Calender 1966 109 pages in8. 1966. Broché. 109 pages.
Reference : 137310
Bon Etat
Un Autre Monde
M. Emmanuel Arnaiz
07.69.73.87.31
Conformes aux usages de la librairie ancienne.
s. n. | s. l. [1887 ?] | 20 x 32 cm | 1 portrait-frontispice, 1 titre à l'encre, 83 p. manuscrites, qq. feuillets vierges
Exceptionnel recueil manuscrit enluminé, contenant 35 poèmes de Stéphane Mallarmé copiés à lépoque sans doute par Joris-Karl Huysmans, sur vergé de Hollande filigrané, daprès les pré-originales des poèmes parus en revue. La majorité des poèmes est précédée dune page indiquant le titre et la source. Illustré dun beau portrait de Stéphane Mallarmé au fusain par Charles Tichon daprès une photo de jeunesse de Van Bosch. Il a été reproduit en couverture du numéro dEmpreintes consacré à Mallarmé (Bruxelles, LÉcran du Monde, n° 10-11). Une variante a été publiée en 1889 dans Caprice Revue (2e année, n° 60). Également illustré de deux compositions florales à la gouache et laquarelle ornant les poèmes Les Fleurs et Apparition, ainsi quune page ornée du nom de lauteur dessiné. Bien que non signées, les compositions florales sont attribuables à Louise ou Marie Danse. Reliure à la Bradel, plats de soie moirée crème aux motifs floraux, gardes et contreplats de papier à motifs, deux signets en soie moirée verte décorée de motifs floraux polychromes. Mouillures en partie inférieure du second plat, coins frottés, quelques accrocs aux fils de soie ornant le dos, et frottements sur les plats. Superbe manuscrit de 35 poèmes de Mallarmé antérieur à la parution de son premier recueil de poésies complètes qui ne connut dailleurs que 47 exemplaires (Poésies photolithographiées, Revue indépendante, 1887). Cet ensemble soigneusement calligraphié est attribué à la main de Joris-Karl Huysmans, grand admirateur du poète, qui aurait offert les manuscrits à son ami Jules Destrée. * Le recueil, qui rassemble un florilège de chefs-duvre mallarméens (notamment Hérodiade, LAprès-midi dun faune, Le tombeau dEdgar Poe, Prose pour des Esseintes, Le vierge, le vivace et le bel aujourdhui) apparaît pour la première fois dans la vente après décès de lhomme politique et écrivain belge Jules Destrée en 1936 à la galerie Leopold de Bruxelles. Une note au crayon sur la page de garde du recueil indique: «Aux dires de M. Simonson [expert de la vente Destrée], ce manuscrit aurait été envoyé par J.K. Huysmans à Jul. Destrée qui voulait connaître les poèmes de Mallarmé, inédits alors (vérifié au moyen de la correspondance de Huysmans vendu le même jour que ce ms).» Ce serait en effet par lintermédiaire de Huysmans que Destrée sétait procuré des poèmes de Mallarmé encore difficilement accessibles car dispersés dans diverses revues (LArtiste, Les Lettres et les Arts, la République des Lettres, etc.) et dans les recueils du Parnasse contemporain. Dans une lettre à Destrée, Huysmans écrit en effet «Vous me demandez où sont trouvables les poèmes de Mallarmé. Introuvables, mais ils sont sous cette enveloppe. Parus en 1876 dans la République des Lettres, ils ont été recopiés, du moins les meilleurs, par le Chat Noir, en 1886 -Jen avais acheté 2 numéros, ce qui me permet de vous les adresser, vous verrez quils sont superbes, dune langue claire et incisive, tout étrange.» (30 novembre 1887). Il est possible que les poèmes «sous cette enveloppe» mentionnés par Huysmans correspondent à ceux qui composent ce recueil. Huysmans aurait copié pour Destrée les poèmes des revues dont il ne possédait quun exemplaire, et envoyé son numéro supplémentaire du Chat Noir de 1886, où figurent les poèmes en prose Plaintes dautomne, Frisson dhiver I et II, et Le Phénomène futur. En effet, lécriture des poèmes du recueil est tout à fait comparable à la remise au propre que Huysmans faisait de ses propres vers son manuscrit du Drageoir à épices donne à voir le même style décriture ronde et chantournée. Toutefois, la graphie de Huysmans varie considérablement en fonction des circonstances décriture: manuscrits de romans, lettres, premiers jets La calligraphie excessivement soignée de ces poèmes contraste par exemple avec la graphie urgente, haute et serrée de plusieurs autres de ses manuscrits. Seule une étude comparative de la graphie, notamment de ses cap
S. n. | s. l. Mai 1909 | 19.50 x 24.50 cm | une page
