Paris, Christian Bourgois éditeur, 1989, 313 pages cousues sous couverture illustrée. Traduit de l'anglais par Guillaume Villeneuve.
Reference : LITTNAG913
Le Plaisir du Texte
M. Fabrice Sivignon
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France
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Tokyo Yuyudo C1930 Une magnifique estampe sur bois reproduisant l'une des célèbres illustrations d'Hiroshige issues de la collection « Cent vues célèbres d'Edo ». Cette estampe représente le temple Komagata-do et le pont Azuma. Publiée à l'origine par Uoei en 1857, cette reproduction est l'uvre de Yuyudo. Bien qu'elle ne porte pas de date, elle date probablement des années 1930. Bien qu'il s'agisse d'une reproduction, il s'agit d'une véritable copie sur bois (et non d'une impression numérique ou lithographique moderne). En excellent état, elle est simplement collée dans un passe-partout, mais peut être retirée pour être encadrée. Le temple Komagata-do est situé sur un terrain triangulaire près du pont Komagata, dans le quartier de Kaminarimon 2-chome, arrondissement de Taito. À l'origine, il s'agissait d'un temple de style entrepôt situé sur les berges de la rivière à Komagata 1-chome, abritant un Bato Kannon (Kannon à tête de cheval). Les habitants d'Edo prononcent le nom du temple Komagata-do « Komando ». L'illustration, peut-être inspirée du célèbre poème de la geisha Takao, « Tu es maintenant près de Komagata, chantant le coucou », représente un coucou volant dans le ciel. La reproduction du ciel pluvieux de mai est magnifique et met en valeur le talent de l'imprimeur. L'image montre le pont Azuma depuis le toit du temple Komagata-do, représentant les maisons sur la rive de la rivière Honjo de l'autre côté. Le mur blanc appartient à la résidence inférieure de Hosokawa Notonokami. Un drapeau rouge est visible au premier plan. Il s'agit du drapeau-enseigne d'un magasin général appelé « Hyakusuke », situé en face du Komagata-do, qui vendait du rouge à lèvres et de la poudre pour le visage. Il était conçu pour être visible de loin, mettant en avant le rouge à lèvres qu'ils vendaient. C'était une enseigne très accrocheuse à l'époque. 34 cm x 23 cm. Le passe-partout mesure 49 cm x 34 cm.
A beautiful woodblock print reproducing one of Hiroshige's famous illustrations from the collection "One Hundred Famous Views of Edo." This print shows Komagata-do Temple and Azuma Bridge. Originally published by Uoei, 1857, this reproduction is by Yuyudo. Although undated, it is likely from the 1930's. Although a reproduction, it is a genuine woodblock copy (not a modern digital or lithographic print). In excellent clean condition, it is loosely tipped into a card folder / passe partout, but can be removed for framing. Komagata-do Temple is located in the triangular plot of land near Komagata Bridge in Kaminarimon 2-chome, Taito Ward. Originally, it was a storehouse-style temple located on the riverbank in Komagata 1-chome, enshrining a Bato Kannon (Horse-Headed Kannon). Edoites pronounce Komagata-do Temple as "Komando." The illustration, perhaps inspired by the famous poem by the geisha Takao, "You are now near Komagata, singing the cuckoo," depicts a cuckoo flying in the sky. The print of the rainy May sky is magnificent, showcasing the skill of the printer. The picture shows Azuma Bridge from the roof of Komagata-do Temple, depicting houses on the Honjo riverbank on the other side. The white wall belongs to the lower residence of Hosokawa Notonokami. A red flag is visible in the foreground. This is the signboard flag of a general store called "Hyakusuke" located across the street from Komagata-do, which sold rouge and face powder. It was designed to be visible from a distance, featuring the rouge they sold. It was a very eye-catching signboard at the time. 34cm x 23cm. Passe partout is 49cm x 34cm. .
