Club des Libraires de France. 1964. In-8° oblong, reliure pleine toile rouge illustrée, rhodoïd. Maquette de Pierre Faucheux. 371 pages. Tirage numéroté hors commerce. Bon état.
Reference : 4799
" Edition intégrale présentée par Marcel Aymé, suivie de Perrault avant Perrault, textes de Boccace, Straparole, Basile et Mademoiselle Bernard, choisis et commentés par André Lhéritier, illustrée de 7 peintures en couleurs du manuscrit de 1695 ".
Librairie du Scalaire
M. Marc Malfant
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France
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1831 Paris, Gosselin, 1831 pour les "Romans et contes...", 1832 pour les "Nouveaux contes...", 4 volumes in 8 de 400 pp. ; (4)-418 pp. ; (4)-396 pp., (4)-425-(1) pp., 4 frontispices sur Chine, élégante reliure d'époque demi-veau glacé vert-olive, dos (légèrement passés) à faux-nerfs ornés de roulettes dorées, motifs romantiques et larges roulette dorées, infimes rousseurs, très bel ex. entièrement non rogné et non lavé.
Édition originale pour les 3e et 4e volumes, 2e édition pour la Peau de chagrin dans les 2 premiers volumes. Le tome III renferme : l'Enfant maudit, l'Elixir de longue vie, les Proscrits, le Chef-d'oeuvre inconnu, le Réquisitionnaire, Etude de femme, les Deux rêves (devenu Sur Catherine de Médicis), Jésus-Christ en Flandre, l'Eglise, Sarrasine, El Verdugo et la Comédie du Diable, et le tome IV : Louis Lambert, Maître Cornélius, Madame Firmiani et l'Auberge rouge, tous en éditions originales. Notre exemplaire comporte un titre de relais avec mention de 3e édition, pour les 3 premiers volumes ; le 4e volume, "Nouveaux contes ..." porte sur le titre une mention de second tirage, et contrairement à ce que dit Clouzot, p. 20, il s'agit bien d'un exemplaire en tout point identique à l'édition originale, le titre seul distinguant les deux tirages de l'éd. orig. Bel ex libris armorié gravé contemporains de l'ouvrage MARYE de MERVAL (Vexin), et timbres humides armoriés WANDREGIS-FONT dans les quatre volumes. Même si ces volumes ne présentent pas les caractéristiques de première émission sur les pages de titre, leur réunion en quatre volumes en belles reliures d'époque avec provenance est extrèmement rare.
1855 À Paris, Bureaux de la société générale de librairie, 1855
1 volume in-8 (20,5 cm x 12 cm), demi-basane rouge à coins, dos à nerfs orné de fleurons dorés, pièce de titre verte, tête dorée. xxxi-[1]-614-[1]-1 bl. pages (complet). Rousseurs éparses. État très correct. Cinquième édition illustrée de 425 dessins de Gustave Doré dont un frontispice. Les Contes drolatiques témoignent de l’intérêt de Balzac pour la littérature de la Renaissance et en particulier pour l’œuvre de Boccace et de Rabelais. L’écrivain y pastiche le style et la pensée satiriques de ses illustres prédécesseurs, dans une œuvre au ton à la fois joyeux et grivois. De fait, la verve stylistique comme les situations cocasses des Contes drolatiques trouvent un puissant écho dans les dessins de Doré, très à l’aise dans les portraits de personnages grotesques comme dans la saisie sur le vif de scènes burlesques. S’il ne s’agit pas encore des compositions de grand format qui feront la gloire de Doré, les illustrations des Contes drolatiques n’en manifestent pas moins le talent de l’artiste au trait incisif et aux effets de clair-obscur renommés. Elles témoignent aussi de l'attrait de Doré pour le paysage, en particulier pour le paysage de montagne, genre qu'il abordera quelques années plus tard en peinture avec un grand bonheur. Agréable exemplaire.
[Contes de fées]. [CAYLUS, Anne-Claude-Philippe de Tubières, comte de].
Reference : LCS-18020
Rarissime exemplaire relié en élégant maroquin ancien. De la bibliothèque Cécile Eluard. A La Haye, 1741. 2 tomes en 2 volumes in-12 de : (3) ff., 346 pp.; (1) f., 390 pp., (1) f. de table. Maroquin rouge, triple filet doré encadrant les plats, dos lisses ornés, coupes et bordures intérieures décorées, tranches dorées. Reliure du XVIII' siècle. 158 x 90 mm.
