‎KLINCKSIECK (Librairie des Sciences Naturelles Paul) ; LHOMME, Léon (Successeur)‎
‎[Catalogue]‎

‎Paris, 3, Rue Corneille, s.d (c. 1940-1950), in-12, 16 pp, Broché, couverture illustrée, Catalogue illustré en couleurs d'ouvrages de sciences naturelles vendus à la Librairie des Sciences Naturelles Paul Klincksieck à Paris: botanique, entomologie, géologie, etc. Plis et accrocs. Bon état intérieur. Couverture rigide‎

Reference : 103267


‎Bon 16 pp.‎

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Jean Bernard Gillot
48, rue Jacob
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‎[FRAGONARD]‎

Reference : 965

‎Catalogue des objets d'art vendus par M. Walferdin à M. de Monbrison par acte devant Me. Persil Nre à Paris, du 4 février 1863‎

‎Paris : Société la Nationale, vers 1863. LE CATALOGUE D'UNE LÉGENDAIRE COLLECTION D'ART DU XVIIIE SIÈCLE, AUJOURD'HUI DISPERSÉE‎


‎Cahier in-f° (202 x 301 mm), [12] ff. dont le titre - [2] f. bl. manuscrits à l'encre brune sur papier vélin non filigrané, ligature de fil rose (travail de l'époque). Catalogue manuscrit, inédit, de la vente de gré à gré en 1863 de la nue-propriété de la célèbre collection d'objets d'art de François Walferdin à Georges de Monbrison (épelé parfois Montbrison). Cette copie du catalogue fut réalisée par ou pour la compagnie d'assurance sur la vie « La Nationale ». L'ensemble fut, selon un article de Claretie paru en 1880, « acquis par Georges Monbrison (1830-1906) contre 20000 livres de rente », mais donc conservé par Walferdin jusqu'à sa mort. Il semble y figurer plusieurs oeuvres de Fragonard inconnues des principales monographies et qui n'apparaissent pas au catalogue la vente Walferdin de 1880. Centrée principalement sur le XVIIIe siècle, la collection comprenait alors un total de 1154 tableaux, sculptures, lots de dessins et gravures, y compris de nombreuses pièces de Fragonard, dont Walferdin fut l'un des premiers collectionneurs : 113 tableaux, 5 miniatures, 426 dessins, 27 eaux-fortes, 4 contre-épreuves de dessins, et 89 gravures réalisées d'après ses oeuvres. Sont également représentés Claude Gillot, Jean-Baptiste Greuze, Carle van Loo, Antoine Watteau, Joshua Reynolds, Théodore Géricault, François Boucher, Pierre Prudhon, Jean-Antoine Houdon, etc. Pour chaque oeuvre, le catalogue recense les informations suivantes : pièce dans laquelle elle était accrochée au domicile de M. Walferdin, numéro d'ordre, désignation des tableaux (titre de l'oeuvre), hauteur et largeur (en cm) et parfois observations, à savoir : forme ou état ou particularité ou couleur ou technique. La collection Walferdin fut dispersée à sa mort au cours de deux ventes. Une première vente eut lieu à Drouot le 3 avril 1880. Aucun des 12 tableaux mis en vente le 3 avril 1880 n'apparaît dans notre catalogue manuscrit. Peut-être s'agit-il d'acquisitions postérieures à la vente de 1863. Claretie explique en effet « après la vente de cette collection déjà ancienne, Walferdin avait recommencé une petite galerie qui, à sa mort, est revenue à des collatéraux qui la font vendre ». La seconde vente, également organisée par Drouot, se tint du 12 au 16 avril de la même année. Le catalogue de cette vente recense 79 tableaux de Fragonard, 7 tableaux attribués à Fragonard, et 6 tableaux d'après Fragonard, ainsi quelques tableaux non-catalogués réunis sous le numéro 94 (une note manuscrite sur l'exemplaire du catalogue de la vente scanné sur Gallica indique que 6 tableaux auraient été vendus sous ce numéro). On compte également 8 miniatures par Fragonard et 1 par Mlle Gérard, 5 pastels par Fragonard et 1 d'après Fragonard, et enfin 379 dessins (la plupart réunis en lots), en plus d'un nombre inconnu de dessins non-catalogués vendus en lot sous le numéro 275. La vente rapporta la somme de 457 416 francs. Bien que le catalogue de cette seconde vente annonce que la collection « va être livrée aux enchères dans son intégrité, sans addition, sans retranchement » hormis « quelques productions de Fragonard trop libres pour être exposées » la comparaison soulève de curieuses différences. En effet, pour n'évoquer que les tableaux : la plupart des tableaux recensés en 1863 reparaissent dans la vente de 1880, malgré un occasionnel changement de titre ou d'attribution (par exemple, le n°49 du manuscrit, recensé comme l'esquisse du tableau « Paysage, un paysan dans l'eau chassant le bétail », est indiqué en 1880, n°92, comme une étude