1981 Armand Colin, Paris, juillet-octobre 1981, 81e année, n° 4-5. Un volume in-8 broché, pp. 529-879. Bel état.
Reference : 5811
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Paris, Louis Conard, 1926 à 1933. 9 volumes broché de [2]-XLV-440-[2] /[6]-485-[2] /[6]-448-[2] / [6]-472-[2] / [6]-437-[2] / [6]-498-[4] / [4]-396-[2] / [6]-417-[4] et [6]-466-[2] pages, couvertures imprimées. Quelques minimes déchirures en queue de certains volumes, belle condition générale, non coupés.
«La correspondance de Flaubert est, d'un avis presque unanime, l'une des plus belles de notre littérature. Elle représente d'abord un document de tout premier ordre sur la France, surtout bourgeoise, du XIXe siècle." Jean Bruneau. Série complète , cette édition publie pour la première fois le texte intégral des lettres à Louise Colet.
Paris, Gallimard, coll. Albums de la Pléiade, 1971. In-12 pleine peau dorée à l'or fin, jaquette ornée d'un portrait, rhodoïd.
360 illustrations in-texte en noir. Edition originale hors-commerce de ce 11e volume de la collection. Rhodoïd très légèrement gondolé, pour le reste en belle condition.
FLAUBERT Gustave; BRUNETIERE Ferdinand (intro); ARNOT Robert (préf.):
Reference : 8546
(1904)
New York and London, Walter Dunne, [1904]. Ensemble complet en 10 volumes plein chagrin bleu, dos lisses ornés de fleurons et titre dorés, premiers plats ornés d'encadrement, filets et décors rouges et dorés avec un F au centre d'un médaillon, têtes dorées, gardes ornées du même décor que les premiers plats. Dos passés, 2 seconds plats tachés, coiffes et coins frottés, quelques charnières faibles, mors sup. du volume 1 fendu sur 2 cm., manque en tête du volume 7. Intérieur en bon état. Reliure signée St. Dunstan.
Illustré d'un portrait de l'auteur en frontispice du premier volume et de serpentes décorées par Clare Victor Dwiggins, serpentes protégeant des hors-texte en noir de divers illustrateurs et un frontispice couleurs dans chaque volume. Tirage limité à 750 exemplaires numérotés, celui-ci portant le numéro 44.
Michel Lévy frères | Paris 1857 ; [26 mars 1872] ; 11 janvier 1931 | 12 x 18.50 cm | 2 volumes reliés et deux lettres autographes
Edition originale comportant toutes les caractéristiques de première émission dont la faute à "Sénart" au feuillet de dédicace. Reliures en demi chagrin vert sapin, dos à quatre nerfs ornés de doubles caissons dorés décorés en angles de ronds dorés, très discrètes restaurations aux coiffes, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier caillouté, reliures de l'époque. Exemplaire exceptionnellement enrichi d'une lettre autographe signée de Gustave Flaubert adressée à sa nièce Caroline Commanville, surnommée Loulou surune page d'un bifeuilletencollée sur une garde du premier volume : "Mardi 11h. Mon Loulou, ta gdmère a très bien supporté le voyage et, malgré l'abominable état où est plongé Croisset, son humeur est bonne. Je n'en dirais pas autant de la mienne. Mon irascibilité touche à la démence. Je vais m'habiller pour aller à Rouen payer des notes - choisir des papiers - & faire une visite à l'hôtel dieu. J'ai couché dans ta chambre. On ne sait pas comment se retourner dans la maison - qui pue violemment - et nous n'avons ni femme de ménage - ni cuisinière. Je t'embrasse ainsi qu'Ernest Ton vieux - peu gai GFlaubert." La lettre est accompagnée dun ex-dono signé de Heeckeren, 11 janvier 1931 apportant des précisions concernant la lettre manucrite de Flaubert, sur un billet autographe encollé sur le contreplat en regard : "Mon cher ami, Loulou, c'est la nièce de Flaubert et c'est elle-même qui remis cet autographe à ma mère ; c'est elle aussi qui écrivit au crayon la date : 1872... [...]" * Fille de la sur de Flaubert morte quelques jours après lavoir mise au monde, et délaissée presque aussitôt par son père, la correspondante de cette lettre Caroline Commanville fut élevée par sa grand-mère et par son oncle. Elle resta toujours pour Gustave Flaubert la fille quil navait jamais eue. Dans cette lettre explosive, Flaubert ne fait pas secret de son humeur détestable - tout à l'écriture de la Tentation de Saint-Antoine, ses relations avec l'éditeur deMadame Bovary Michel Lévy s'étaient gravement déterioriées. Lévy avait également diffusé Salammbô en 1862 puis LÉducation sentimentale en 1869 dont les ventes s'étaient avérées très mauvaises. Mais l'éditeur rechigne alors à publier les poésies de Louis Bouilhet, lami décédé de Flaubert. De plus, l'écrivain considère que Lévy s'était enrichi sur le succès de Bovary : la brouille est consommée en cette année 1872, et Flaubert choisira Charpentier en 1873 pour publier la dernière réédition de Madame Bovary. A l'écriture de cette lettre, Flaubert était arrivé à Croisset avec sa mère dont létat déclinait rapidement. Elle mourra quelques jours plus tard le 6 avril 1872. A la disparition de l'écrivain en 1880, Caroline deviendra la dépositaire de tous ses manuscrits et publiera la première édition de saCorrespondance en 1887. La lettre de Flaubert est publiée dans Correspondance, Louis Conard, 1930, vol. 6, p. 359-360 ainsi que dans la Correspondance, Bibliothèque de la Pléiade, vol. IV, p. 501. La lettre ainsi que l'ex-dono figurent dans l'édition électronique de la Correspondance de Flaubert de l'Université de Rouen Normandie. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
