Rizzoli Editore broché Bristol illustré Ed. originale 1975 351 pages en format -12
Reference : 010264
Bon État
Librairie Internet Antoine
Henry Charlier
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Précieux exemplaire sur grand papier fort conservé dans sa première reliure en vélin doré de l'époque. Deux œuvres en 2 volumes in-8 de (8) ff. et 272 ff., (2) ff. ; (8) ff. titre compris et 232 ff. Vélin ivoire souple à recouvrement, large fleuron doré au centre des plats, monogramme et date dorés frappés sur les plats, dos lisse orné, tranches dorées, exemplaire réglé. 173 x 111 mm. Brunet ne cite qu’un seul exemplaire sur grand papier fort : celui offert par Baïf à la reine Catherinie de Médicis. Précieux exemplaire imprimé sur grand papier fort conservé dans sa reliure de l’époque en vélin doré. Baïf, Jean Antoine. Œuvres en rime de Ian Antoine de Baïf, secrétaire de la chambre du Roy. Paris, Lucas Breyer, 1573. Suivi de : Baïf, Jean Antoine. Les Amours de Ian Antoine De Baïf. A Monseigneur le Duc d’Anjou Fils et Frère de Roy. Paris, Lucas Breyer. 1572. Reliure de l’époque. L’un des rarissimes exemplaires sur grand papier fort mentionné par Brunet (I-612). Edition originale des Œuvres en rime de Baïf, membre éminent de La Pléiade, ami intime de Ronsard et deuxième édition en partie originale des Amours du même Baïf, extrêmement rare sur grand papier fort. L’épaisseur des volumes dépasse d’un tiers celle des exemplaires sur papier ordinaire. Tchémerzine I, 264 et 266 ; Deschamps, Supplément au Manuel de Brunet, I, 86 ; J. P. Barbier, Bibliothèque poétique La Pléiade, pages 291 et suivantes. La mort de Lazare de Baïf, le père de Jean-Antoine, survenue en automne de l’année 1547, vint bousculer la vie paisible et studieuse de notre poète. Selon Claude Binet, l'orphelin Baïf et son ami Ronsard seraient alors devenus les pensionnaires de Dorat au Collège de Coqueret, dont l’humaniste aurait été nommé principal. Ronsard le choisit parmi les six meilleurs poètes de la Brigade pour constituer la Pléiade, en souvenir des sept poètes alexandrins qui, au IIIe siècle, avant J.-C. avaient placé leur groupe sous le signe de la constellation. « Baïf se sentait une vocation de réformateur : il voulait simplifier l’orthographe en la réduisant à la phonétique, et appliquer à la poésie française le vers métrique, scandé comme l’hexamètre latin. Cherchant une concordance de la poésie et de la musique en les soumettant toutes deux aux mêmes lois mélodiques, il eut l’idée, pour assurer le succès de sa réforme, de fonder une « académie de musique et de poésie », à la fois Conservatoire et Académie Française, qui fut ouverte en 1570 sous la protection de Charles IX, et qui compta parmi ses membres Ronsard, Desportes, du Perron, Gui de Pibrac ». Brunet est le seul bibliographe à décrire un exemplaire sur grand papier fort et ces rarissimes exemplaires paraissent avoir été des exemplaires de Présent offerts par l’auteur avec dédicace mais ici les gardes n’ayant pas été conservées, le mystère demeure. « La première partie a pour titre Œuvre en rime elle est dédiée au roi Charles IX et commence par une épître en vers adressée à ce prince (en 7 ff.) ; mais l’exemplaire en grand papier fort que je possède a été présenté à Catherine de Médicis, et Baïf y a ajouté (en place du frontispice et de l’épître au roi), une pièce de vers (à la Royne) écrite sur vélin, et de sa propre main. Cet exemplaire précieux a été payé 70 fr. à la vente De Bure en 1838. Je possède également le volume des Amours, en grand papier et relié comme le précédent : 1 liv. 14 sh. chez Heber. J’ignore si les deux autres parties des poésies de Baïf existent aussi en grand papier. » (Brunet). Précieux exemplaire sur grand papier fort conservé dans sa première reliure en vélin doré de l’époque.