Edition originale de quatorze délicieux contes de fées, d’une insigne rareté en maroquin ancien : « Le Prince Courtebotte et la princesse Zibeline ; Rosanie; Le Prince Muguet et la princesse Zaza ; Tourlou et Rirette ; La princesse Pimprenelle et le prince Romarin ; Les Dons ; Nonchalante & Papillon ; Le Palais des Idées ; Lumineuse ; Bleuette & Coquelicot ; Mignonnette; L'Enchantement impossible ; Minutie ; Hermine. » Leur réimpression dans le Cabinet des fées suscita des réserves de la part de l'éditeur qui les estimait un peu trop licencieux. (Les Contes de fées, B.n.F., 2001, n° 32 ; Gumuchian, n° 1519: "Édition originale rare."). Barchilon (Le conte merveilleux français, 1690-1790, pp. 125-128) - qui fait un éloge dithyrambique de Caylus et de ses contes - a montré que Le Prince Courtebotte pouvait être une des sources d'Andersen pour La Reine des Neiges. « Caylus est l'ami des écrivains modernes, il est le mentor des fameux dîners du-bout-du-banc chez Mlle Quinault ; société où la libre-pensée et le goût des plaisirs réunissent des écrivains comme Crébillon fils, Voisenon, Moncrif, Duclos et quelquefois Maurepas ou Montesquieu. C'est là que naissent 1'« Académie de ces dames et de ces Messieurs » et l’« Académie des colporteurs », productrices collectives d'œuvres facétieuses et satiriques ; c'est là également que s'élaborent dans une sorte d'atelier d'écriture avant la lettre, toutes sortes d'œuvres brèves dans tous les genres, dont nous restent par exemple, le recueil des Étrennes de la Saint-Jean, certains textes attribués à Crébillon, ou encore la Reine Fantasque de Rousseau. Le style « poissard » qu'on aimait y pratiquer après Vadé, trouvait en Caylus un amateur doublé d'un collecteur, qui finit par rédiger en 1740 tout un roman dans ce style : Histoire de Guillaume (1740), sans compter de nombreuses parades. Ces fréquentations et ces amitiés ne lièrent pas pour autant le comte au milieu encyclopédiste dont il méprisait le sectarisme ; cet hôte habituel de Mme Geoffrin n'aimait ni Voltaire, ni d'Alembert et détestait Diderot. Concernant la production féérique de Caylus, Julie Boch défend une thèse originale : celle de la cohérence d'une esthétique qui s'actualise autant dans la production savante du comte que dans l'œuvre contée. Traducteur du fameux Tyran le Blanc (1737), auteur d'un essai : Sur l'origine de la chevalerie et des anciens romans (1756), cet ami du comte de Tressan doit être compté comme une figure à réévaluer dans la cohorte des théoriciens « classiques » et « modernes » du genre romanesque (et de sa composante merveilleuse), en compagnie de Chapelain, Huet, Perrault, Addison, etc., mais aussi de certains adversaires relativement intéressants du genre sur des bases moralisantes, de l'abbé de Villiers jusqu'à Moncrif. Concernant le conte et la féerie, Caylus est l'auteur de deux mémoires produits dans le cadre de l'Académie des Inscriptions, l'un Sur les fabliaux (1753), l'autre Sur la féerie des anciens comparée à celle des modernes (1756) : « ces deux essais théoriques postérieurs à la rédaction de trois des quatre recueils de contes, écrit Julie Boch, éclairent de façon rétrospective la conception à la fois historique et esthétique que Caylus se fait du genre qu'il pratique ». On y trouve un retour à l'esthétique de la 'ligne claire' exemplifiée par Perrault : élégance, naïveté, brièveté, simplicité ; mais surtout un recentrage sur la dimension axiologique qui oppose Caylus à la tendance satirique et libertine qui prévaut depuis 1730. Génériquement, Caylus travaille le conte dans une perspective large, comme un élément du muthos (apologues, récits fabuleux divers, paraboles bibliques) ; il situe le conte merveilleux dans la filiation du roman médiéval, pose des jalons pour la transmission de certains éléments depuis l'Antiquité, et remonte encore en arrière vers l'Inde (serait-il l'un des premiers porteurs de la théorie indianiste?) ; contrairement à Huet, il insiste sur la continuité d'une transmission depuis la culture arabe jusqu'à La Fontaine. Julie Boch montre bien comment cette réflexion vient s'inscrire en fiction dans certains de ses contes. Elle montre aussi la précision de sa culture relativement à l'histoire moderne du genre, notamment par rapport aux grandes conteuses du XVIIe siècle, qu'il cite ou dont il reprend onomastique ou situations. Elle confirme après J. Barchilon et R. Robert, que «l'entreprise littéraire de Caylus se présente doublement comme un retour aux sources », soulignant sur