Paris match 1969 140 pages collection les géants. in8. 1969. Relié. 140 pages.
Reference : 283330
Bon Etat
Un Autre Monde
M. Emmanuel Arnaiz
07.69.73.87.31
Conformes aux usages de la librairie ancienne.
MANNE E[dmond] D[enis] de. Galerie historique des portraits des comédiens de la troupe de Voltaire. Gravés à l'eau-forte, sur des documents authentiques par Frédéric Hillemacher. Avec des détails biographiques inédits. Lyon, M. [Nicolas] Scheuring, MDCCCLXI [1861].21,5 x 15 cm, IX-[3]-351-[3] p., ff de pl. Relié, demi-chagrin turquoise à coins sertis d'un filet doré, dos à 5 nerfs richement orné, titre et millésime dorés, tête dorée. Reliure signée de David.Édition originale, tirage limité à 250 ex. num., celui-ci sur vergé, avec des portraits à l'eau-forte par Frédéric Hillemacher. Bel exemplaire, très léger transfert des gravures sur la page en vis-à-vis, rousseurs limitées aux feuillets blancs en début et fin de volume, dos passé.[IDEM]. Galerie historique des comédiens de la troupe de Talma. Notices sur les principaux sociétaires de la Comédie Françoise depuis 1789 jusqu'aux trente premières années de ce siècle (ouvrage faisant suite à la Troupe de Voltaire. Avec des portraits gravés à l'eau-forte par Frédéric Hillemacher.Lyon, M. [Nicolas] Scheuring, MDCCCLXVI [1866].21,5 x 15 cm, IX-[3]-436-[4] p., ff. de pl. Relié, demi-chagrin cerise à coins sertis d'un filet à froid, dos à 5 nerfs richement orné, titre, nom du collectionneur et millésime dorés, tête dorée. Reliure signée de L. Claessens. Édition originale, illustrée de portraits à l'eau-forte par Frédéric Hillemacher. Ex-libris au 1er contre-plat. Dos légèrement passé, quelques marques de frottements, épidermures sur les coins, excellent état intérieur, habituel léger transfert des gravures sur la p. en vis-à-vis.[IDEM & MENETRIER C.]. Galerie historique des acteurs français mimes et paradistes qui se sont rendus célèbres dans les annales des scènes secondaires depuis 1760 jusqu'à nos jours. Pour servir de supplément à La Troupe de Nicolet. Ornée de portraits gravés à l'eau-forte par J.-M. FugèreLyon, M. Scheuring, MDCCCLXXVII [1877].22 x 15 cm, VIII-384 p., ff. de pl. Relié, demi-chagrin tabac à coins sertis d'un filet doré, dos à 5 nerfs richement orné, titre, lieu et millésime dorés, tête dorée. Reliure signée de G. RykersÉdition originale, ornée de portraits à l'eau-forte par J.-M. Fugère. Très bel exemplaire sur vergé. Légers frottements sur les coupes et coinsPrécieux ensemble de trois des six Galeries historiques rassemblant biographies et portraits d'acteurs du XVIIe au XIXe siècle, dans de remarquables reliures très raffinées. De toute rareté.