Didot | Paris 1803 | 40.50 x 54 cm | une feuille
Gravure originale in folio, extraite du Voyage dans la Basse et la Haute Egypte de Vivant Denon.Planche composée de 2 vues ainsi décrites par l'auteur : Réunion de fragments : ce rapprochement met tout à la fois sous les yeux tout ce qui constitue le genre égyptien, et le style de son architecture et de sa sculpture monumentale. N° 8. Une colonne des galeries du temple qui est près de Médinet-Abou à Thebes. N° 5. Une des colonnes du temple de l'isle d'Éléphantine (voyez planche LXV, n° 2). N° 9. Une colonne du temple de Cneph dans l'isle d'Éléphantine (voyez planche LXVI, n° 2). N° 11. Une colonne d'une des galeries du grand temple de Thebes à Karnak ; elle ressemble tellement par sa dimension et sa cannelure à la colonne dorique, qu'elle peut en être l'origine. N° 2. Figures de prêtres ou de divinités, employées comme ornement dans divers édifices, et particulièrement à celui qu'on est convenu d'appeler le Memnonium à Thebes : les cariatides n'en seroient-elles pas encore une imitation ? (voyez planche XLV, n°1). N° 12. Colonnes terminées par une tête de buf ; il s'en trouve de ce genre à la porte d'un des tombeaux des rois à Thebes. N° 4. Une des pyramides dépouillée de sa couverte, et tronquée comme le Chéops. N° 3. Un petit temple monolite, sanctuaire où l'on tenoit enfermés les oiseaux sacrés. N ° 7. Un obélisque. N° 6. Deux figures colossales, dont on est convenu d'appeler une, la statua de Memnon ; sur le premier plan, une statue enfouie; c'est une des deux figures placées à la porte du village de Luxor ; le pied qui est auprès est celui de la statue qui est devant le Meïnnonium, et qui avoit 75 pieds de proportion ; la tête d'oiseau qui est devant est le couvercle d'un vase canopite. N° 2. Plan du temple d'Apollinopolis magna. Deux grands môles de formes pyramidales, réunis par une grande porte A, dont les battants venoient poser sur les dormants du tambour B ; les battants de ces portes avoient environ 45 à 50 pieds d'élévation, et rouloient sur des gonds dont on ne voit plus que l'entaille dans laquelle ils étaient fixés : en-dehors il est resté deux pierres saillantes, sous lesquelles il est à croire que venoient appuyer deux statues en forme de cariatides, dans le genre de celles que l'on voit à la porte du Muséum Clementinum ; à côté sont deux niches , longues et étroites, devant lesquelles étoient sans doute des obélisques , tels que j'en ai vu deux dans la même situation à côté de la porte du môle du principal temple de Philée.La distribution intérieure de ces deux môles les partageoit également en trois parties ; II, le tambour d'un escalier tournant, de foulées douces, qui amene à des paliers qui donnent d'espace en espace dans deux tristes chambres, H et K, dont il est bien difficile d'imaginer l'usage, sinon pour éclairer et aérer l'escalier, alléger la masse de l'édifice, et empêcher que, comme à Thebes, il ne s'écrasât de son propre poids ; ces escaliers aboutissent à deux plates-formes, qui pouvoient servir d'observatoires ou de vedettes militaires pour éclairer tout le pays. La cour C est entourée de trois côtés d'une galerie faisant terrasse F, portée par des colonnes d'un diametre et d'une élévation moindres que celles du portique D, et qui semblent en rehausser la majesté ; cette belle cour est encombrée de méchants petits habitacles, qui écroulent et se rebâtissent depuis bien des siecles, exhaussent le sol, ont déja enfoui les belles colonnes du portique jusqu'aux deux tiers de leur hauteur, et ferment actuellement jusqu'à la cymaise la porte qui entroit dans les différentes pieces de la partie E de la nef du temple ; cette partie de l'édifice sert dans ce moment-ci de magasins à ceux qui ont leur maison sur le comble : un mur de circonvallation forme un couloir G, qui termine à deux fausses portes ; ce mur, moins élevé et tout aussi couvert de sculptures que le reste de l'édifice, semble être pour sa décoration extérieure un magnifique soubassement (voyez planche XLVI, n° 2) ; ce mur d'enceinte es
Paris, S.r Jaillot, 1773. En 9 sections montées sur toile et repliées, formant un plan de 555 x 358 mm ; étiquette au dos portant le titre en manuscrit.
Beau plan du Quartier du Temple ou du Marais, dressé par Jaillot pour accompagner les Recherches critiques, historiques et topographiques sur la ville de Paris, ouvrage dédié aux quartiers de Paris, publié entre 1772 et 1775. Le 14 février 1702, un arrêt du Conseil d'État proclame la division de Paris en vingt quartiers. Les quartiers de la place Maubert, de Saint-Germain-des-Prés et de Montmartre, plus étendus que les autres, sont partagés, et trois nouveaux quartiers sont créés, Saint-Benoît, Luxembourg et Saint-Eustache. Le Quartier du Temple ou du Marais, 14e quartier de Paris, était borné au nord par les extrémités des faubourgs du Temple et de la Courtille, au sud par les rues des Vieilles Haudriettes, des Quatre Fils, de la Perle, du Parc Royal et Neuve Saint Gilles, à l'ouest par les rues du Temple et du Fauxbourg du Temple, jusqu'au coin de la rue des Vieilles Haudriettes, et à l'est par les remparts et les rues du Ménil-Montant et de la Roulette. C'est un plan intéressant pour l'histoire de cet ancien quartier de Paris, qui montre des rues qui ne portent plus aujourd'hui les mêmes noms, voire qui ont disparu, en particulier lors des Grands Travaux du baron Haussmann. Ainsi on peut voir la rue de la Roulette, absorbée par la rue Oberkampf en 1864, la rue des Marais du Temple, disparue lors du percement du boulevard de Magenta en 1859, la rue des Fossés du Temple, renommée rue Amelot en 1777, la rue de Périgueux renommée rue Debelleyme en 1865, ou encore la rue de l'Oseille, renommée rue de Poitou en 1877. Le plan montre les établissements religieux, les hôtels particuliers, et les moulins de Charonne et de la Courtille. Ce plan ne repose pas sur de nouveaux levés, mais sur les travaux et plans de l'abbé Jean Delagrive (1689-1757), géographe attitré de la ville de Paris. Bel exemplaire. Boutier, 302-14 ; Vallée, 1590.