Deux poèmes autographes de jeunesse datés et signés de quatorze strophes chacun en alexandrins d'Abel Gance, alors âgé de 20 ans, 18 et 21 lignes écrites à l'encre violette pour chacun des poèmes ; ces poèmes rédigés sur une feuille détachée d'un cahier d'écolier. Au recto, le premier poème est daté du 3 Janvier 1909 et il est dédicacé à un couple d'amis : "A Myriam Deroxe à Victor Fransses pieux admirateurs de Salomé, ce témoignage d'un esprit comprenant presque leur enthousiasme. " Le second, au verso, est intitulé "Chanson vague" ; il est daté de Bruxelles du 28 Janvier 1909 ert signé AGance. Traces de pliures inhérentes à la mise sous pli. Ces poèmes ont été probablement publiés en 1909 dans son seul et très rare recueil de poèmes : "Undoigtsurleclavier"alors qu'Abel Gance envisageait de débuter une carrière dans le théâtre à Bruxelles. "En ce temps Salomé vivait en Palestine, ... Ses yeux étaient de l'or dont on fait les douleurs, Elle avait une rose aux lèvres, des pâleurs, un corps souple et brûlant de volupté féline. ... Et dans ma vie... elle viendra... je crois la voir ! - Avait-elle un coeur ? Non, car c'était une femme ! Mais si pourtant... je me souviens... c'était un soir : " Le second, qui comporte une bande de scotch au niveau du titre, est également empreint de mélancolie : "Je laisserai ce soir un peu traîner des fleurs Sur le parvis de marbre où je viendrai l'attendre ; Mon coeur, doucement gris, sera si doux, si tendre Que pour glisser du monde à l'infini des pleurs Sur le parvis de marbre où je viendrai l'attendre ; Il suffira d'un peu de sa bouche à surprendre Je laisserai ce soir un peu traîner des fleurs..." Influencé par John Keats, Charles Baudelaire, et Arthur Rimbaud, Abel Gance, alors à Bruxelles pour poursuivre une carrière dans le théâtre, stoppe son activité poétique jugeant sa production trop impersonnelle et revient désespéré à Paris. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
s. n. | s. l. s. d. [1945 ?] | 21 x 27 cm | Une feuille
Manuscrits autographes signés, deux récits humoristiques et trois poèmes, rédigés au stylo bille bleu et à l'encre violette, sur les deux faces d'une feuille de papier ligné. Quelques biffures et bavures d'encre ; infimes salissures. * Provenant d'un milieu éminemment populaire et sans éducation artistique, Gaston Chaissac fut rattaché au mouvement de l*Art brut. Autodidacte, les connaissances artistiques et littéraires qu'il acquit fit cependant douter Jean Dubuffet du bien-fondé de cette classification, alors qu'il l'y avait lui-même initialement placé. Gaston Chaissac, artiste total, transposait sur sa production littéraire sa vision artistique, légèrement naïve, mais surtout traversée d'un infaillible optimisme. A l'inverse des artistes généralement associés à l'Art brut - des marginaux de toutes sortes, souvent atteints de troubles psychiques -, Gaston Chaissac était bien intégré à la vie artistique et littéraire parisienne. Même après son installation en Vendée, il entretenait des liens étroits et pour l'essentiel épistolaires avec plusieurs personalités artistiques et littéraires : Otto Freundlich, Raymond Queneau, Jean Dubuffet, André Lhote, Jean Paulhan et Gaston Gallimard, avec qui il échangeait régulièrement des lettres agrémentées de dessins, de poèmes et de compositions littéraires. Le présent feuillet composé de deux courts récits et trois poèmes, est une rare concentration de plusieurs écrits de Gaston Chaissac. Rédigées avec quelques fautes d'orthographe, d'une écriture presqu'enfantine, dansante comme les figures de ses tableaux, ces compositions littéraires respirent la joie de vivre. Légèrement surréalistes, elles font parler des objets inanimés, mettent en scène des personnages candides et rêveurs. Le récit intitulé César, publié dans "Les lettres nouvelles" en 1973, raconte une mésaventure amusante d'un homme tombé dans un puits,"je ne pourrais dire comment, lui même n'en sait rien". "Au bout d'un petit moment qui lui parut huit jours", une fillette qui passait à côté tenta de lui porter secours, "mais elle ne pouvait pas le retirer, seulement comme elle avait de l'idée dans sa tirelire elle jeta dans le puits un petit fût vide qui se trouvait là. En le recevant sur la tête César fût [sic] à moitié assommé mais il put se soutenir avec et être dans une pose moins fatiguante". L'histoire eut une fin heureuse : César fut secouru et "comme il est très solide il ne fût [sic] même pas enrhumé" ; il installa alors "une échelle qui va jusqu'au fond de son puits pour pouvoir en remonter seul si pareille aventure lui n'arrive". Le récit est signé "Gaston chaissac, orfèvre en vieux cuir", formule poétique rappelant le métier que l'artiste tenait de son père. Séparé d'un trait horizontal, un charmant poème de deux lignes signé "Gaston chaissac" conclut la première page : "Un tapis rouge groseille avait la nostalgie du butin des abeilles à la lueur des bougies." La deuxième face du feuillet s'ouvre sur un touchant récit intituléUne bonne nouvelle et signé "Gaston Chaissac", une réflexion douce-amère sur la fin de la Seconde Guerre mondiale, célébrée par chaque être de