d'après Fragonard. Le n°83, « Le départ pour le bal de l'opéra », est quant à lui attribué à Mlle Gérard sous le n°119). Cependant, quelques tableaux vendus en 1880 ne sont pas documentés (aucun tableau de même dimension) dans le catalogue manuscrit de 1863 : aucune trace, ainsi, du n°20, « L'abdication de Marie Stuart », 31 x 23 cm. Plus curieusement encore, au moins 16 tableaux indiqués dans le catalogue manuscrit de 1863 ne semblent reparaître (même en prenant en compte les changements de titre et d'éventuelles erreurs dans les dimensions) ni dans la vente du 3 avril, ni dans celle des 12 au 16 avril. Ces tableaux comprennent notamment : - N°24, « Triomphe de Flore », 30 x 49 cm. Rosenberg ne semble documenter aucun tableau de sujet et de dimensions similaires. - N°27 « Le pot au lait », ovale, 64 x 53 cm, sans bordure. Cette toile célèbre (la hauteur et la largeur sont vraisemblablement inversées sur le manuscrit) est conservée au musée Cognacq-Jay. Ni le catalogue de l'exposition « Fragonard, les plaisirs d'un siècle » (musée Jacquemart-André, n°21) ni Rosenberg n'évoque sa présence dans la collection Walferdin. Le catalogue Jacquemart-André retrace ainsi ses provenances successives : « vente Prault 27 novembre 1780 ; vente N. Ponce, 12-16 décembre 1831, n°1 ; vente 9 février 1848, n°65 ? ; vente 26 novembre 1849, n°58, La Cruche renversée ? coll François ? vendu à E. Cognacq, 15 décembre 1913. » Rosenberg ajoute : « [Cuzin] accepte, avec prudence, une seconde version « sur parchemin » du tableau, de mêmes dimensions que la toile du musée Cognacq-Jay, disparue depuis la vente Doistau du 5-6. III.1937 ». - N°72, « Les petits chiens et leur maîtresse », 78 x 61 cm. Rosenberg ne semble documenter aucun tableau de sujet et de dimensions similaires. Le titre évoque deux tableaux bien connus de Fragonard, mais leurs dimensions sont différentes : « La jeune fille aux petits chiens » (ovale, 61 x 50 cm) et « L'éducation fait tout » (55 x 68 cm, également un dessin au bistre présent dans la collection Walferdin). Certaines oeuvres, reparues au catalogue des ventes, ont suivi des parcours moins mystérieux. Par exemple : - Le buste en terre cuite de Mirabeau par Jean Antoine Houdon fut acquis en 1880, pour la somme de 4000 francs, par l'état pour le Musée du Louvre. - Le début du modèle, huile sur toile ovale, fut vendue pour la somme de 15 000 francs à Édouard André lors de la vente de 1880 ; elle compte encore aujourd'hui parmi les pièces maîtresses du Musée Jacquemart-André. - Le sacrifice au Minotaure, huile sur toile, fut acquise par M. Brame pour la somme de 5 300 francs à la vente de 1880. Après un passage par la collection Jacques Doucet, dispersée en 1912, la toile reparaîtra en vente en novembre 2023. Elle est estimée à ce jour entre 4 000 000 et 6 000 000 d'euros. Homme politique d'orientation libérale, physicien inventeur de l'hypsothermomètre et de l'hydrolocomètre, François Walfredin (1795-1880) collabora également à l'édition Brière des oeuvres de Denis Diderot. Un « portrait » plus littéraire, signé par Clarétie et paru dans la Chronique du Temps, le dépeint de la sorte : M. Walferdin « fut un type du vieil amoureux des jolies choses du temps passé, un amant du dix-huitième siècle alors que le dix-huitième siècle était alors méconnu [...]. M. Walferdin s'était comme retiré dans son logis de l'île Saint-Louis, et il y vivait en compagnie de Fragonard. Ah ! Fragonard ! C'était, je ne dirai pas « son homme », cette fois : c'était son Dieu, son demi-dieu, si l'on veut, car Denis Diderot passait peut-être avant Frago dans l'admiration de M. Walferdin. Encore n'en répondrais-je point. » (in Revue de l'Agenais et des anciennes provinces du sud-ouest, 1880, vol. 7, pp. 178). Ce catalogue nous semble essentiel pour l'étude de l'oeuvre de celui qui est l'un des principaux représentants du style rococo et l'un des plus grands noms de la peinture française. Bibliographie : - Portalis, Roger Baron. Honoré Fragonard, sa vie et son oeuvre. Paris : J. Rothschild. 1889. - Le même « La collection Walferdin et ses Fragonard », in Gazette des Beaux-Arts, avril 1880. pp. 297-322. - Rosenberg, Pierre. Tout l'oeuvre peint de Fragonard. Paris : Flammarion. 1989. - Dupuy-Vachey, Marie-Anne. Fragonard. Les plaisirs d'un siècle, cat. exp. Paris, Musée Jacquemart-André, 2008. Quelques feuillets légèrement effrangés, petite mouillure marginale en fin d'ouvrage. ‎

