Paris, 10, Rue de Rivoli, s.d (c. 1933), in-4, 79 pp, Broché, couverture imprimée, Catalogue illustré en noir de mobilier. Plis, accrocs, légères taches. Couverture rigide
Reference : 102256
Bon 79 pp.
Librairie Alain Brieux
Jean Bernard Gillot
48, rue Jacob
75006 Paris
France
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Paris : Société la Nationale, vers 1863. LE CATALOGUE D'UNE LÉGENDAIRE COLLECTION D'ART DU XVIIIE SIÈCLE, AUJOURD'HUI DISPERSÉE
Cahier in-f° (202 x 301 mm), [12] ff. dont le titre - [2] f. bl. manuscrits à l'encre brune sur papier vélin non filigrané, ligature de fil rose (travail de l'époque). Catalogue manuscrit, inédit, de la vente de gré à gré en 1863 de la nue-propriété de la célèbre collection d'objets d'art de François Walferdin à Georges de Monbrison (épelé parfois Montbrison). Cette copie du catalogue fut réalisée par ou pour la compagnie d'assurance sur la vie « La Nationale ». L'ensemble fut, selon un article de Claretie paru en 1880, « acquis par Georges Monbrison (1830-1906) contre 20000 livres de rente », mais donc conservé par Walferdin jusqu'à sa mort. Il semble y figurer plusieurs oeuvres de Fragonard inconnues des principales monographies et qui n'apparaissent pas au catalogue la vente Walferdin de 1880. Centrée principalement sur le XVIIIe siècle, la collection comprenait alors un total de 1154 tableaux, sculptures, lots de dessins et gravures, y compris de nombreuses pièces de Fragonard, dont Walferdin fut l'un des premiers collectionneurs : 113 tableaux, 5 miniatures, 426 dessins, 27 eaux-fortes, 4 contre-épreuves de dessins, et 89 gravures réalisées d'après ses oeuvres. Sont également représentés Claude Gillot, Jean-Baptiste Greuze, Carle van Loo, Antoine Watteau, Joshua Reynolds, Théodore Géricault, François Boucher, Pierre Prudhon, Jean-Antoine Houdon, etc. Pour chaque oeuvre, le catalogue recense les informations suivantes : pièce dans laquelle elle était accrochée au domicile de M. Walferdin, numéro d'ordre, désignation des tableaux (titre de l'oeuvre), hauteur et largeur (en cm) et parfois observations, à savoir : forme ou état ou particularité ou couleur ou technique. La collection Walferdin fut dispersée à sa mort au cours de deux ventes. Une première vente eut lieu à Drouot le 3 avril 1880. Aucun des 12 tableaux mis en vente le 3 avril 1880 n'apparaît dans notre catalogue manuscrit. Peut-être s'agit-il d'acquisitions postérieures à la vente de 1863. Claretie explique en effet « après la vente de cette collection déjà ancienne, Walferdin avait recommencé une petite galerie qui, à sa mort, est revenue à des collatéraux qui la font vendre ». La seconde vente, également organisée par Drouot, se tint du 12 au 16 avril de la même année. Le catalogue de cette vente recense 79 tableaux de Fragonard, 7 tableaux attribués à Fragonard, et 6 tableaux d'après Fragonard, ainsi quelques tableaux non-catalogués réunis sous le numéro 94 (une note manuscrite sur l'exemplaire du catalogue de la vente scanné sur Gallica indique que 6 tableaux auraient été vendus sous ce numéro). On compte également 8 miniatures par Fragonard et 1 par Mlle Gérard, 5 pastels par Fragonard et 1 d'après Fragonard, et enfin 379 dessins (la plupart réunis en lots), en plus d'un nombre inconnu de dessins non-catalogués vendus en lot sous le numéro 275. La vente rapporta la somme de 457 416 francs. Bien que le catalogue de cette seconde vente annonce que la collection « va être livrée aux enchères dans son intégrité, sans addition, sans retranchement » hormis « quelques productions de Fragonard trop libres pour être exposées » la comparaison soulève de curieuses différences. En effet, pour n'évoquer que les tableaux : la plupart des tableaux recensés en 1863 reparaissent dans la vente de 1880, malgré un occasionnel changement de titre ou d'attribution (par exemple, le n°49 du manuscrit, recensé comme l'esquisse du tableau « Paysage, un paysan dans l'eau chassant le bétail », est indiqué en 1880, n°92, comme une étude d'après Fragonard. Le n°83, « Le départ pour le bal de l'opéra », est quant à lui attribué à Mlle Gérard sous le n°119). Cependant, quelques tableaux vendus en 1880 ne sont pas documentés (aucun tableau de même