Paris, Flammarion grandes biographies , 1991 ; in-8, 442 pp., br.
Reference : 202402519
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Paris, Longchamps / F. Buisson (puis Buisson seul), 1813. Trois parties reliées en 16 vol. au format in-8 (208 x 133 mm) de 2 ff. n.fol., vii - 509 pp. ; 2 ff. n.fol. et 478 pp. ; 2 ff. n.fol. et 550 pp. ; 2 ff. n.fol. et 571 pp. ; 2 ff. n.fol. et 564 pp. ; 2 ff. n.fol. et 559 pp. ; 2 ff. n.fol., xii - 515 pp. ; 2 ff. n.fol. et 526 pp. ; 2 ff. n.fol. et 440 pp. ; 2 ff. n.fol. et 594 pp. ; 2 ff. n.fol. et 397 pp. ; 2 ff. n.fol., iv - 512 pp. ; 2 ff. n.fol. et 557 pp. ; 2 ff. n.fol. et 574 pp. ; 2 ff. n.fol. et 694 pp. ; 2 ff. n.fol. et 699 pp. Reliures uniformes de l'époque de demi-basane marbrée fauve, dos lisses ornés de filets gras et maigres dorés, fleurons dorés, pièces de titre et de tomaison de maroquin chair, titre doré, tomaison dorée, tranches jaunes et mouchetées.
Edition originale ; complète des 16 volumes la constituant. ''Cette sorte d'histoire littéraire de la France, qui comprend une série de près de 40 ans, offre un tableau assez complet de la littérature française pendant la dernière moitié du XVIIIème siècle ; et qu'on ne lit pas sans intérêt et profit.'' (in Quérard). ''Cette correspondance embrasse à la fois les moeurs, les lois, la philosophie, les arts et la littérature et présente une variété piquante dans la manière dont tous les sujets sont traités. La Correspondance renferme par ailleurs un grand nombre de lettres de Voltaire, pour certaines restées jusqu'alors inédites.'' Graesse III, Trésor de livres rares et précieux, p. 155 (pour une édition également millésimée 1813 mais parue chez Michaud / Chérou / Salgues / Suard) - Quérard III, La France littéraire, p. 479 - Brunet II, Manuel du libraire et de l'amateur de livres, 1741 - Cioranescu II, Bibliographie de la littérature française du XVIIIème siècle, 32478 et suivants. Papier marbré différant selon les exemplaires. Petit manque superficiel en marge de deux plats. Frottements pouvant par ailleurs affecter le papier marbré de quelques plats. Petit manque en marge supérieure de deux feuillets. Quelques cahiers oxydés. Présence de quelques rousseurs et tâches claires dans les corps d'ouvrage. Nonobstant, ensemble en belle condition.
Précieux et bel exemplaire de cet ensemble de traités philosophiques de Diderot sur l’esthétique, relié en veau blond de l’époque. Londres, 1749. In-12 de 220 pages chiffrées et 1 p. d’avis aux relieurs (la pagination saute de la p. 209 recto à la page 211 verso), 6 figures gravées hors-texte. - [Relié avec]: II - Lettre de M. Diderot au R.P. Berthier, Jésuite. 1751. 56 pp. -Et: III - Additions Pour servir d’Eclaircissemens à quelques endroits de la Lettre sur les Sourds & Muets. Faux-titre et pp. 242 à 400 (1) f. d’errata, 2 planches hors texte. Ensemble trois ouvrages en 1 volume in-12. Veau blond, filet doré encadrant les plats, dos lisse orné au fer doré à la toile d’araignée, pièce de titre brunie à froid, filet or sur les coupes, tranches rouges. Reliure de l’époque. 156 x 94 mm.
