Paris, Hetzel, s.d.; in-4, 80 pp., cartonnage de l'éditeur. Illustrations par Riou.
Reference : 201803192
Illustrations par Riou.
Librairie Lire et Chiner
Mme Laetitia Gorska
36 rue Marchands
68000 Colmar
France
03 89 24 16 78
commande par internet, retrait possible au magasin. Les colis sont expédiés dès réception du règlement après entente concernant les frais de port, envoi vers la France mais aussi vers l'étranger nous contacter pour le calcul des frais d'envoi
, , 1914-1917. Plus de 1000 lettres et cartes manuscrites.
Correspondance privée exceptionnelle de Léon Meltzheim pendant la Grande Guerre.Cette correspondance privée, rare et volumineuse, comprend plus de 1 100 lettres échangées entre le lieutenant Léon Meltzheim et son épouse Andrée, surnommée affectueusement "Dé", entre juillet 1914 et décembre 1918. Léon, affecté au 30e d’Artillerie, rédigea plus de 750 lettres (84 en 1914, 168 en 1915, 172 en 1916, 117 en 1917, et 150 en 1918), auxquelles s'ajoutent 350 lettres d'Andrée pour l’année 1917, et plus de 120 lettres et cartes manuscrites de la famille et des proches de Léon en 1916.Les premiers mois de la guerre. Dès juillet 1914, Léon Meltzheim, alors âgé de 31 ans, est affecté au 10e SMA sous les ordres du capitaine Desgrais. Ses lettres relatent les conditions difficiles de l'artillerie, les longues marches et le manque de repos, tout en minimisant les détails liés à la guerre pour rassurer sa femme. Léon mentionne parfois la Croix de Guerre qu'il reçoit, tout en minimisant ses activités militaires. Un an plus tard, il évoque des détails sur les gaz de combat et son équipement, notamment des lunettes de protection.La bataille de Verdun et la naissance de Georges. L’année 1916 est cruciale pour Léon, avec la bataille de Verdun et l'attente d'un heureux événement à la maison. Le 30e d’Artillerie est déployé pour protéger les lignes de ravitaillement, mais Léon préfère écrire à Dé pour lui assurer que tout va bien et qu'il se préoccupe de sa santé, notamment de son état de grossesse. En juillet, la naissance de leur fils Georges réjouit Léon, qui écrit : « Quelle joie que ce poupard ! ». Fin 1916, il se dit chanceux d’avoir échappé aux horreurs de Verdun.1917 : Un changement dans la correspondance. À partir de 1917, les lettres de Léon se font plus rares et évitent de décrire la guerre. En revanche, Andrée lui écrit quotidiennement, offrant un point de vue précieux sur la vie à l’arrière. Ses lettres dépeignent la gestion de la vie de famille, les débuts de leur enfant Georges, ainsi que les difficultés économiques de la guerre. Andrée écrit avec une grande fréquence, plus de 300 lettres durant l’année.La correspondance comme témoignage humain. Les lettres échangées entre le front et l’arrière sont d'une valeur inestimable, offrant un témoignage humain des conditions de guerre. Elles reflètent les émotions des soldats et de leurs proches, offrant des détails sur l’expérience vécue, tout en cachant souvent la brutalité des événements. Pour les soldats, la correspondance est un lien vital avec le monde extérieur, et pour les familles, c'est le signe de vie qu'elles attendent avec impatience. L'absence de nouvelles engendre une angoisse partagée entre le front et l'arrière.Documents associés : la correspondance est accompagnée de photographies, de coupons de mandat-lettre, d'un négatif de photographie et d’une monographie rédigée par le fils de Léon, Georges Meltzheim, intitulée Vie de Léon Meltzheim (1883-1972).Un ensemble exceptionnel de lettres conjugales et familiales pendant la Grande Guerre, entre Paris et le front, témoignant des réalités de la guerre et de la vie quotidienne.[Voir : Clémentine Vidal-Naquet, Couples dans la Grande Guerre (Les Belles Lettres) et Correspondances conjugales 1914-1918 (Robert Laffont)].
, , 1870-1874. 3 vol. in-8 imprimés et manuscrits, demi-toile prune chagrinée, titre doré sur le dos (reliure de l'époque).