dimension) dans le catalogue manuscrit de 1863 : aucune trace, ainsi, du n°20, « L'abdication de Marie Stuart », 31 x 23 cm. Plus curieusement encore, au moins 16 tableaux indiqués dans le catalogue manuscrit de 1863 ne semblent reparaître (même en prenant en compte les changements de titre et d'éventuelles erreurs dans les dimensions) ni dans la vente du 3 avril, ni dans celle des 12 au 16 avril. Ces tableaux comprennent notamment : - N°24, « Triomphe de Flore », 30 x 49 cm. Rosenberg ne semble documenter aucun tableau de sujet et de dimensions similaires. - N°27 « Le pot au lait », ovale, 64 x 53 cm, sans bordure. Cette toile célèbre (la hauteur et la largeur sont vraisemblablement inversées sur le manuscrit) est conservée au musée Cognacq-Jay. Ni le catalogue de l'exposition « Fragonard, les plaisirs d'un siècle » (musée Jacquemart-André, n°21) ni Rosenberg n'évoque sa présence dans la collection Walferdin. Le catalogue Jacquemart-André retrace ainsi ses provenances successives : « vente Prault 27 novembre 1780 ; vente N. Ponce, 12-16 décembre 1831, n°1 ; vente 9 février 1848, n°65 ? ; vente 26 novembre 1849, n°58, La Cruche renversée ? coll François ? vendu à E. Cognacq, 15 décembre 1913. » Rosenberg ajoute : « [Cuzin] accepte, avec prudence, une seconde version « sur parchemin » du tableau, de mêmes dimensions que la toile du musée Cognacq-Jay, disparue depuis la vente Doistau du 5-6. III.1937 ». - N°72, « Les petits chiens et leur maîtresse », 78 x 61 cm. Rosenberg ne semble documenter aucun tableau de sujet et de dimensions similaires. Le titre évoque deux tableaux bien connus de Fragonard, mais leurs dimensions sont différentes : « La jeune fille aux petits chiens » (ovale, 61 x 50 cm) et « L'éducation fait tout » (55 x 68 cm, également un dessin au bistre présent dans la collection Walferdin). Certaines oeuvres, reparues au catalogue des ventes, ont suivi des parcours moins mystérieux. Par exemple : - Le buste en terre cuite de Mirabeau par Jean Antoine Houdon fut acquis en 1880, pour la somme de 4000 francs, par l'état pour le Musée du Louvre. - Le début du modèle, huile sur toile ovale, fut vendue pour la somme de 15 000 francs à Édouard André lors de la vente de 1880 ; elle compte encore aujourd'hui parmi les pièces maîtresses du Musée Jacquemart-André. - Le sacrifice au Minotaure, huile sur toile, fut acquise par M. Brame pour la somme de 5 300 francs à la vente de 1880. Après un passage par la collection Jacques Doucet, dispersée en 1912, la toile reparaîtra en vente en novembre 2023. Elle est estimée à ce jour entre 4 000 000 et 6 000 000 d'euros. Homme politique d'orientation libérale, physicien inventeur de l'hypsothermomètre et de l'hydrolocomètre, François Walfredin (1795-1880) collabora également à l'édition Brière des oeuvres de Denis Diderot. Un « portrait » plus littéraire, signé par Clarétie et paru dans la Chronique du Temps, le dépeint de la sorte : M. Walferdin « fut un type du vieil amoureux des jolies choses du temps passé, un amant du dix-huitième siècle alors que le dix-huitième siècle était alors méconnu [...]. M. Walferdin s'était comme retiré dans son logis de l'île Saint-Louis, et il y vivait en compagnie de Fragonard. Ah ! Fragonard ! C'était, je ne dirai pas « son homme », cette fois : c'était son Dieu, son demi-dieu, si l'on veut, car Denis Diderot passait peut-être avant Frago dans l'admiration de M. Walferdin. Encore n'en répondrais-je point. » (in Revue de l'Agenais et des anciennes provinces du sud-ouest, 1880, vol. 7, pp. 178). Ce catalogue nous semble essentiel pour l'étude de l'oeuvre de celui qui est l'un des principaux représentants du style rococo et l'un des plus grands noms de la peinture française. Bibliographie : - Portalis, Roger Baron. Honoré Fragonard, sa vie et son oeuvre. Paris : J. Rothschild. 1889. - Le même "La collection Walferdin et ses Fragonard", in Gazette des Beaux-Arts, avril 1880. pp. 297-322. - Rosenberg, Pierre. Tout l'oeuvre peint de Fragonard. Paris : Flammarion. 1989. - Dupuy-Vachey, Marie-Anne. Fragonard. Les plaisirs d'un siècle, cat. exp. Paris, Musée Jacquemart-André, 2008. Quelques feuillets légèrement effrangés, petite mouillure marginale en fin d'ouvrage.
