Paris, Stock, 2007 ; in-8, 398 pp., br.
Reference : 202202179
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A Gand, chez P. F. de Goesin-Verhaeghe; rue Haute-porte, n°229, 1810-1811. 1810 4 vol. in-8° (212 x 138 mm.) de: I. [3] ff. (faux-titre, titre, épigraphe); 20 pp. (préface du traducteur); [1] f. (titre de la première partie); 23 pp. (reprise de la pagination à 19, préface de l'auteur); [1] p. (table); 614 pp.; [1] p. (errata); 3 planches aquarellées ; II. [2] ff. (titre, table); 659 pp.; [2] pp. (errata, avis au relieur); 4 planches (3 aquarellées, 1 gravée); III. XIV pp. (titre, titre de la deuxième partie, préface de l'auteur); 586 pp.; 3 planches gravées; IV. [1] f. (titre); 570 pp. (dont table); 1 planche dépliante gravée. Un total de 11 planches (dont 1 dépliante et 6 à l'aquarelle). (Corps douvrage très frais). Demi-basane d'époque, plats recouverts de papier marbré, dos lisses ornés, titre et tomaison de maroquin noir, tranches jaspées. (Quelques petites rousseurs).
Première édition en français, traduite de l'anglais par Joseph-François Kluyskens et due à Erasmus Darwin (E.O. : 1795 et 1799). Le présent ouvrage est considéré comme son uvre principale pour ce qui touche aux sciences naturelles et à la médecine. Erasmus Darwin (1731-1802) est un poète, médecin, botaniste et inventeur britannique. 70 ans avant les travaux de son célèbre petit-fils et face au créationnisme alors dominant, il amorce de façon significative les réflexions sur l'origine de la vie et son évolution. Médecin, il exerce son art avec un grand succès à Lichfield. On a de lui un poème célèbre, le Jardin botanique (1781), divisé en deux parties, intitulées : l'Économie de la végétation et les Amours des plantes, et un ouvrage fort original, la Zoonomie ou Lois de la vie organique (1794) : il y classe les maladies de l'homme d'après une méthode analogue à celle adoptée par Carl von Linné (1707-1778, naturaliste suédois) pour les plantes, et les explique toutes par l'excitabilité, comme Thomas Brown (1785-1862, naturaliste et un malacologiste britannique). Dans cet ouvrage, de même que dans le poème posthume The Temple of Nature, il expose des idées évolutionnistes. Sa curiosité le conduit à s'interroger sur les raisons de la présence de coquillages fossilisés présents au fond des mines ainsi que sur le développement des bactéries qu'il observe au microscope. Il mène également des recherches sur les nuages. Dans ses travaux et sa réflexion, il en vient à remettre en cause la doctrine alors dominante du créationnisme. Il fait jouer un rôle à la sélection sexuelle dans l'évolution des espèces, idée que son petit-fils soutiendra lui aussi et qui intitulera Zoonomia le premier manuscrit de l'Origine des espèces. Également inventeur dans divers domaines, Erasmus Darwin laisse cependant d'autres s'attribuer certaines de ses inventions, craignant pour sa réputation en tant que médecin. On lui attribue ainsi :le moulin à vent horizontal de Josiah Wedgwood (grand-père d'Emma Wedgwood, épouse de Charles Darwin) ; un type de chariot qui ne se renverse pas (1766) ; une machine parlante (1771) ; l'ascenseur à caisson du canal à charbon du Somersetshire ; un dispositif géométrique de liaison dans la direction d'un véhicule (1758), préfigurant la géométrie directionnelle d'Ackermann ; un puits artésien ainsi que divers appareils de météorologie. Le traducteur, Joseph-François Kluyskens, décrit cette oeuvre de Darwin comme telle: Faire connaître les lois qui gouvernent tous les corps organisés ; réduire toutes ces lois qui ont rapport à la vie organique en classes, ordres, genres et espèces, et les faire servir enfin à l'explication des causes des maladies ; tel fut le but que se proposa le Docteur Darwin lorsqu'il composa la Zoonomie, ouvrage sublime qui lui a coûté plus de vingt années de travail, et les plus profondes méditations (Préface du traducteur, vol. 1). Louvrage est illustré de 11 planches, dont plusieurs rehaussées à laquarelle, représentant la rétine et le spectre oculaire. A noter l'impressionnante gravure du fauteuil pour corriger la distorsion de la colonne vertébrale. Rare exemplaire dont ne dénombre que 2 exemplaires passés en vente ces 50 dernières années. Bel exemplaire conservé dans sa reliure dépoque. 