Arthème fayard 1945 in12. 1945. Relié.
Reference : 100142832
Bon état
Un Autre Monde
M. Emmanuel Arnaiz
07.69.73.87.31
Conformes aux usages de la librairie ancienne.
[Charles X] Mea culpa de Charles X ex roi de France, et de ses Ministres - Les adieux de Charles aux Français. - Son départ pour se rendre en Saxe passant par Hambourg accompagné seulement de cent personnes. Paris 14 août 1830.
Reference : 013495
[Charles X] Mea culpa de Charles X ex roi de France, et de ses Ministres - Les adieux de Charles aux Français. - Son départ pour se rendre en Saxe passant par Hambourg accompagné seulement de cent personnes. Paris 14 août 1830. [Paris], imprimerie de Demonville, rue Christine n°2. 2p in-4. Rare document contre le roi déchu et ses ministres, à peine répertorié, qui existe dans deux versions : la nôtre et une imprimée à Nancy chez Richard-Durupt. Le WorldCat ne donne qu'un seul exemplaire de chaque tirage : Leyde pour notre tirage, BnF pour celui de Nancy. Ce document se présente comme une lettre de Charles X, commençant et finissant par la formule « Mea culpa, mea culpa, mea maxima culpa », dans laquelle on voit un roi faible, naïf, manipulé par ses ministres dont certains, pourtant catholiques, ne sont que des « loups ravissants ». A la fin de la lettre, trois petits paragraphes montrent que le document date d'août 1830. En effet, il est dit que Charles X part en Saxe via Hambourg, ne pouvant se rendre en Angleterre, alors qu'il embarque le 16 août pour l'Angleterre. Très rare document. [304-2]
Paris, Charles Estienne, 1552-1553. [DANÈS (Pierre)]. Apologie faicte par un serviteur du Roy, contre les calomnies des Impériaulx sur la descente du Turc. Paris, Charles Estienne, 1552. In-4 de (15) ff. et 1 feuillet blanc. page de titre tachée. [DANÈS (Pierre)]. Seconde Apologie, contre les calomnies des Impériaulx : sur les causes, & ouverture de la guerre. A Paris, Chez Charles Estienne, 1552. In-4 de (32) ff. TOLOMEI (Claudio]. L'Oraison du Seigneur Claude Tolomei Ambassadeur de Siene : prononcee devant le Roy, Traduitte d'Italien en langue Françoyse. A Paris, Chez Charles Estienne, 1552. In-4 de (7) ff. et 1 feuillet blanc. [HENRI II, roi de France]. Lettres du Roy escrites aux Princes & Estats du Sainct-Empire. Traduittes de Latin en Françoys. A Paris, Chez Charles Estienne, 1553. In-4 de (8) ff. VILLEGAIGNON (Nicolas Durand de). Traicté de la Guerre de Malte et de l'issue d'icelle faulsemèt imputée aux François. A Paris, Chez Charles Estienne, 1553. In-4 de (32) ff. [GIOVO (Paolo)]. Abbrégé de l'histoire des vicontes et ducs de Milan, le droict desquels appartient a la couronne de France : Extraict en partie, du livre de Paulus Jouius. Avec les pourtraicts d’aucuns desdicts vicontes & ducz, representez apres le naturel. A Monseigneur Anne, duc de Montmorency, pair, Grand Maistre, & Connestable de France. A Paris, Chez Charles Estienne, 1552. In-4 de (46) ff. 10 portraits gravés.[ESTIENNE (Charles)]. Discours des Histoires de Lorraine et de Flandres. Au Roy treschrestien Henry II. A Paris, Chez Charles Estienne, 1553. In-4 de (56) ff. SALIGNAC (Bertrand de). Le Siège de Mets, en l'an 1552. A Paris, Chez Charles Estienne, 1553. In-4 de (88) ff. Manque le plan de Metz. Ensemble 8 pièces en 1 vol. in-4, vélin souple de l'époque.
