Livre de poche 1970 191 pages in12. 1970. Broché. 191 pages.
Reference : 162295
Etat Correct
Un Autre Monde
M. Emmanuel Arnaiz
07.69.73.87.31
Conformes aux usages de la librairie ancienne.
Paris, Imprimerie Porthmann, 1833. Affiche imprimée sur papier vert (60 x 43 cm).
« Encore une conquête sur les Anglais ! Après les aciers, après les cuirs, et tant d'objets d'industrie, que nous avons égalés, ou surpassés, viennent les objets de consommation et d'agrément. La Russie allait chercher à Londres, chaque année, pour plusieurs millions de porter et d'ale; les commissionnaires du continent pourrons s'arrêter maintenant, à Paris, à la brasserie hollandaise de la rue Rochechouart ; no 44, où ils trouveront un porter qui a trompé, sur sa véritable origine, les fashionables les plus gourmets. Le café du Roi, au coin de la rue de Richelieu, le café da coin de la rue Montmartre et du boulevard, ont déjà mis en vogue ce porter essentiellement français, qui nous affranchit d'un des tributs que notre industrie avait payés jusqu'à présent à l'Angleterre, et qui nous ouvre même la concurrente pour le commerce que Londres fait en abondance de cette boisson recherchée dans tous les pays » (Journal de Paris, 1824, Volume 58).« Porter and ale » The Proprietor of the Dutch Brewhouse (Brasserie Hollandaise), No. 44, rue de Rochechouart, has the honour to inform his Friends and the Public, that the Porter and Ale, from his house, may be tasted at the Cafe du Roi, rue de Richelieu, corner of the rue St. Honoré; at the Coffee-house on the Boulevard, corner of the rue Richelieu; and also at the Coffee-house on the Boulevard, the corner of the rue Montmartre. The Beer is sent out, and delivered, in casks, containing from 100 to 115 bottles, at 5vfr. a cask, and the master of the Coffee-house, No. 46, rue de Rochehouart, next to the Brewhouse, sends any quantity in town at 9fr. a dozen. Persons may consult the Journal de Paris, of the 26th of July last, where it will be seen, that the Beer from this Brewery is not in any way interior to those of the London Brewhouses.-Good Paris Beer, at 18fr., and Table Beer, at 1.fr. a cask » (Galignani's Messenger : The Spirit of the English Journals. 1824).Au verso note manuscrite à l'encre du temps : A remettre à M Joubert notaire rue Poissonnière n°7. Cachet ancien Département de la Seine.
Paris, Imprimerie de Prault, 1781. Affiche imprimée (26 x 41 cm).
La Barrière Sainte-Anne se situait au croisement de la rue Sainte-Anne, actuelle rue du Faubourg-Poissonnière, de la rue de Paradis et de la rue d'Enfer (actuelle rue Bleue)Mention manuscrite au verso, à l'encre du temps : Afficheur Ricard Rue de la Huchette maison de Mr Rogier Md de la tapisserie d'aubusson.
Metz Coopérative d'édition et d'impression 1972 1972, Coopérative d'édition et d'impression, in-8 broché de 139 pages, couverture illustrée en couleurs, photographies noir et blanc de François Weber, dédicacé par l'auteur, préface de M. Jean-Marie Rausch. Au sommaire : La rue Mazelle, la Coopérative d'édition et d'impression, l'ancien couvent de la Visitation, le temple luthérien, l'église Saint-Maximin, en flânant dans la rue Mazelle, la rue de la Grande-Armée, la rue de la Hache, les rues du Wad, la rue de Turmel, la place des Charrons, les rues Gaudrée et Saint-Etienne, l'ancienne porte Mazelle, la place Mazelle. | Etat : Bon état général, couverture légèrement défraichie (Ref.: ref8331)
Le Déménagement d’un Grand Collectionneur : Une Traversée de Paris en 1880.
Reference : 42826
(1880)
Sans lieu, , 1880. In-folio manuscrit en belle page de (3)-178 ff., frontispice et 39 vignettes aquarellées dans le texte, culs de lampe en noir, demi-maroquin noir à coins, dos à nerfs, titre doré sur le dos, tranches rouges (reliure de l’époque).
