du roi et de 17 lettrines historiées finement dessinées et rehaussées d’argent, confirmant le droit héréditaire de Luis et Pedro de Miranda à leur titre de noblesse. Type de document capital pour l'Espagne, la Carta executoria de hidalguia est, pour le chercheur, le généalogiste, l'héraldiste, une source de premier ordre, contenant nombre d'informations dans de multiples domaines, sociaux, matériels, économiques, etc. This sumptuously illuminated carta executoria confirms, at their request, the status of Hidalguia of Luis and Pedro de Miranda, residents of Sevilla. The document is dated 18 September 1602 in Granada, and is ratified first on 19 August 1602. Superbe exemplaire de ce brevet de noblesse espagnol du tout début du XVIIe siècle entièrement enluminé sur peau de vélin.
Unique exemplaire répertorié, parmi les 75 sur grand papier vélin fort réunissant reliure d’époque mosaïquée signée d’un grand maître - Chambolle Duru actif à compter de 1863 - et couvertures tirées spécialement pour ces exemplaires de luxe de l’édition originale. In-12, maroquin citron, filet doré, bordure brisée aux angles dessinée au moyen de deux listels bleu canard sertis de filets dorés et accompagnés de longues branches dorées avec boutons de roses rouges, petit fer spécial différent aux angles, dos orné, répétition du décor dans les entre-nerfs, doublure de maroquin bleu, encadrement de filets, dentelle de rat, pointillés et large guirlande florale, doubles gardes de papier marbré, tranches dorées sur témoins, couvertures conservées, chemise de demi-maroquin bleu, étui. Chambolle-Duru. 186 x 123 mm.
[video width="1920" height="1080" mp4="https://www.camillesourget.com/wp-content/uploads/2026/05/Flaubert.mp4"][/video] Edition originale. Carteret, I, 263-266; Vicaire III, 721-723; Auguste Lambiotte, «Les exemplaires en grand papier de «Madame Bovary» (Le Livre et l’estampe, 1957, p. 17). Exceptionnel exemplaire Bernard Loliée sur grand papier vélin fort habillé de sa reliure mosaïquée de l’époque signée de Chambolle-Duru, actif à compter de 1863, bien complet de sa couverture tirée spécialement pour ces exemplaires de luxe. Il s’agirait de l’unique exemplaire répertorié sur les 75 imprimés réunissant couverture d’origine et reliure mosaïquée de l’époque signée d’un grand maître. Superbe exemplaire du chef-d’œuvre de Flaubert, l’un des 75 sur papier vélin fort, de tout premier état. Un parfum de scandale entoure cette parution mais le succès est immédiat et éclatant et l’estime de Sainte-Beuve, Baudelaire et Zola acquise immédiatement. «Quand Madame Bovary parut, il y eut toute une révolution littéraire» Zola. Ce grand roman, intimiste et réaliste, allait profondément marquer le monde littéraire et engager le roman en ses voies nouvelles. L’exemplaire présente bien les fautes signalées par A. Lambiotte. Les exemplaires en grand papier étaient brochés en 1 volume. Ils contiennent un seul feuillet de titre, et 28 cahiers signés. Le nom de l’imprimeur ne figure pas au bas de la page 232, ni le titre «Madame Bovary» au-dessus de «Deuxième partie». Dans son étude A. Lambiotte concluait que, selon toute vraisemblance, 50 exemplaires sur vélin fort avaient été réservés à l’auteur, fait exceptionnel pour un auteur débutant, tandis qu’au moins 25 autres étaient vendus en librairie. Superbe exemplaire de cette grande originale littéraire, fort recherchée sur grand papier vélin fort, finement reliée à l’époque par Chambolle-Duru en maroquin mosaïqué avec ses couvertures imprimées sur papier vert clair conservées.
1 brochure in-12 sur peau de vélin monté sous deux couvertures postérieures de carton souple, Jouxte la Copie Imprimée, à Paris, 1609, [ Imprimerie Louis Perrin, 1874, Lyon ], 11 pp. et 2 ff. n. ch.. Rappel du titre complet : Discours véritable et divers Prodiges arrivez en la Ville d'Angers Comme tremblement de terre, signes tres horribles, bentes en l'air, tempeste impetueuse et de la Furieuse Fontaine qu'on appelle la Fontaine Godeline [ Exemplaire sur peau de vélin ]
Exceptionnel exemplaire imprimé sur peau de vélin, tirage très probablement unique. Cette remarquable impression sur les presses de Louis Perrin fait partie d'une série de réimpression d'au moins dix plaquettes des seizième et dix-septième consacrés à des manifestations merveilleuses ou étranges divers 10 villes de France. Caillet, 3163 (qui le cite, manifestement sans l'avoir vu caril indique une date approximative). On trouve un exemplaire sur peau de vélin (peut-être le même) au numéro 1210 sur catalogue de la bibliothèque du grand bibliophile Emile Desmazières (grand collectionneur d'exemplaires sur peau de vélin).
