(IKOR Roger) Je porte plainte. Manuscrit écrit le 26 mai 1981, de ce texte écrit contre Roger Ikor et les idées développées dans son dernier livre, Je porte plainte. 5 pages in-8 signées
Reference : 10836
Librairie Eric Fosse
M. Eric Fosse
01 40 54 79 75
Le journal manuscrit des évènements politiques et militaires, de l’année 1688. S. l. n. d. [Paris, vers 1715]. In-folio de (46) ff., 9 double-page aquarellées. Plein maroquin rouge, dentelle du Louvre encadrant les plats, armes royales frappées or au centre, dos à nerfs richement orné de fleurs-de-lys et étoiles dorées, roulette dorée sur les coupes, roulettes intérieure dorée, tranches dorées. Epidermures. Reliure de l’époque. 445 x 307 mm.
Le journal manuscrit des évènements politiques et militaires, de l’année 1688. Calligraphié avec soin à l’encre noire il retrace avec maints détails très précis les évènements troublés de cette période du règne de Louis XIV durant laquelle la France se trouve en guerre avec la plupart des États voisins. « La révocation de l’édit de Nantes le 18 octobre 1685 venait de soulever la conscience protestante… Le 9 juillet 1686, l’Empereur, l’Espagne, la Suède, la Bavière et les princes du cercle de Franconie forment contre lui la ligue dite d’Augsbourg. Lorsqu’un nouveau conflit l’oppose au pape à propos des “franchises” dont jouissait à Rome, le quartier de l’ambassade de France, il saisit Avignon et le Comtat Venaissin. Il fait occuper Cologne et le Palatinat. C’est dans une atmosphère de véritable haine anti-française que l’on apprend, en Europe, le coup de théâtre qui y modifie profondément les rapports de forces : la révolution anglaise de 1688 qui détrône le Stuart francophile et catholique Jacques II pour le pire ennemi de Louis XIV, Guillaume d’Orange. Les hostilités débutent en septembre 1688 et sont aussitôt marquées par son acte atroce : la dévastation systématique du Palatinat décidée par le roi, à l’instigation de Louvois. » G. Duby, L’âge classique, p. 299. Le traité s’inscrit dans ce contexte et relate les principaux évènements. Le manuscrit est illustré de 9 grands plans et vues sur double-page (570 x 440 mm), finement aquarellés à l’époque, en coloris très frais : Vue et plan de la forteresse de Mongast en Hongrie. – Nouvelles fortifications de la forteresse de Mongast. – L’armée impériale devant Belgrade. – Plan détaillé de la ville, du château et des faubourgs de Belgrade. – Plan de Philisbourg, la ville, l’ouvrage couronné, l’ouvrage à corne. – Situation de la ville et du Château de Manheim. – Plan de Manheim et de ses nouvelles fortifications. – Plan de Frankedal. Y figure aussi en bonne place le plan de la place forte de Ath, édifiée par le maréchal de Vauban et « dont la fortification peut servir de modèle parfait de cet art. » Précieux manuscrit de présent destiné à la maison royale revêtu d’une reliure en maroquin rouge de l’époque, ornée de la dentelle du Louvre et des armes du roi Louis XIV.
Album manuscrit illustrant la plupart des grandes offensives européennes du XVIIe et du début du XVIIIe siècle. Dresde, 1716. In-folio oblong. Manuscrit à l’encre et à l’aquarelle comportant un titre calligraphié, un index de 8 pages et 140 plans de batailles et plans des camps des armées (sur 153) illustrant les plus importantes batailles européennes livrées sur une période de presque un siècle. Chaque plan est inséré dans un liseré à l’encre noire. Marge inf. du titre restaurée, qq. taches. Demi-maroquin rouge moderne non rogné. 299 x 570 mm.
Précieux album manuscrit entièrement aquarellé à la main à l’époque de plans de batailles et de plans des camps des armées, illustrant la plupart des grandes batailles européennes du XVIIe et du début du XVIIIe siècle. Ces batailles impliquent des armées dirigées par le roi Gustave II Adolphe de Suède, le roi William III d’Angleterre, le Prince Eugène de Savoie, le Duc de Marlborough et de nombreux autres, y compris la tsarine Catherine Ière de Russie. L’album traite ainsi de la Guerre de Trente ans, des guerres Anglo-néerlandaises, des guerres du Saint Empire Romain et de Venise contre les Turcs Ottomans, de la guerre de succession d’Espagne, etc. Pour chaque plan, le titre donne le lieu et la date de la bataille ou du camp avec les principaux protagonistes. Vient ensuite le nom des commandants, et en général ses principaux officiers. Les positions des troupes sont indiquées de manière graphique, avec des rectangles et des drapeaux de couleur montrant leur allégeance, leur nationalité ou le type de troupe. Les noms des commandants et la nationalité des troupes sont écrits sous leur symbole. L’armée turque, victorieuse à la Bataille de Saint-Gothard Abbey en Hongrie en 1664, comportait ainsi 136 000 hommes en 32 divisions, chacune classée avec son groupe ethnique et le nombre d’hommes. Certains plans montrent aussi des fortifications et la topographie des terres environnantes, avec les rivières, les collines, les arbres… Le compilateur « F.M.P. » est décrit comme étant lieutenant à Dresde. La réalisation de ces plans a dû l’occuper pendant des années et le feuillet de titre est daté de 1716. Un précieux recueil manuscrit d’une grande rareté et d’un intérêt historique majeur, entièrement aquarellé à l’époque, montrant le déroulement des batailles majeures ayant eu lieu en Europe aux XVIIe et XVIIIe siècles.