Charles Estienne (1504?-1564), imprimeur du Roi en 1551, est le troisième fils de l'imprimeur-libraire Henri I Estienne et frère de François I et Robert I Estienne. Après avoir étudié en Italie, il devient docteur en médecine, docteur régent de la faculté de Paris. Épouse Geneviève de Verly, petite-fille du libraire Simon Vostre. Précepteur du fils de Lazare de Baïf, Antoine, le futur poète. Au départ de Robert pour Genève, Charles, demeuré catholique, assure la tutelle des enfants de son frère, restés à Paris, et lui succède en qualité d'imprimeur du Roi (sauf pour le grec, charge attribuée à Adrien Turnèbe) puis obtient mainlevée du séquestre mis sur les biens de Robert (août 1552). Auteur de traités de médecine, d'un ouvrage d'anatomie illustré, le De dissectione partium corporis (1545), d'une traduction de comédie italienne, de plusieurs ouvrages sur la botanique et le jardinage dont le Praedium rusticum (1554 et nombreuses réédition en français sous le titre L'Agriculture et maison rustique), d'opuscules pédagogiques écrits à l'intention de ses neveux, et d'un guide de voyage à succès, La Guide des chemins de France (1552). À la suite de mauvaises affaires, il en vient à dilapider les biens de ses pupilles (1556-1557), de concert avec leur autre tuteur, l'imprimeur Michel de Vascosan, mais ses biens sont saisis en juillet 1557 puis vendus en 1561-1563. Emprisonné pour dettes, il serait décédé dans les prisons du Châtelet, peu avant le 14 janvier 1564.Bel exemplaire en vélin souple. Quelques annotations marginales du temps.Renouard, Annales de l'imprimerie des Estienne, 102.6 ; 104.10 ; 104.11 ; 104.12 ; 104.13 ; 105.12 ; 105.15 ; 106.17.
LUCAS (Charles) - Recueil provenant de la bibliothèque personnelle de Charles Lucas
Reference : 37107
Ensemble de 62 pièces reliées en 4 volumes in-8°, 3 de demi-chagrin vert, dos à nerfs et un de demi-maroquin vert, dos lisse orné d'un décor romantique doré (reliures de lépoque).
Précieux recueil de 62 pièces (dont 15 en double), composé en partie de ses propres uvres, constitué par Charles Lucas pour sa bibliothèque personnelle. Chaque volume est précédé d'un index de sa main.Charles Lucas (1803-1899) est l'homme "qui, sans conteste, pendant le XIXe siècle, a le mieux incarné les ambitions et les ambiguïtés de la réforme pénitentiaire (...) et a fondé la Science des prisons" (J.G. Petit).Il personnifia le libéralisme pénal de la Restauration, jetant les bases d'un système pénitentiaire qui récusait l'emprisonnement perpétuel. Guizot le nomma inspecteur des prisons dès le changement de régime, en 1830. Il demeura trente-cinq ans à ce poste.À partir de 1830, l'engouement pour l'amélioration du système pénitentiaire suscita des centaines d'ouvrages. Charles Lucas se constitua une très riche bibliothèque spécialisée, augmentée des nombreuses brochures que l'inspecteur général des prisons recevait. On trouve ici une importante réunion de 21 plaquettes traitant de la colonie agricole du Val d'Yèvre qu'il avait fondée, en 1841, pour recevoir des jeunes délinquants. Après avoir acheté 140 ha de marais au Val dYèvre près de Bourges, Charles Lucas soumit son projet au ministère de lIntérieur qui ne le retint pas. En 1846, il décida de se lancer personnellement dans "laventure". La construction coûta 450.000 francs et lEtat alloua 80 centimes par jour et par colon qui furent transférés de la prison de Fontevraud dès 1847 : 100 en 1850 puis 400 en 1860. En 1865, Charles Lucas devenu aveugle fut remplacé par son fils docteur en droit. En 1872, la colonie fut louée, puis acquise par lEtat et "nationalisée". La loi de 1912 sur les tribunaux pour enfants entraîna une réduction progressive des effectifs jusquen 1924 pour le Val dYèvre ferma définitivement.
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Superbe exemplaire à marges immenses. Paris, François Regnault, 1528. Petit in-folio gothique de LXXX feuillets à longues lignes, titre compris en rouge et noir. Plein maroquin rouge janséniste, dos à nerfs, double filet or sur les coupes, roulette intérieure dorée, tranches dorées sur marbrures. Reliure signée de Trautz-Bauzonnet. 256 x 188 mm.