Cohen mentionne une valeur de 80 F à 100 F Or pour les exemplaires ordinaires et ajoute: «Un bel exemplaire en maroquin rouge doublé de maroquin rouge par Cuzin et contenant également les figures avant la lettre et les eaux-fortes, 1300 fr., vente Rich. Lion (n° 232); puis sur grand papier vélin, contient les eaux-fortes et les avant-lettre, qui sont dans celui de Lord Carnarvon (n° 50), en maroquin rouge doublé de maroquin rouge par Cuzin, offert à 1500 fr. au Bull. Morgand II, 6 (1908), n° 631». De l’imprimerie de Didot jeune, à Paris, chez Janet et chez Hubert, an IV (1796). Tome I: VII-277 pp., plus 1 portrait et 6 figures en double état. Tome II: VIII-252 pp., plus 6 figures en double état. Tome III: XIII-196 pp., plus 3 figures en double état. En tout 1 portrait par Lemire et 15 figures de Le Barbier gravées par Baquoy, Dambrun, Duclos, Hubert, Patas, Petit, Romanet et Simonet. «Il existe des exemplaires sur papier vélin avec les figures avant la lettre. Quelquefois la collection des eaux-fortes s’y trouve jointe». (Cohen) 3 volumes grand in-8, plein maroquin rouge, triple filet doré encadrant les plats, dos à nerfs richement ornés à la rose dorée, filets or sur les coupes, doublures de maroquin rouge à dentelle droite, tranches dorées. Reliure en maroquin doublé de maroquin signé «Cuzin» vers 1875. 242 x 155 mm.
Le célèbre exemplaire Rich. Lion et Lord Carnarvon cité par Cohen imprimé sur grand papier vélin avec les figures avant la lettre et la totalité des eaux-fortes. Cohen mentionne une valeur de 80 F. à 100 F. Or pour les exemplaires ordinaires et ajoute: «Un bel exemplaire en maroquin rouge doublé de maroquin rouge par Cuzin et contenant également les figures avant la lettre et les eaux-fortes, 1300fr., vente Rich. Lion (n° 232); puis sur grand papier vélin, contient les eaux-fortes et les avant-lettre, qui sont dans celui de Lord Carnarvon (n° 50), en maroquin rouge doublé de maroquin rouge par Cuzin, offert à 1500 fr. au Bull. Morgand II, 6 (1908), n° 631». Encombrée d’un hétéroclite et volumineux bagage, une charrette fait un soir son entrée au Mans et s’arrête devant le tripot de la Biche. Elle est occupée par une femme, un jeune homme déguenillé et un vieillard, respectivement nommés la Caverne, le Destin et la Rancune. Tous trois font partie d’une troupe de comédiens, dont le reste est retenu ailleurs par suite d’une rixe. Afin d’être hébergés gratuitement, les arrivants proposent de donner un échantillon de leur répertoire pour le plaisir de l’hôtellerie. Ils endossent la défroque de clients de passage et un pugilat général se déclenche au retour de ceux-ci. La Rapinière, lieutenant de Prévôt, qui a pris part au combat, emmène les comédiens loger chez lui. Peu après survient le reste de la troupe. Complète alors, elle se compose de: Destin, la Rancune, l’Olive, Mlle de l’Etoile, la Caverne, sa fille Angélique, Roquebrune, poète-auteur et metteur en scène: plus quelques valets doublés d’apprentis acteurs. Autour de Mlle de l’Etoile se réunissent bientôt les élégants de la ville, notamment un certain Ragotin qui devient le souffre-douleur de la compagnie et auquel surviennent les plus malséantes aventures. Au milieu de ces avatars vient s’intercaler l’histoire de Destin et de Mlle l’Etoile, véritable mélodrame aux rebondissantes complications. Après l’enlèvement d’Angélique, que suit celui de l’Etoile, tout s’arrange plus ou moins: ainsi se termine l’œuvre, brusquement interrompue. Scarron possède au plus haut point le don d’animer ses personnages et de mettre en lumière les traits saisissants de leur caractère. Tous, même les comparses, sont doués d’une vitalité singulière. Appartenant à des milieux divers, ils se côtoient et se mélangent de la façon la plus divertissante. Tout cela, répétons-le, est rapporté dans une langue hautement savoureuse, aisée, directe, farcie de boutades et que vient tempérer parfois la plus exquise émotion. Certaines figures spécialement poussées se détachent avec un relief saisissant. Mais l’aspect le plus moderne du Roman comique est sans doute à chercher dans l’utilisation du paratexte (écart entre les titres des chapitres et leurs contenus, incipit parodiques, préfaces ironiques) et dans les multiples et facétieuses intrusions de l’auteur par lesquelles s’engage le dialogue avec le lecteur. Pour le plus grand plaisir de celui-ci, qui, interpellé pris à témoin, séduit, moqué, sollicité de suppléer à la paresse de l’écrivain, bénéficie ainsi du privilège rare de visiter ce mort vivant dans le monument qu’il s’est bâti pour que l’éternité le retrouve vif et délié, tel qu’il était avant d’être atteint de paralysie. L’œuvre est ornée de 15 belles figures de Le Barbier (1738-1826). Après avoir commencé ses études à Rouen il se forme dans l'école de dessin de Descamps. Arrivé à Paris en 1757, il entre dans l'atelier de Lebas, puis dans celui de Jean-Baptiste-Marie Pierre. Élève de l'Académie royale de peinture, il n'obtient pas le prix de Rome mais séjourne à ses frais en Italie entre 1767 et 1769 d'où il rapporte de nombreux dessins de paysages. À partir de 1776, il se rend plusieurs années en Suisse. Agréé à l'Académie le 20 juillet 1780, il expose régulièrement au Salon, principalement des scènes de l'histoire antique et moderne. Académicien en 1785 et membre de l'Institut en 1816. Il obtint une première médaille en 1808. Ce fut un ardent propagandiste de Vien et de David. Il a fait des illustrations pour les œuvres d'Ovide, de Racine, Rousseau, Dellile II meurt à Paris en 1826. Ref : E. Benezit, t. 6, p.501, Ed. 1976). Superbe exemplaire, l’un des plus précieux décrit par Cohen.