Editions originales de ces lettres de critique littéraire destinées à détruire le mythe de la «belle nature», principe cher à l'époque, contre lequel s'insurge Diderot tout en prenant prétexte de ces débats pour élargir sa propre théorie esthétique. I - «Édition originale de cet écrit philosophique et scientifique de Diderot, publié en 1749, qui fit sensation et valut à son auteur d’être conduit au donjon de Vincennes.» Tchémerzine. Éditions originales, II, 925; Adams, Bibliographie des œuvres de Denis Diderot 1739-1900, t. 2, LG1; Cioanescu 24111. Ce fascinant petit texte fut rédigé par Diderot après la première opération de la cataracte d’une aveugle de naissance par le docteur Réaumur qui avait convié quelques philosophes à assister aux premières réactions du «sujet» au contact de la lumière. De là vint à Diderot l’idée de tirer parti de la cécité comme d’une autre manière d’appréhender le monde, illustrée par trois figures: celle de l’aveugle-né Puiseaux, celle du célèbre géomètre anglais Saunderson, et celle de Melle de Salignac. L’ouvrage aborde le problème des sens, de la morale, du jugement esthétique, de la religion. «La démarche de Diderot lui permet de formuler des intuitions où éclatent la force et la vigueur de cet esprit encyclopédique et audacieux: émergence d’un sixième sens par l’exacerbation des autres sens, sensibilité et énergie de la matière, idées transformistes et notion d’évolution où le hasard joue un rôle, calcul des probabilités, etc.» (En Français dans le texte, n°153). L’ouvrage parut de manière anonyme mais la paternité en fut attribuée à Diderot qui fut emprisonné à Vincennes un mois plus tard. Diderot, philosophe athée, instaurait les premiers fondements du sensualisme: nos sens fondent nos idées et nos croyances. «Si l’aveugle n’a pas les mêmes croyances que nous autres, c’est parce que ses yeux lui font défaut. Notre croyance en Dieu n’a en elle-même rien de divin, elle est issue de nos sens mêmes». L’ouvrage est orné de six planches gravées hors-texte non signées dont une figure tirée de «la Dioptrique» de Descartes. II - Edition originale. Adams, LE1; Tchemerzine, II, 930. Dès février 1751, Diderot réplique sur un ton badin au jésuite Berthier qui, en janvier, dans les "Mémoires de Trévoux", avait critiqué le projet de l'Encyclopédie d'après le prospectus, en particulier pour avoir plagié le projet encyclopédique de Francis Bacon. Diderot répond en écrasant Berthier de son ironie et en s'attaquant à l'ordre des Jésuites. Comme échantillon attractif du contenu de l'œuvre à venir, Diderot livre, dans cette "Lettre à Berthier", l'intégralité de son article "Art" (à partir de la page 15), "l'un de plus élaborés et des plus profonds donnés à l'Encyclopédie" (selon P.-P. Gossiaux in "Diderot et son temps"). Si la réponse facétieuse de Diderot mit les rieurs de son côté, la presse savante qui attendait une justification sur le fond se montra plus sévère vis-à-vis de cette "Lettre" et peu satisfaite de la réponse de Diderot. Il reste que la large polémique qui s'en suivit excita la curiosité du public et contribua à entraîner un afflux de souscripteurs vers l'Encyclopédie, plus de mille dès la fin avril. III - Les Additions furent données par Diderot en mai 1751, soit trois mois après la première émission de la Lettre sur les Sourds et Muets. Supplément imprimé pour compléter la 1re émission de la "Lettre sur les sourds et muets" parue en février 1751 et dans laquelle le dernier cahier, signé X, se composait de la p. 241 (X1r°) et de la table des matières (X1v°-X6v°). Écrit en réponse aux critiques sur la "Lettre sur les sourds et muets". La 1re émission de la "Lettre sur les sourds et muets" et les additions ont été reliées ensemble selon des modalités différentes selon qu'elles l'ont été par les libraires ou les lecteurs eux-mêmes. L'ouvrage ainsi composé a été catalogué séparément. Bibliographie des œuvres de Denis Diderot, 1739-1900 / David Adams, Paris, 2000, t. 2, p. 227-228, LH3 ; "La Lettre sur les sourds et muets de Diderot" / Wallace Kirsop dans "Bibliographie matérielle et critique textuelle : vers une collaboration", Paris, 1970 (Biblio notes, 1). Les Additions sont ornées de 2 planches gravées sur cuivre par Le Mire d'après Charles Eisen. Le faux-titre des Additions est contrecollé sur la page 241, et le feuillet d'errata l'est sur un titre de la seconde émission de la Lettre. Précieux et bel exemplaire de cet ensemble de traités philosophiques de Diderot sur l’esthétique, relié en veau blond de l’époque.