4 vol. 8vo (212 x 138 mm.) of : I. [3] ff. (faux-title, title, epigraph); 20 pp. (preface by the translator); [1] f. (title of the first part); 23 pp. (resumption of pagination at 19, preface by the author); [1] pp. (table) ; 614 pp. ; [1] p. (errata); 3 watercolor plates; II. [2] ff. (title, table) ; 659 pp. ; [2] pp. (errata, notice to the binder); 4 plates (3 watercolors, 1 engraved); III. XIV pp. (title, title of the second part, preface by the author) ; 586 pp. ; 3 engraved plates ; IV. [1] f. (title) ; 570 pp. (including table) ; 1 engraved folding plate. A total of 11 plates (including 1 folding and 6 in watercolor). (Body of the book very fresh). Contemporary half-basane, boards covered with marbled paper, spines decorated with smooth edges, title in black morocco, edges speckled. (A few small freckles). First edition in French, translated from English by Joseph-François Kluyskens and due to Erasmus Darwin (E.O.: 1795 and 1799). The present work is considered to be his main work on natural sciences and medicine. Erasmus Darwin (1731-1802) was a British poet, physician, botanist and inventor. Seventy years before the work of his famous grandson and in the face of the then dominant creationism, he significantly initiated reflections on the origin of life and its evolution. As a physician, he practiced his art with great success in Lichfield. He wrote a famous poem, the "Jardin botanique" (1781), divided into two parts, entitled "l'Économie de la végétation" and "Amours des plantes", and a very original work, the "Zoonomie ou Lois de la vie organique" (1794): he classifies the diseases of man according to a method similar to the one adopted by Carl von Linné (1707-1778, Swedish naturalist) for plants, and explains them all by excitability, like Thomas Brown (1785-1862, British naturalist and malacologist). In this work, as well as in the posthumous poem "The Temple of Nature", he exposes evolutionary ideas. His curiosity led him to question the reasons for the presence of fossilized shells at the bottom of mines as well as the development of bacteria, which he observed under a microscope. He also conducted research on clouds. In his work and his reflection, he came to question the then dominant doctrine of creationism. He gave a role to sexual selection in the evolution of species, an idea that his grandson would also support and even entitled "Zoonomia" the first manuscript of the Origin of Species. Also an inventor in various fields, Erasmus Darwin allowed others to take credit for some of his inventions, fearing for his reputation as a doctor. He is credited with: Josiah Wedgwood's horizontal windmill (grandfather of Charles Darwin's wife Emma Wedgwood); a type of carriage that does not tip over (1766); a talking machine (1771); the Somersetshire Coal Canal box elevator; a geometric device for linking the direction of a vehicle (1758), prefiguring Ackermann's directional geometry; an artesian well; and various meteorological devices. The translator, Joseph-François Kluyskens, describes Darwin's work as follows: "To make known the laws which govern all organized bodies; to reduce all these laws which relate to organic life into classes, orders, genera, and species, and finally to make them serve as an explanation of the causes of disease; such was the aim which Doctor Darwin proposed to himself when he composed Zoonomy, a sublime work which cost him more than twenty years of work, and the deepest meditations (translated from french). The work is illustrated with 11 plates, several of them enhanced with watercolors, representing the retina and the ocular spectrum. Note the impressive engraving of the chair "to correct the distortion of the spine" (translated from french). Rare and beautiful copy, preserved in its original binding, of which only 2 copies have been sold in the last 50 years.
Musée de la vie Wallonne Liège 1975 275 pages in-8. 1975. broché. 275 pages. Grand In-8 (296x210 mm) 275 pages. Livre broché couverture illustrée. Catalogue d'exposition. 4 juillet - 5 octobre
HUNTER, (William) ; WOLF, (Johann Christoph) & ESCHELSKROON, (Adolph).