Paris : s. d. [1914]. CATALOGUE ILLUSTRÉ DE LINGE DE LIT, AVEC SON NUANCIER
In-4° (315 x 249 mm) 88 pp. - [1] f. - [6] pl., demi-toile brune, dos lisse muet, plats de papier à motif de branches et feuilles, titre doré sur le plat supérieur (travail éditeur de l'époque). Catalogue illustré de linge de lit, comprenant 58 modèles de couvre-pieds, 12 modèles de couvre-berceaux et couvre-pieds d'enfants, 4 modèles de dessus de voitures d'enfants, 55 modèles d'édredons, 2 modèles de couvertures en laine et 12 modèles de couvre-lits, avec en option 10 styles de chiffres brodés. Illustré en grande partie par des reproductions photographiques en noir et blanc, le catalogue présente également 10 planches en couleurs sur lesquelles figurent les modèles les plus luxueux. Fondée en 1894, la société Léon Bauve, installée rue du Sentier à Paris (usine à Ivry-Port). Elle gagna plusieurs médailles aux grandes expositions du début du XXe siècle : Paris 1900, Londres 1908, Nancy 1909, Bruxelles 1910, Roubaix 1911, Turin 1911, Gand 1913. Elle fut dissolue en 1958. L'ouvrage est truffé : - du nuancier de soieries (envoyé sur demande), comprenant 48 échantillons (numérotés 101 à 148) conservés dans une chemise toilée verte aux initiales du créateur (180 x 124 mm, petit trou au dos, dorure passée). - d'une lettre autographe signée de Léon Bauve accusant réception de la commande de M. Caritat, daté du 7 janvier 1914 et envoyé avec le présent catalogue, sur lequel M. Bauve lui offre une remise de 40% compte tenu de la majoration des prix appliqués au nouveau catalogue, - d'une note manuscrite au crayon sur une coupure de presse, vraisemblablement la commande de M. Caritat : « Couvre-pieds Américain / long -1 m 80 / larg - 1 m 60 / nuance vieil or foncé ». - d'une lettre adressée à M. Caritat, et portant le tampon de son magasin : « E. CARITAT / TAPISSERIE, MEUBLES, QUINCAILLERIE / Articles de Ménage, Bonneterie, etc. / BAZAR / Place du Marché / VAREY (Nièvre) ». - d'un petit catalogue dépliant (180 x 110 mm, [4] ff.) de la Société G. Wogt (Paris, « fabrique de couvre-pieds piqués en tous genres »), daté de 1901-1902 et illustré de 4 reproductions photographiques (2 couvre-pieds et 2 coussins). Quelques marques à l'encre dans les marges. Provenance : L'exemplaire est celui de M. E. Caritat, propriétaire d'un magasin d'articles de maison à Nièvres.
Paris, Rozet, Belin junior [Imprimerie de Laurens aîné], 1791 in-8, [2] ff. n. ch., xxvj pp., [434] pp. mal chiffrées 440 (il y a saut de chiffrage de 40 à 49 ; et il y a deux ff. différents chiffrés 351-52), 2854 numéros décrits, demi-papier ivoire (reliure de l'époque). Manque de papier au dos et usure des coiffes.