1867 Paris Ambroise Bray Editeur, 1867 2 volumes in8, reliure demi chagrin , dos a nerfs, couvertures coservées, 500 + 644 pages bien complet en deuxvolumes
Tome 1 : Commencements de Voltaire (1694 - 1734) : Naissance et éducation de Voltaire, Entrée et débuts de Voltaire dans le monde et dans la littérature, dipe - Artémire - Vie errante, Affaires et diplomatie. second voyage en Hollande, Bastonnades et Bastille, voltaire en Angleterre, Rentrée de Voltaire en France, Les Lettres philosophiques, Voltaire à Cirey (1734 - 1750), Château et châtelains. Vie privée et vie de travail à Cirey, Voltaire et Des fontaines, Voltaire et J.-B. Rousseau. Petits ennemis et petits amis de Voltaire. Voltaire capitaliste et homme d'affaires, Voltaire diplomate, Voltaire et l'Académie française, Anet et Sceaux. Fontainebleau, et Lunéville. Mort de madame du Châtelet, et départ pour la Prusse. TOME 2 : Voltaire en Prusse (1750 - 1754) : Un mariage philosophique, Voltaire et la Beaumelle, Voltaire et Maupertuis, Voltaire à Franckort, Voltaire à la recherche d'une résidence, Voltaire à Ferney, Voltaire seigneur châtelain et grand manufacturier, Voltaire et Fréron, Voltaire apôtre de la tolérance et redresseur de torts, Voltaire et l'Infâme, Mort de Voltaire.................. bon état , reliure un peu épidermée
1867 2 volumes, reliure demi-maroquin bleu-nuit in-octavo Editeur (binding half morroco in-octavo), dos 4 nerfs (spine with raised bands) décoré or (gilt decoration), filets or (gilt line) et à froid (blind-stamping decoration), fers spéciaux (caissons) (between the raised bands specials blocking stamps), entre nerfs à caissons, avec triple filet "or" en encadrement, avec un petit fleuron à chaque angle et un gros fleurons central "or" en croix, titre et tomaison frappés "or" (gilt title and volume numbering), filets or en place des nerfs et en tête et en pied (gilt lines on the place of raised bands and top and at the foot of spine), toutes tranches lisses (all smooth edges), sans illustrations (no illustration), 500 + 644 pages, 1867 Paris Ambroise Bray Editeur,
Tome 1 : Commencements de Voltaire (1694 - 1734) : Naissance et éducation de Voltaire, Entrée et débuts de Voltaire dans le monde et dans la littérature, dipe - Artémire - Vie errante, Affaires et diplomatie. second voyage en Hollande, Bastonnades et Bastille, voltaire en Angleterre, Rentrée de Voltaire en France, Les Lettres philosophiques, Voltaire à Cirey (1734 - 1750), Château et châtelains. Vie privée et vie de travail à Cirey, Voltaire et Des fontaines, Voltaire et J.-B. Rousseau. Petits ennemis et petits amis de Voltaire. Voltaire capitaliste et homme d'affaires, Voltaire diplomate, Voltaire et l'Académie française, Anet et Sceaux. Fontainebleau, et Lunéville. Mort de madame du Châtelet, et départ pour la Prusse. TOME 2 : Voltaire en Prusse (1750 - 1754) : Un mariage philosophique, Voltaire et la Beaumelle, Voltaire et Maupertuis, Voltaire à Franckort, Voltaire à la recherche d'une résidence, Voltaire à Ferney, Voltaire seigneur châtelain et grand manufacturier, Voltaire et Fréron, Voltaire apôtre de la tolérance et redresseur de torts, Voltaire et l'Infâme, Mort de Voltaire..................BELLE EDITION SUPERBEMENT RELIEE ........................en Trés Bon Etat (Very Good Condition).
« “Candide” se détache comme le chef-d’œuvre voltairien : bref, attractif, expression accomplie d’une pensée et d’un art, par quoi Voltaire, auteur de dizaines de volumes aujourd’hui peu fréquentés, assure sa présence auprès de la postérité » (René Pomeau). S.l. [Genève, Cramer], 1759. [Amsterdam, Marc Michel Rey]. In-12 de 299 pages. Quelques taches, demi-basane brune, dos lisse orné, pièce de titre en maroquin rouge, tranches jaunes. Reliure de l’époque. 163 x 97 mm.