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EUR18,000.00 (€18,000.00 )

‎SOCIÉTÉ LÉON BAUVE‎

Reference : 997

‎[CATALOGUE] Couvre-Pieds et Edredons‎

‎Paris : s. d. [1914]. CATALOGUE ILLUSTRÉ DE LINGE DE LIT, AVEC SON NUANCIER‎


‎In-4° (315 x 249 mm) 88 pp. - [1] f. - [6] pl., demi-toile brune, dos lisse muet, plats de papier à motif de branches et feuilles, titre doré sur le plat supérieur (travail éditeur de l'époque). Catalogue illustré de linge de lit, comprenant 58 modèles de couvre-pieds, 12 modèles de couvre-berceaux et couvre-pieds d'enfants, 4 modèles de dessus de voitures d'enfants, 55 modèles d'édredons, 2 modèles de couvertures en laine et 12 modèles de couvre-lits, avec en option 10 styles de chiffres brodés. Illustré en grande partie par des reproductions photographiques en noir et blanc, le catalogue présente également 10 planches en couleurs sur lesquelles figurent les modèles les plus luxueux. Fondée en 1894, la société Léon Bauve, installée rue du Sentier à Paris (usine à Ivry-Port). Elle gagna plusieurs médailles aux grandes expositions du début du XXe siècle : Paris 1900, Londres 1908, Nancy 1909, Bruxelles 1910, Roubaix 1911, Turin 1911, Gand 1913. Elle fut dissolue en 1958. L'exemplaire est celui de M. E. Caritat, propriétaire d'un magasin d'articles de maison à Nièvres. L'ouvrage est truffé : - du nuancier de soieries (envoyé sur demande), comprenant 48 échantillons (numérotés 101 à 148) conservés dans une chemise toilée verte aux initiales du créateur (180 x 124 mm, petit trou au dos, dorure passée). - d'une lettre autographe signée de Léon Bauve accusant réception de la commande de M. Caritat, daté du 7 janvier 1914 et envoyé avec le présent catalogue, sur lequel M. Bauve lui offre une remise de 40% compte tenu de la majoration des prix appliqués au nouveau catalogue, - d'une note manuscrite au crayon sur une coupure de presse, vraisemblablement la commande de M. Caritat : « Couvre-pieds Américain / long -1 m 80 / larg - 1 m 60 / nuance vieil or foncé ». - d'une lettre adressée à M. Caritat, et portant le tampon de son magasin : « E. CARITAT / TAPISSERIE, MEUBLES, QUINCAILLERIE / Articles de Ménage, Bonneterie, etc. / BAZAR / Place du Marché / VAREY (Nièvre) ». - d'un petit catalogue dépliant (180 x 110 mm, [4] ff.) de la Société G. Wogt (Paris, « fabrique de couvre-pieds piqués en tous genres »), daté de 1901-1902 et illustré de 4 reproductions photographiques (2 couvre-pieds et 2 coussins). Quelques marques à l'encre dans les marges. ‎

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‎LÉPICIÉ (François-Bernard)‎

Reference : 1410

‎Catalogue raisonné des tableaux du Roy, avec un abrégé de la vie des peintres, fait par ordre de sa Majesté.‎

‎Paris : de l'imprimerie royale, 1752, 1754. LA JOCONDE ET BIEN D'AUTRES -- Y COMPRIS LES MOINS BONS‎


