Geneve, Editions rencontre, 1966 ; in-8, 357-342 pp., cartonnage de l'éditeur. Les 2 volumes. Les 2 volumes reliure bordeaux.
Reference : 202501974
Les 2 volumes reliure bordeaux.
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S.l.n.d., , (1725 circa). Manuscrit in-4 (18 x 24,5 cm) de (2)-290-(8) ff. à 17 lignes par page, portrait gravé de Claude Le Pelletier.NOAILLES (Louis-Antoine de). Mandement de Son Eminence monseigneur le cardinal de Noailles, archevesque de Paris, a l'occasion du miracle operé dans la paroisse de Sainte Marguerite, le 31. may, jour du Saint Sacrement. Paris, Jean-Baptiste Delespine, 1725. In-4 de 22 pp.Les deux pièces reliées en 1 vol. In-4, maroquin noir, dos orné à nerfs, roulette et large dentelle d’encadrement à petits fers sur les plats, tranches dorées (reliure de l’époque).
Manuscrit inédit. Hommage à Claude Le Pelletier (1631-1711), contrôleur général des finances sous Louis XIV, et témoignage des tensions religieuses du début du XVIIIe siècle.Ce manuscrit anonyme rend hommage à Claude Le Pelletier, figure éminente de l’administration de Louis XIV, en adoptant pour titre Comes senectutis, un écho direct au recueil publié par Le Pelletier lui-même en 1709 lors de sa retraite. Ce choix souligne une volonté d’associer l’éloge posthume à la réflexion spirituelle qu’il mena en fin de vie.Le texte s’organise en plusieurs parties distinctes, mêlant panégyrique, dialogues théologiques et documents religieux. Le panégyrique initial s’attache à décrire la « conduite » exemplaire de Le Pelletier depuis sa nomination au poste de contrôleur général des finances jusqu’à sa mort en 1711. Cette section met en lumière les qualités morales et administratives d’un homme qui, après une carrière politique brillante, se consacra à une introspection spirituelle.Les Entretiens : un regard théologique sur la vieillesse et la mort. La partie centrale du manuscrit, intitulée Entretiens sur la Vieillesse et sur la Mort, prend la forme de dialogues philosophiques et religieux. Trois personnages – le Propriétaire du Jardin, l’Ecclésiastique et le Jeune homme – discutent des thèmes de la condition humaine, de la vieillesse et de la préparation à la mort. Ces dialogues, inédits et anonymes, témoignent d’une profondeur théologique et offrent des perspectives variées sur la relation entre la foi et les épreuves de la vie.Le manuscrit inclut également une série de réflexions et de textes pratiques :Extraits des auteurs sacrés et profanes concernant la vieillesse, où les citations révèlent une recherche érudite sur ce thème universel.Entretiens sur la communion et l’extrême-onction, illustrant la préparation spirituelle au sacrement et au moment de la mort.Examen de conscience : accompagné de prières à réciter avant et après la confession et la communion, renforçant ainsi l’orientation pratique et dévotionnelle du texte. Un mandement lié à un miracle : ancrage dans les débats religieux. Relié à la suite du manuscrit, une pièce imprimée datée de 1725 éclaire les tensions religieuses de l’époque. Il s’agit du Mandement de Mgr le Cardinal de Noailles, publié après un miracle survenu à la paroisse Sainte-Marguerite, où une fidèle, Anne La Fosse, recouvra l’usage de ses jambes lors de la Fête-Dieu. Le cardinal de Noailles, malgré ses désaccords prolongés avec le Saint-Siège sur la bulle Unigenitus, valida ce miracle après une enquête rigoureuse, le qualifiant de signe destiné à « confondre les incrédules et consoler les fidèles ».Ce document atteste non seulement de la prudence théologique de Noailles mais aussi de la