[ Chez J. L. J. Brière [ et Paulin, Alexandre Mesnier ]] - DIDEROT, Denis
Reference : 70428
(1821)
26 vol. in-8 reliure de l'époque demi-chagrin noir, dos à 4 nerfs dorés richement orné, Chez J. L. J. Brière, Paris, 1821 [ Tomes 1 à 21 et 26 ], Paulin, Alexandre Mesnier, Paris, 1831-1831 [ Tomes 22, 23, 24 ], Paulin, Paris, 1834 [Tome 25 : Deuxième édition augmentée ]. Rappel du titre complet et détail des planches : Oeuvres de Denis Diderot (22 Tomes - Complet) [ Avec : ] Mémoires, Correspondance et Ouvrages inédits de Diderot de 1759 à 178, publiés d'après les manuscrits confiés, en mourant, par l'auteur à Grimm (4 Tomes - Complet) [ Ensemble : 26 Volumes ] Tomes 1 et 2 : Philosophie (Tome 1 : Planche I et II dépliante (Système de Saunderson pour les aveugles) ; Tome 2 ; Une planche hors texte) ; Tome 3 : Mélanges de littérature et de philosophie. ; Tome 4 : Théâtre ; Tomes 5, 6, 7 : Romans et Contes ; Tomes 8, 9, 10 : Salons ; Mathématiques (Tome 10 : 3 planches dont une dépliante) ; Tomes 11 et 12 : Essai sur les règnes de Claude et de Néron ; Essai sur les études en Russie ; Plan d’une université pour le gouvernement de Russie ; Correspondance ; Tomes 13 à 20 : Dictionnaire encyclopédique (Tome 13 : Tableau dépliant du Système figuré des connaissances humaines ) ; Tome 21 : Mémoires historiques et philosophiques sur la Vie et les Ouvrages de D. Diderot par J. A. Naigeon (Tome 21 : Portrait de Denis Diderot par Mme Therbouche 1823, gravé par Bertonnier ) ; Tomes 22 à 25 : Mémoires, Correspondance et Ouvrages inédits de Diderot de 1759 à 1780, publiés d'après les manuscrits confiés, en mourant, par l'auteur à Grimm ; Tome 26 : Oeuvres inédites de Diderot : Le Neveu de Rameau. Voyage de Hollande. Correspondance. Table générale et analytique des matières contenues dans les Oeuvres de Diderot.
Bel exemplaire des Oeuvres de Diderot, bien complet de la véritable édition originale du "Neveu de Rameau", publiée par Brière sur le manuscrit original qui lui avait été confié par la fille de Diderot. Bien que la parution n'eut lieu qu'en 1823, Brière a daté le volume, comme le reste de la série, de 1821. Le volume a été relié dans cet ensemble comme le vingt-sixième et dernier, précédé non seulement des Mémoires de Naigeon sur la Vie et les Oeuvres de Diderot, mais également des 4 tomes des "Mémoires, Correspondance et Ouvrages inédits de Diderot de 1759 à 1780, publiés d'après les manuscrits confiés, en mourant, par l'auteur à Grimm" dans l'édition de Paulin et Mesnier de 1830-1831 (le tome 4 étant dans la deuxième édition augmentée publiée par Paulin seul en 1834). Etablie sur des manuscrits conservés dans le fond Diderot de la bibliothèque de L'Ermitage (Saint-Pétersbourg) dont la copie fut transmises à l'éditeur Jean-Baptiste Paulin, cette dernière série de 4 tomes contient notamment l'édition en partie originale des Lettres à Sophie Volland, et l'édition originale des "Mémoires pour servir à l'histoire de la vie et des ouvrages de Diderot, par Madame de Vandeul, sa fille". Bon exemplaire en belle reliure d'époque (un défaut dans le papier a causé un accroc en marge, n'affectant pas le texte, en début du tome 19, qq. rouss., très bon état par ailleurs). Vicaire, III, 255 ; Tchemerzine, IV, 477 (Neveu de Rameau), 478 (Oeuvres chez Brière), 480 (Mémoires chez Paulin)
Publication semestrielle de 320 pages, format 160 x 240 mm, brochée, publiée en 1995, Société Diderot, bon état
Au sommaire : Diderot, homme des Lumières ; Diderot a inventé le cinéma ; Diderot et le théâtre intérieur ; Diderot et les sciences de la vie dans l'Encyclopédie ; "Ecco il vero pulcinella" ; Violences peintes ; Quand Diderot faisait le plan d'une université ; Diderot et l'actualité politique ; Journalistes et hommes de lettres : les positions de l'Encyclopédie ; Diderot, grand communicant ; Diderot et l'Encyclopédie ; La "folie" de l'ordre alphabétique et l'enchaînement" des sciences : l'Encyclopédie comme système entre le XVIIIe et :le XXe siècle ; De l'Encyclopédie aux encyclopédies : proposer et communiquer un état du savoir ; Diderot et l'art de la démonstration ; Diderot en ses journéées, etc.
