‎[POESIE] - CLAUS (Camille) - ‎
‎Le miroir. ‎

‎Strasbourg, Editions f-x le roux et cie , 1952 ; in-8, 55 pp., br.‎

Reference : 202201404


‎.‎

€8.00
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‎Marivaux‎

Reference : 18669

(1755)

‎[Le Miroir] Mercure de France‎

‎« Le Miroir de Marivaux est un nouveau parallèle des Anciens et des Modernes » (Christelle Bahier-Porte). Très bel exemplaire conservé dans sa fine reliure en maroquin de l’époque aux armes du roi Louis XV. In-12 de 216 pp., 2 planches de musique gravées. Maroquin rouge, triple filet doré encadrant les plats, armoiries frappées or au centre, dos à nerfs orné de fleurs de lys, filet or sur les coupes, gardes de papier dominoté d’Augsbourg, tranches dorées. Reliure de l’époque. 161 x 94 mm. [Marivaux, Pierre Carlet de Chamblain de. Le Miroir] Mercure de France. Paris, Chaubert, janvier 1755. Contient Le Miroir de Marivaux « qui mérite d’être observé à sa juste valeur comme synthèse des idées des Modernes ». Le Miroir paraît en janvier 1755 et se fonde probablement sur une lecture faite par Marivaux à l’Académie française, le 4 avril 1748, intitulée Réflexions en forme de lettre sur l’esprit humain. Marivaux prend pour point de départ la traduction de Thucydide par Perrot d’Ablancourt. Il reproche à la « belle infidèle » du célèbre traducteur de dérober « l’histoire de l’esprit humain » et plaide ainsi pour une traduction littérale qui restitue au lecteur moderne « le tour d’esprit qu’on avait [du] temps [de Thucydide] » (JOD, p.459). À partir de cette remarque, Marivaux décrit l’accroissement du « fonds d’idée » dont dispose les hommes tout au long de l’histoire. Par une curieuse fiction allégorique, Marivaux donne à voir, par l’artifice d’un miroir, quelques unes des productions de l’esprit humain depuis Homère jusqu’à Helvétius. « À cheval sur deux siècles », selon l’expression de Mario Matucci, l’écrivain revient sur la Querelle des Anciens et des Modernes pas encore complètement éteinte mais moins dans un but polémique que pour inviter ses contemporains à se méfier du « prestige des distances ». Il défend, comme dans le discours précédent et avec une belle constance depuis les premiers romans « travestis », les progrès continus de l’esprit humain et la nécessité de considérer les Anciens « dans leur temps » et à leur « juste valeur ». Sous forme de lettre adressée à « Monsieur », l’auteur promet des « aventures un peu singulières » qui prennent d’abord la forme d’un voyage imaginaire. Le spectacle « curieux » qui est finalement proposé est celui de l’histoire de l’esprit humain, ce « spectacle qui serait neuf pour nous » (JOD, p.460) dont Perrot d’Ablancourt avait privé ses lecteurs dans les « Réflexions sur Thucydide ». L’intérêt du Miroir est qu’il permet de saisir d’un seul coup d’œil les productions de l’esprit « depuis le plus mauvais conte de fée, jusqu’aux systèmes anciens et modernes les plus ingénieusement imaginés ; depuis le plus plat écrivain jusqu’à l’auteur des Mondes » (p. 535). Le Miroir abolit donc les distances, au sens spatial comme au sens temporel et permet ainsi de mettre sur un même plan contes de fée et systèmes philosophiques, Chapelain et Fontenelle, Homère et Voltaire. Par son objet, la revue des productions humaines depuis l’Antiquité, par sa forme en deux parties et en miroir, comme par sa finalité : inviter ses contemporains à une juste considération des œuvres, Le Miroir est aussi un nouveau parallèle des Anciens et des Modernes. Marivaux défend clairement la conception moderne d’une histoire linéaire faite d’une succession d’idées nouvelles, qui enrichissent, « nourrissent », « accroissent » le « fonds d’idées » qui constitue l’esprit humain. Après avoir nié « le prétendu affaiblissement de l’esprit humain » décrété par les Anciens, le discours se ferme sur le principe suivant : « l’accroissement de l’esprit est une suite infaillible de la durée du monde » répété à l’avant-dernier paragraphe du discours : « l’augmentation des idées est une suite infaillible de la durée du monde », discours dont les derniers mots sont « le fond de l’esprit humain va toujours croissant parmi les hommes » (p. 549). Il s’agit donc d’affirmer très nettement une progression linéaire, même si elle relève de l’infiniment petit, de l’histoire notamment contre Perrault qui affirmait que la perfection avait été atteinte au « siècle » de Louis XIV, la reprise de l’expression « la durée du monde » semble répondre directement à cet illustre ancien Moderne. Le Miroir mérite d’être observé lui aussi à sa juste valeur, comme synthèse des idées des Modernes et dialogue par delà les frontières temporelles avec les grands esprits de l’Antiquité au XVIIIe siècle. (Christelle Bahier-Porte. “Un pur jeu d’esprit”: l’histoire de l’esprit humain d’après Le Miroir de Marivaux (1755). Genand, Stéphanie and Poulouin, Claudine. Parcours dissidents au XVIIIe siècle : la marge et l’écart, Desjonquères, 2011, L’Esprit des lettres). Très bel exemplaire conservé dans sa fine reliure en maroquin de l'époque aux armes du roi Louis XV.‎