Important recueil de pièces copiées et imprimées, dédié à la guerre franco-prussienne de 1870 et ses conséquences dans la ville de Dieppe en Normandie, de la mobilisation de la Garde Nationale à l'occupation des Prussiens.« Pour couper toute communication entre l'armée du Nord et l'armée du Havre, le général de Manteuffel , dès son arrivée à Rouen, avait décidé une expédition contre le littoral. Deux bataillons d'infanterie, une brigade de cavalerie, cuirassiers et uhlans, avec une batterie à cheval, furent réunis le 7 décembre 1870 à Clères sous les ordres du général-major comte de Dohna. Le 8 décembre, ce détachement marcha sur Omonville et, le 9 décembre, sur Dieppe où il entra sans résistance. Après avoir brisé les fusils, encloué les canons de marine trouvés au château et dans les batteries de côtes, coupé les fils du télégraphe et enlevé les appareils, il détruisit les postes sémaphoriques et rasa les mâts de signaux, sans oublier de faire de nombreuses réquisitions, surtout à la Manufacture des tabacs; le lendemain, le général de Dohna se retira sur Auffay. L'occupation d'un de nos ports de mer, connue le 10 décembre à Versailles, fut aussitôt annoncée en Allemagne et célébrée par la presse de ce pays à l'égal d'un important succès. Nos journaux racontèrent qu'à la vue de la mer, les cavaliers du comte de Dohna coche verte s'étaient découverts et avaient poussé trois hurrahs pour leur roi et leur patrie. On comprend l'émotion de ces soldats quelques mois auparavant, ils n'espéraient guère franchir le Rhin allemand et, après des succès inouïs, ils se voyaient tout à coup transportés jusque sur les rivages de la Manche. Le 8 décembre, Dieppe vit ses premiers jours sous occupation prussienne. Les fantassins sont répartis entre le château et les habitations de la ville, les uhlans prussiens patrouillent dans la ville et l'artillerie est postée sur les falaises » (Louis-Paul Rolin, La Guerre dans l'Ouest campagne de 1870-1871, Paris, Plon, 1874).Vol. 1 (copies manuscrites). Procès-verbaux des séances du Comité de défense de Dieppe du 6 septembre au 2 décembre 1870 « dernière séance (…) Il n'y a plus eu de séances du Comité de défense, les Prussiens étant dans les environs. Le 5, ils entraient à Rouen et le 9 à Dieppe ») ; examen des armes transformées, observations sur le tir à obus ou à boulets, mobilisation « outre les casernes, on n'a trouvé que l'établissement des Bains où l'on peut loger les mobilisés (…) 2000 mobilisés à Dieppe » ; « Comité de Défense de Dieppe (Seine Inférieure) : Composition de ce conseil - Armement - Défense Gardes nationales sédentaire et mobilisée - Compagnies de Marche et de Marins - Registres des consignes et correspondances, accusés de réception etc. » ; « Dépêches télégraphiques ayant un caractère tout local » ; « Notes sur le bataillon des gardes nationaux mobiles de Dieppe et de Neufchâtel (ces notes ont été fournies par le commandant Chrétien) » ; « Guerre de 1870-1871. Notice sur le concours prêté dans cette guerre par la Compagnie de marche du bataillon de la Garde nationale de Dieppe. Par Lelong Sergent major de la compagnie (imprimerie d'Émile Delevoye) » ; «Invasion prussienne à Dieppe en commune. Anecdotes. Vols pillages, blessures, etc. Rapports » (pp. 465-490) ; « État des vols et pillages des Prussiens » (p. 524) ; « Extraits du Journal La Gironde n°du 18 février 1871 » (p. 543) ; « Liste nominative de personnes réfugiées à Dieppe pendant l'invasion prussienne (800). Cette liste a été dressée dans le courant du mois d'octobre 1870 sur renseignements recueillis par le commissaire de police » (p. 569) ; « Éphémérides pour servir à l'intelligence de l'ouvrage intitulé : Dieppe en 1870-1871 par L. Lasne » (p. 604) ; « Extraits de l'Éclaireur de Dieppe (Journal de l'opposition né le 20 mai 1870, mort le août même année) Rédacteur en chef . Ed. Dupin dit St Sauveur » (p. 623).Vol. 2 (copies manuscrites). Dépêches télégraphiques. Guerre et Politique. 1870-1871 (n°1-341) Paris 21 mai 1870 - Journal officiel 30 janvier 1871 ; La Presse locale. 1. Extraits de la Vigie de Dieppe du 19 juillet 1870 au 31 décembre 1871 ; Extraits de la ligne directe du n°1 du 18 juillet au 4 décembre 1870 ; Dépêches télégraphiques diverses.Vol. 3 (imprimés et copies manuscrites). Protestation du Corps Municipal de Rouen, aux journaux du Havre et de l'Eure. Rouen, le 20 décembre 1870. 4 pp. (texte imprimé) ; Conseil municipal de la Ville de Rouen. Procès-verbaux des séances des 4 et 5 décembre 1870. (texte imprimé) ; Duval (Edgard-Raoul). Comment Rouen n'a pas été défendu. (Rouen, Lapierre, 1870, copie manuscrite pp. 51-124). Edgard-Raoul Duval (1832-1887) avocat général à Angers, à Bordeaux et à Rouen, député de la Seine-Inférieure de 1876 à 1877 et de 1884 à 1887 ; Estancelin (Louis). La vérité sur les événements de Rouen. Rapport au conseil général de la Seine-Inférieure. Rouen, A. Le Brument, 1871. XVI-42 pp. Pièces justificatives (texte imprimé, exemplaire annoté). Extrait du budget départemental au 1er septembre 1871 etc. ; Insurrection de Paris : Dépêches officielles (copie manuscrite), Dépêches officielles. 21 mars 1871 n°1, Liste comprenant les noms (421) des individus connus pour avoir fait partie de la Commune et des comités centraux ou pour avoir exercé des fonctions et signé des articles dans le journaux de la Commune pendant la période insurrectionnelle, Insurrections de Paris, Lyon, Saint Étienne. Condamnés par contumace : liste des noms, Individus suspects, évadés, recherchés, etc. à arrêter ou signaler. Circulaires concernant les suspects de la Commune ; Liste des journaux, brochures et publications (280) soit à l'étranger soit en France dont la distribution ou la vente a été interdite « cette liste a été interrompue par suite de la mise en retrait d'emploi du commissaire de police Lasne. Ce fonctionnaire a cessé tout service le 13 novembre 1874, à l'arrivée de son successeur» (copies manuscrites).
