L'Esprit des Péninsules 2005 212 pages 21x14x2cm. 2005. Broché. 212 pages.
Reference : 262911
ISBN : 2846360847
Très Bon Etat
Un Autre Monde
M. Emmanuel Arnaiz
07.69.73.87.31
Conformes aux usages de la librairie ancienne.
S.l.n.d., , (1720 circa). Manuscrit in-8 carré (15 x 19 cm) de 140 pp. à l'encre brune, basane marbrée, dos à nerfs orné de glands, pièce de titre en maroquin rouge, tranches rouges (reliure de l'époque).
Manuscrit inédit et anonyme d'une écriture fine et lisible qui témoigne du succès et de l'influence considérables dès le début du XVIIIe siècle du Télémaque de Fénelon publié une première fois en 1699.Avertissement. On n'a eu pour objet que la satisfaction d'une jeune personne d'un naturel heureux qui ne lisait jamais le livre de M. Fénelon sans souhaiter avec une extrême passion de voir aussi le retour d'Ulisse chez le fidèle Eumée et la fin des amours de Pénélope. Une main amie a entrepris de contenter cette curiosité ; et pour rendre cette lecture utile dans le temps qu'on ne travaillait que pour faire plaisir, on a eu attention d'y glisser en plusieurs endroits, des conseils, des maximes et des réflexions propres à mettre un jeune coeur en garde contre le vice et à lui insinuer ce penchant pour la vertu qui flatte une âme bien née. Au reste cet ouvrage n'est pas tout entier d'imagination, on a pris le plan principal dans l'Odyssée d'Homère qu'on a tourné dans les vues qu'on s'était formé en commençant, c'est-à-dire qu'on l'a traduit ou paraphrasé et quelquefois abandonné pour le faire parler en français, comme on pense et comme on agit en France. Ce n'est donc point une traduction de cette partie de l'Odyssée qui (porte) sur le retour d'Ulisse et le rétablissement dans ses états ; c'est un composé de quelques extraits de ce poète et des idées de l'auteur qui a supprimé et changé le texte dans tous les endroits où l'on ne trouverait ni nos moeurs ni nos sentiments si on les eût vendus à la lettre et tels qu'ils se lisent dans l'original. Les discours des personnages qu'on a fait parler semblent un peu sérieux et l'on sera peut-être surpris que l'auteur travaillant pour le plaisir d'une jeune personne n'ait pas tourné tous ces discours d'une manière plus convenable à son âge. Mais qu'on fasse réflexion sur le but tout entier de l'auteur, il est vrai qu'il a cherché d'abord à faire plaisir ; mais en travaillant pour un naturel jeune et tendre, il a cru devoir aussi l'instruire en le divertissant et mêler l'utile à l'agréable. S'il a pu atteindre à ce double avantage, il est content du succès et ne regrette point le travail. De quelques matinées dérobées à de plus sérieuses occupations car il ne s'en ait point fait une de cet amusement, persuadé qu'on ne doit point se fatiguer dans des bagatelles.« Nous voyons donc, dès le début du XVIIIe siècle, se former un multiple réseau d’admirateurs du Télémaque, souvent en désaccord entre eux. Même si certains lecteurs furent très tôt réticents et exprimèrent leurs critiques pour des raisons religieuses, historiques ou littéraires (comme Bossuet qui jugeait le livre « indigne non seulement d’un évêque, mais d’un prêtre et d’un chrétien », ou comme Faydit et Gueudeville qui dénonçaient la monotonie du récit, son invraisemblance historique et ses anachronismes), ces critiques eurent peu d’influence sur l’enthousiasme des lecteurs, ils permettent seulement de déceler les divers usages (religieux, pédagogique, littéraire, érudit, etc.) qui étaient faits du livre et de diverses façons assuraient son succès. (Jacques Le Brun, Les Aventures de Télémaque, destins d’un best-seller, 2009).Ex-libris gravé « de la bibliothèque de Monsieur de Daron ».
, , 1806-1831. Manuscrit in-8 carré de (49) pp., texte copié à l'encre brune, sur papier bleuté et blanc, écriture cursive bien lisible jusqu'en janvier 1818 mais plus difficile à déchiffrer les dernières pp. 47-49, titre et signature inscrits à l'encre sur la première page, deux cahiers cousus, sous couverture d'attente muette, documents conservés dans un emboîtage demi-chagrin bleu moderne. Couverture salie, quelques mouillures.