‎édition_originale‎

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Phone number : 01 42 22 48 09

EUR3,500.00

‎[A. Tàpies] - ‎ ‎TÀPIES, Antoni‎

Reference : 1493

(1967)

‎DERRIÈRE LE MIROIR : Antoni TÀPIES : COLLECTION COMPLÈTE des 7 volumes de la revue DERRIÈRE LE MIROIR consacrés à Antoni Tàpies: 30 LITHOGRAPHIES (de 1967 à 1982).‎

‎Paris, Maeght éditeur, 1967-1982. 7 volumes in-folio (380 x 280 mm) en feuilles, couvertures illustrées. ENSEMBLE DE 30 LITHOGRAPHIES D'ANTONI TÀPIES. - DERRIÈRE LE MIROIR n° 168. TAPIES. Novembre 1967 (7 lithographies originales en couleurs). - DERRIÈRE LE MIROIR n° 175 (5 lithographies originales en couleurs et 3 lithographies originales en noir). - DERRIÈRE LE MIROIR n° 180 (1 lithographie originale en couleur se déroulant sur 28 pages). - DERRIÈRE LE MIROIR n° 200 (4 lithographies originales en couleurs en double page). - DERRIÈRE LE MIROIR n° 210: MONOTYPES (24 pages entièrement réalisées en lithographie dont 4 lithographies originales et 3 d'interprétation). - DERRIÈRE LE MIROIR n° 234 (2 lithographies originales en couleurs en double page). - DERRIÈRE LE MIROIR n° 253 (1 lithographie originale en triple page. Ultime numéro de la revue). TIRAGES ORIGINAUX POUR TOUS LES VOLUMES. Très nombreuses reproductions d'œuvres et documents photographiques. Textes de: Michel Tapié, Jacques Dupin, Julio Cortazar, Pierre Volboudt, Georges Raillard, Poème de Joan Brossa.‎


‎Bel ensemble en parfait état de conservation.‎

Phone number : 06 88 90 24 07

EUR850.00

‎Renée VIVIEN‎

Reference : 78743

(1900)

‎Lettre autographe signée adressée à Natalie Clifford Barney et enrichie d'un poème intitulé "Le Miroir"‎