Edition originale et premier tirage des 21 ravissantes estampes de vues des jardins et bâtiments de Chantilly, l’un des exemplaires sur grand papier vélin. A Paris, chez Desenne, Gattey, Guyot et à Chantilly chez M. Hédouin, 1791. In-8 de (2) ff., 1 plan dépliant, 60 pp., 20 planches hors texte. Plein maroquin vert, large roulette dorée encadrant les plats, dos lisse orné de roulettes formant faux-nerfs et d’attributs musicaux dorés, filet doré sur les coupes, doublures et gardes de papier rose, tranches dorées. Reliure parisienne de l’époque. 226 x 141 mm.
Edition originale et premier tirage des 21 ravissantes estampes de vues des jardins et bâtiments de Chantilly, l’un des exemplaires sur grand papier vélin. Brunet, IV, 899. Elle est ornée d’un plan dépliant et de 20 planches interprétées à la manière noire par Mérigot et Fils. «La nature et les arts semblent avoir, à l’envi, contribué à l’embellissement de Chantilly. Il est peu de lieux en France qui réunissent autant d’objets de magnificence et d’agrément. Le luxe et la richesse des bâtiments, la variété et la beauté des jardins, l’abondance et la limidité des eaux, l’éclat des divers points de vue, des collections précieuses, des raretés de plusieurs genres... c’est ce qui nous a déterminé à en offrir le tableau...» «On a tiré quelques exemplaires sur papier vélin pour les premières épreuves...» (Préface) Mercier écrivait en 1781: «Je n’ai encore rien trouvé de comparable à Chantilly aux environs de la capitale. Trente voyages dans ce lieu enchanté n’ont pas encore épuisé mon admiration. C’est le plus beau mariage qu’aient jamais fait l’art et la nature». «Ouvrage publié par Mérigot et orné de 20 figures très finement gravées à l’aquatinte. C’est le pendant de la ‘Promenade ou Itinéraire des Jardins d’Ermenonville’». (Bulletin Morgand et Fatout, n°7744) D’Argenville, dans son Voyage pittoresque des environs de Paris, ne se montre pas moins enthousiaste: «Chantilly réunit tout ce que la nature et l’art peuvent produire d’agréable pour former un des plus beaux lieux du monde. L’art y est même tellement caché, que les aimables aspects qu’il présente de tous côtés paraissent n’être dus qu’à la nature, qui y étale de toutes parts un spectacle varié, également nouveau et toujours charmant. Les plaines, les bois et les coteaux que renferme le parc y offrent les plus agréables paysages du monde. Les cascades, les parterres, les îles et les bosquets forment ensemble la vue la plus délicieuse qui puisse s’offrir à l’imagination». «Parmi les curiosités de la nature et de l’art qu’on y admirait au siècle dernier, et dont quelques-unes ont été respectées par la tourmente de 1793, nous citerons, d’après d’Argenville: la Galerie des cerfs, contigüe à la serre de l’Orangerie; les Bosquets, séparés de l’Orangerie par un petit canal et remplis de portiques de treillage, de bassins, de jets d’eau et de jeux divers...; les Cascades de Beauvais, assemblage de mascarons, de coquilles, de rocailles, de jets d’eau...; le Jardin ou Parc de Sylvie, où s’élève la petite maison du même nom, près de l’étang...; le Jeu de l’oie, pratiqué dans un bosquet avec des pierres marquant les numéros et des figures d’oie montées sur des piédestaux; le Jeu de l’arquebuse, formé d’une croix de gazon...; la Ménagerie; la Laiterie, etc. A ces diverses curiosités citées par d’Argenville en 1768, il faut ajouter le Jardin anglais et le Hameau formé de quelques maisonnettes rustiques dans le goût du Petit Trianon. Ces deux embellissements sont dus au prince Louis-Joseph, qui les fit exécuter vers 1780». (Larousse du XIXe siècle). Précieux exemplaire de premier tirage, particulièrement grand de marges (hauteur: 226 mm), imprimé sur grand papier vélin, conservé dans son élégante reliure en maroquin vert de l’époque ornée d’attributs musicaux.