Un chef-d’œuvre de l’enluminure capétienne orné de 78 miniatures d’une finesse exquise réalisé sous le règne de Saint Louis. Bible en latin, avec le Prologue attribué à St Jérôme et l’interprétation des noms hébreux. Nord de la France, probablement Paris, 1230-1250. In-12 de 1 + 658 ff.: 1-1524, 1620, 17-2224, 2310, 24-2524, 2617 (sans le f. blanc xviii), 2726, 2828, 295 (sans le f. blanc vi). Ainsi complet. Double colonne de 47 lignes écrites à l’encre brune dans une très fine écriture gothique. Justification: 92 x 60 mm. 78 initiales historiées. Cahiers numérotés en chiffres romains au pied des versos des derniers ff. et signatures au pied du coin inférieur du texte sur chaque recto de la première moitié d’un cahier, rubriques en rouge, initiales en rouge, lettres des titres courants et numéros des chapitres alternativement en rouge ou bleu, initiales des chapitres sur 2 lignes alternativement en rouge ou bleu avec un décor de la couleur opposée, initiales de 5 à 7 lignes au début des prologues du même type mais avec des décors des deux couleurs ouvrant les prologues, 78 initiales historiées, la plupart ornées de feuillage et de dragons, le prolongement de 29 d’entre elles formant des bordures décorant la marge, peintes en bleu, rose, orange-rouge et jaune (qq. trous de vers ds. le premier f., atteinte à qq. titres courants, dernier f. restauré ds. la marge extérieure). Vélin rigide du XIXe siècle, encadrement d’une roulette grecque dorée autour des plats, dos lisse orné, pièce de titre de maroquin vert, tranches dorées. 140 x 93 mm.
Superbe manuscrit capétien de l’école de Paris, complet et de parfaite fraicheur calligraphié sur peau de vélin et enluminé avec une exquise finesse entre 1230 et 1250. Texte: Liste des Livres de la Bible: recto et verso de la première garde; la Vulgate avec le préambule: ff. 1-599v; Interprétation des noms hébreux: ff. 600-658. Superbe exemple des petites bibles vulgates produites à Paris au XIIIe siècle. [video width="1258" height="720" mp4="https://www.camillesourget.com/wp-content/uploads/2023/05/FullSizeRender.mp4"][/video] C’est au XIIIe siècle à Paris que les maîtres de théologie de l’Université établirent ce qui devait devenir la forme standard de la Bible latine: la sélection des livres et de l’ordre de ceux-ci et leur division en chapitres établies par Stéphane Laugton et encore universellement employée, l’insertion des prologues de St Jérôme et l’interprétation des noms hébreux. Toutes ces caractéristiques sont bien présentes dans cette très élégante Bible, sur peau de vélin très fine. Enluminures: Chef-d’œuvre de l’atelier de Pierre de Bar, actif à Paris entre 1230 et 1250, il se distingue par les teintes de ses enluminures particulièrement colorées et vives; les habituels blancs, roses et bleus sont enrichis de rouge, orange et de manière plus surprenante encore par de larges zones de jaune. Cette Bible possède 78 enluminures d’une grande beauté et d’une étonnante fraicheur. Le répertoire de détails décoratifs est particulier en comparaison des autres enluminures françaises de cette époque, et le feuillage comporte des petites feuilles de trèfle. Branner a attribué l’illustration du manuscrit à l’atelier parisien qui a illustré les plus remarquables manuscrits enluminés de la première moitié du XIIIe siècle, l’atelier de Bar, par référence au cardinal Pierre de Bar (+ 1252), qui donna à l’abbaye de Clairvaux, une Bible en quatre volumes, provenant de cet atelier, et conservés aujourd’hui sous les cotes Troyes, Bibliothèque municipale ms. 106, 108, 110 et 111. On peut dater le présent manuscrit de 1230-1250. Remarquable par ses têtes larges et bien formées ; les corps sont robustes et recouverts de draperies aux plis profonds et sombres. (R. Branner, Manuscript Painting in Paris during the Reign of Saint Louis, 1977, pp. 70-71). Il date l’activité de l’atelier de Pierre de Bar entre 1230-1250 et explique ses spécificités en suggérant la formation se son style en dehors de Paris. La décoration du manuscrit comprend78 initiales historiées enluminées et d’innombrables capitales rubriquées en rouge ou bleu. Cette bible très séduisante semble avoir été réalisée à Paris; elle représente un ajout intéressant à la