Reference : 4964
(1793)
Paris, Maradan, 1793. 1793 1 vol. in-8° (200 x 128 mm.) en 2 parties avec pagination continue de: partie 1: 32 pp. (dont faux titre, titre); 95 pp.; partie 2: [2] ff. (faux titre, titre); 354 pp. (dont table, reprise de la pagination à 97, sauts et erreurs dans la pagination sans manque, 351 pp. en réalité). Ex-libris armorié gravé collé au dos du premier plat: «Bibliothèque de Mr. Le Baron de Zangiacomi». (Quelques mouillures, rousseurs et marques dues au cuir). Demi-basane à coins dépoque, plats recouverts de papier à la colle fauve, dos à nerfs ornés, titres de maroquin rouge et vert, tranches jaspées de bleu. (Défauts dusage).
Edition originale des traductions en français par Louis Langlès de cette réunion de 3 travaux réunis en 2 parties sur Pégu, ville portuaire du sud de la Birmanie, et le Ceylan, Sri Lanka actuel (E.O. : I. Londres, 1785, II. Berlin & Stettin, 1782 et Hambourg, 1782). William Hunter (1718-1783), médecin, professeur, anatomiste et orientaliste écossais, vécut une grande partie de sa vie en Inde. Après avoir choisi de faire une maîtrise en arts à l'Université de Glasgow, qui le mènerait à une carrière religieuse, il vient à la médecine en étudiant avec William Cullen (1710-1790 ; médecin et chimiste britannique). Il commence à s'intéresser à l'anatomie au St George's Hospital de Londres, se spécialise dans l'obstétrique et arrive à établir ce domaine comme une branche à part entière et acceptée de la médecine. Après 1756, la pratique médicale de Hunter était principalement consacrée à l'obstétrique, et il était le spécialiste le plus performant dans ce domaine en Grande-Bretagne à son époque, devenant médecin de la reine Charlotte en 1762. Il est élu membre de la Royal Society en 1767 et professeur d'anatomie à la Royal Academy en 1768. Pour aider à l'enseignement de la dissection, il engage le sculpteur Agostino Carlini (vers 1718-1790; sculpteur, peintre et membre fondateur de la Royal Academy) pour faire des sculptures des écorchés d'un criminel récemment exécuté. Il est très intéressé par l'art et a de vastes connexions avec le monde artistique. Hunter choisit pour illustrer ses schémas les dessins de Léonard de Vinci (1452-1519 ; célébrissime peintre italien et homme d'esprit universel) et Kenneth Clark (1903-1983 ; historien de l'art, auteur, directeur de musée, professeur d'université) le considère comme la personne qui a permis la redécouverte des dessins de Léonard de Vinci au XVIIIe siècle au Royaume-Uni. En outre, Hunter est un collectionneur de minéraux, monnaies, instruments scientifiques, objets ethnographiques, de livres rares et d'uvres d'art en tout genre. Il a légué ses collections à l'université de Glasgow, un acte qui a inspiré l'ouverture du Hunterian Museum, le premier musée public d'Écosse, en 1807. Dans les dernières années de sa vie, Hunter prend le poste de chirurgien sur un vaisseau de marine avant de passer au service de la Compagnie des Indes dans le Bengale. Il est envoyé à Java comme inspecteur général des hôpitaux, professeur et examinateur du collège de Calcutta et enfin, secrétaire de la Société asiatique. Hunter a rassemblé les matériaux pour la première partie du présent ouvrage en juillet 1782, lorsque son navire a été retenu par une tempête à Pegu. Il décrit les produits et l'agriculture de Pegu, ainsi que les grottes d'Elephanta, d'Ambola et de Canara. Cette partie est complétée par un important compte rendu de Ceylan, le tout traduit de langlais (E.O. : Londres, 1785). La seconde partie intitulée "La vie et les avantures de Jean-Christophe Wolf [...] (pp. 96-354), traduit de lallemand (E.O. : Berlin & Stettin, 1782) est due à Wolf lui-même, relate ses aventures à Ceylan. Johann Christoph Wolf (1683-1739) est un savant, hébraïste allemand, professeur de langues orientales à Hambourg, recteur de l'académie de cette même ville et premier secrétaire d'État à Jaffanapatnam à Ceylan. Suit la traduction de lallemand en français (E.O. : Hambourg, 1782) de la description abrégée de cette île due à Adolf Eschelskroon (1736-1793), explorateur danois, marchand, consul et agent royal danois à Kiel qui vécut aux Indes orientales pendant 18 ans. Provenance : le Baron Zangiacomi (1766-1846), magistrat et un homme politique français : il est successivement pair de France, président de chambre et conseiller à la Cour de cassation, membre du Conseil des Cinq-Cents et député de la Convention nationale (ex-libris armorié gravé collé au dos du premier plat). Rare édition en français dont on ne dénombre que quelques exemplaires passés en vente ces 100 dernières années. 