« De nombreux objets, aussi précieux que délicats, attendent encore l’heure fatale qui doit décider de leur sort. Arriveront-ils à bon port ou seront-ils fracassés pendant le trajet ? »Récit pittoresque du déménagement d’un grand collectionneur dans Paris en 1880 consigné en guise de souvenir par l’organisateur de l’opération. « Le petit hôtel de la rue de Hambourg ne suffisait plus pour loger tous les bibelots de Monsieur Jules Audéoud ; et lui-même était très mal logé. La maison était malsaine, en plein Nord ; il n’y avait de soleil que dans le chalet de nécessité et encore ! En août 1879, Monsieur Audéoud acheta un terrain rue Ampère ; en octobre suivant, on commença la construction et la maison qui devait être prête en juillet 1880, n’était pas terminée en septembre. Mais il fallait quitter l’hôtel de la rue de Hambourg. On fut donc obligé d’emménager au milieu des maçons, des serruriers et des peintres, c’est-à-dire dans de très mauvaises conditions. Monsieur Audéoud était malade et Monsieur Baladier voulut bien se charger de diriger l’opération. Il donne plus loin l’historique de ce déménagement mémorable. Monsieur Audéoud lui a fourni quelques notes et Monsieur Négrier y a semé quelques croquis ».Improbable traversée de Paris du 6 au 16 septembre 1880 où se mêlent sur les charrettes à bras et les brancards des déménageurs la prodigieuse collection de Jules Audéoud composée d’horloges, pendules et instruments de musique anciens, paniers de porcelaine et de vaisselle, bibelots précieux, mais aussi sa bibliothèque (« voici trois livres imprimés en caractères de civilité »), le tout prétexte à des digressions et anecdotes sur l’origine et la découverte des objets. « À cet effet il loue un petit omnibus de chemin de fer dans lequel on transporte : la pendule surmontée du biscuit de Sèvres allégorie au mariage de Louis XVI et Marie-Antoinette ; la pendule à planétaire de Janvier pièce très délicate dont il est question p. 25 et dont le déménagement avait été réservé ; le petit orgue de Davrainville ; l’orgue serinette dudit ; la pendule de Bertrand ; la pendule de voyage avec l’inscription Vera Intuere Media Sequere (…) la Pendule unique de Van Hoof à Anvers qu’on dépose bien doucettement sur le brancard est une pièce mécanique des plus curieuses. » C’est aussi un rare témoignage sur l’activité des déménageurs de l’époque par l’un des leurs, Baladier, un proche du collectionneur, également apprécié pour ses talents de calligraphe : « parmi ces ouvrages, Baladier retrouve plusieurs de ses anciennes oeuvres calligraphiques, dont une surtout attire son attention, c’est : « La Maison de mon oncle ». Pendant la Commune, Monsieur Baladier pour échapper à un mandat d’amener lancé contre lui, a trouvé chez Monsieur Audéoud, une hospitalité généreuse dont il gardera éternellement le souvenir. C’est pendant cette période néfaste que Monsieur Baladier calligraphia cette production de Monsieur Audéoud. L’ouvrage fut orné d’une grande quantité de gravures et dessins dans le texte et hors texte dont la plupart furent coloriés par Mr Audéoud ».L'illustration aquarellée comprend en frontispice un superbe portrait en pied d'Audéoud en géant porteur, enjambant la ville de Paris avec son bâton de marche et 39 vignettes (environ 13 x 6 cm) illustrant différents épisodes de l'opération.« Il n’y a aucune étude sur la collection Audéoud. Les éléments rassemblés sur Paul-Jules Audéoud (1836-1885) et sa collection viennent principalement de la presse de l’époque dont sa nécrologie par Gustave Chouquet dans Le Ménestrel (28 juin 1885, p. 238) ainsi que Chronique des arts (16 mai 1885, p. 156). En mourant de façon prématurée, à l’âge de quarante-huit ans, cet ancien banquier confia à sa nièce la charge de donner la collection assez hétéroclite qu’il avait amassée dans son hôtel parisien de la rue Ampère aux Musées nationaux. Celle-ci s’adressa à Alfred Darcel, le directeur du Musée de Cluny, qui procéda aussitôt à la répartition : il déposa au Musée de Cluny les sculptures, peintures et meubles espagnols, une crèche napolitaine (en dépôt au Musée de la Crèche, Chaumont), au Musée des Arts décoratifs (vingt-deux objets) et au Conservatoire des Arts et métiers sa collection d’horloges, au Conservatoire – d’où la nécrologie dans le Ménestrel – ses nombreux instruments de musique anciens, notamment les guitares espagnoles dont il aimait jouer. C’est en 1885 aussi que furent déposées au Musée de Rouen, ville natale de Darcel, des copies d’oeuvres de Velázquez par le peintre sévillan Díaz Carreño (1836-1903) qu’avait acquises Audéoud. La création en 1886 par l’Académie des Sciences morales et politiques d’un prix Jules Audéoud « pour encourager les études, les travaux et les services relatifs à l’amélioration du sort des classes ouvrières et au soulagement des pauvres » témoigne des préoccupations humanitaires de l’homme » (Véronique Gérard Powell, Julien Lugand, Les échanges artistiques entre la France et l’Espagne, xve-fin xixe siècles, Presses universitaires de Perpignan, 2012).Très beau manuscrit, source précieuse et atypique sur la collection d’un grand donateur des musées nationaux à la fin du XIXe siècle.
Paris, Union photographique française, 1912. 3 photographies (23,3 x 28,7 cm) légendées à l’encre du temps montées sur carton.
Tirages estampillés “Union photographique française” (UPF), association ouvrière de photographes travaillant pour le compte de la Commission du Vieux Paris, qui produisit entre 1893 et 1920 un important corpus photographique sans signatures ou marques de provenance selon les statuts de l'association, ici la rue de Seine en 1912 :(1.) Immeuble, 4 et 6 rue de Seine (Librairie L. Dorbon) ; (2.) Immeuble, 8 rue de Seine (Librairie ancienne et moderne Lucien Dorbon) ; (3.) Immeuble, 10 rue de Seine.