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Paris 9 mai 1877 | 13.50 x 20.50 cm | 2 pages sur un feuillet remplié
Lettre autographe signée de Gustave Flaubert adressée à Léon Cladel. Enveloppe jointe. Quelques soulignements et corrections manuscrites de l'auteur. Minuscules taches d'eau. Trois petites restaurations à l'aide d'adhésif sur la seconde page ainsi que deux traces de pliures inhérentes à la mise sous pli du courrier. Amusante lettre dans laquelle Gustave Flaubert, dont la renommée littéraire n'est plus à faire, apporte son soutien à son ami Léon Cladel qui peine à faire publier l'un de ses ouvrages. Le « maître » - c'est ainsi que Léon Cladel nomme son confrère - démarre cette lettre avec enthousiasme: « J'ai commencé votre bouquin hier à 11 heures il était lu, ce matin à 9 ! ». Le « bouquin » dont il est ici question est L'Homme de la Croix-aux-Bufs que Flaubert avait accepté de relire pour son ami le 30 avril; il en avait d'ailleurs réclamé le manuscrit déposé chez l'éditeur Georges Charpentier à ce dernier: « Cladel m'a écrit pr me dire qu'il désirait que je lusse (pardon du subjonctif) le roman en feuilles qui est chez vous. Donc envoyez-le-moi, ou apportez-le-moi. » (Lettre du 3 mai 1877). Léon Cladel, très proche de Gustave Flaubert, semble lui avoir fait part des craintes de l'éditeur édouard Dentu quant à la publication de son ouvrage: « Et d'abord il faut que Dentu soit fou, pr avoir peur de l'im le publier. » En familier aguerri de l'impitoyable monde de l'édition, Flaubert se place en professionnel et déclare : « Rien n'y est répréhensible soit comme politique, soit comme morale. Ce qu'il vous a dit est un prétexte ? » Cette question de la répréhension morale n'est pas sans faire écho au célèbre procès intenté à l'auteur de Madame Bovary. Tel un critique littéraire dithyrambique, Flaubert complimente son confrère : « Je trouve votre livre, un vrai livre. C'est très bien fait, très soigné, très mâle. & je m'y connais mon bon. » Lecteur scrupuleux, il se permet néanmoins quelques remarques sur le manuscrit de Cladel (« J'ai deux ou trois petites critiques à vous faire (des niaiseries) - ou plutôt des avis à vous soumettre.») avant de se raviser : «Qqfois, il y a des prétentions à l'archaïsme et à la naïveté. C'est l'excès du bien. » L'attitude de Flaubert est ici quasi paternelle et en tout cas bienveillante: conscient des capacités de son ami il souhaite l'encourager et voir la publication de son ouvrage aboutir : « Mais encore une fois, soyez content & dormez sur vos deux oreilles - ou plutôt ne dormez pas - et faites souvent des uvres pareilles.» L'écrivain bienveillant évoque également dans cette missive un autre éditeur, Georges Charpentier : « Quant à Charpentier (auquel je remettrai vos feuilles vendredi - jour où je dîne chez lui) je vais lui chauffer le coco violemment, & en toute conscience, sans exagération & sans menterie. » Charpentier qui édite Flaubert depuis 1874 est devenu un proche ami de l'écrivain avec lequel il entretient une riche correspondance. En ce mois de mai 1877, il vient juste de publier Trois contes qui fut pour Cladel l'occasion d'une émouvante célébration de son maître ès Lettres : « Où diable avez-vous pris ce rutilant pinceau dont vous brossez vos toiles, les petites comme les grandes, et cette sobriété que certains latins vous envieraient ? Être à la fois Chateaubriand et Stendhal, et de plus Flaubert ». Cette admiration est réciproque et Flaubert éprouve pour ce «véritable artiste» une estime non feinte : «La fin est simplement sublime! - & du plus gd effet.» Il réitèrera, quelques semaines plus tard ses compliments : «C'est travaillé, ciselé, creusé. L'observation, chez vous, n'enlève rien à la poésie ; au contraire, elle la fait ressortir.» En effet, Cladel s'affirmera comme le véritable héritier du style flaubertien, bien plus que Zola qui lui reprochera justement de «travaille[r] sa prose avec acharnement » et de « s'efforce[r] de rendre parfaite chaque phrase qu'il écrit». C'est finalement Edouard Dentu qui publiera le manuscrit de L'Homme de la Croix-au
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