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Précieux exemplaire conservé dans sa reliure de l’époque de cette œuvre d’intelligence de Diderot unissant l’art et la littérature. A Paris, Chez Fr. Buisson, L’An Quatrième de la République (1795). In-8 de (2) ff. faux titre et titre, iv et 415 pages, coin inf. du titre déchiré sans atteinte au texte, pte. déch. en marge des pp. 85 et 321 sans manque. Demi-maroquin rouge à coins verts, tranches jaspées. Reliure de l’époque. 196 x 120 mm.
Edition originale importante, l’une des plus difficiles à trouver parmi les œuvres de Diderot, dans laquelle il exprime au moyen de la littérature «toute sa doctrine sur l’art au XVIIIe siècle.» Écrit sous forme de journal manuscrit avant d’être ici imprimé, ce texte fut réservé à une douzaine de souscripteurs: Catherine II; le prince de Prusse… Adams, EF1; Tchemerzine, II, 964. «Cet essai de Diderot écrit en 1766 resta inédit jusqu’en 1795. Diderot y expose les principes qui l'ont guidé dans la critique de ses Salons, il y étudie la peinture en suivant le classement habituel: le dessin, le clair-obscur, et surtout la couleur, à la compréhension de laquelle il arrive à travers le concept naturaliste: l'art est imitation de la nature ; celle-ci est imitable pour autant qu'elle est visible, et elle est visible pour autant qu'elle est colorée. Diderot se montre assez peu sensible à la magie du dessin : pour lui, un bon dessin peut toujours s'apprendre, tandis que la couleur est un don de la nature ; c'est elle qui révèle le plus sûrement le caractère d'un peintre et qui lui permet d'entrer en communication directe avec l'imagination du public. Le caractère, l'humeur même de l'artiste influent sur sa manière de colorer : il suffirait de voir comment il mélange ses couleurs sur sa palette, comment il les dépose sur sa toile, pour se faire une idée de la richesse et de l'originalité plus ou moins grandes de son art. L'accord est la loi fondamentale du coloris. Il y a des accords simples, faciles, agréables à voir mais attendus, qui sont le propre des peintres médiocres ; il y a des ‘peintres pusillanimes’, ‘des ronds-de-cuir de la peinture’ qui se restreignent et se répètent. Les peintres de génie se reconnaissent à leur ‘pinceau intrépide’, qui cherche inlassablement et crée les accords les plus nouveaux et les plus difficiles, et joue sur les contrastes les plus audacieux. De telles idées, exprimées dans le style ‘parlé’ de Diderot, extraordinairement vivant et coloré, capable de refléter d'une manière incomparable toute la chaleur d'une discussion animée, donnent toute sa signification à cet essai où s'exprime toute la doctrine sur l’art du XVIIIe siècle.» (Dictionnaire des Œuvres, II, 734). Ce volume réunit les textes de Diderot qui contiennent l’essentiel de ses idées sur l’art, y compris ses Observations sur le Salon de Peinture de 1765, célèbre essai critique par lequel il se fit rénovateur de la critique de salon d’art. Diderot, dans ces écrits, tâche de ramener les artistes à une observation plus sincère de la nature. Il n’envisage pas l’œuvre d’art sous le seul angle des qualités formelles, mais s’attache aussi à la décrire dans ses rapports ambigus, souvent déterminants, avec la société et les institutions politiques. «Métier d’écrivain, métier de peintre, le texte de Diderot va de l’un à l’autre. Il ne lui suffit plus de regarder, de décrire, de penser, de juger, il va expérimenter la peinture par l’écriture dans sa capacité à rendre le visible… Il fait entrer l’écriture dans le tableau, et pas par la petite porte.» - Le Monde. Précieux exemplaire conservé dans sa reliure de l’époque de cette œuvre d’intelligence de Diderot unissant l’art et la littérature.