Paris, , 1914-1919. 4 vol. in-4 de 820 pp. manuscrites à 34 lignes par page sous chemise dominotée à lacets (dos fendu) et 770 ff. tapuscrits, sous trois chemises, tables manuscrites, demi-percaline rouge de l'époque.
Manuscrit autographe inédit accompagné d'un exemplaire tapuscrit du journal de guerre de Paul Dislère, personnalité éminente de la IIIe République âgé de 74 ans en 1914, polytechnicien (promotion 1859), ingénieur naval et grand administrateur, maître des requêtes, conseiller d'État, président de section des Finances puis de l'Intérieur et du Culte au Conseil d'État, rédacteur de la loi de séparation de l'Église et de l'État.Incipit : « Ceci n’est pas un livre. Ce ne sont même pas les éléments d’un livre. C’est uniquement le relevé immédiat (ce qui seul peut lui donner de l’intérêt) des faits, des bruits, plus ou moins exacts, parvenus chaque jour à la connaissance d’un homme qui a été mêlé un peu aux événements de la Guerre : c’est l’enregistrement des impressions qui en sont résultées. »31 Juillet. La guerre n’est pas encore déclarée mais elle est inévitable. Je partirai demain pour Paris tacher de trouver un poste qui me permette d’utiliser une dernière fois les forces et surtout l’énergie et la volonté de rendre service au Pays qui peuvent me rester. Veuf depuis peu quand la guerre éclate, Paul Dislère demeure à Paris, quartier de l'Opéra et se déplace parfois à Boulogne-sur-Mer ou dans le sud-ouest. Nommé secrétaire du conseil des travaux maritimes en 1872 Paul Dislère était entré au Conseil d’État en juillet 1879 où il fut nommé maître des requêtes au tour extérieur. Il devint conseiller d’État le 20 décembre 1881, puis sous-secrétaire d’État aux Colonies en 1882. Il démissionna en 1883 suite à l’affaire du Tonkin et rentra en France où il termina sa carrière comme directeur des Colonies au ministère de la Marine, tout en demeurant conseiller d’État, fonction qu’il ne quitta qu’en 1911. Auteur de plusieurs publications, il fut également président de l’École coloniale (fondée en 1889), président de la caisse des retraites de l’Opéra et de l’Opéra-Comique, président du conseil d’administration de l’École coloniale, de la commission des budgets et des comptes du Cercle militaire, contrôleur financier du Cercle militaire. Paul Dislère fut grand-croix de la Légion d’Honneur et officier du Mérite agricole. En 1914, l’en-tête de ses correspondances le présente comme « président de section honoraire au Conseil d'Etat, membre du Conseil de l'ordre de la Légion d'honneur, président de la Commission de la médaille de la Reconnaissance française, ancien sous-secrétaire d’Etat et ancien directeur des Colonies ». Paul Dislère convola le 21 octobre 1918 à Paris 16e avec Marguerite Horville. « La guerre est finie, car les nations secondaires, Autriche et autres, se soumettront rapidement. Mon journal de guerre, que j’ai tenu sans un arrêt pendant 1794 jours, n’a plus de raison d’être, je le ferme. 29 juin 1919. » (explicit).Sources : RHPST (Répertoire de Fonds pour l’Hstoire et la Philosophie des Sciences et des Techniques) : École Polytechnique. Bibliothèque centrale ; article d'Olivier Azzola dans le Bulletin SABIX, no 51 ; Archives de Paris, archives collectées dans le cadre du centenaire de la guerre 1914/1918 in Répertoire méthodique détaillée établi par Marie-Aimée Dubois-Krzynówek sous la direction de Jean-Charles Virmaux.