Édition originale littéraire et historique fort rare relatant avec brio l’épopée de Jeanne d’Arc, le règne du roi Charles VII (1403-1461), les troubles occasionnés par la guerre de cent ans et la victoire finale. «Le volume que nous venons de décrire est l’édition originale de la Chronique de Charles VII. Cet ouvrage qui, dans la plupart des manuscrits, ne porte aucun nom d’auteur, était alors, on ne sait trop pourquoi, attribué à Alain Chartier. Le nom du poète figure de nouveau sur la réimpression de Nevers, Pierre Roussin, 1594, in-4; enfin André Du Chesne ne manqua pas d’insérer la chronique dans son édition des Œuvres de maistre Alain Chartier, 1617. Plus tard, le manuscrit de Bigot, aujourd’hui conservé à la Bibliothèque nationale (fr. 2860), permit à Du Chesne de corriger son erreur et lui révéla le nom de l’auteur, Gilles Le Bouvier, dit Berry, roi d’armes de France. Voy. l’excellent article publié par M. Vallet de Viriville dans la Nouvelle Biographie générale, XXX, 113-118» (Catalogue James de Rotschild, II, 2099). L’auteur commence sa chronique en l’an 1402, année où naquit Charles VII. Ce prince devient à partir de 1417 le point central du récit. Le chroniqueur nous brosse un tableau minutieux et vivant du règne et termine son récit à la mort du Roi le 22 juillet 1461. «Lors de la tragédie du pont de Montereau (1419), Charles VII publia des manifestes pour se disculper du meurtre de Jean sans Peur, accompli en sa présence; mais il n’en demeura pas moins chargé de la solidarité de cette sanglante représaille. Sa mère, l’indigne Isabeau de Bavière, le poursuivit de sa haine et contribua à la conclusion du traité de Troyes, par lequel il était exclu du trône au profit du roi d’Angleterre. A la mort de son père, il se fit couronner à Poitiers, pendant que le duc de Bedford, maître de Paris et d’une partie du royaume, prenait les rênes du gouvernement au nom de son neveu Henri IV, encore en bas âge. Les Anglais poursuivirent le cours de leurs succès, et les troupes de Charles VII perdirent successivement les batailles de Crevant (1423) et de Verneuil (1424). Déjà maîtres des trois quarts du royaume, les Anglais vinrent mettre le siège devant Orléans, et bientôt la funeste journée des Harengs (1429) vint porter le découragement parmi les derniers champions de l’indépendance nationale. C’est à ce moment qu’une jeune paysanne, exaltée par les misères et les douleurs de la patrie se présenta au roi en affirmant qu’elle avait reçu du ciel la mission de sauver la France, enflamma la nation et l’armée de l’enthousiasme patriotique et religieux dont elle était dévorée, et après une suite de succès extraordinaires, fit lever le siège d’Orléans et conduisit le roi à Reims, où l’onction sacrée lui donna aux yeux des peuples le prestige de la légitimité (1430). Quelques seigneurs puissants se rallièrent à Charles, et le duc de Bourgogne lui-même, brouillé avec les Anglais, se réconcilia solennellement avec lui par le traité d’Arras (1435). L’année suivante, Paris affranchi rouvrait ses portes au roi de France. Ce prince indolent et efféminé saisit d’une main ferme les rênes du gouvernement, s’occupa avec activité et persévérance à réparer les maux du pays, réforma son armée, dont les brigandages désolaient ses provinces, réorganisa les finances délabrées, montra le plus grand courage aux sièges de Montereau (1437) et de Pontoise (1442), et obtint enfin une trêve honorable (1444), qu’il sut employer à relever la France épuisée. Pendant cette période réparatrice, les cités sortirent de leurs décombres, les campagnes furent rendues à l’agriculture, les villes au commerce et à l’industrie, l’armée devint permanente et fut l’égide du pays au lieu d’être l’effroi des populations, les finances prospérèrent, et, sous l’influence de Jacques Cœur, le Colbert du XVe siècle, le commerce maritime fut créé et la prospérité publique se développa avec cette énergie créatrice qui suit les grandes calamités. Lorsque les Anglais, par une inspiration malheureuse, rompirent la trêve en 1448, ils trouvèrent une nation forte, unie et compacte, et n’essuyèrent plus que des revers. En moins d’un an, la Normandie était entièrement reconquise: en 1453, la Guyenne redevint définitivement française.» L’édition comporte un titre en rouge et noir avec belle initiale historiée sous laquelle figure la marque «à l’éléphant» de François Regnault. Sur le second feuillet un bois, représentant un docteur enseignant à ses disciples, précède le prologue. Le verso de ce même feuillet contient le portrait gravé sur bois du roi, surmonté de la devise «Espoir en dieu», et le commencement de la chronique. Le texte orné de nombreuses initiales décorées est accompagné de sommaires imprimés en manchettes. Né à Bourges en 1386, l’auteur, Gilles le Bouvier fut introduit à la cour à l’âge de 16 ans sous le patronage de Jean, duc de Berry; il obtint de Charles vii, alors régent, l’office de héraut d’armes en 1420; il fut créé roi d’armes du pays et Marche de Berry le 25 décembre 1420. A plusieurs reprises dans l’histoire du règne de Charles vii, G. le Bouvier prend part aux opérations importantes, tant sur le plan diplomatique que militaire. C’est ainsi qu’il pénètre à la tête de la Maison du Roi lors de l’entrée solennelle de Charlesvii à Paris le 8 novembre 1437. Les beaux exemplaires de cette édition originale littéraire et historique ont de tout temps suscite de fortes enchères. Le supplément de Brunet cite ainsi, dans les années 1870, les 920 F or atteints par l’exemplaire Potier (apparemment le présent exemplaire) relié en maroquin de Trautz; à titre comparatif aux mêmes ventes Potier et Benzon, l’édition originale des Essais de Montaigne imprimée à «Bourdeaux en 1580» atteignait 1420 F or en veau ancien. Superbe exemplaire à marges immenses (hauteur 256 mm, contre 239 mm pour l’exemplaire du marquis de Serrant relié en veau du XVIIe siècle). Références: Tchemerzine ii, 335; Brunet I, 1816; Cat. James de Rothschild, II, 2099; Institut de France, manuscrit Godefroy 242.
