Hachette / villes de France 1962 110 pages in4. 1962. Broché. 110 pages. belle iconographie en noir et blanc
Reference : 284121
Très Bon Etat avec sa jaquette en excellente condition
Un Autre Monde
M. Emmanuel Arnaiz
07.69.73.87.31
Conformes aux usages de la librairie ancienne.
L’un des rares exemplaires de présent relié à l’époque au chiffre du duc d’Orléans du Journal de l’Expédition des Portes de Fer. De la bibliothèque Henri Beraldi. Paris, Imprimerie Royale, 1844. Grand in-8 de (1) f. bl., (2) ff. pour le faux titre et le titre, XVI pp., 329 pp., (1) f. bl. 40 planches hors texte et 1 carte dépliante. Quelques rousseurs. Relié en chagrin vert, plats décorés d’importants motifs d’angles dorés reliés par des filets, avec encadrement de deux filets or et d’un autre, très large, à froid, chiffre couronné doré au centre des plats, dos à nerfs orné, filet doré sur les coupes, filets intérieurs dorés, doublures et gardes de papier blanc, tranches dorées. Reliure signée d’Andrieux. 270 x 177 mm.
Seule édition de ce remarquable ouvrage qui ne fut jamais mis dans le commerce, et dont le tirage n’excéda pas 1520 exemplaires. Carteret 434-437. « En 1839, le duc d’Orléans, fils aîné du roi Louis-Philippe, avait accompli un long, difficile et parfois dangereux voyage dans l’Algérie à peine conquise et non encore pacifiée. Le jeune prince avait rapporté de cette expédition des notes ; il pria alors le maître écrivain Charles Nodier de rédiger cette ‘Expédition des Portes de Fer’.L’impression du livre fut confiée à l’Imprimerie Royale et l’illustration à des maîtres comme Raffet, Decamps et Dauzats[…]La dépense engagée fut de 91 205 fr. 35 centimes, somme importante pour l’époque.L’ouvrage, livre privé, familier, écrit pour quelques-uns, était destiné aux membres de la famille royale, aux personnages de l’Etat, aux dignitaires de la Cour, aux officiers, sous-officiers et soldats ayant pris part à l’expédition […] Les envois n’absorbèrent pas la totalité du tirage […] Le temps a passé et les exemplaires se sont raréfiés, principalement ceux de présent qui portent un nom et qu’il convient de ne pas laisser échapper ». Carteret. L’illustration se compose d’environ 150 vignettes dans le texte, de 40 figures hors texte gravées sur bois d’après Raffet, Dauzats et Decamps, tirées avant la lettre sur chine et montées sur vélin fort, ainsi que d’une carte dépliante représentant « la route de Philippeville à Alger suivie par la colonne expéditionnaire » en octobre 1839. Chaque gravure hors texte est protégée par une serpente légendée. L’un des rares exemplaires présentant une reliure ornée de fers spéciaux et au chiffre. « Quelques exemplaires furent reliés à l’époque en maroquin ou chagrin rouge avec fers spéciaux ; ils sont très rares et préférables aux exemplaires présentés dans le cartonnage original ». Carteret. Précieux exemplaire relié à l’époque par Andrieux au chiffre du duc d’Orléans et offert par celui-ci à son ami Scheffer. En face du titre est inscrite à l’encre cette dédicace : « Donné au nom de Monseigneur le duc d’Orléans à son ami Monsieur A. Scheffer ». Le présent exemplaire provient de la bibliotheque du grand bibliophile et connaisseur Henri Beraldi et figurait au catalogue de sa vente en 1934 (Vente III, 1934, n°360). Il y était décrit comme un « très bel exemplaire», conservé dans une « belle et rare reliure d’Andrieux, au chiffre du duc d’Orléans » qui était d’ailleurs reproduite à pleine page.
Cet ouvrage donne des renseignements précieux sur Lully et ses contemporains. Paris, Jean Cochart, Etienne Ganeau, Jacque Quillau, 1715. In-12 de (8) ff., 487 pp., (1) p. d’errata. Maroquin rouge, triple filet doré autour des plats, grandes armoiries au centre avec l'emblème de la Toison d'or, fleurs de lys aux angles, dos à nerfs fleurdelysé, entre-nerfs ornés du chiffre entrelacé et couronné du Régent, coupes décorées, roulette fleurdelysée intérieure, tranches dorées sur marbrures. Reliure de l'époque. 164 x 93 mm.