production d’un atelier considéré par Branner comme produisant certaines des enluminures parisiennes les plus belles et les plus raffinées de la première moitié du XIIIe siècle. On assiste à partir des années 1220-1230, sous le règne de la reine Blanche de Castille, à une concentration des artistes enlumineurs à Paris au détriment des abbayes et des écoles capitulaires de province. On peut en effet imputer plusieurs manuscrits à Blanche de Castille qui inaugura la tradition du mécénat féminin dans la famille royale. Mais l’apogée de ces célèbres petites bibles capétiennes se situe sous le règne de Saint Louis. Les sujets des initiales historiées sont les suivants: f. 1 St Jerome (Prologue) ; f. 4 Les 7 jours de la Création (Genèse) ; f. 27 Moïse conduit son peuple à travers la Mer Rouge (Exode) ; f. 43 les Juifs offrent un sacrifice ; f. 54 Moïse preche ; f. 72 Moise reçoit les tables de la Loi ; f. 89 Dieu s’adresse à Joshua ; f. 99 Gédéon tient son épée ; f. 110 Elimelech et Naomi migrent à Moab (Ruth) ; f. 112v Décapitation d’Eli ; f. 128 Décapitation d’Amalekite, devant David ; f. 141 le serviteur de David lui amène Abishag ; f. 155v Ahaziah tombe d’une tour ; f. 170v Les trois juifs patriarches ; f. 185 Salomon intronisé ; f. 202 La Construction du Temple ; f. 207 Néhémie présentant la coupe d’or à Artaxerxès ; f. 213v Aspersion du Temple ; f. 220v Tobias ; f. 225v Judith décapitant Holopherne ; f. 232 Assuérus se montre clément envers Esther ; f. 238v Job sur le tas de fumier ; f. f. 251 David joue de la harpe ; f. 256 onction de David par Samuel ; f. 258v David montre sa bouche ; f. f. 261 fou tenant le bâton et le pain (psaume 52) ; f. 264 Dieu au-dessus, David dans l’eau dessous (Psaume 68) ; f. 268 David sonnant les cloches (Psaume 80) ; f. 271v Deux chanteurs (Psaume 97) ; f. 275 La Trinité (Psaume 109) ; f. 283v Salomon fouette un jeune ; f. 294v Salomon enseigne à un jeune ; f. 298 La Vierge et l’Enfant intronisé ; f. 299v Salomon et un jeune portant une épée ; f. 307v Ecclésia ; f. 328 Isaïe est scié en deux ; f. 353 Lapidation ; f. 381 Baruch écrivant ; f. 384v Ezéchiel au lit, avec le Tétramorphe ; f. 412 Daniel dans la fosse aux lions ; f. 423v Osée et Gomer ; f. 427v Joel prechant à un groupe de juifs ; f. 429v Amos offre le mouton ; f. 432v Dieu apparait à Obadiah ; f. 433v Jonas dans la bouche de la baleine ; f. 434v le Prophète enseignant ; f. 437 Nahum se lamente sur la chute de Nineveh ; f. 438v Habakuk et les pierres ; f. 440 le Prophète avec son rouleau ; f. 441v Deux Prophètes ; f. 442v Prophète ; f. 447 Deux hommes en discussion ; f. 449 Décapitation du juif idolâtre ; f. 466 le Messager livre la lettre ; f. 478v l’Arbre de Jessé ; f. 494v Saint Marc avec le lion ; f. 505 Saint Luc avec l’ange ; f. 521v Saint Jean ; f. 535 Saint Paul portant la croix ; f. 541 Saint Paul portant une épée ; f. 546v Saint Paul portant une épée et un rouleau ; f. 551 Saint Paul portant une épée et un livre ; f. 555 Saint Paul portant une épée ; f. 556v Saint Paul portant une épée et un livre ; f. 555 Saint Paul portant une épée ; f. 556v Saint Paul portant une apée et un livre ; f. 558 Saint Paul portant une épée ; f. 559 Saint Paul portant une épée ; f. 560 Saint Paul, portant une épée ; f. 561v Saint Paul, portant une épée ; f. f. 562v Saint Paul portant une épée ; f. 561v Saint Paul portant une épée ; f. 562v Saint Paul portant une épée ; f. 563v Saint Paul, portant une épée ; f. 564 Deux hommes en discussion ; f. 568v. Ascension ; f. 585 Jacob tenant un livre ; f. 586v Saint Pierre assis, tenant un livre ; f. 588 Saint Pierre tenant une clef ; f. 589 Saint Jean écrivant ; f. 590v Saint Jean ; f. 591 Saint Jean ; f. 591 Saint Jude ; f. 592 Saint Jean écrivant. Cette bible complète datée de 1230-1250 est un chef-d’œuvre de l’enluminure capétienne réalisée sous le règne de Saint Louis. Provenance: - Jean Tornone: docteur bouguignon: inscription au verso de la garde mentionnant son présent du livre à Stroyff. - Assuerus Stroyff: inscription mentionnant sa réception du livre par Tornone puis son présent à Johan Baron de Bronckhorst. - Johan Baron de Bronckhorst et Batenburg de Guelders: inscription datée de 1574 mentionnant sa réception du livre.