Didot | Paris 1803 | 40.50 x 54 cm | une feuille
Gravure originale in folio non rognée, extraite du Voyage dans la Basse et la Haute Egypte de Vivant Denon. Planche composée de 6 vues ainsi décrites par l'auteur : N° 1. Temple monolithe ou d'une seule pierre, où étoient logés les oiseaux sacrés : j'ai dessiné celui-ci dans le grand temple de l'isle de Philée ; il y en a deux de même grandeur, ils sont placés au fond de deux sanctuaires. N° 2. Plan du même petit temple. N° 3. Porte latérale du palais attenant au temple de Thebes, situé à Medinet-Abou ( voyez le temple, planche XLV, n° 2). N° 4. Soubassement très particulier des balcons du même palais, où l'on trouve la premiere idée des cariatides.N° 5. Fenêtre du même palais.N° 6. Vue d'un temple de Thebes à Kournou ; il est encombré de mauvaises fabriques modernes, qui se composent très pittoresquement avec la sévérité du style antique du monument et son état de délabrement ; sa forme, différente des autres temples, en auroit rendu le plan intéressant ; mais, outre la difficulté qu'opposoit la ruine de l'édifice, les circonstances ne m'ont jamais permis de l'entreprendre ; son enfouissement et la lourdeur de ses dimensions ajoutent encore à l'aspect colossal de sa grandeur effective. Très discrètes rousseurs principalement marginales, sinon bel état de conservation. Publié pour la première fois en deux volumes, dont un atlas de gravures, chez Didot, en 1802, le 'Voyage dans la Basse et la Haute Égypte' connut un tel succès qu'il fut traduit dès 1803 en Anglais et en Allemand, puis quelques années plus tard en Hollandais et en Italien, notamment. Presque toutes les planches sont dessinées par Denon, qui en a aussi gravé lui-même un petit nombre, notamment des portraits d'habitants d'Egypte, qui ont encore gardée toute la fraîcheur d'esquisses prises sur le vif (nos 104-111). Une bonne vingtaine de graveurs ont également collaboré à la création des eaux-fortes dont Baltard, Galien, Réville et d'autres. Dominique Vivant, baron Denon, dit Vivant Denon, né à Givry le 4 janvier 1747 et mort à Paris le 27 avril 1825, est un graveur, écrivain, diplomate et administrateur français. A l'invitation de Bonaparte, il se joint à l'expédition d'Egypte en embarquant dès le 14 mai 1798 sur la frégate " La Junon ". Protégé par les troupes françaises, il a l'opportunité de parcourir le pays dans tous les sens, afin de rassembler le matériau qui servit de base à son travail artistique et littéraire le plus important. Il accompagne en particulier le général Desaix en Haute Egypte, dont il rapporte de très nombreux croquis, lavis à l'encre et autres dessins à la plume, à la pierre noire, ou à la sanguine. Il dessine sans relâche, le plus souvent sur son genou, debout ou même à cheval, et parfois jusque sous le feu de l'ennemi. A l'issue d'un voyage de 13 mois durant lesquels il dessine plusieurs milliers de croquis, Vivant Denon rentre en France avec Bonaparte, et devient le premier artiste à publier le récit de cette expédition. Les 141 planches qui accompagnent son Journal retracent l'ensemble de son voyage, depuis les côtes de la Corse jusqu'aux monuments pharaoniques de la Haute Egypte. Bonaparte le nomme ensuite directeur général du musée central de la République, qui devient le musée Napoléon, puis le musée royal du Louvre et administrateur des arts. En 1805, Vivant Denon relance le projet de la colonne Vendôme, qui avait été suspendu en 1803. Il organise ensuite des expéditions dans toute l'Europe impériale pour amasser les objets d'art, qui sont pillés pour être emportés au Louvre. En 1814, Louis XVIII le confirme à la tête du Louvre, dont une aile porte encore son nom aujourd'hui. Il est considéré comme un grand précurseur de la muséologie, de l'histoire de l'art et de l'égyptologie. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Didot | Paris 1803 | 40 x 54 cm | une feuille