Édition originale de l’Histoire de la musique et de ses effets de Pierre Bonnet imprimée à Paris en 1715. Pierre Bonnet, médecin de la duchesse de Bourgogne, était neveu de l'abbé Bourdelot, qui s'était beaucoup occupé de l'histoire des arts en général, et de la musique en particulier. Pierre Bonnet, héritier de la bibliothèque de son oncle, continua ses recherches, mais ne put les publier. Jacques Bonnet, musicographe et chorégraphe, frère du précédent, hérita des travaux de son frère et de Bourdelot son oncle, et publia, d'après leurs manuscrits, une Histoire de la musique et de ses effets, depuis son origine jusqu'à présent ; Paris, 1715. « Cette histoire était la seule en France lorsqu’elle parut ; aussi procura-t-elle à son auteur une assez grande réputation ». « Jacques Bonnet nous apprend que quoique plus de douze cens Auteurs eussent traité de la Musique, personne jusqu’à lui n’avait essayé d’en faire une histoire complette. Cet ouvrage donne des renseignements précieux sur Lully et ses contemporains ». Exemplaire relié spécialement à l’époque, à la mort de Louis XIV, en 1715 pour le Régent, Monseigneur le Duc d’Orléans. Les dernières années du règne de Louis XIV furent empreintes de désastres et de tristesse et l'avènement du Régent marqua un changement complet d'état d'esprit où la joie, la danse, les fêtes et la musique reprirent leur place. Exemplaire de dédicace relié à l'époque en maroquin rouge aux armes et chiffres couronnés de Philippe II d'Orléans, petit-fils de France, duc d'Orléans, de Valois, de Chartres, de Nemours et de Montpensier. A la mort de Louis XIV, en 1715, la régence qui lui appartenait par sa naissance lui fut déférée par un arrêt solennel du parlement du 2 septembre 1715. « Le Régent adopta une politique presque complètement opposée à celle du règne précédent, supprima les ministères qu'il remplaça par sept conseils et fit quelques reformes utiles ; il fit sacrer roi Louis XV le 22 octobre 1722 et cessa ses fonctions de régent à la majorité du roi le 16 février 1723. Louis XV le prit, comme principal ministre le 11 août suivant, mais le duc d'Orléans mourut peu après à Versailles, le 2 décembre 1723, d'une attaque d'apoplexie, après avoir eu huit enfants légitimes, dont sept filles et plusieurs enfants naturels. » De la bibliothèque L. Wilmerding avec ex-libris gravé, vendu 25 000 € en juin 2007 (Ref. Paris, Livres précieux, n°116).
Bel exemplaire imprimé sur papier de Hollande relié en maroquin rouge aux armes et chiffre couronné du jeune roi Louis XV (1715-1774). Paris, Imprimerie Royale, 1724. In-4 de (2) ff. et 175 pp. Plein maroquin rouge, triple filet doré encadrant les plats, armoiries au centre, dos à nerfs fleurdelysé orné du chiffre royal couronné répété cinq fois, coupes décorées, roulette intérieure, tranches dorées, découpe réparée sur le titre. Reliure aux armes du roi Louis XV. 252 x 190 mm.
Les règlements de Philippe d’Orléans, Régent du Royaume, sur les haras nationaux édictés entre 1717 et 1719. « Nous avons par nostre Reglement de cejourd’huy, ordonné ce que Nous voulons estre observé à l’avenir pour le service des Haras dans l’estendue de nostre Royaume : Et comme par nos Arrest des 28 octobre 1683 & 21 May 1695 & notre Declaration du 22 Septembre 1709. Nous vous avons particulierement attribué la connoissance & Jurisdiction de tout ce qui concerne les dits Haras & les Privileges des Gardes-Estalons, avec pouvoir de rendre vos Ordonnances, sauf l’appel en nostre Conseil ; Nous désirons que vous donniez la mesme attention à l’execution dudit Reglement. A ces causes, de l’avis de nostre tres cher & tres amé le Duc d’Orleans Regent, de nostre tres cher & tres amé Cousin le Duc de Bourbon, de nostre tres cher & tres amé Oncle le duc du Maine, et de nostre tres cher & tres amé Oncle le Comte de Toulouse, & autres Pairs de France, grands & notables personnages de nostre Royaume, Nous vous mandons & ordonnons de faire garder & observer selon sa forme & teneur ledit Reglement , Ensemble les formules cy-attachées sous le Contre-Scel de nostre Chancellerie ; Et que vous ayez à le faire lire & publier par tout où besoin sera, chacun dans l’estendue de vostre département, sans permettre qu’il y soit contrevenu en quelque sorte & Manière que ce puisse estre, nonobstant tous autres Arrest, Ordonnances & Reglements à ce contraires. Voulons qu’aux copies dudit Reglement, des dites formules & des presentes deuëment collationnées par l’un de nos amez & seaux Conseillers-Secretaires, soy soit ajoutée comme à