1 vol. 8vo (200 x 128 mm.) in 2 parts with continuous pagination of : part 1 : 32 pp. (of which false title, title) ; 95 pp. ; part 2 : [2] ff. (false title, title); 354 pp. (including table, resumption of pagination at 97, jumps and errors in pagination without incidence, 351 pp. in reality). Engraved armorial bookplate pasted to the back cover: "Bibliothèque de Mr. Le Baron de Zangiacomi". (Some spotting, foxing and marks due to the leather). Contemporary half-basane with corners, boards covered with glue paper, spine ribbed and decorated, titles in red and green morocco, edges speckled with blue. (Defects of use). First edition of the French translations by Louis Langlès of this collection of 3 works in 2 parts on Pegu, a port city in southern Burma, and Ceylon, present-day Sri Lanka (E.O.: I. London, 1785, II. Berlin & Stettin, 1782 and Hamburg, 1782). William Hunter (1718-1783), a Scottish physician, teacher, anatomist and orientalist, lived much of his life in India. After choosing to pursue a Master of Arts degree at Glasgow University, which would lead to a religious career, he came to medicine by studying with William Cullen (1710-1790; British physician and chemist). He became interested in anatomy at St. George's Hospital in London, specialized in obstetrics, and succeeded in establishing this field as a separate and accepted branch of medicine. After 1756, Hunter's medical practice was primarily devoted to obstetrics, and he was the most successful specialist in this field in Britain in his day, becoming physician to Queen Charlotte in 1762. He was elected a Fellow of the Royal Society in 1767 and Professor of Anatomy at the Royal Academy in 1768. To help teach dissection, he hired the sculptor Agostino Carlini (c. 1718-1790; sculptor, painter and founding member of the Royal Academy) to make sculptures of the flayed body of a recently executed criminal. He was very interested in art and had extensive connections to the art world. Hunter chooses to illustrate his diagrams with the drawings of Leonardo da Vinci (1452-1519; celebrated Italian painter and universal mind) and Kenneth Clark (1903-1983; art historian, author, museum director, university professor) considers him the person who brought about the rediscovery of da Vinci's 18th century drawings in the UK. In addition, Hunter is a collector of minerals, coins, scientific instruments, ethnographic objects, rare books and works of art of all kinds. He bequeathed his collections to the University of Glasgow, an act that inspired the opening of the Hunterian Museum, the first public museum in Scotland, in 1807. In the last years of his life, Hunter took the position of surgeon on a naval vessel before moving to the service of the India Company in Bengal. He was sent to Java as Inspector General of Hospitals, Professor and Examiner of the College of Calcutta and finally, Secretary of the Asiatic Society. Hunter gathered the materials for the first part of this work in July 1782, when his ship was held up by a storm at Pegu. He describes the produce and agriculture of Pegu, as well as the caves of Elephanta, Ambola, and Canara. This part is completed by an important account of Ceylon, all translated from English (E.O.: London, 1785). The second part, entitled "The life and adventures of Johann Christoph Wolf [...]" (translated from French, pp. 96-354), translated from the German (E.O.: Berlin & Stettin, 1782), is due to Wolf himself and relates his adventures in Ceylon. Johann Christoph Wolf (1683-1739) was a German scholar, Hebraist, professor of Oriental languages in Hamburg, rector of the academy of the same city and first secretary of state in Jaffanapatnam in Ceylon. Follows the translation from German into French (E.O.: Hamburg, 1782) of the abridged description of this island due to Adolf Eschelskroon (1736-1793), Danish explorer, merchant, consul and royal Danish agent in Kiel who lived in the East Indies for 18 years. Provenance: Baron Zangiacomi (1766-1846), a French magistrate and politician: he was successively peer of France, president of chamber and adviser to the Court of Cassation, member of the Council of Five Hundred and deputy of the National Convention (armorial bookplate engraved pasted on the back of the first plate). Rare edition in French of which only a few copies have been sold in the last 100 years.