édition_originale reliure d'époque vélin
Édition originale des Œuvres en rime de Baïf, membre éminent de la Pléiade, ami intime de Ronsard, conservée dans son très séduisant vélin à recouvrement de l'époque. In-8 de (10) ff. et 272 ff. Vélin souple à recouvrement, restes d'attache, titre calligraphié au dos, tranches bleues.Reliure de l'époque. 174 x 113 mm. Baïf, Jean Antoine de. Œuvres en rime de Ian Antoine de Baïf, secrétaire de la chambre du Roy.Paris, Lucas Breyer, 1573. Édition originale des Œuvres en rime de Baïf, membre éminent de la Pléiade, ami intime de Ronsard, conservée dans son très séduisant vélin à recouvrement de l’époque. Tchémerzine, I, 266 ; Deschamps Supplément au Manuel de Brunet, I, 86 ; J. P. Barbier, Bibliothèque poétique « La Pléiade », p. 291 et suivantes. « Ouvrage édité seul et en recueil. Il contient 57 poèmes divisés en neuf livres » (Tchémerzine). Après la dédicace générale au roi Charles ix, retraçant les étapes de la vocation de Baïf et soulignant la riche diversité du recueil, les neuf livres des Poèmes regroupent les pièces les plus amples. La section s’ouvre sur l’intéressant traité astronomique dédié à la reine mère et publié séparément dès 1567 : Le Premier des météores. Alternent ensuite quelques épîtres à des amis personnels, des récits mythologiques à la manière d’Ovide et de nombreuses pièces de circonstance comme le Dithyrambe en l’honneur de Jodelle ou l’Épithalame de François ii. La mort de Lazare de Baïf, le père de Jean Antoine, survenue en automne de l’année 1547, vint bousculer la vie paisible et studieuse de notre poète. Selon Claude Binet, l’orphelin Baïf et son ami Ronsard seraient alors devenus les pensionnaires de Dorat au Collège de Coqueret, dont l’humaniste aurait été nommé principal. « Le jeune garçon qu’était Baïf (quinze ans) choisit d’habiter avec son précepteur, au Collège de Coqueret où il professait très vraisemblablement. Ronsard, de son côté, habita dès 1548 avec son ami Julien Peccate, profitant de la liberté de cette jeunesse (23 ans) que l’on sait avoir été peu argentée, tout en continuant à suivre les cours de Dorat, évidemment, jusqu’en 1549 ou en 1550, à en croire le poète lui-même ». Ronsard le choisit parmi les six meilleurs poètes de la célèbre « Brigade » pour constituer la Pléiade, en souvenir des sept poètes alexandrins qui, au iiiè siècle, avant J. –C. avaient placé leur groupe sous le signe de la constellation. « Baïf se sentait une vocation de réformateur : il voulait simplifier l’orthographe en la réduisant à la phonétique, et appliquer à la poésie française le vers métrique, scandé comme l’hexamètre latin. Cherchant une concordance de la poésie et de la musique en les soumettant toutes deux aux mêmes lois mélodiques, il eut l’idée, pour assurer le succès de sa réforme, de fonder une « académie de musique et de poésie », à la fois Conservatoire et Académie Française, qui fut ouverte en 1570 sous la protection de Charles IX, et qui compta parmi ses membres Ronsard, Desportes, du Perron, Gui de Pibrac. » « Le roi Henri ii y prit un tel intérêt qu’il faisait tenir les séances de l’Académie dans ses appartements. L’idée d’un chant mesuré à l’antique, mise en valeur par Baïf, allait être féconde, non seulement en perfectionnant la chanson polyphonique de la Renaissance avec des musiciens comme Mauduit et Lejeune, mais surtout en jouant un rôle décisif dans la création de l’opéra ». « Par ailleurs, il faut goûter la grâce de ses tableautins copiés librement dans l’Anthologie et la littérature alexandrine, et dont il rehausse l’effet par un sens pittoresque du réel. Il traite les sujets familiers avec une verve parfois heureuse et un vocabulaire usuel, où ne manquent ni la couleur, ni la vie. Goûtons, dans Les Passe-temps, l’Épître à Estienne sur les embarras de Paris ; dans les Poèmes, l’ode à la Nymphe de la Bièvre, qui rappelle de joyeuses parties de campagne de la Brigade et déplore les souillures déjà infligées à la charmante rivière par les teinturiers de Gobelin. » Précieux exemplaire, très grand de marges (hauteur 174 mm contre 160 mm pour les exemplaires courants et 168 mm pour l’exemplaire de Backer), l’un des rares conservés dans son très séduisant vélin à recouvrement de l’époque. Provenance : ex-libris manuscrit sur la page de titre et André Gutzwiller, avec ex-libris.
