Librairie des Bibliophiles 1878 in12. 1878. Relié. Il s'agit des Mémoires de Charles Perrault (auteur des Contes) publiés par la Librairie des Bibliophiles en 1878. L'édition est précédée d'une notice de Paul Lacroix (alias le Bibliophile Jacob) qui présente l'œuvre comme un récit familier et sincère offrant un témoignage unique sur le siècle de Louis XIV
Reference : 100146981
bon état couverture un peu défraîchie intérieur propre
Un Autre Monde
M. Emmanuel Arnaiz
07.69.73.87.31
Conformes aux usages de la librairie ancienne.
Fort intéressant mémoires, rares en élégante reliure ancienne. Avignon, 1759. 1 volume in-12 de (2) ff. et 204 pages. Plein veau marbré glacé, dos lisse orné, tranches jaunes. Reliure de la fin du XVIIIe siècle. 162 x 85 mm.
Edition originale recherchée des « Mémoires » de l’auteur des Contes ou Histoires du temps passé, fort rare en élégante reliure ancienne. Tchemerzine, V, 188. Cette originale a été réimprimée en septembre 2010 par « Kessinger publishing ». Les Mémoires s’arrêtent après la rupture avec Colbert et furent publiées par l’architecte Pierre Patte. « Destinés à ses enfants, écrits avec une certaine candeur, ils révèlent des particularités curieuses sur Bernini et Riquet. » D’origine tourangelle, mais établie à Paris, la famille Perrault appartient à une haute bourgeoisie de robe de sensibilité moderne et janséniste dont les fils sont avocat (Jean), receveur général des finances (Pierre), architecte et médecin (Claude) ou docteur en théologie (Nicolas). Quant à Charles, s’il paraît suivre un banal cursus de futur robin (brillantes études littéraires au collège de Beauvais à Paris, licences en droit, et inscription au barreau en 1651), il rompt en réalité avec l’institution scolaire. Puis, on le voit s’essayer à célébrer les grands événements du royaume : odes sur la paix à l’occasion du traité des Pyrénées (1659), sur le mariage de Louis XIV et de Marie-Thérèse (1660), sur la naissance du Dauphin (1661), avec un talent littéraire discuté (par Racine) mais un succès politique croissant, au point d’apparaître bientôt au jeune roi et à ses administrateurs comme une recrue de choix pour mener à bien le projet culturel de remise en ordre de la France ; en même temps qu’il est commis à la surintendance des bâtiments royaux, Perrault qui vient encore de prouver sa science encomiastique (Discours sur l’acquisition de Dunkerque par le roi… 1663), est nommé, sur recommandation de Chapelain, secrétaire de la Petite Académie (future Académie des inscriptions été belles-lettres). Il est élu à l’Académie française (1671) dont il devient chancelier à la mort de Séguier (1672) et redéfinit les règles de fonctionnement. Son efficacité s’avère une nouvelle fois telle que, la même année, Colbert lui confectionne un office sur mesure (le contrôle général des bâtiments). A la mort de Colbert (1683), il est congédié de sa charge de contrôleur général et exclu de la Petite Académie par Louvois ; seulement resté directeur de l’Académie, il est de facto mis d’office, à cinquante-cinq ans, dans une retraite presque totale. Charles Perrault se consacre alors à l’éducation de ses enfants (il est veuf depuis 1678), mais surtout reprend et approfondit une réflexion religieuse (Épître chrétienne sur la pénitence, louange de Louis XIV protecteur de la religion catholique, 1683, ode Aux nouveaux convertis, 1685, etc.), qui s’avérera constituer le soubassement éthique de la querelle prochaine des Anciens et des Modernes. En témoigne sa consultation de deux religieux, anciens modérés, Bossuet et Huet, à propos de son Saint Paulin évêque de Nole (1686), épopée en six chants qui paraît suivie d’une épître à Fontenelle, Le Génie. Le 27 janvier 1687, la lecture publique du Siècle de Louis XIV de Charles Perrault, à la gloire des Modernes, fait éclater une querelle entre Anciens et Modernes, dont les enjeux dépassent les polémiques de leurs chefs de file respectifs, Boileau et lui-même. Elle se soldera d’ailleurs par la réconciliation (1694) de ceux qui n’étaient vraisemblablement que « différemment du même avis » (Boileau). Au fil de la querelle paraissent les quatre volumes des Parallèles des Anciens et des Modernes (1688 à 1697), où Perrault livre la somme théorique de ses positions en même temps qu’il propose une double parabole de sa réflexion sur l’ordre du monde : d’une part, sous forme théologique, La Création du monde (1691), devenu Adam ou la Création de l’homme, sa chute et sa réparation… (1697), et de l’autre sous la forme, apparemment naïve, de Contes en vers ou de Contes ou Histoires du temps passé (1691 à 1697). Fort intéressant Mémoires, rares en élégante reliure ancienne.
