Seuil 1975 in8. 1975. Broché.
Reference : 189579
ISBN : 2020012529
Bon Etat
Un Autre Monde
M. Emmanuel Arnaiz
07.69.73.87.31
Conformes aux usages de la librairie ancienne.
mardi 25 août | 13.4 x 20.9 cm | Une feuille
Lettre autographe signée d'Albert Camus adressée à « Madame Quentin ». Une page sur un feuillet rédigé à l'encre noire, à en-tête de la Nrf, accompagnée de son enveloppe portant l'adresse autographe de sa destinataire. Trace de pli horizontal inhérente à la mise sous pli de la lettre. « Je serai à Paris lundi ou mardi au plus tard (c'est donc le 31 ou le 1). Pouvez-vous demander à Madame Pinker, dès réception de cette lettre, de ne plus faire suivre mon courrier. J'espère que vous avez pu vous reposer un peu pendant le mois d'août et vous envoie mes biens fidèles pensées ». Lorsqu'il habite sa maison à Lourmarin, c'est à sa femme de ménage, Madame Quentin, qu'Albert Camus s'adresse pour les questions logistiques liées à son pied-à-terre parisien, au 4 rue de Chanaleilles, voisin de celui de René Char. L'écrivain réalise plusieurs allers et retours entre ses deux résidences de 1958 jusqu'au 4 janvier 1960, date à laquelle il trouvera tragiquement la mort dans un accident de voiture à Villeblevin dans l'Yonne. L'une de ses ultimes lettres datée du 23 décembre 1959 sera adressée à cette « chère Madame Quentin », dans laquelle, en plus d'une généreuse étrenne de fin d'année, Camus précisera la date de son retour à Paris, comme il le fait dans cette lettre. On joint un télégramme adressé à nouveau à Mme « Quentin 86 Rue de Varennes », en date du « 5-59 ». Les lettres autographes signées d'Albert Camus sont aujourd'hui très recherchées. Celle-ci témoigne du langage prévenant qu'emploie l'écrivain envers Madame Quentin, qui exerce la même profession qu'occupait sa mère. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
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s. l. s. d. [vers le 25 septembre 1812] | 15.50 x 19.50 cm | une page sur un double feuillet
Billet autographe de François René de Chateaubriand, 12 lignes à l'encre noire sur un double feuillet , adressé à madame Amédée de Duras se réjouissant de sa meilleure santé. Une déchirure avec manque inhérente au fait que le cachet a été rompu pour faciliter la lecture du billet. "Mde de CH[ateaubriand]. me dit de vous répondre: si je meurs, madame, ce sera à vos pieds le matin. Non pas à midi, mais à trois heures et demie. Je me porte à merveille chez ma soeur. Que cela ne soit pas vous, mais mde de Lévis qui m'ait vu perdre ma longue barbe er mon mouchoir turc. Ne venez pas, vous ne devriez pas venir. Mde de Ch[ateaubriand] est inconsolable... " * Chateaubriand écrit à Claire de Duras, l'une des femmes les plus importantes de sa vie, fille unique du Girondin comte de Kersaint et cousine par alliance de Natalie de Noailles, maîtresse de l'écrivain. Confidente et bientôt rivale du grand amour de Chateaubriand, Madame Récamier, elle fut la figure de proue de sa cohorte d'admiratrices et tomba sous son charme dès leur première rencontre au château de Méréville en avril 1808. La duchesse à la beauté ingrate fut vite éconduite par l'écrivain qui était encore sous l'emprise de Madame de Noailles. Elle conclut néanmoins avec lui un accord amical et fut des années durant une sur attentive, une amie prévenante et la première lectrice de nombre de ses uvres, notamment Le Dernier Abencérage, inspiré de ses amours avec la comtesse de Noailles. De son côté, la duchesse s'arrangea tant bien que mal de cette amitié platonique malgré sa passion dévorante pour Chateaubriand, qui fut l'objet de son roman à succès Ourika, contant l'amour tragique et impossible d'une jeune Africaine pour un Français. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
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s. l. [Neuchâtel] [29 septembre 1833] | 13.40 x 21.10 cm | une page sur un double feuillet
Lettre autographe signée dHonoré de Balzac adressée à son ami lécrivain Charles de Bernard. Une page rédigée à lencre noire sur un bifeuillet. Au verso du dernier feuillet, figure ladresse du destinataire [Charles de Bernard du Grail] rédigée de la main de Balzac, ainsi que des tampons postaux et le cachet portant les armes des Balzac dEntraigues, que lécrivain sétait appropriées. Quelques infimes trous sans atteinte au texte, traces de plis inhérentes à lenvoi. Publiée dans sa correspondance (Paris, Calmann Lévy, 1876, CXIV, p. 252-253). Balzac écrit cette missive quatre jours après sa toute première rencontre et son premier baiser avec Madame Hanska à Neuchâtel, à la suite de longs mois déchanges épistolaires. «?Jai été très heureux ici. Je suis très content de ce que jai