édition_originale reliure d'époque
L’un des textes fondateurs de l’Occident chrétien : première édition aldine de La Commedia de Dante publiée sous le nom Le Terze Rime. Précieux exemplaire en élégante reliure de Thibaron-Joly. In-8 de 244 ff. Maroquin rouge janséniste, dos à nerfs, double filet or sur les coupes, roulette intérieure dorée, tranches dorées. Thibaron-Joly. 165 x 96 mm. Dante, Alighieri (1265-1321). Le Terze Rime di Dante. L'Onferno, el Purgatorio, el Paradiso. Venezia, in aedibus Aldo I Manuzio, 1502. Première édition aldine de La Commedia de Dante. Adams, D 83 ; Renouard, S. 34,5 ; Gamba, 385 ; Brunet, II, 500f ; Goldsmith, I, 43 ; Graesse, II, 329 ; Ebert, 5694. « Édition recherchée dont on trouve difficilement des exemplaires complets et bien conservés » (Brunet). « Elle eut un rôle fondateur pour la langue italienne et la culture littéraire de la Renaissance. Le texte est établi par Pietro Bembo, d’après un manuscrit transmis par Boccace à Pétrarque, aujourd’hui conservé à la Bibliothèque Vaticane » (Fondation Barbier-Mueller). « Précieuse première édition aldine de Dante et première en un format portatif, toutes celles du XVe siècle étaient in-folio » (Renouard, 34). This is the first and only time that Dante's Divina commedia is given the title Le terze rime, which was the decision of the editor, Pietro Bembo, whose father Bernardo was the owner of the Dante manuscript given by Boccaccio to Petrarch. This edition is important for the textual innovations found both here and in the Aldine Petrarch of 1501, also edited by Bembo. Bembo uses an apostrophe to indicate an elision, and the accented è to indicate the different meaning from e, both of which help clarify the meaning (B. Richardson, Printing, Readers and Writers in Renaissance Italy, Cambridge, 1999, p.153). « On y trouve ordinairement, au verso du dernier feuillet, l’ancre des Alde employée dans ce livre pour la première fois » (Brunet). Exemplaire bien complet du feuillet blanc placé entre l'Enfer et le Purgatoire. Dante incarne le poète lyrique dans toute son excellence. Tourmenté par la mort de Béatrice, son idéal féminin, il chante le désespoir d’un amour brisé dans sa poésie. Dante débutera son œuvre majeure, la Commedia, à l’âge de 35 ans. Ce chef-d’œuvre de la poésie, empreint de l’idéal religieux de la civilisation chrétienne, est considéré comme l’un des textes les plus importants du Moyen-Âge. Épousant le rythme secret de sa marche en avant, des abîmes de notre individualité matérielle aux lumineux sommets de la vie divine, la poésie et les images dans lesquelles elle triomphe font de La Divine Comédie un chef-d’œuvre universel. « Dante a compris les réalités secrètes de l’amour mieux encore que Pétrarque » (Shelley). Précieux exemplaire de l’un des textes fondateurs de l’Occident chrétien, en maroquin de Thibaron-Joly.
première_édition
Venetia [Venise] : Francesco Franceschi, 1588.