Paris, Librairie des Bibliophiles, Paris, Librairie des Bibliophiles1878 ; in-12, demi-veau prune, fil. dor. aux bords, dos à nerfs orné de caissons, guirl. et fleurons dorés, tête rouge, non rogné. (Reliure de l’époque) 2 ff., XXXII pp. (notice P. Lacroix), 132 pp., 1 f.Belle édition typographique tirée à petit nombre sur papier de Hollande. Collection Les Petits Chefs-d’Œuvre de Jouaust. - Vicaire II, 331. “... En écrivant ces petits mémoires, qu’il avait destinés exclusivement à ses enfants, Perrault ne songeait pas à faire figurer dans une sorte de galerie pittoresque, les portraits de tous les personnages illustres qu’il avait rencontrés et connus dans le temps de sa faveur auprès de Colbert ; il a voulu seulement retracer, sous une forme simple et précise, les principales circonstances de sa longue et laborieuse carrière de littérateur, d’académicien, d’ami des arts et de contrôleur général des bâtiments du roi. Ces petits Mémoires sont les seuls de cette espèce que le siècle de Louis XIV nous ait laissés, et tels qu’ils sont, malgré leur concision, et leur peu d’étendue, ils n’en ont pas moins d’importance historique, ils n’en offrent pas moins d’intérêt littéraire...” P. Lacroix. Ces Mémoires avaient été publiés pour la première fois par l’architecte Pierre Patte à Avignon en 1759 d’après le manuscrit original appartenant à l’abbé Fleury, chanoine de Notre Dame de Paris. Cette édition, donnée par Paul Lacroix, est la quatrième. Bel exemplaire
Avignon, , 1759. In-12 de de (4)-204 pp., basane marbrée, dos orné à nerfs, pièce de titre en maroquin fauve, tranches rouges (reliure de l'époque).
Édition originale posthume publiée par l'architecte Pierre Patte. Mémoires d'une grande importance qui concernent principalement la collaboration de Perrault avec Colbert en tant que commis des bâtiments, entre 1662 et 1683. « Intermédiaire diligent et avisé entre ce ministre parfois peu encourageant et les artistes, Perrault a été au courant de toutes les entreprises d'art. Sur les bâtiments du Louvre et les plans du cavalier Bernin, sur la construction de l'Observatoire, ses renseignements sont de tout premier ordre: il apparaît comme ayant une grande indépendance d'esprit, le goût des nouveautés, le mépris de la routine. Perrault montre les mêmes qualités lorsqu'il est amené à parler du mouvement littéraire » (Bourgeois et André). Bel exemplaire du prince Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord (1754- 1838) avec son ex-libris armorié portant la devise Re que Diou. Pâles rousseurs, petit manque marginal de papier et restauration ancienne sans atteinte au texte (ff. A6 et A7). .Bourgeois et André, Sources, n° 849 ; Tchemerzine V, p. 186 ; Rochebilière, 540.
Librairie des bibliophiles. 1878. In-12. Broché. Etat d'usage, Couv. défraîchie, Dos fané, Papier jauni. 132 pages. Nombreuses pages non coupées. Bandeaux et lettrines en noir et blanc. Dos partiellement arraché. 2ème plat désolidarisé.. . . . Classification Dewey : 848-Ecrits divers, citations, journaux intimes, souvenirs, mémoires
"Collection ""Les petits chefs-d'oeuvre"". Classification Dewey : 848-Ecrits divers, citations, journaux intimes, souvenirs, mémoires"
Librairie des Bibliophiles. 1878. In-12. Broché. Etat d'usage, Couv. légèrement passée, Dos plié, Intérieur acceptable. 132 pages. Bandeaux, lettrines, culs-de-lampe.. . . . Classification Dewey : 848-Ecrits divers, citations, journaux intimes, souvenirs, mémoires
Classification Dewey : 848-Ecrits divers, citations, journaux intimes, souvenirs, mémoires