l’Original ; Car tel est nostre plaisir. Donné à Paris le vingt-deuxième jour de Fevrier mil sept cens dix-sept, Et de nostre Regne le fecond. Signé Louis. Et plus bas, Par le Roy, le Duc d’Orléans Régent présent. Phelypeaux ». « Le 28 octobre 1683 fut publié l’arrêt du Conseil concernant le rétablissement des Haras du royaume. Nous avons vu qu’un arrêt avait été rendu à ce sujet dix-huit ans auparavant, pendant l’administration de Colbert : celui de 1683 eut donc pour objet de donner une nouvelle vigueur à son aîné. A partir de ce moment, l’administration des Haras du royaume est constituée, et les règlements, les instructions se succèdent. En 1717, l’Imprimerie royale en publiait un recueil de 154 pages in-4, suivi, à sept ans de distance, par un ‘Règlement du roy’ sur le même sujet, en 175 pages. » (F. Michel, Du passé et de l’avenir des haras). « Ce fut en 1717 que le gouvernement, effrayé de la dégénérescence toujours croissante de l’espèce chevaline en France, de la pénurie de chevaux qui existait dans ce royaume, et de l’énorme somme sortie pour les remontes faites à l’étranger en 1688 et 1700, crut devoir aviser aux moyens d’augmenter et d’améliorer les chevaux français. Un règlement concernant l’administration des haras du royaume dut arrêté, un système régulier mis en vigueur et suivi avec quelques modifications jusqu’à la révolution de 1789. » Bel exemplaire imprimé sur papier de Hollande relié en maroquin rouge aux armes et chiffre couronné du jeune roi Louis XV (1715-1774).
Edition originale - l’un des exemplaires du tirage de luxe sur grand papier de Hollande - reliée en demi-maroquin rouge de l’époque. Paris, chez M. l'abbé de La Chau, M. l'Abbé Le Blond, et chez Pissot, 1780-1784. 2 volumes in-folio de : I/ 1 frontispice, (16) ff., 303 pp. et 102 planches numérotées 97 (3 pl. 35, 3 pl. 39, 2 pl. 78); II/ (2) ff., v pp., (1) f., 215 pp., (5) pp., et 77 planches chiffrées 76. Demi-maroquin rouge à grain long, roulette dorée autour des plats, dos lisses ornés de filets et fleurons dorés, non rognés. Reliure de l’époque. 350 x 214 mm.
Edition originale et exemplaire de luxe de premier tirage, l’un des rares imprimés sur grand papier de hollande signalé par Brunet. Cohen 543, Brunet, III, 727. «Lachau (L’Abbé Geraud de), bibliothécaire, secrétaire interprète et garde du cabinet des pierres gravées du duc d’Orléans a publié avec l’abbé Leblond, son ami, le deuxième volume de la Description des principales pierres gravées du cabinet du duc d’Orléans, Paris, 1784, petit in-folio; l’abbé Arnaud est l’auteur du premier volume de cette ouvrage, le plus beau qui eût encore paru dans ce genre. Il y en a des exemplaires en grand papier de Hollande.» (Michaud). Toutes les pierres décrites dans cet ouvrage, acquises en 1741 et vendues par la suite à Catherine II, sont illustrées d'une planche et accompagnées d'explicationsérudites avec de nombreux renvois aux textes antiques. «En tout cas superbe frontispice par Cochin, gravé par Saint-Aubin, renfermant le portrait du duc d’Orléans; 1 fleuron, le même pour les deux titres, par Saint-Aubin; 2 très jolies vignettes, en tête du 1er volume et du 2ème dessinées par Cochin et A. de Saint-Aubin, gravées par Saint-Aubin; 179 pierres gravées par Saint-Aubin, quoique non signées, et 55 culs-de-lampe, la plupart d’une grande beauté (46 dans le 1er volume et 9 dans le 2ème) tous dessinés et gravés par Saint-Aubin, à l’exception du dernier du 1er volume, gravé par Mme E. de Sabran. Les pierres gravées ont des numéros de 1 à 97 dans le premier volume; les n° 35 et 39 ont trois planches et le n° 78 en a deux, et de 1 à 76 pour le second, le n° 2 ayant deux planches». (Cohen) Sept planches de médailles spintriennes contenant 37 sujets, dessinés et gravés par Saint-Aubin ont été tirées ensuite et ajoutées à certains exemplaires. En conséquence, Cohen mentionne qu’«il est à observer que fort peu des exemplaires en reliure ancienne contenaient à l’origine les planches spintriennes». «Un superbe exemplaire relié en maroquin rouge par Derome, formé par Le Blond, l’un des auteurs, tiré sur papier de choix, composé d’épreuves de tout premier tirage et contenant 3 planches découvertes et plusieurs culs-de-lampe spintriens, vendu 3100 F. Or (un livre de bibliophilie se négociait alors à compter de 5 F. Or), vente Beckford (I, n. 2464), est aujourd’hui chez M. Henri Béraldi.» (Cohen). Précieux exemplaire appartenant au tirage de luxe sur grand papier de Hollande conservé dans sa belle reliure de l’époque en demi-maroquin rouge.