‎2 vol. in-4° (301 x 228 mm), xv pp. - 203 pp. + vii pp. - 333 pp., veau brun, dos à 5 nerfs orné, encadrement d'un triple filet sur les plats, tranches mouchetées de rouge (reliure de l'époque). Édition originale de ce catalogue des tableaux de Louis XV. Le premier volume est consacré aux écoles florentine (9 peintres dont Da Vinci et Michel-Ange, pour 23 tableaux) et romaine (15 peintres dont Raphael et Mantegne, 67 tableaux) ; le second aux écoles vénitienne (16 peintres dont Titien et le Tintoret, 98 tableaux) et de Lombardie (13 peintres ou familles dont le Caravage et Manfrède, 121 tableaux). L'ouvrage est illustré de deux vignettes gravées d'après C. N. Cochin (bandeau au tome 1er, titre au tome second). Commandé par Tournehem, ce catalogue raisonné devait couvrir le reste de la collection royale ; toutefois, Lépicié mourut avant de pouvoir l'achever. Lépicié donne une biographie de chaque peintre--allant de la notice de plusieurs pages à un laconique « il n'y a rien sur la vie de ce peintre »--puis une description de chaque tableau comprenant titre, technique, dimensions, et parfois un commentaire sur la provenance, l'état, une attribution qu'il juge erronée ou la qualité du tableau. De « Diane au Bain » du chevalier Josepin, il estime ainsi : « Le tableau où Diane est représentée dans le bain jetant de l'eau au visage d'Actéon est en si mauvais état, & si peu recommendable pour le mérite de la couleur et du dessein, que je n'en fais mention que pour suivre l'ordre du catalogue » (v.1 p. 138). Élève de Jean Mariette, le graveur François-Bernard Lépicié (1698-1755) exerce un temps en Angleterre. Rentré à Paris en 1737, il est agréé à l'Académie de peinture dont il devient, trois ans plus tard, secrétaire-historiographe. Son Recueil des vies des premiers peintres du roi demeure lui aussi inachevé. PROVENANCE : Pilippe-Laurent de Joubert, ex-libris héraldique contrecollé aux plats supérieurs. Trésorier des états du Languedoc, Philippe-Laurent de Joubert (1729-1792) installe dans son hôtel particulier de la place Vendôme un célèbre cabinet d'histoire naturelle. Amateur et collectionneur d'art, il est l'un des membres fondateurs de la Société des beaux-arts de Montpellier. Il est également associé, dès 1786, de l'Académie royale de peinture et de sculpture de Paris. Un portrait de Joubert peint par Jacques-Louis David est conservé au musée Fabre de Montpellier. Frottements et épidermures à la reliure. ‎

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‎HACHETTE]‎

Reference : 1676

(1935)

‎Catalogue des livres publiés par la librairie Hachette (Enseignement primaire et secondaire. Littérature générale).‎

‎Paris Hachette 1935 1 vol. broché 2 vol. in-8, brochés, 92 et 96 pp. Catalogues 1935 et 1938. L'importance de l'école obligatoire n'a pas échappé à Louis Hachette qui, dès 1832, sort son premier catalogue de livres scolaires, un franc succès entériné par des commandes massives de l'Instruction publique. A près d'un siècle d'intervalle, les manuels scolaires ont gagné en pédagogie avec cette classification "pour les maîtres", "pour les élèves". Rousseurs en bordures de la couverture et infime manque dans le coin inférieur du catalogue de 1935. Sinon bon état. Catalogue de 1938 légèrement bruni, sinon très bon état.‎


Vignes Online - Eymoutiers
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EUR20.00 (€20.00 )

‎[BERNARD (Pierre-Frédéric) ?]‎

Reference : 1353

‎Catalogue des plantes indigènes à l'ancienne Principauté de Montb. et aux contrées qui l'avoisinent‎

‎Montbéliard : sans date (vers 1817). UNE ÉTUDE MANUSCRITE À SIX MAINS DE LA FLORE DE MONTBÉLIARD‎