ce plan ce qu'il partage avec le conte éducatif à la façon de Fénelon. La partie consacrée aux Féeries nouvelles, concerne le double jeu de Caylus entre « convention et parodie » dans ses contes de fées. Julie Boch épingle formules et procédés, accessoires et métamorphoses magiques, contes étiologiques et contes à gageures, contrastes et parallélismes plus ou moins sophistiqués, pour montrer que Caylus tente de renouveler le genre en finesse. Quant à sa forme de parodie, elle recourt aux compétences supposées des amateurs pour couper court, susciter le burlesque, inscrire une intertextualité affichée, démythifier rois et fées, les premiers faisant les frais d'une intention satirique qui signe bien l'époque où ces contes s'écrivent. Touchant l'édition des textes eux-mêmes, il faut souligner la pertinence et la qualité de l'annotation littéraire : rapports citationnels ou intertextuels avec les conteuses antérieures (Aulnoy, Lhéritier, Murat, de la Force, Lintot), avec Perrault, Fénelon, Galland, Bignon, Hamilton, Crébillon, le Montesquieu des Troglodytes (La Belle Hermine et le prince Colibri), avec le roman baroque, le roman arthurien et les Amadis, la poésie de salon, le monde de la pastorale, les moralistes classiques, etc., ou encore la filiation fo1klorique à travers certains contes-types. On vérifie ainsi tout ce que gagne le conte merveilleux d'auteur à être lu comme texte de part en part littéraire. Dans les Contes de fées de Caylus ressortent au plan moral : critique politique (relativement délimitée mais féroce à l'égard des rois ou des collecteurs d'impôts), satire de mœurs (très prononcée, dans la lignée de La Bruyère et Montesquieu), rejet des valeurs liées au matérialisme et au libertinage ainsi qu'à une certaine approche « bourgeoise » du monde ; construction morale des personnages à l'épreuve de l'expérience, dans un contexte où le personnel féerique perd de sa toute puissance au profit d'une plus grande humanité. Au plan esthétique : retour à l'idée classique du naturel, rejet des éléments baroques du genre : « tout le fracas devenu si commun dans les histoires de féerie » (Rosanie), réévaluation du genre pastoral, mais aussi « contamination du genre féerique par une esthétique réaliste » que Julie Boch rattache selon sa thèse de la cohérence de l'ensemble du projet caylusien, au goût du détail concret, des usages ordinaires, de la couleur locale caractéristiques de l'érudit et de l'amateur d'art. Délicieux et rarissime exemplaire de l’édition originale relié en élégant maroquin ancien. De la bibliothèque Cécile Eluard.
1774 Genève, Paris, Delalain, 1774, in-8 de (2)-XXIV-438 pp. le dernier feuillet de table manque (pp. 439-440), reliure de l'époque de plein veau brun granité, dos lisse orné de fers dorés, pièce de titre de veau brun, coins émoussés, coiffe supérieure manquante.
Edition originale de ce recueil dû au créateur de l'Almanach des Muses, et académicien Claude-Sixte Sautreau de Marsy (1740-1815). L'ouvrage est illustré d'une vignette de titre, deux bandeaux et deux culs-de-lampe par MARILLIER, gravés par E. DE GHENDT. Cette anthologie poétique établie par Sautreau de Marsy, rassemble des contes en vers de Sénécé, Perrault, La Monnoye, Moncrif, Grécourt, Piron, Dorat, Voltaire, etc. Un "Nouveau recueil des meilleurs contes en vers" suivra en 1784.
1855 Paris, se trouve à Paris ez Bureaux de la Société Générale de Librairie, 1855, in-8 de XXXI pp., 1 p. de notice des éditions des contes drolatiques, 615 pp., reliure de l'époque de demi-chagrin havane, dos à nerfs soulignés de filets à froid, caissons de double-filets à froid avec aux centres un fleurons doré, tranches peignées, presque sans rousseurs, ce qui n'est pas commun pour ce premier tirage, grande netteté des gravures, bel exemplaire.
Exemplaire de premier tirage avec l'adresse de l'imprimeur manquant au "troisièsme dixain", et certaines autres particularités mentionnées pour la première émission, par L. Carteret dans son ouvrage "Livres illustrés du XIXe siècle", p.51. Cette "Cinquiesme" édition et en réalité la première édition illustrée, par Gustave DORÉ de 425 dessins gravés sur bois, dans et hors-texte. "Si, de tous les ouvrages illustrés par Doré, il ne devait en rester qu'un, ce serait celui-là : l'illustration est à la hauteur du texte et ce n'est pas peu dire, puisque Balzac considérait les Contes drôlatiques comme son chef-d'œuvre". (Brivois. Bibliographie des ouvrages illustrés du XIXème siècle, p. 32) , (Carteret, III, p.48 , Leblanc, p. 39).