L’un des rarissimes exemplaires de luxe contenant les 29 figures gouachées tirées sur vélin des Amours de Daphnis et Chloé, l’un des plus célèbres livres illustrés du XVIIIe siècle. Paris, de l’Imprimerie de Monsieur, 1787. Petit in-folio de (1) f. bl., viii pp., (1) f., 175 pp., 29 planches hors-texte en couleurs numérotés, protégées par des serpentes. Maroquin rouge, filet et guirlande dorés encadrant les plats, dos lisse finement orné, pièce de titre de maroquin vert, coupes décorées, roulette intérieure dorée, tranches dorées. Etui. Reliure de l’époque. 319 x 240 mm.
Très belle édition du plus célèbre livre illustré français du XVIIIe siècle, imprimée sur la presse privée de Monsieur, comte de Provence, frère de LouisXVI, futur LouisXVIII, ornée de 29 copies au trait des figures originales du Régent, gravées par Martini. Un des rarissimes exemplaires de luxe contenant les 29 figures gouachées tirées sur vélin. Les peintures sont d'une extrême fraîcheur. «L’éditeur Lamy fit gouacher des suites de ces gravures au trait tirées sur vélin et les inséra dans des exemplaires de luxe.» (Cohen, 655). L'imprimerie de Monsieur était dirigée par Pierre-François Didot (dit Didot jeune) depuis 1779. Dans ce roman grec de Longus (fin du IIe siècle après Jésus-Christ), l’auteur raconte l’histoire de l’amour simple et naïf de Daphnis et Chloé, deux pauvres enfants abandonnés. La particularité de l’ouvrage de Longus, par comparaison avec les autres ouvrages du même genre c’est d’avoir laissé les péripéties au second plan, et d’avoir donné tout le relief aux aventures sentimentales des protagonistes. Daphnis et Chloé ont découvert, en une lente progression, leur sexualité, et le roman s’achève précisément sur l’accomplissement de l’acte charnel. Le roman célèbre Éros, bien sûr, mais aussi Pan et les Nymphes. Ce livre, traduit dans toutes les langues, fut remis au goût du jour en France par le Régent, Philippe d’Orléans et connut plusieurs belles éditions illustrées tout au long du XVIIIe siècle. La présente édition offre une traduction nouvelle par de Bure Saint-Fauxbin. Superbe exemplaire dont l’ensemble des gravures ont été gouachées à l’époque et rehaussées d’un double cadre peint en saumon et noir, conservé dans sa première reliure en maroquin de l’époque. Ce précieux exemplaire a appartenu à Napoléon III, comme en atteste son ex libris apposé au contreplat de la reliure. Charles-Louis-Napoléon Bonaparte, troisième et dernier fils de Louis, roi de Hollande, et Hortense-Eugénie de Beauharnais, et neveu de Napoléon Ier, naquit à Paris au château des Tuileries, le 20 avril 1808 et devint le 22 juillet 1832, à la mort du duc de Reichstadt, le représentant direct de la dynastie napoléonienne; d’abord fixé en Suisse où il fut nommé capitaine d’artillerie, à Berne en 1824, il essaya en 1836 à Strasbourg, de renverser Louis-Philippe dans un mouvement militaire; arrêté et envoyé aux Etats-Unis, il fit en août 1840 à Boulogne une seconde tentative qui échoua et qui lui valut l’emprisonnement perpétuel, mais il réussit à s’enfuir du fort de Ham le 26 mai 1846 et à gagner la Belgique; de retour en France lors de la révolution de 1848, il fut élu député en juin 1848, puis président de la république le 10 décembre de la même année. Le coup d’Etat du 2 décembre 1851 qu’il fit contre l’Assemblée législative lui donna la présidence pour dix ans; enfin, proclamé empereur à la suite d’un plébiscite des 21-22 novembre 1852, le 1er décembre 1852, Napoléon III épousa le 29 janvier 1853, Marie-Eugénie de Gusman, comtesse de Téba, seconde fille du comte de Montijo. Sous son règne la France jouit d’une grande prospérité industrielle et commerciale due en partie à nombre de mesures d’utilité publique prises par le gouvernement, tandis qu’à l’extérieur, une suite de guerres, dont la fin de la conquête de l’Algérie, nous donnait la Savoie, le comté de Nice et la Cochinchine. A la suite de la défaite de Sedan où l’empereur avait été fait prisonnier, la république fut proclamée à Paris le 4 septembre. Napoléon III mourut en exil à Chislehurst, en Angleterre, le 9 janvier 1873. (Olivier Pl. 2659, 15).