‎s. l. [Londres] 24 mars 1900 | 10 x 15.70 cm | 6 pages sur 2 doubles feuillets‎


‎Lettre manuscrite autographe de Renée Vivien signée «Pauline» et rédigée à l'encre noire sur un double feuillet à en-tête du 24 Hyde Park Street. Cette lettre contient un poème manuscrit en alexandrin intitulé «Le Miroir», jamais publié à l'initiative de la poétesse, mais ayant été retranscrit dans «Renée Vivien et ses masques»(in A l'Encart, avril 1980): «Je t'admire et ne suis que ton miroir fidèle Car je m'abîme en toi pour t'aimer un peu mieux ; Je rêve ta beauté, je me confonds en elle, Et j'ai fait de mes yeux le miroir de tes yeux Je t'adore, et mon cur est le profond miroir Où ton humeur d'avril se reflète sans cesse, Tout entier, il s'éclaire à tes moments d'espoir Et se meurt lentement à ta moindre tristesse Ô toujours la plus douce ô blonde entre les blondes, Je t'adore, et mon corps est l'amoureux miroir Où tu verras tes seins et tes hanches profondes, Ces seins pâles qui sont si lumineux le soir ! Penche-toi, tu verras ton miroir tour à tour Pâlir ou te sourire avec tes mêmes lèvres Où trembleront encore les mêmes mots d'amour, Tu le verras frémir des mêmes longues fièvres Contemple ton miroir de chair tendre et nacrée Car il s'est fait très pur afin de recevoir Le reflet immortel de la beauté sacrée Penche-toi longuement sur l'amoureux miroir !» Le reste de cette longue missive est en revanche resté inédit. Très belle lettre envoyée de Londres par la Muse aux Violettes qui se languit de son «tout-petit»: «Malgré sa lenteur le temps passe, tu vois, et amène l'heure que j'attends fiévreusement, l'heure de se revoir, Natalie ! Encore deux tristes soirs, et le troisième tu seras là pour me bercer entre tes bras ! [...] Aujourd'hui je me suis encore démesurément ennuyée... J'ai tant besoin de te revoir, que je compte les heures à mesure qu'elles passent... Je ne pense qu'à toi, obsédée, hantée, prise, possédée par toi et par nos souvenirs. Je suis une pauvre chose bien malheureuse loin de toi.» Lassée des mondanités («Nous avions la loge de la reine - quel chic, ma chère ! Lady Augustus Fitz Clarence nous avaient invitées. Elle descend d'un bâtard du roi, et est donc une parente illégitime de la souveraine !»), Renée s'attarde dans la contemplation d'un présent de sa «chérie»: «Ta bague, je l'aime tant, c'est un lien de notre amour qui ne me quitte jamais... J'ai tant regretté ton poignard, qu'au dernier moment j'ai oublié d'emporter. Ta bague, vois-tu, c'est ton souvenir à mon doigt je la regarde et une partie de notre tendresse s'incarne en elle.» C'est à la fin de l'année 1899 et par l'intermédiaire de Violette Shillito que Renée Vivien - alors Pauline Tarn - fit la connaissance de Natalie Clifford Barney «cette Américaine plus souple qu'une écharpe, dont l'étincelant visage brille de cheveux d'or, de prunelles bleu de mer, de dents implacables» (Colette, Claudine à Paris). Natalie, qui venait de vivre une idylle estivale avec la sulfureuse Liane de Pougy qui l'a initiée au saphisme, ne prêta qu'une attention discrète à cette nouvelle connaissance. Renée en revanche fut totalement subjuguée par la jeune Américaine et relatera ce coup de foudre dans son roman autobiographique Une Femme m'apparut: «J'évoquai l'heure déjà lointaine où je la vis pour la première fois, et le frisson qui me parcourut lorsque mes yeux rencontrèrent ses yeux d'acier mortel, ses yeux aigus et bleus comme une lame. J'eus l'obscur prescience que cette femme m'intimait l'ordre du destin, que son visage était le visage redouté de mon avenir. Je sentis près d'elle les vertiges lumineux qui montent de l'abîme, et l'appel de l'eau très profonde. Le charme du péril émanait d'elle et m'attirait inexorablement. Je n'essayai point de la fuir, car j'aurais échappé plus aisément à la mort.» «Hiver 1899-1900. Débuts de l'idylle. Un soir, Vivien est invitée par sa nouvelle amie dans l'atelier de Mme Barney [mère de Natalie], 153 avenue Victor-Hugo, à l'angle de la rue de Longchamp. Natalie s'enhardit à lire des ve‎