Edition originale mythique de Candide découverte par la critique internationale moderne ces toutes dernières décennies. Connue à quelques exemplaires, elle est désormais classée en tête et porte le n°1 parmi les 17 éditions de Candide de l’année 1759 sur le site de la B.n.F. (Catalogue général). Cette édition est décrite par Morize, n°13. « La première édition scientifique de Candide, préparée par André Morize, a paru chez Hachette il y a un siècle environ en 1913. Morize était l’élève de Gustave Lanson, qui venait de publier en 1909 une édition critique des ‘Lettres philosophiques’, laquelle a inauguré l’ère des éditions scientifiques de textes modernes. Morize présente le texte avec une longue introduction et un apparat critique exemplaire. Cette édition, mise à jour en 1931 et en 1957, a connu, à juste titre, une longue vie, et dans plusieurs domaines ce travail reste inégalé. Elle est à la base, plus ou moins directement, de toutes celles qui ont suivi. » Pour Morize notre présente édition présente un texte antérieur à celui de l’édition Cramer que Voltaire aurait modifié au cours de l’impression de celle-ci. Cette édition originale est également étudiée et décrite par Ira. O. Wade « A manuscript of Voltaire’s Candide », n°2, 1957 ; ce qui permet à la B.n.F. d’écrire : « Wade, de son côté, a conclu qu’il s’agissait de l’originale véritable et qu’elle était due à l’éditeur hollandais Marc Michel Rey en raison de sa conformité, pour les fleurons et la typographie, avec une édition de la « Nouvelle Héloïse » de 1761, ayant les mêmes fleurons et portant, comme l’originale de cet ouvrage, l’adresse de M. M. Rey. Il est en effet évident que ces deux éditions sont d’un même éditeur, mais l’adresse est apocryphe… » (B.n.F.). Dès 1957, Ira Wade avait attiré l’attention sur le manuscrit de Candide (dit de La Vallière, du nom du duc à qui Voltaire l’envoya avant même la publication) qui se trouve à la bibliothèque de l’Arsenal, et il publia une étude importante concernant ce manuscrit. René Pomeau est le premier à avoir exploité pleinement cette découverte dans une édition critique, et, sur les traces de Wade, il décrit le manuscrit, qui présente un état du texte qui précède la première publication. (Ref : Reviewed Work : Voltaire and Candide. A Study in the Fusion of History, Art, and Philosophy. With the Text of The La Vallière Manuscript of Candide by Ira O. Wade Review by : William F. Bottiglia, Modern Language Notes - Vol. 76, N° 2 (Fev. 1961), pp. 171-174., Published by The Johns Hopkins University Press.) « “Candide” est un livre de polémique. Voltaire y réfute, en effet, la doctrine de l’optimisme dont le philosophe Leibniz s’était fait le champion : « Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles », chaque chose étant déterminée par le principe de « raison suffisante » et conduite à ses fins dernières par la « fatalité en bien ». Voltaire proteste là contre. De ce que Dieu ait fait le monde le plus parfait possible, il ne suit nullement que ce monde soit exempt de défauts, ni que tout mal concourt au bien universel. Qu’on le veuille ou non, un tel système tend forcément à engourdir l’intelligence. La simple observation des faits nous montre que tout s’inscrit en faux contre l’optimisme en question. Dans toute la chronique de son siècle, Voltaire ne voit guère que le théâtre des pires abominations. Il dénonce l’hypocrisie et la méchanceté des hommes, sans oublier leur sottise, en même temps que le désordre des événements et l’absurdité des institutions. Chemin faisant, il dit leur fait à quelques aberrations de l’esprit humain qu’il haïssait plus que tout : le goût de la guerre, le dogmatisme et l’intolérance religieuse. Candide est donc un abrégé de l’univers, où l’auteur tourne en dérision tout le système de Leibniz. L’idée de notre précarité nous est rendue partout sensible. D’autant plus que Voltaire demeure assez distinct de ses personnages. Hormis peut-être Gulliver, il n’est pas d’ironie plus âcre, plus recuite et plus continue que celle de Candide. Certes, il nous indique, à la fin, un recours contre ce pessimisme : le jardin, ce nirvâna. Mais comment y croire sans réserve ? Ce n’est là qu’un pis-aller, et le problème du mal reste entier. De tous les romans que Voltaire écrivit à partir de 1759, Candide est sûrement le plus philosophique, bien que son auteur l’appelât une « petite coïennerie ». Voltaire atteint tout ce qu’il vise. Si radical, en effet, que soit son pessimisme, il est toujours tonifiant. Il est certain que Voltaire est le maître du pessimisme ironique. Eugène Marsan observe à cet égard : « De toutes ses veines, c’est celle-là qui a le moins souffert du temps. Ce qu’il avait de caduc dans sa poésie, de sec dans son histoire, de court dans sa philosophie a fini par rebuter, au lieu que le pessimisme de Candide a de plus en plus séduit. » Ajoutons que Voltaire s’y révèle grand styliste : exempt de toute rhétorique, il atteint le naturel, la clarté, la correction, la finesse et l’équilibre. » L’édition Cramer de Candide considérée jusqu’à ces toutes dernières années (et ce depuis la bibliographie de Bengesco) comme l’originale était peu courante. 100 000 € était le prix affiché au Salon de Paris de mai 2001 par des libraires anglo-saxons pour cette édition Cramer reliée en veau usagé. La présente véritable édition originale dont le texte fut revu et modifié par Voltaire, connue à quelques exemplaires seulement, est si rare qu’elle ne figurait que dans les additifs de Bengesco. (Ref. Bengesco, II, Add. au tome I, p. XVII.)