Le journal manuscrit de Pierre-Jean-Baptiste Adine (1776-1832), musicien militaire et ancien membre de la paroisse Saint-Germain-l'Auxerrois à Paris, constitue une précieuse source historique, retraçant le parcours de cet homme au service des armées françaises sous l'Ancien Régime, la Révolution et l'Empire. Entré en 1787 dans le Régiment des Gardes Françaises du Roi, il servit jusqu’à la dissolution de cette unité en août 1789. Par la suite, il rejoignit les Gardes nationales parisiennes, puis les armées révolutionnaires et impériales, d’abord comme musicien au sein de l’Armée du Rhin et de l’Armée du Nord, où il excella en tant que clarinettiste.Le voyage transatlantique et la carrière militaire. Le journal consigne en détail son retour de Cayenne à bord de la goélette suédoise L’Hermignone, commandée par le capitaine Bigard, en l’an XIII (1805). Adine décrit chaque étape du périple, notant les escales aux Îles du Salut, en Martinique, en Guadeloupe et aux Açores, ainsi que des rencontres avec des corsaires anglais. De retour en France en mai 1806, il poursuit son récit des affectations militaires et des déplacements de son régiment, le 112 régiment d’infanterie de ligne. En 1807, il quitte l’armée pour entrer au service des Douanes, où il est affecté à divers postes en Savoie, dans le Piémont et le sud de la France. Adine relate les conditions locales avec minutie, par exemple en décrivant le village pauvre de Gréolière, niché dans un vallon des Alpes-Maritimes.Une documentation riche et variée. Ces documents complètent le journal en fournissant des preuves officielles des étapes clés de la carrière d’Adine, confirmant ainsi la véracité et l’ampleur de ses expériences.Le journal est enrichi de douze documents annexes, témoins essentiels du parcours de cet homme :Certificat de service du Régiment des Gardes Françaises du Roi, daté du 30 août 1789.Certificat de service du Département des Gardes Nationales Parisiennes (en-tête de la Municipalité de Paris), daté du 1 janvier 1792.Congé de licenciement, Garde du Roi (en-tête de la Garde du Roi), daté du 1 janvier 1792.Certificat de présence au service, Armée du Nord, Compagnie de musique, daté du 14 octobre 1794.Duplicata du certificat de service, 3 bataillon de la 72 brigade d’infanterie de ligne, daté de Bréda, le 18 thermidor, an VI.Congé de l’Armée du Rhin (en-tête de la République française), daté de Strasbourg, le 7 germinal, an VII.Ordre de route, 27 demi-brigade légère, daté de Strasbourg, le 12 germinal, an VIII.Certificat de service, Armée du Danube, daté du 17 frimaire, an VIII.Duplicata du certificat de service, 72 demi-brigade d’infanterie de ligne, daté de Bruges, le 16 frimaire, an X.Attestation rétrospective du Directeur du Conservatoire de musique de Paris, datée du 5 nivôse, an X.Congé délivré par le 112 régiment d’infanterie de ligne, daté du 1 mai 1807.Signalement et détail des services (1807-1831), précisant la nature des emplois, les appointements, les dates de nominations, avec une mention ajoutant : « Cet employé est mort le 11 avril 1832, après vingt-quatre ans, onze mois et onze jours de service ».Une vie de service et d’observation. Le manuscrit met en lumière le quotidien d’un musicien militaire, ses responsabilités artistiques et administratives, ainsi que les conditions des campagnes militaires et des missions douanières. Au-delà des récits de voyages et des événements militaires, il illustre les préoccupations d’un homme attentif aux réalités locales, aux particularités des régions traversées et aux difficultés des populations rencontrées. Le journal, véritable témoignage de la mobilité et des expériences d’un individu sous l’Empire, enrichit notre compréhension des parcours personnels au sein des armées napoléoniennes.
1996, Dargaud, in-4 cartonné de 132 pages, Blake et Mortimer (histoire d'un retour), entretien avec Jean Van Hamme et Ted Benoit, «Redonner vie à Blake et Mortimer fut une belle aventure. Ce livre retrace, au jour le jour, le processus de création de Jan Van Hamme et de Ted Benoit pour L'Affaire Francis Blake. Ecrit sur un mode journalistique, il se fonde sur des entretiens en profondeur. Les interviews sont encadrées de commentaires narratifs et d'une foule de brèves citations ou de courts textes explicatifs. Histoire d'un retour se veut passionnant (défi créatif et commercial), instructif (la création vécue de l'intérieur [...] | Etat : Bon état, couverture un peu défraîchie, rousseurs sur les gardes (Ref.: G6716)
Dargaud
1975 Paris, février 1975, 455x287mm, 4 pages, en feuilles. Numéro unique annonçant le retour du « Sagittaire »Les éditions du Sagittaire prenant la suite des éditions Kra furent fondées en 1925 par Léon-Pierre Quint. Elles accueillirent Blaise Cendrars, Jarry, René Crevel, Robert Desnos et de nombreux poètes surréaliste, mais la guerre mit fin à cette maison qui s’éteignit définitivement en 1950.Gérard Guégan, Olivier Cohen, Raphaël Sorin et Alain le Saux, anciens des éditions Champ Libre se proposent de la faire renaître, à partir des cent cinquante titres figurant encore au catalogue agrémentés de six collections « négatives » : Contre-champ, Contre-coup, Contre-pied, Contre-attaque, Contre-type et Contre-expertise.Magistrale mise en page de Jean Alessandrini. (103279)
Londres, aux dépens d’une Société de Libraires, 1757. 2 parties en 1 vol. in-12 de VI-(2)-158, (4)-138 pp., demi-veau blond, dos lisse orné, tranches dorées (Honnelaître).
Édition originale. « Oeuvre anonyme. Wijngaarden suppose qu'il ne s'agit pas d'une traduction, mais de l'ouvrage d'un auteur français. L'auteur décrit avec un souci de véracité très grand, la découverte, au terme d'un naufrage, de l'île de la Raison. Ce pays d'utopie constitue une sorte de retour à la communauté chrétienne primitive. La critique de l'Église et notamment du culte catholique y tient une grande place. L'île de la Raison ne connaît ni rois, ni gouvernement, ni prêtres. La pluralité des maris y est la règle, les enfants appartiennent à l'État. Le système social reste par ailleurs indéfini. Le roman se termine par l'éloge de la raison » (Hartig). Très bon exemplaire dans une reliure à l'imitation signée Claude Honnelaître.Hartig et Soboul, p. 55 (date d'édition erronée : 1756) ; inconnu à Fortunati-Trousson.