‎In-8° (224 x 184 mm), [1] f. - 191 pp. (numérotées 54-241, avec le ff. 86-87 coupé et un cahier inséré portant les pages 86-87-87a-87b) manuscrites aux encres brune et noire et au crayon, cahier de papier bleu à plats cartonnés, pièce de titre laissée blanche au plat supérieur. Manuscrit botanique inédit recensant quelque 700 espèces indigènes de la commune de Montbéliard et de ses environs. Organisé par classe et ordre, le manuscrit ne comprend que les parties sur les Monocotyledones et les Dycotiledones. La première partie consacrée aux plantes Acotyledones, mentionnée à la table, est absente (elle ne semble pas avoir été reliée). L'ouvrage débute ainsi à la page 54 avec l'espèce n°131. Il se conclut par 6 ff. de table alphabétique. Pour chaque espèce, l'auteur recense le nom scientifique, parfois le nom vernaculaire, la période de floraison ou quelques informations (« ce sont ces espèces qui, dans de certaines anées, donent à nos vins le goût qu'on appelle arneyi dans notre patois » [p. 89]), et surtout les lieux d'observation et de cueillette : « canal qui va de la rigole à la machine hydraulique » (p. 59), « vigne du Notaire Fallot » (p. 141), « en juin et juillet 1812 et 1813, il se trouvait abondamment dans les fossés des graviers ; mais depuis qu'on les a curés, on ne l'y trouve plus » (p. 78), « il n'y a pas longtemps que les apothicaires en faisaient recueillir par une femme qui est morte, sans vouloir jamais indiquer le lieu où elle croit » (p. 122)... Le botaniste s'appuie parfois sur les observations de ses prédécesseurs, citant principalement Léopold-Emmanuel et Charles-Emmanuel Berdot (auteurs d'une Enumeratio Methodica stirpium, in agro Montbelgardensi lectarum demeurée à l'état de manuscrit). Il n'hésite toutefois pas à conclure à des erreurs de leur part : « je l'ai cherchée inutilement plusieurs années de suite dans le lieu indiqué. Je présume que Berdot l'a confondu avec l'allium sphacrocephalum qui est très commun dans toute la champagne du Doubs. Il a les feuilles cylindrinques et l'al rotundum les a plates. » (p. 88). Un ouvrage ou manuscrit portant le titre Catalogue des plantes indigènes à l'ancienne principauté de Montbéliard / Bernard, directeur des jardins de S. M. le roi de Würtemberg / 1813-1825 est conservé à la bibliothèque de la Société d'Émulation de Montbéliard (091 BER (05)) ; Charles Contejean, dans sa communication du 13 août 1853 à la même société, attribue à Pierre-Frédéric Bernard un manuscrit non-daté portant le titre Catalogue des plantes indigènes à l'ancienne principauté de Montbéliard et aux contrées qui l'avoisinent. Néanmoins, Contejean mentionne dans Revue de la Flore de Montbéliard que le manuscrit en question recense 859 espèces, alors que le présent n'en comprend que 826. Il semble en tous cas s'agir d'un manuscrit de travail collaboratif. En effet, un second auteur a ajouté la table, les indications d'ordre en tête de page, un cahier de 2 ff. et une centaines d'espèces non-recensées par son collègue. Il effectue en outre de nombreuses corrections -- ratures, organisation du manuscrit, orthographe du nom des espèces -- et fait part de ses découvertes : « [Première main] Je ne l'ai observé qu'au bord de la route vis-à-vis des neufs moulins et en abondance autour du grand tilleul vis-à-vis de la porte St Pierre. En 1817 il n'y existait plus. [Deuxième main] Le printemps de 1818 on a reproduit plusieurs individus » (p. 148) ; « je l'ai trouvé en 1821 sur les bords de la Grappiotte » (p. 191). On relève enfin deux annotations d'une troisième main, pp. 191 et 199 : « en Juin M. Wetzel l'a trouvée près de Betancourt. Très rare. » Le manuscrit semble ainsi avoir été composé par un premier botaniste autour de 1817, puis être passé aux mains du second vers 1818 ; le troisième auteur a pris le relais avant la mort de Pierre-Frédéric Wetzel en septembre 1844. Trois principaux botanistes effectuent à cette période des travaux sur la flore de Montbéliard : Pierre-Fréderic Bernard (1749-1825), surintendant des jardins du roi à Stuttgard, rejoint Montbéliard en 1813 pour se consacrer à l'étude de sa flore indigène. Il fait la même année la connaissance de Pierre-Frédéric Wetzel, tanneur de profession qui, frappé par cette rencontre, se tourne vers la botanique. Selon Contejean (communication du 13 août 1853), « Tant que Bernard vécut, les deux amis se livrèrent conjointement à l'étude de nos plantes indigènes. Le docteur [Léopold Théodore] Flamand les accompagnait quelquefois dans leurs excursions. » (p. 12) C'est Wetzel qui initia à la botanique Charles Contejean (1824-1907), l'un des fondateurs de la Société d'émulation de Montbéliard. Reliure usagée, dos manquant. ‎

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