Des bibliothèques Genard et Léon Rattier, avec ex-libris. Berlin, C.F. Henning, 1751. 2 tomes en 2 volumes in-12 de: I/ (7) ff., 488 pp., (1) f. d’errata,pte. déch. restaurée ss. manque p. 191; II/ (2) ff., 466 pp., (1) f. d’errata. Maroquin rouge, triple filet doré encadrant les plats, dos à nerfs ornés de filets et fleurons dorés, double filet or sur les coupes, roulette intérieure dorée, tranches dorées sur marbrures. Reliure signée de Chambolle-Duru. 143 x 85 mm.
Véritable édition originale «fort rare et recherchée» de l’une des œuvres majeures de Voltaire, tirée à 3 000 exemplaires (Lettres de Voltaire à Walther du 28décembre 1751). Bengesco, n° 1178. «L’édition de 1751, l’originale, présente deux particularités: il n’y a pas une seule lettre capitale dans tout l’ouvrage excepté en tête des paragraphes (...) C’est le premier livre imprimé tout entier avec l’orthographe de Voltaire». (Bengesco, n° 1178). Y songeant depuis 1732, Voltaire entreprend cet ouvrage historique à Cirey, à la demande de la marquise du Chatelet qui souhaitait pouvoir lire sans fatigue l’histoire moderne. Ce geste galant répondait en fait au dessein profond de l’auteur: expliquer le monde de l’histoire à la lumière de l’éternelle raison. Il dit qu’il passa trente années à s’instruire des faits principaux de ce règne. «Sa vie accidentée l’avait mis au contact d’un grand nombre de témoins directs et de grands personnages du règne de Louis XIV, rendant ainsi très croustillantes les intrigues, et anecdotes révélées pour la première fois au public, tels «le Masque de fer» ou «le drame des poisons», et si chargées de l’atmosphère de l’époque et de l’air du temps.» La longue maturation de l’œuvre fit ensuite évoluer Voltaire vers une étude des progrès de l’esprit humain et de l’histoire des mœurs. «C’est encore plus d’un grand siècle que d’un grand roi que j’écris l’histoire». «Lesiècle de Louis XIV est à la fois le plus important des travaux historiques de Voltaire et une de ses plus belles œuvres. Voltaire s’y montre l’égal des grands écrivains du XVIIe siècle dont il proclame ici l’éclatante supériorité» (Dictionnaire des œuvres). «Voltaire s’y révèle l’un de nos premiers historiens» (R. Pomeau, En Français dans le texte). Le Siècle de Louis XIV émerveille les contemporains de Voltaire. Dès le 17 juin 1738, Frédéric II écrivait ainsi à Voltaire: «Je vous prie instamment de continuer «Le Siècle de Louis xiv». «Jamais l’Europe n’aura vu de pareille histoire; et j’ose vous assurer qu’on n’a pas même l’idée d’un ouvrage aussi parfait que celui que vous avez commencé». L'intention de départ était de démontrer la supériorité du XVIIe siècle, « si fertile en grands esprits » et de Louis XIV, sur le gouvernement de Louis XV. Grande était l'audace de Voltaire à entreprendre une telle œuvre en 1732. L’écrivain préfère faire paraitre l’ouvrage à Berlin, sous le patronage officieux de Frédéric II, et c’est dans cette ville que sera imprimée la première édition, par C.F. Henning, l’imprimeur du roi. Le nom de Voltaire ne figure pas sur la page de titre. « Premier historien moderne, Voltaire donne ainsi la première grande œuvre historique où le personnage central est la nation et l'intérêt concentré sur les mœurs et non sur les batailles. Il y avait quelque audace et quelque courage à entreprendre, vers 1732, une telle œuvre. La mémoire de Louis XIV était honnie, on ne se souvenait que des misères de la fin du règne, de l’austérité des dernières années. Ce qui est remarquable, c’est qu’il ait tenté d’anticiper le jugement de l’Histoire et qu’il y ait, somme toute, admirablement réussi; chaque chapitre est un chef-d’œuvre de lucidité, de rapidité, d’intelligence, d’esprit de synthèse » (Dictionnaire des Œuvres). Séduisant exemplaire finement revêtu par Chambolle-Duru d’une élégante reliure en maroquin rouge. Provenance: Genard (cat. 1882, n°858) et Léon Rattier (cat. 1920, n°196), avec ex-libris.