vu, le pays est délicieux?; mais vous savez que Jupiter a deux tonneaux et que les dieux nont point de faveurs qui soient pures.?» * Deux ans après la première lettre de «?lÉtrangère?» Éveline Rzewuska, un Balzac enamouré quitte Paris pour la retrouver en Suisse. Lécrivain faisant une «?escale?» à Besançon, servant de prétexte à son départ de la capitale, y avait brièvement vu son correspondant Charles de Bernard?: «?Il me semble que je vous ai bien peu remercié de la bonne journée que vous mavez donnée?; mais jespère vous prouver que je ne suis point un ingrat. À mercredi donc?; vous devez penser que jaurai bien du plaisir à vous revoir, vous qui avez fait que mon voyage à Besançon na pas été inutile et que jy ai trouvé du plaisir?». Après cette journée à Besançon et un voyage en malle-poste chaotique, Balzac rencontra enfin sa belle, quil dut malheureusement partager avec son mari le comte Hanski. Profitant dune absence de ce dernier, lécrivain échangea, sur un antique banc de pierre de la colline du Crêt, un baiser tant attendu avec Madame Hanska. Tout au bonheur de cette première rencontre, il ne peut sempêcher cependant de citer lomineuse fable de la Fontaine dans cette lettre?: «?mais vous savez que Jupiter a deux tonneaux et que les dieux nont point de faveurs qui soient pures?». Ses amours avec Madame Hanska ne seront pas, en effet, dun calme olympien, comme le résumera Gonzague Saint Bris?: «?dix-huit ans damour, seize ans dattente, deux ans de bonheur et six mois de mariage?». De Neuchâtel, ils garderont limage dun lieu symbolisant leur union. La ville figurera dans une soixantaine de leurs lettres?: «?Neuchâtel, cest comme le lys blanc, pur, plein dodeurs pénétrantes, la jeunesse, la fraîcheur, léclat, lespoir, le bonheur entrevu?», lui écrira-t-il. De Bernard, qui avait arrangé son transport vers la Suisse, est de nouveau missionné pour le retour de Balzac?: «?Jaurai le plaisir de vous revoir mercredi, 2 octobre. Voulez-vous avoir lobligeance de me retenir une place à la malle pour Paris???». Le voyage le séparant de nouveau de sa bien-aimée sera particulièrement misérable?: «?La Malle-poste était retenue pour 6 jours, en sorte que mon ami de Besançon [Charles de Bernard] na pu my avoir une place?; jai donc fait la route sur limpériale dune diligence en compagnie de 5 Suisses du canton de Vaud qui mont traité corporellement comme un animal quon mène au marché et qui ont singulièrement aidé les paquets à me contusionner?» (lettre à Madame Hanska, 6 octobre 1833). Balzac livre dans ces lignes sa toute première impression de ses premiers moments passés avec lobjet de sa plus vive passion, à qui il devait plus tard donner son nom. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
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S. n. | s. l. s. d. [1905] | 13.50 x 21.50 cm | un feuillet recto-verso
Lettre autographe signée de Maurice Barrès adressée à madame Léon Daudet (39 lignes à l'encre noire sur un feuillet de quatre pages) . Traces de pliures inhérentes à la mise sous pli. "Chère madame, J'avais espéré voir Léon et peut-être aussi vous-même en Provence (et ce que je rêve, vous faire connaître ce beau site de Mirabeau). Du moins j'y aivotre conversation écrite, si claire, rapide, souple, intéressante, ces pages pas fabriquées, mais jaillissantes et si aimables ! Je vois que je ne vous déplarais en vous disant que je vous apparente à celle de madame Millet. Robinel que j'ai tant lue, quand j'étais enfant, parce qu'elle était un des livres de notre maison, et que je vous tiens pour sa cousine, mais une dame de Paris auprès d'une importante fermière, et puis aussi, mais cette fois je vous choquerai. Je vous rapproche des livres de Michelet dont la "mare-polémiste" sait bien les élans et le goût. Au milieu de ses foules il a bien marqué comment l'homme d'action a besoin de la campagne française. Nul doute que vous n'ayez guère le petit malade, mais comment vous a-t-il surpris si brusquement et réduit à une intervention chirurgicale dans les deux heures, vous qui surveillez et qui défiez dans vos flots d'eau chaude et savonneuse les microbes farouches ? Excusez moi cette taquinerie que je regrettais bien profondément si je ne pensais, si je n'étais pas sûr que vous êtes hors de souci. Au revoir, chère madame, amitiés de ma femme pour vous et pour Léon, et bien respectueusement vôtre, Barrès. Mirabeau jeudi." - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
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Librairie Alphonse Lemerre, in-16 brochés de 312 + 297 pages, avec une notice et des notes par Maxime Formont | Etat : bon état, accrocs sur le papier cristal (Ref.: ref95365)
Alphonse Lemerre