Berlin, Mittler et Fils, Paris, Dumaine, 1872-1881. 36 vol. in-8 en 2 parties à pagination continue de 1421 et 1111 pp. avec leur supplément de 357 et 502 pp., 110 cartes et plans hors texte, demi-percaline bleu ardoise à coins, pièces de titre grenat, non rogné (reliure de l’époque).
Première édition française publiée l'année de l'originale berlinoise. Rare collection en fascicules de 18 (sur 20) livraisons de l'un des meilleurs ouvrages sur les opérations militaires de la guerre de 1870, traduit de l'allemand par le capitaine Costa de Serda. I. Histoire de la guerre jusqu'à la chute de l'Empire II. Histoire de la guerre contre la République.110 cartes et plans en noir et coloriés (34 dans les volumes de texte et 76 dans les volumes de planches) ; les deux dernières livraisons manquent (n°19. Opérations sur le théâtre Sud-Est de la guerre depuis le milieu du mois de janvier 1871 jusqu'à l'armistice ; n°20, Coup d'oeil général sur la guerre franco-allemande depuis le commencement de septembre 1870 jusqu'à la cessation des hostilités, 1882). Bel exemplaire non rogné relié à l'époque. Schulz, p. 22.
, , 1870-1871. 2 liasses de (81) ff. et (150) ff.
Il s'agit des mémoires manuscrits et inédits d'un agent de la Trésorerie de l'Armée, qui a été engagé en juillet 1870. Son récit couvre une période dramatique de l'histoire française, marquée par la débâcle de Sedan, le siège de Paris, et la répression de la Commune de Paris. Bien que l'auteur ne signe pas son manuscrit, il semble avoir eu l'intention de le publier. Le texte est rédigé de manière détaillée et constitue un témoignage précieux de "l'Année terrible", un terme utilisé pour décrire cette période difficile de la guerre franco-prussienne.L'auteur semble être un certain Piquentin, qui se présente comme étant originaire de Falaise, en Normandie. Dans ses mémoires, il relate son engagement comme agent de la Trésorerie de l'Armée du Rhin, une fonction qui l'a amené à gérer les finances militaires, à distribuer les soldes aux soldats, à conduire les fourgons de trésorerie, et à trier la correspondance militaire. Son témoignage commence le 5 août 1870, lorsqu'il est nommé agent de la Trésorerie de l'Armée et se rend au Ministère des Finances pour recevoir ses instructions. Il raconte les difficultés rencontrées pour se procurer l'équipement nécessaire à sa mission, incluant un cheval, des uniformes et autres fournitures.L'un des moments marquants du récit est la défaite de Sedan, le 1er septembre 1870, à laquelle l'auteur assiste en tant qu'agent de la Trésorerie. Il décrit en détail l'horreur de la situation, notamment la mort de leur payeur, tué par un éclat d'obus. Les soldats sont entassés dans les rues, sous une pluie battante, et l'auteur évoque la panique générale. Les tensions entre les troupes françaises et les Prussiens sont palpables, et la situation se détériore rapidement. L'auteur fait état de la reddition des fonds aux autorités prussiennes à la Banque de France, en précisant que les agents du Trésor français sont contraints de rendre leur caisse aux Prussiens sous la pression de la situation.Après la défaite de Sedan, l'auteur rejoint 73 autres agents du Trésor et reprend ses fonctions, mais cette fois à Neuilly, près du quartier général du Trésor, après le déplacement des bureaux à la Porte Maillot. Il décrit la ville dévastée par les bombardements et notamment l'incendie du château de Saint-Cloud, causé par des obus lancés du Mont-Valérien. L'auteur témoigne des difficultés rencontrées par les agents du Trésor dans un contexte de guerre, d'occupation et de réorganisation administrative.La dernière partie des mémoires est consacrée à la Commune de Paris. L'auteur exprime son indignation face aux violences et à la brutalité de la rébellion, notamment lors de l'exécution du général Lecomte, qu'il connaît personnellement. L'auteur condamne la Commune en des termes sévères, qualifiant ses partisans de "misérables", "lâches" et "sans convictions". Cependant, il reconnaît que la répression versaillaise, menée par l'armée de Versailles, est également cruelle. Il témoigne de la répression des Communards, de la progression des Versaillais dans Paris, et de la répression sanglante qui s'ensuit.Les mémoires offrent une vision complète et détaillée de la guerre franco-prussienne, de la défaite de Sedan, du siège de Paris, et de la répression de la Commune, à travers les yeux d'un agent de la Trésorerie. Le texte est écrit avec une grande précision et donne un aperçu intime des horreurs de la guerre, des difficultés administratives, et des souffrances humaines vécues durant cette période dramatique de l'histoire de France.