SLND [France, circa 1860-70]. 1860 1 vol in-folio (285 x 200 mm) manuscrit polychrome sur feuillets individuels de papier bristol de : [1] f. (titre) ; 274 pp. avec serpente numérotées à lencre noire en haut à droite, texte calligraphié à l'encre noire, rouge, bleue, verte, violette et marges enluminées de motifs végétaux, animaux, créatures fantastiques, paysages...(Quelques dechirures restaurées et salissures). Étui de rangement recouvert papier marbré bordé dune fine basane rouge, intérieur garni de papier rouge, chemise de papier d'arches. (Salissures et défauts d'usage).
Exceptionnel manuscrit de doctrine et morale chrétienne magistralement exécuté dans le style des livres dheures du XVème siècle, constitué de 274 pages calligraphiée à lencre dans des encadrements dont les marges sont décorées denluminures polychromes somptueusement exécutées dans un style art déco inspiré de l'esthétique des manuscrits enluminés dans leur fantaisie et leur raffinement. Au milieu du 19éme siècle, lintérêt pour les manuscrits du moyen âge est stimulé par le travail déditeurs et de relieurs tels quIngelman, Curmer, Gruel qui produisent de magnifiques fac-similés de célèbres livres dheures dont ils reproduisent les enluminures à la perfection grâce au nouveau procédé de chromolithographie. Leurs ouvrages sont offerts par les familles comme cadeaux de mariage. Certains sont imprimés en noir et ensuite enluminés à la main. Des artistes enseignent lart de lenluminure et un public essentiellement féminin se passionne pour cet art renaissant. Comme au XVème siècle, la qualité de ces productions atteint parfois un niveau exceptionnel, cest le cas du présent manuscrit, qui a certainement necessité des années de recherches, de dessin, de calligraphie et de mise en couleur. Les 274 pages présentent un texte finement calligraphié à l'encre noire, rouge, bleue, verte, violette et encadré de marges enluminées de compositions originale imaginées par lartiste : motifs végétaux, fleurs, fruits, figures géométriques, animaux, créatures fantastiques, personnages, paysages... dessins exécutés à lencre, à laquarelle et à la gouache dans un style influencé à la fois par les enluminures du 15éme siècle et par lart décoratif alors en plein essort. Chaque page est numérotée à lencre, sans aucun manque. Cependant une partie des entêtes des 9 chapitres composant le manuscrit sont demeurés en blanc, laissant penser que son autrice na jamais totalement achevée son oeuvre. Parmi les thèmes traités : Quil faut imiter Jésus-Christ, et mépriser toutes les vanités du monde. De la véritable doctrine. De la lecture de lEcriture sainte. Des moyens dacquérir la paix intérieure, et du soin dans la vertu. De lavantage des souffrances. Quil faut résister aux tentations. Des Oeuvres de charité. Quil faut supporter les défauts dautrui. De la vie religieuse. De lexemple des Saints. Des exercices propres dun religieux fervent. De lamour de la retraite et du silence. De la composition des cur. Quil est important de considérer les misères de la vie. Quil faut méditer sur la mort. Du jugement des peines des pécheurs. De lhomme pacifique. De la pureté et de la droiture du cur. De la considération de soi-même. De la familiarité avec Jésus. De la privation de toute consolation. De la connaissance des bienfaits de Dieu. De lentretien de notre seigneur avec lâme fidèle. Des effets admirables de lamour de Dieu. De lépreuve du vrai amour. Quil faut cacher les dons que Dieu nous fait. Quil faut rapporter tout à Dieu comme à notre dernière fin. Siècleuscrit, véritable chef duvre tant dans sa composition originale que par la finesse de son exécution est typique de productions de la seconde moitié du 19éme siècle réalisées par de jeunes femmes pendant la période précédant leur mariage, ne porte aucun nom. Cependant, in fine, 2 feuillets présentent dans les marges les initiales entrelacées « S R » et « S L », possiblement celles de lautrice et de son époux ou futur époux ? Ensemble parfaitement conservé aux coloris éclatants de fraicheur. 