Gravure originale in folio, extraite du Voyage dans la Basse et la Haute Egypte de Vivant Denon.Planche composée de 2 vues ainsi décrites par l'auteur:N° 1. Vue d'Apollinopolis magna à Etfu, prise de l'ouest à l'est de ce temple sur des hauteurs qui le dominent, et d'où on voit tout à la fois son développement extérieur et quelques parties de son intérieur. J'ai fait un voyage de plus de cinquante lieues dans la seule pensée d'ajouter ce dessin à ma collection, d'achever de faire connoitre ce superbe édifice ; et cependant , arrivé à Etfu, je fus au moment d'en repartir sans avoir pu le dessiner, par l'impossibilité de supporter l'ardeur du soleil auquel il falloit que je fusse exposé pour faire cette vue. Je dois à l'intelligence du citoyen Baltard d'avoir rendu l'esquisse très imparfaite, que j'avois faite comme j'avois pu, tourmenté par les éblouissements que mes yeux éprouvoient de la vivacité du jour, et ceux que mon sang en ébullition me causoit à chaque instant : cette estampe est une des nombreuses obligations que j'ai au citoyen Baltard, qui s'est prêté à l'exécution de mon ouvrage avec une exactitude, un zele, et une amitié, qui ont égalé le talent qu'il lui étoit si facile d'y mettre. Dans le développement de ce grand monument on peut remarquer à droite la porte d'entrée ; entre les deux grands môles deux pierres avançant sur le chambranle, contre lequel venoient sans doute appuyer les têtes de deux statues en forme de cariatides ; les quatre niches longues devant lesquelles ont dû être des obélisques, comme je suis autorisé à le croire par la répétition des mêmes niches derriere des obélisques que j'ai trouvés à Philée ; sur les parois des môles trois ordres d'hiéroglyphes, devenant toujours plus gigantesques, et finissant par avoir vingt-cinq pieds de proportion ; la cour intérieure, décorée d'une galerie de colonnes, portant deux terrasses, qui aboutissent à deux portes, par lesquelles on arrive aux escaliers qui montent aux plates-formes des môles ; dans la cour les édifices modernes, qui font partie du village d'Etfu, dont on appercoit l'autre partie au-delà du temple ; le portique de dessous lequel j'ai fait le dessin, pl. LVII, n° 1 ; ce qui suit contient sans doute différents appartements, et le sanctuaire du temple enfoui, et maintenant encombré d'ordures, à l'exception de quelques vides qui servent de magasin aux maisons bâties sur la plate-forme du temple ; à l'arasement un mur de circonvallation, décoré en-dedans comme en-dehors d'innombrables hiéroglyphes, exécutés avec un soin recherché ; tout à la partie gauche de l'estampe les tombeaux arabes que l'on rencontre sur la route d'Esnê à Etfu ; le Nil dans le troisieme plan, et tout au fond la chaîne arabique ; sur le devant le monticule de décombres , sous lequel sont les restes de l'antique ville d'Apollinopolis ; et le groupe des figures, le repas frugal d'une famille d'Arabes.N° 2. Vue de la situation du temple d'Apollinopolis magna, prise de plusieurs lieues ; ce temple, bâti sur une éminence au milieu de la vallée, a l'air d'une forteresse, placée ainsi pour commander au pays.Rousseurs marginales, un accroc marginal habilement restauré à l'aide d'un morceau de filmoplast, sinon bel état de conservation.Publié pour la première fois en deux volumes, dont un atlas de gravures, chez Didot, en 1802, le 'Voyage dans la Basse et la Haute Égypte' connut un tel succès qu'il fut traduit dès 1803 en Anglais et en Allemand, puis quelques années plus tard en Hollandais et en Italien, notamment. Presque toutes les planches sont dessinées par Denon, qui en a aussi gravé lui-même un petit nombre, notamment des portraits d'habitants d'Egypte, qui ont encore gardée toute la fraîcheur d'esquisses prises sur le vif (nos 104-111). Une bonne vingtaine de graveurs ont également collaboré à la création des eaux-fortes dont Baltard, Galien, Réville et d'autres.Dominique Vivant, baron Denon, dit Vivant Denon, né à Givry le 4 janvier 1747 et mort à Paris le 27 avril 1825, est