la terre. Monsieur Trope qui s'était endormi dans son fauteuil après avoir fumé une cigarette, n'entendit pas sonner l'angélus et "continua son ronflement bruyant et agaçant pour les gens ne dormant point". Entra son ami Galucha, qui le réveilla pour lui apprendre la fin de la guerre, que Monsieur Trope accepta avec un enthousiasme quelque peu étouffé, certainement par la fatigue de cette guerre : "« La guerre est finie ? ca [sic] ne m'étonne pas depuis le temps qu'on s'y attendait, ça devrait arriver dit monsieur Trope » et il bourra sa pipe sans économiser, tout ce qui lui restait de tabac y passa". Cependant, même la nature ne put rester indifférente : "La feuille de vigne ayant entendu la conversation ayant eu lieu entre les deux amis apprit la grande nouvelle à un papillon qui se posa sur elle". Le manuscrit se clôt par deux poèmes signés
Michel Lévy frères | Paris 1868-1870 | 11 x 18 cm | 7 volumes reliés et une lettre montée sur onglet
Première édition collective en partie originale, «extrêmement importante» selon Clouzot: «De plus en plus recherchée, à juste raison, elle comporte en édition originale: une partie des Fleurs du Mal, les Petits Poèmes en prose, les Curiosités esthétiques (sauf les deux Salons), L'Art romantique (sauf Gautier et Wagner).» Les Fleurs du Mal est en troisième édition et dernière vouluepar l'auteur en partie originale, à la bonne date de 1868. Vingt-cinq poèmes des Fleurs du Mal paraissent ici pour la première fois, l'édition totalisant à présent 151 poèmes (contre 100 pour l'édition de 1857). Volume 1: Les Fleurs du Mal, volume 2: Curiosités esthétiques, volume 3: L'Art romantique, volume 4: Petits Poèmes en prose, volume 5: Histoires extraordinaires, volume 6: Nouvelles Histoires extraordinaires et volume 7: Aventures d'Arthur Gordon Pym - Eurêka. Reliures en demi chagrin bordeaux, dos à cinq nerfs ornés de fleurons dorés, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier caillouté, reliures de l'époque. Une très évocatrice lettre autographe de charles Baudelaire citant toutes ses uvres en courssignée «C. B.» et adressée à Auguste Poulet-Malassis a été montée sur onglet en tête des Fleurs du Mal. Quatre pages rédigées au crayon de papier sur un double feuillet en date du 13 juin 1859. Cette lettre a été publiée dans Les Lettres (Mercure de France, 1906). Baudelaire écrit de Honfleur à son éditeur, où il se trouve chez sa mère depuis avril 1859. Cette dernière a réservé à son fils deux pièces mansardées de sa maison et la proximité de la mer semble propice au travail: «Vous me direz ce que vous pensez de mon Salon. Et de mon Gautier? Dans peu de temps, je vais pouvoir vous livrer votre Opium et Haschisch, et peu de temps après, les Curiosités complètes, qui seront suivies des Nouvelles fleurs.» Le poète doit travailler sans relâche pour éponger ses dettes parisiennes et notamment celles contractées auprès du destinataire de cette lettre: "Puis-je aller à Paris, sans crainte? Sans inquiétude? "Je fais allusion au billet de 430 [], et à la promesse de renouvellement que vous m'avez faite à Paris. [] Vous vous brouilleriez avec De Broise, si vous aviez un protêt, et si j'en avais un ici, ma mère me flanquerait à la porte. Or, je veux utiliser jusqu'à la fin de l'année la bonne disposition du travail où je suis.» Rare et précieux ensemble en reliure uniforme de l'époque de la célèbre première édition des uvres complètes précédée de la longue et belle notice de Théophile Gautier rendant hommage à son disciple «impeccable», enrichi d'une belle lettre autographe dans laquelle l'Albatros évoque ses principales uvres. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
L'Arche. 1966-1976. In-12. Broché. Etat d'usage, Couv. légèrement passée, Dos plié, Intérieur acceptable. 198 pages + 237 pages + 231 pages + 221 pages +166 pages + 239 pages + 246 pages.. . . . Classification Dewey : 830-Littératures des langues germaniques
Tome 1 : Sermons domestiques - extraits d'un manuel pour habitants des villes, histoires de la révolution 1918-1929 - Tome 4 : Poèmes de Svendborg, poèmes chinois, études, poèmes extraits de l'achat du cuivre, recueil de Steffin 1934-1941 - Tome 5 : Poèmes ne figurant pas dans des recueils, chansons et poèmes extraits des pièces 1934-1941 - Tome 6 : Poèmes d'exil, poèmes ne firant pas dans des recueils, chansons et poèmes extraits des pièces 1941-1947 - Tome 7 : elégies de Buckow, poèmes ne figurant pas dans des recueils, chansons et poèmes extraits des pièces 1948-1956 - Tome 8 : Suppléments aux poèmes 1913-1956 - Tome 9 : Chansons et poèmes extraits des pièces et autres oeuvres, poèmes sur des pièces fragments 1913-1956. Classification Dewey : 830-Littératures des langues germaniques