manière dont les miracles étaient utilisés pour soutenir la foi dans un contexte de querelles religieuses intenses, notamment entre jansénistes et opposants.Claude Le Pelletier : une figure ambivalente du jansénisme. Claude Le Pelletier occupa des fonctions prestigieuses : prévôt des marchands de Paris (1668), contrôleur général des finances (1683-1689), ministre d’État (1683-1697), et surintendant des Postes (1692-1697). Après sa démission en 1697, il se retira pour se consacrer à des réflexions religieuses, adoptant un mode de vie empreint de piété tout en maintenant un certain rang social.Bien que Le Pelletier fût proche de figures liées au jansénisme, notamment les Bignon et les cercles intellectuels influencés par Port-Royal, il adopta une posture ambivalente. Dans son Mémoire sur mes véritables et derniers sentiments sur les affaires de l’Église et de l’État, rédigé vers 1706-1707, il critique à la fois les « cabales » jansénistes et les persécutions dirigées contre eux par les Jésuites et Sulpiciens. Cette prudence reflète la position des crypto-jansénistes de l’époque, contraints de dissimuler leurs sympathies pour échapper à la répression.Un recueil au service d’une mémoire et d’une cause. Le manuscrit, tout en célébrant la mémoire de Claude Le Pelletier, s’inscrit dans le contexte des débats religieux du début du XVIIIe siècle, marqué par la répression des jansénistes et la destruction de Port-Royal (1709-1710). Les textes contenus dans ce recueil témoignent d’un esprit janséniste sous-jacent et semblent destinés à préserver et transmettre ces idées malgré l’adversité.En associant l’éloge d’un grand serviteur de l’État, des réflexions théologiques et un miracle validé par l’Église, ce manuscrit révèle la complexité des relations entre foi, politique et pouvoir sous Louis XIV et au-delà. Il constitue un précieux témoignage de l’effervescence intellectuelle et spirituelle d’une époque où les tensions religieuses étaient omniprésentes.Provenance : Antoine Marie Henri Boulard (1754-1825), notaire, député au Corps législatif (Bibliothèque de feu Mr. A. M. H. Boulard. (1828), Tome IV, n°87 : « Cet ouvrage n’est point la traduction du Comes Senectutis de Cl. Le Peletier, mais un traité nouveau composé dans le même goût, par quelqu’un de la famille de ce magistrat »).Bourgeois André, VI, 5084, 5089 : Deux mémoires historiques de Claude Le Pelletier [Vie de M. le chancelier Le Tellier ; Mémoire de mes véritables et derniers sentimens sur les afaires de l'Église et de l'État]. Publiés avec une introduction et des notes. Thèse présentée à la Faculté des lettres de Paris, par Louis André (Paris, Alcan, 1906).ANDURAND, Olivier. Chapitre IV. « Dieu a parlé contre cette Bulle » : les miracles dans la querelle de l’Unigenitus In : La Grande Affaire : Les évêques de France face à l’Unigenitus. Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2017 ; FROSTIN, Charles. Les Pontchartrain, ministres de Louis XIV : Alliances et réseau d'influence sous l'Ancien Régime. Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2006. Chapitre II. La mise en place d’un réseau de parentèle p. 112 ; Stoll, Mathieu. Chapitre XII. L’esprit Le Peletier In : Servir le Roi Soleil : Claude Le Peletier (1631-1711), ministre de Louis XIV. Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2011.
S.l.n.d., , 1685 vers . Manuscrit in-12 de (5) pp. 1 f.bl. 170 pp. 1 f.bl. 244 pp. maroquin noir, dos orné à nerfs, plats ornés d'un décor à la Duseuil, fleuron d'angle de petits fers, roulette sur les coupes, tranches dorées sur marbrure (reliure de l'époque).