Précieux manuscrit enluminé éthiopien conservé dans sa reliure d’origine en cuir estampé à froid sur ais de bois. Éthiopie, XIXe siècle. Petit in-4 de (134) ff. sur peau de vélin, 13 figures polychromes à pleine page. Texte écrit à l’encre noire rubriqué sur deux colonnes, avec des titres et des noms de saints écrits en rouge. Exemplaire réglé à la pointe sèche, piqûres de réglure dans les marges extérieures. Relié en veau estampé à froid de l’époque sur ais de bois, dos lisse bien présent. Reliure de l’époque. 205 x 148 mm.
Rare bible éthiopienne manuscrite sur peau de vélin. Elle est écrite en ge’ez, le langage liturgique de l’église éthiopienne. L’un des champs les plus significatifs de la culture éthiopienne est sa littérature, principalement des textes religieux en grec ancien et hébreu traduits en ancien ge’ez. Le ge’ez, l’une des langues les plus anciennes du monde, est encore utilisée par l’église orthodoxe éthiopienne, qui a ses propres coutumes et traditions. Les premières inscriptions en ge’ez (langue sémitique officielle de l’empire d’Axoum) datent du IVe siècle de notre ère, époque où florissait une dynastie puissante, qui reçut des influences grecques et sous laquelle eut lieu la conversion au christianisme. Le ge’ez s’écrit et se lit de gauche à droite, contrairement aux autres langues sémitiques. Le présent manuscrit est d’un format peu courant, ce type de bible étant le plus souvent composée au format in-8. L’illustration, dans les teintes jaunes, bleues et roses, reprend les thèmes de l’iconographie des VIe et VIIe siècles. Elle comprend 13 peintures à pleine page aux couleurs vives et chatoyantes (Saint Georges terrassant le dragon, une Vierge à l’Enfant, Saint Michel archange vainqueur du démon, ...). Précieux manuscrit enluminé éthiopien conservé dans sa reliure d’origine en cuir estampé à froid sur ais de bois.
Rare bible éthiopienne manuscrite sur peau de vélin. Éthiopie, XIXe siècle. Petit in-4 de (134) ff. sur peau de vélin, 13 figures polychromes à pleine page. Texte écrit à l’encre noire rubriqué sur deux colonnes, avec des titres et des noms de saints écrits en rouge. Exemplaire réglé à la pointe sèche, piqûres de réglure dans les marges extérieures. Relié en veau estampé à froid de l’époque sur ais de bois, dos lisse bien présent. Reliure de l’époque. 205 x 148 mm.
Rare bible éthiopienne manuscrite sur peau de vélin. Elle est écrite en ge’ez, le langage liturgique de l’église éthiopienne. L’un des champs les plus significatifs de la culture éthiopienne est sa littérature, principalement des textes religieux en grec ancien et hébreu traduits en ancien ge’ez. Le ge’ez, l’une des langues les plus anciennes du monde, est encore utilisée par l’église orthodoxe éthiopienne, qui a ses propres coutumes et traditions. Les premières inscriptions en ge’ez (langue sémitique officielle de l’empire d’Axoum) datent du IVe siècle de notre ère, époque où florissait une dynastie puissante, qui reçut des influences grecques et sous laquelle eut lieu la conversion au christianisme. Le ge’ez s’écrit et se lit de gauche à droite, contrairement aux autres langues sémitiques. Le présent manuscrit est d’un format peu courant, ce type de bible étant le plus souvent composée au format in-8. L’illustration, dans les teintes jaunes, bleues et roses, reprend les thèmes de l’iconographie des VIe et VIIe siècles. Elle comprend 13 peintures à pleine page aux couleurs vives et chatoyantes (Saint Georges terrassant le dragon, une Vierge à l’Enfant, Saint Michel archange vainqueur du démon, ...). Précieux manuscrit enluminé éthiopien conservé dans sa reliure d’origine en cuir estampé à froid sur ais de bois.