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Phone number : 01 56 08 08 85

EUR6,000.00

‎Miroir du Tour / Miroir du cyclisme - Tour 91 - cyclisme / Tour de France‎

Reference : 14278

‎Miroir du Tour / Miroir du cyclisme - Tour 91 - cyclisme / Tour de France‎

‎ N° 447 / H / 1991 - Poster Miguel Indurain‎


‎bel état ‎

Phone number : 04 78 38 32 46

EUR8.00

‎FLEURY (Jacques) ; LESAGE (Alain-René) ; DORNEVAL [Orneval (Jacques-Philippe, d')]‎

Reference : 1293

‎Le Miroir magique. Opéra-comique en un acte.‎

‎S. l. : 1752. LES 1001 VERSIONS D'UN CONTE DES 1001 NUITS‎


‎In-16° (170 x 106 mm), 48 pp., plein veau marbré, dos lisse orné, tranches rouges, filet sur les coupes (reliure de l'époque). Première édition de cette nouvelle adaptation donnée à l'Opéra-comique en 1752. Les réadaptations successives de cette pièce à succès, donnée pour la première fois en 1720, fournissent un intéressant témoignage de l'évolution des goûts du public du théâtre forain dans la première moitié du XVIIIe siècle. Cette comédie de Lesage et Dorneval, inspirée par un conte des 1001 nuits (Zyn Alasnam et le roi des génies), fut créée sous le titre La Statue merveilleuse en 1720 à la foire Saint-Laurent, où elle fut interprétée par « la troupe de danseurs de corde de sieur Francisque » (Oeuvres choisies de Lesage, vol. 14, p. 291). Pittenec (Le Sage le fils) en réduisit les 3 actes à un seul ; cette nouvelle version de la pièce fut donnée en 1734 sous le titre Le miroir sans fard ou Le miroir véridique. Jacques Fleury, enfin, y apporta de nouvelles modifications pour une représentation à l'opéra-comique. Dans cette ultime version, la pièce apparaît « débarrass[ée] d'une intrigue qui eût paru peut-être aujourd'hui ennuyeuse ou du moins ridicule ». Fleury, en effet, en a considérablement élagué l'intrigue : dans la version originale de la pièce, un génie demande au roi de Cachemire de lui offrir, en échange d'un fabuleux trésor, une femme dont l'haleine « chaste » ne trouble pas la glace d'un miroir magique. Le roi finit par découvrir une femme triomphant de l'épreuve du miroir, mais il en tombe amoureux et ne la cède au génie qu'à regret. Ce-dernier révèle alors que le trésor qu'il lui avait promis n'était autre que cette épouse vertueuse. Dans la version simplifiée de Fleury, en revanche, il n'y a pas de retournement final : le génie fait don au roi du miroir magique pour l'aider dans sa quête d'une épouse. Ces coupes ayant entraîné un remaniement des scènes, les principales modifications apportées par Fleury sont indiquées en marge pas une astérisque. L'ouvrage fut imprimé à nouveau en 1753 et 1755 (dans le recueil publié par Duchesne). La première version de la pièce fut par ailleurs adaptée à l'opéra par Ernest Reyer sous la titre La Statue (1861). Bibliographie : Bahier-Porte, Christelle. "Le conte à la scène". In Féeries, 4. 2007, 11-34 ; Martin, Isabelle. "Usage et esthétique du miroir dans une pièce orientale: "La Statue merveilleuse" de Lesage". In L'Esprit Créateur, Vol. 39, No. 3, Automne 1999. pp. 47-55. Frottements, mors supérieur fendu en pied. ‎

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