Rare catalogue de vente des livres de Mirabeau : il s'agit d'une collection en cours de constitution, comme l'explique l'introduction ("La belle collection de livres dont nous publions le catalogue, ne présente qu'une simple esquisse de la bibliothèque que vouloit former feu M. de Mirabeau. Le projet de cet homme si célèbre étoit de réunir les meilleures et les plus belles éditions de tous les ouvrages"). Avant sa mort, Mirabeau avait pu acquérir l'intégralité de la bibliothèque de Buffon (mort en 1788), qui se retrouve donc comprise dans ce catalogue.Tourneux IV, 24197. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Paris, Rozet, Belin junior [Imprimerie de Laurens aîné], 1791 in-8, [2] ff. n. ch., xxvj pp., [434] pp. mal chiffrées 440 (il y a saut de chiffrage de 40 à 49 ; et il y a deux ff. différents chiffrés 351-52), 2854 numéros décrits, prix d'adjudication portés à l'encre en regard, demi-vélin rigide, dos lisse (reliure moderne).
Rare catalogue de vente des livres de Mirabeau : il s'agit d'une collection en cours de constitution, comme l'explique l'introduction ("La belle collection de livres dont nous publions le catalogue, ne présente qu'une simple esquisse de la bibliothèque que vouloit former feu M. de Mirabeau. Le projet de cet homme si célèbre étoit de réunir les meilleures et les plus belles éditions de tous les ouvrages"). Avant sa mort, Mirabeau avait pu acquérir l'intégralité de la bibliothèque de Buffon (mort en 1788), qui se retrouve donc comprise dans ce catalogue.Tourneux IV, 24197. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Paris, Jean-Roch Lottin de S. Germain, 1789 2 parties en un vol. in-4, [4] ff. n. ch. (avis, titre, dédicace), xxiv pp., 284 pp., avec des cartons p. 59, 69, 105, 137, 181 (3 feuilles), un f. de titre intermédiaire, [264] pp. mal chiffrées 260, demi-veau fauve, dos lisse orné de filets et fleurons dorés, tranches mouchetées (reliure du XIXe ). Coiffes et mors restaurés.
Catalogue curieux et fort rare, tiré à très peu d'exemplaires sur grand papier.L'auteur cite ses sources dans son Avertissement : il a puisé ses informations dans divers catalogues de bibliothèques pour les débuts de l'imprimerie, et dans le Livre de la Confrérie pour les années 1582 à 1618. À partir de 1618, date de l'établissement de la Chambre syndicale des libraires, les registres de ladite chambre lui ont fourni des renseignements circonstanciés. Brunet engage le lecteur du catalogue à considérer avec prudence toute la période antérieure à 1618.Imprimeur-libraire du duc de Berry, du Dauphin et de la ville de Paris (entre 1768 et 1789), Augustin-Martin Lottin (1726-1793) a enseigné l'art de la typographie au futur roi Louis XVI. Fort de son expérience, il s'est attaché à répertorier l'ensemble du monde du livre à Paris. Ainsi a-t-il adjoint à son catalogue un Tableau des XXXVI imprimeurs de Paris, avec la chronologie de leurs prédécesseurs, c'est-à-dire, depuis l'édit d'août 1686 qui les fixe à ce nombre, jusqu'à la présente année 1788, ainsi qu'une Notice chronologique des libraires, libraires-imprimeurs & des artistes qui se sont occupés de la gravure & de la fonte des caractères typographiques depuis l'établissement de l'imprimerie jusqu'à présent.Par ailleurs, il déclare avoir prêté une attention toute particulière aux veuves de libraires et/ou d'imprimeurs. "Les veuves, écrit-il, sont une portion précieuse de toute compagnie." (p. IV). Lottin considère que la date de réception du mari dans la profession n'est pas pertinente pour déterminer le début de l'activité d'une veuve : "La vraie date de toute veuve de négociant est celle de la mort de son mari, lorsqu'elle se décide à en continuer le commerce."(p. V). Il ajoute que les noms de baptême et de famille des veuves devraient précéder ceux de leurs maris dans les notices qui leur sont consacrées.Brunet, I, 1640. Quérard, V, 363. Graesse, II, 69. Cioranescu, XVIII, 40 883. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.