Imprimé à Paris, par la veufve feu Jehan Trepperel et Jehan Jehannot, [1515 ca]. In-4 gothique à deux colonnes (180 x 120 mm) de 101 ff. mal chiffrés CVII et (1) f. de table (sign. A8 B4 C8 D4 E4 F8 G4 H8 I4 K4 L8 M4 N8 O4 P8 Q4 R4 S6), maroquin janséniste olive, dos à nerfs orné à froid, coupes filetées, frise intérieure, tranches dorées sur marbrure (reliure du XIXe siècle).
Édition en lettres gothiques batardes de la Veuve Trepperel partagée avec Jehannot, en second tirage distinct du premier tirage par son titre (Les Vigilles du Roy Charles contre S'ensuyt les Vigilles du Roy Charles) et par l'explicit où le nom de Jehannot est mentionné.Précieux exemplaire comportant une lettre autographe en anglais signée du grand poète et dramaturge anglais Robert Browning (1812-1899), datée du 16 décembre 1887 et adressée à Madame Elton pour remercier Monsieur Elton son mari (dont l'ex-libris est collé sur le premier contreplat) de lui avoir confié cet ouvrage dont la lecture lui fut néanmoins difficile. Titre en rouge et noir illustré d'un bois gravé sous-titré Le lis de justice suivi au verso du titre d'un grand bois gravé pleine page représentant Charles VII gisant, ce dernier répété au verso du dernier feuillet.Les Vigiles de Charles VII, long poème composé entre 1477 et 1483 à la louange du feu roi Charles VII comprend neuf psaumes et neuf leçons alternant par groupes de trois. Les psaumes en quatrains d'octosyllabes forment une chronique de la vie de Charles VII (1402-1461), versifiée sur les données des chroniques du héraut Berry et de Jean Chartier, truffée d'exempla empruntés au Livre de bonnes meurs de Jacques Legrand et au Jeu des échecs moralisés de Jacques de Cessoles, traduction de Jean Ferron. Les leçons sorte d'intermèdes lyriques à la chronique, mettent dans la bouche de France, Noblesse, Labour ou Marchandise, les regrets du bon vieux temps ; écrites dans des mètres variés, elles ne manquent pas d'agrément. Le règne de Charles VII qui endura la Guerre de Cent ans, accompagna Jeanne d'Arc, évoquée en ses vers par le chroniqueur Martial d'Auvergne.« La Veuve Trepperel fut associée à son gendre Jean Janot (ou Jehannot) jusqu'en 1517 ; elle aurait publié, seule ou avec son fils, plus de 120 ouvrages » (R. Arbour, Dictionnaire des femmes libraires en France, p. 504).Provenance : Charles Isaac and Mary Augusta Elton ; Charles Isaac (1839-1900), célèbre avocat anglais, antiquaire et politicien, et Mary Elton, sont les auteurs du livre à succès The Great Book-collectors.Maurice Desgeorge (ex-libris), bibliophile lyonnais du début du XXe siècle.Brunet, III, 1483 ; Bechtel, M-166 ; Tchemerzine-Scheler, IV, 582 : «Cette édition (vers 1515) n'est qu'une variante de la précédente (vers 1512). En réalité, les différences au titre et à l'explicit ne justifient aucunement le classement en deux tirages d'une seule et même édition » ; A catalogue of a portion of the library of Charles Isaac Elton and Mary Augusta Elton (Londres, Quaritch, 1891), p. 123.