1 folio volume (285 x 200 mm), a polychrome manuscript on individual sheets of Bristol board: [1] f. (title page); 274 pp. with pages numbered in black ink in the upper right corner, text calligraphied in black, red, blue, green, and violet ink, and margins illuminated with plant motifs, animals, fantastical creatures, landscapes... (A few restored tears and soiling). Storage case covered in marbled paper edged with fine red sheepskin, interior lined with red paper, Arches paper folder. (Soiling and signs of wear). An exceptional manuscript on Christian doctrine and morality, masterfully executed in the style of 15th-century books of hours, comprising 274 pages calligraphied in ink within frames whose margins are decorated with sumptuous polychrome illuminations executed in an Art Deco style inspired by the aesthetic of illuminated manuscripts in their fantasy and refinement. In the mid-19th century, interest in medieval manuscripts was spurred by the work of publishers and bookbinders such as Ingelman, Curmer, and Gruel, who produced magnificent facsimiles of famous books of hours, perfectly reproducing their illuminations thanks to the new process of chromolithography. Families gave these works as wedding gifts. Some were printed in black and then illuminated by hand. In the mid-19th century, interest in medieval manuscripts was spurred by the work of publishers and bookbinders such as Ingelman, Curmer, and Gruel, who produced magnificent facsimiles of famous books of hours, perfectly reproducing their illuminations thanks to the new process of chromolithography. Families gave these works as wedding gifts. Some were printed in black and then illuminated by hand. Artists taught the art of illumination, and a predominantly female audience became passionate about this resurgent art form. As in the 15th century, the quality of these works sometimes reached an exceptional level; this is the case with the present manuscript, which undoubtedly required years of research, drawing, calligraphy, and coloring. The 274 pages feature text finely calligraphed in black, red, blue, green, and violet ink, framed by margins illuminated with original compositions conceived by the artist: plant motifs, flowers, fruits, geometric figures, animals, fantastical creatures, characters, landscapes... The drawings are executed in ink, watercolor, and gouache in a style influenced by both 15th-century illuminations and the decorative arts, which were then in full swing. Each page is numbered in ink, with no pages missing. However, some of the headings of the nine chapters that make up the manuscript remain blank, suggesting that the author never fully completed her work. Among the topics covered: The need to imitate Jesus Christ and to despise all the vanities of the world. On true doctrine. On the reading of Holy Scripture. On the means of acquiring inner peace and the cultivation of virtue. On the benefit of suffering. On the need to resist temptations. On works of charity. On the need to bear with the faults of others. On the religious life. On the example of the saints. On the specific exercises of a fervent religious. On the love of retreat and silence. On the composition of the heart. That it is important to consider the miseries of life. That one must meditate on death. On the judgment and punishments of sinners. On the peaceful man. On the purity and uprightness of the heart. On self-reflection. On familiarity with Jesus. On the deprivation of all consolation. On the knowledge of Gods blessings. On our Lords conversation with the faithful soul. On the wonderful effects of the love of God. On the test of true love. That we must hide the gifts God gives us. That we must refer everything to God as our ultimate end. This manuscript, Siècleuscrit, a true masterpiece both in its original composition and in the finesse of its execution, is typical of works from the second half of the 19th century created by young women in the period leading up to their marriage, yet bears no name. However, at the bottom of two pages, the intertwined initials S R and S L appear in the marginspossibly those of the author and her husband or future husband? A perfectly preserved set with colors that are strikingly fresh.
Paris: Claude Barbin et Christophe Ballard, 1681. 1681 2 parties reliées en 1 vol. in-12° (167 x 96 mm.) de: (12) ff. ; 262 pp. ; (1) f. bl. ; (12) ff., 260 pp. (Salissures, défauts d'usage, 2 ff. restaurés, divers ex-libris et cachets humides anciens sur les p. de titre). Pleine basanne 18 ème, dos lisse, titre de maroquin brun, tranche-fils de papier bleuté. (Dos discrétement restauré).