Petit in-12° (144 x 86 mm) [12] ff., 362, [10] ff., Veau brun, dos à 4 faux-nerfs orné, tranches dorées (reliure postérieure signéeBOERSCH, XIXe siècle). Cinquième édition, posthume, des Rime de Giuliano Goselini (ou Gosellini), illustrée d'une belle vignette de titre et d'un portrait in-texte de l'auteur. L'édition originale, parue en 1572, comprenait 228 sonnets, la seconde (1573) 257, la troisième (1574) 314. La présente, reprise de la 4e édition parue en 1581 chez les héritiers de Pietro Denchino, comprend 505 pièces de Goselini : 284 sonnets, 193 chansons et 30 poèmes d'autres auteurs avec la « réponse » de Goselini pour 28 d'entre eux. Goselini meurt en février 1587 avant d'achever la préparation de cette cinquième édition. Son ami le poète Francesco Melchiori prend la relève, et signe la biographie de l'auteur placée en début d'ouvrage. Employé au secrétariat de Fernand de Gonzague (vice-roi de Sicile puis gouverneur de Milan) puis du duc de Sessa Gonzalo Fernández de Córdoba, Giuliano Goselini fait paraître quelques sonnets dans des anthologies poétiques. En 1568, on l'accuse d'être l'auteur de vers satiriques diffusés à Milan : il est emprisonné. Libéré et rétabli dans ses fonctions au bout de six mois, Goselini s'éloigne toutefois de la vie politique. Il fait paraître ses Rime, dédiées à son protecteur le duc de Sessa, puis ses Dichiaratione di alcuni componimenti del s. Giuliano Gosellini. Sa correspondance (avec hommes de lettres, de sciences et de religion, fonctionnaires milanais et espagnols...) est publiée en 1592 chez P. Meietti. Reliure du XIXe siècle signée « BOERSCH » à la première garde blanche. Etabli à Paris au 27 rue Louis-le-grand, Boersch exerça son activité entre 1826 et 1836 environ, collaborant parfois avec Valentin (Ramsden, French Bookbinders, 1789-1848, p. 37). Giuliano Goselini (ou Gosellini, 1525-1587), poète et secrétaire italien, au service de Ferrante Gonzague, gouverneur de Milan, puis du duc de Sessa. Auteur de sonnets et de chansons dans la veine pétrarquiste, il publie ses Rime à partir de 1572 et laisse également une correspondance éditée en 1592. Bibliographie : VAGANAY, Le sonnet en Italie et en France au XVIe siècle. 1588, n°11. CCFR (21/10/2026) : CCFr: 3 exemplaires (Paris, Blois, Metz). Frottements, ors passés au dos, petit manque aux coins.
Jocodo Pluymer Amstelodami (Amsterdam), 1663, in-12 plein maroquin rouge, dos, à cinq nerfs guillochés, dos orné, plats encadrés d'un filet doré, fer en écoinçon, roulette dorée sur les chants. Toutes tranches dorée. Reliure de l'époque. 237pp.(titre gravé et dédicace compris)-1fbl.-157pp. (titre compris)-5ff. de tables. Le Rime a un titre particulier. L'illustration comprend : 1 titre gravé pour Il pastor fido, 1 frontispice pour le prologue / 5 figures (une par chant) signées P. Philippe. Très bon exemplaire, bien complet de toutes les figures et en maroquin du temps. // Amstelodami (Amsterdam), 1663, marocchino rosso completo in-12, dorso, con cinque nervi guilloché, dorso decorato, assi incorniciate da una rete dorata, pennacchio di ferro, roulette dorata sui bordi. Tutti i bordi dorati. Rilegatura contemporanea. 237pp. (Titolo inciso e dedica inclusi) -1fbl.-157pp. (compreso il titolo) -5ff. di tavola. Le Rime ha un titolo speciale. L'illustrazione comprende: 1 titolo inciso per Il pastor fido, 1 frontespizio per il prologo / 5 figure (una per canzone) firmate P. Philippe. Copia molto buona, completa di tutte le figure e nel vecchio marocchino.