Rare recueil de pièces et dialogues imités des livrets d'opéras de Lully vers 1685 quand l’heure était à la célébration de la paix et des triomphes du roi Louis XIV tandis que l'édit de Nantes était révoqué afin d'établir l'unité de la foi dans le royaume. L’ouvrage contient, d’une écriture uniforme et presque sans rature : - Dialogue sur la Paix (pages 1 à 36) - Le Temple de la Paix ou Les Triomphes Immortels de Louis Le Grand, comédie héroïque (pp. 37 à 130)- Second dialogue (pp. 131 à 159)- Compliment à « Monseigneur de Meaux (Bossuet) » (pp. 161 à 163). - Prologue (pp. 165 à 170)- Agatarque ou la rare Métamorphose, comédie (pp. 1 à 227). - [Horace]. Traduction françaises de dix odes d'Horace (feuillets liminaires en tête et fin d'exemplaire copiés d'une main différente du reste du recueil).Ce recueil resté inédit, dont chaque pièce est anonyme, célèbre la paix intérieure du royaume de France – une paix qu’il ignore au XVIe siècle et dans la première moitié du XVIIe siècle – et la paix européenne que les guerres du Grand roi ont permis d’enraciner, comme d'autres pièces connues et publiées le firent dans la même période. Spécialiste des opéras allégoriques, Jean-Baptiste Lully créa en 1685 L'Idylle sur la Paix composée sur un poème de Jean Racine en référence à la trêve de Ratisbonne, signée le 15 août 1684, où Louis XIV était présenté en héros et sauveur de la paix et Le Temple de la Paix, opéra-ballet en six entrées sur un livret de Philippe Quinault, représenté à Fontainebleau devant le roi le 12 septembre 1685, pour célébrer la paix établie par le traité de Regensburg, en août 1684. L'éloge de Bossuet « admirable prélat dont la haute noblesse (…) » sous la forme d'un compliment, rappelle aussi le rôle et l'influence de l'évêque de Meaux quand l'édit de Nantes fut révoqué, consulté sur les réformés qui avaient abjuré leur foi protestante pour se convertir au catholicisme.Les pièces sont inconnues à Godard de Beauchamps dans ses Recherches sur les théâtres de France (Paris, Prault 1735) qui mentionne pour l'année 1685 les pièces suivantes (III, p. 185) : L'Idylle de la Paix par les sieurs Racine et Lully ; Les Amours de Vénus & d'Adonis, comédie héroïque avec des machines & des intermèdes représentée à Paris par les Comédiens du roi, avant leur départ pour Fontainebleau ; Représentation des comédies et ballets dansé le jour de la fête du roi le 6 novembre 1685 ; Le Triomphe de la paix, opéra en trois actes représenté par l'Académie royale de Marseille, avec un prologue et un avis au lecteur. Marseille Charles Brebion, musique du sieur Gautier ; La brillante Journée ou le carrousel des galants Maures. Beau manuscrit XVIIe d'une écriture fine et lisible, relié à l'époque en maroquin noir à la Duseuil. Quelques pâles mouillures marginales.
Paris, Pierre Rocolet, 1644-(1653). In-folio de (2)-4-(2)-534 pp. 1 f.bl. (12) pp., table, frontispice, veau granité, dos fleurdelisé à nerfs, armes sur les plats, double encadrement de filets dorés avec fleurs de lys dorées dans les angles, tranches marbrées (reliure de l'époque).
Édition originale ornée du précieux frontispice gravé sur cuivre par Claude Mellan : sous un dais orné des armes d’Anne d’Autriche, de France et de Paris, le jeune Louis XIV, coiffé d’un chapeau à plume et revêtu des insignes royaux, assisté de sa mère Anne d’Autriche, reçoit l’hommage du prévôt des marchands et des échevins de la ville de Paris. En bas, les armoiries de ces huit personnages surmontées d’une banderole portant leur nom (de gauche à droite) : Nicolas Boucot, receveur, Martin Le Maire, greffier, Gérard Piettre, procureur, Macé Le Boullanger, prévôt des marchands ; à droite sont les quatre échevins : Sébastien Cramoisy, Jacques de Monhers, Remy Tronchot, Guillaume Bâillon.Mariette a calculé que, Louis XIV étant monté sur le trône en mai 1643, et Sébastien Cramoisy et Jacques de Monhers ayant quitté leurs fonctions en août 1643, la planche dut être gravée dans cet intervalle ; elle est ici en deuxième état avec les lettres sur les banderoles au-dessus des armoiries. Marque de Pierre Rocolet au titre ; bandeaux et lettrines gravés sur bois. Les pages 1 à 528 appartiennent à l'édition de 1644. Le cahier Xxx et 2 des feuillets liminaires ont été recomposés et complétés par rapport à l'éditon de 1644 (les feuillets liminaires contiennent des actes datés de 1651; la liste des prévôts et échevins est continuée jusqu'en 1653, pages 533-534). Discrètes restaurations, petite galerie de ver marginale sans atteinte au texte, les quatre derniers feuillets roussis.Bel exemplaire aux armes de la Ville de Paris.Inventaire du fonds français, XVIIe s., t. XVII, p. 184, n° 298 ; Olivier, Hermal, Roton, 2121, fer n°1.
2009, Gourcuff Gradenigo. In-8 a l'italienne, broché, 157pp. Nombreuses illustrations en couleurs et n&b.
Excellent exemplaire comme neuf.
1973, Hachette Littérature, in-8 broché de 300 pages, La vie quotidienne à Marseille de Louis XIV à Louis Philippe | Etat : frottements, quelques passages soulignés au crayon (Ref.: ref88420)
Hachette littérature