Première édition française, traduite de l'original italien (1571, Venise) de cette biographie de Christophe Colomb par un de ses contemporains qui le connaissait le mieux : son fils Ferdinand. Henry Vignaud, critique sévère des origines de la soi-disant légende de Columbus, l'a jugé "la plus importante de nos sources d'information sur la vie du découvreur de l'Amérique", et Washington Irving l'a honoré comme "la pierre angulaire". de l'histoire du continent américain. " Un historien plus récent, Benjamin Keen, traducteur et éditeur de Historie de Ferdinand - publié sous le titre « The Life of Admiral Christopher Columbus by his sohn Ferdinand (1959) la considère comme «une uvre de grande autorité» et continue: « L'Histoire de Ferdinand est plus ... qu'une source riche et fidèle d'informations sur Christophe Colomb, c'est aussi un document personnel émouvant qui recrée l'atmosphère morale et intellectuelle du monde de Colomb et les passions tourbillonnantes dont il était le centre ». « Pour le reste, le livre de Ferdinand a les vertus irrésistibles d'une histoire d'aventure splendide : c'est en grande partie un récit d'action direct ... le moment haletant de découverte, naufrage, tempête, bataille avec des mutins ou Indiens, ou marronnage. » Ferdinand accompagna son père, Amiral de la Mer Océan, lors de son quatrième voyage en Amérique en 1502-1504, l'aventure la plus difficile et la plus désastreuse de toutes. Il écrit donc pour partie de son expérience, du récit de son père concernant les autres voyages et de l'accès unique à ses papiers. Que la première édition de l'Historie n'ait été publiée que plus de trente ans après la mort de son auteur, et en italien plutôt qu'en espagnol, est expliquée dans ce passage de la vie de Columbus par l'amiral Samuel Eliot Morison (1942) : «Ferdinand commença très tôt la biographie que nous ne connaissons pas, mais elle ne fut achevée que peu de temps avant sa mort: le manuscrit, disparu depuis, fut emmené par D. Luis Colon, petit-fils de l'amiral, en Italie en 1568 avant qu'une édition espagnole est pu été imprimée, et le seul texte qui subsiste est une traduction italienne d'Alfonso Ulloa imprimée à Venise en 1571. » Don Luis, fils de Diego, était le «petit-fils playboy du découvreur» (Keen), qui s'intéressait à des sujets plus vivants que les papiers de famille. Ainsi, il cédat le manuscrit de l'Histoire de Ferdinand à un riche médecin génois, Baliano de Formari, qui a assuré la traduction et la publication, et à qui l'ouvrage est dédié. A noter : au cours du siècle dernier, l'Américain Henry Harrisse a émis des doutes quant à la paternité de Ferdinand sur la base de preuves qui semblaient impressionnantes à l'époque. La découverte de preuves ultérieures tend à réfuter fortement la conclusion de Harrisse et démontre les pièges de la conjecture bibliographique, même quand faite par des experts.) Quand Ferdinand Columbus (né en 1488) était un jeune garçon il est devenu page auprès de l'héritier espagnol, le prince Juan, et plus tard de la mère du prince, la reine Isabelle. À treize ans, en 1602, il se rendit en Amérique avec son père, puis de nouveau, en 1609, avec son frère aîné, Diego, qui était gouverneur d'Hispaniola (St Domingue). Par la suite, il voyagea beaucoup en Europe, servit le gouvernement espagnol avec sa connaissance des colonies et de la géographie, et agit comme conseiller juridique de Diego dans ses différends avec la Couronne sur les droits des héritiers du Découvreur. Il est probable que son historique basé en partie sur des documents rassemblés pour servir sa défense en cas de litige. La part de Ferdinand dans la succession de son père comprenait les revenus du travail de 400 esclaves à Hispaniola, ce qui, avec plusieurs sinécures royales, en fit un homme riche. Une grande partie de son argent qu'il a dépensé pour les livres et les manuscrits et la collection est devenue sa dépense la plus importante. Sa bibliothèque de plus de 15 000 volumes a été léguée au chapitre de la cathédrale de Séville. En raison de siècles de négligence, la collection s'est réduite à environ 2.000 volumes, mais la « Bibliotheca Colombina », comme on l'appelle, reste néanmoins l'un des grands trésors des livres. 2 parts bound in 1 vol. in-12° (167 x 96 mm.) of: (12) ff.; 262 pp.; (1) bl. f.; (12) ff., 260 pp. (Soiling, defects of use, 2 restored ff., various bookplates and old damp stamps on the title pages). Comtemporary sheep. First French edition, translated from the original Italian (1571, Venise), of the first biography of Christopher Columbus, by one of his contemporaries who knew him best, his portside son, Ferdinand. Henry Vignaud, severe critic of the origins of the so-called Columbus Legend, judged it to be "the most important of our sources of information on the life of the discoverer of America," and Washington Irving honored it as "the corner-stone of the history of the American continent." A more recent historian, Benjamin Keen, translator and editor of Ferdinand's Historie - published as The Life of Admiral Christopher Columbus by His Son Ferdinand, New Brunswick, N. J. (Rutgers University Press), 1959 - calls it "a work of great authority," and continues: "Ferdinand's Historie is more than a rich and faithful source of information about Columbus. It is also a moving personal document that vividly re-creates the moral and intellectual atmosphere of Columbus's world and the swirling passions of which he was the center. . . .."For the rest, Ferdinand's book has the irresistible virtues of a splendid adventure story. It is in large part a straightforward narrative of action . . . the breathless moment of discovery, shipwreck, storm, battle with mutineers or Indians, or a marooning." Ferdinand accompanied his father, Admiral of the Ocean Sea, on his fourth voyage to America in 1502-1504, the most difficult and disastrous adventure of them all. He wrote, therefore, from participation, from verbal narrative from his father's lips concerning the other voyages, and from unique access to his father's papers. That the first edition of the Historie was not published till more than thirty years after its author's death, and in Italian rather than the Spanish in which it was written, is accounted for in this passage from Admiral Samuel Eliot Morison's life of Columbus (1942). "How early Ferdinand began the biography we do not know, but it was not finished until shortly before his death. The manuscript, which has since disappeared, was taken by D. Luis Colon, the Admiral's grandson, to Italy in 1568, before any Spanish edition had been printed; and the sole surviving text is an Italian translation by Alfonso Ulloa printed at Venice in 1571." Don Luis, son of Diego, was the "playboy grandson of the Discoverer" (Keen), who was interested in livelier matters than family papers. He sold the manuscript of Ferdinand's Historie to a wealthy Genoese physician, Baliano de Formari, who underwrote the translation and publication, and to whom the work is dedicated. (Parenthetically, in the past century doubt of Ferdinand's authorship was cast by the able Americanist, Henry Harrisse, on the basis of evidence which seemed impressive at the time. Discovery of subsequent evidence strongly tends to refute Harrisse's conclusion and demonstrates the pitfalls of bibliographical conjecture, even when made by experts.) When Ferdinand Columbus (born in 1488) was a young boy he became a page to the Spanish heir apparent, Prince Juan, and later to the Prince's mother, Queen Isabella. At thirteen, in 1602, he went to America with his father, and again, in 1609, with his elder brother, Diego, who was Governor of Hispaniola (Espafiola). Thereafter, he traveled widely in Europe, served the Spanish government with his knowledge of the colonies and of geography, and acted as Diego's legal adviser in the latter's disputes with the Crown over the rights of the heirs of the Discoverer. It is likely that his Historic based in part upon documents gathered to present his case, grew naturally out of this litigation. Ferdinand's share of his father's estate included the income from the labor of 400 slaves in Hispaniola, which, along with several royal sinecures, made him a wealthy man. Much of his money he spent for books and manuscripts and collecting became his most important pursuit. His library of more than 15,000 volumes was bequeathed to the cathedral chapter of Seville. Because of centuries of neglect the collection has shrunk to about 2,000 volumes, but the Bibliotheca Colombina, as it is known, nevertheless remains one of the great treasure-houses of books.