Paris, Hetzel, s.d. ; in-4, 80 pp., cartonnage de l'éditeur. Illustrations par Riou.
Reference : 201803192
Illustrations par Riou.
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Précieux exemplaire nominatif de tête avec envoi New York, Éditions de la Maison française, [1942]. Édition originale.Un des 25 premiers exemplaires sur Strathmore (après un exemplaire unique réservé a l’auteur). Celui-ci est nominatif pour Madame la Comtesse de Montgomery avec un envoi signé : « avec toute ma profonde amitié, Antoine Saint-Exupéry ».
« Je combattrai quiconque prétendra asservir à un individu - comme à une masse d'individus - la liberté de l'homme. » Avant de reprendre ce combat où il laissera sa vie, démobilisé après la « drôle de guerre », Saint-Exupéry se réfugie aux États-Unis, et c'est à New York qu'il écrit ces lignes. Cette édition, parue en février 1942, est également la première intégrale puisqu'y figurent (p. 34) les sept mots d'une phrase où l'auteur traite collectivement « d'imbéciles » son ordonnance, un ponte de l'état-major et Hitler «qui a déclenché cette guerre démente» et dont la censure en France exigera la suppression dans l'édition Gallimard de décembre 1942. Le texte paraît en pré-originale, en anglais, en janvier 1942 dans la revue Atlantic Monthly, puis en volume le mois suivant : l'oeuvre sera en tête des best-sellers pendant six mois : « ce livre est un grand et beau livre, peut-être le vrai livre de la guerre de 1939 » écrit Pierre Mac Orlan dans le journal Les Temps nouveaux le 8 janvier 1943. Précieux exemplaire de tête offert à la Comtesse de Montgomery : née à Paris en 1899, Madeleine de Montgomery passe son enfance au château de Fervaques, acquis en 1831 par son arrière-grand-père, le marquis de Portes. Elle tient à partir de 1930, dans son somptueux appartement du 77 avenue de Malakoff, un salon très prisé. Jeune, élégante et influente, sa beauté et sa personnalité font de ses réceptions l'un des lieux des plus populaires de Paris et le monde littéraire s'y presse : éditeurs, patrons de presse et écrivains. Kessel, Cocteau, Malraux et Colette en sont des habitués, comme Saint-Exupéry qui s'y rend à plusieurs reprises, d'autant que la jeune femme est passionnée d'aviation et possède son propre aéronef, un Morane-Saulnier avec lequel elle est représentée sur une photographie publiée à la une du Figaro en mai 1935. Maîtresse du patron de presse Jean Prouvost, elle deviendra directrice du journal Marie-Claire, que son amant lance en 1937. Pendant, la guerre elle agit comme une véritable héroïne de la Résistance, se réfugiant en Normandie où elle fonde un Centre maternel et infantile dans son manoir pour accueillir de nombreux enfants de mobilisés ; elle deviendra ensuite directrice des sections féminines et sanitaires de la Mission française auprès de la Croix-Rouge aux États-Unis en 1943. C'est probablement pendant ce séjour à New York qu'elle peut rencontrer à nouveau Saint-Exupéry : des retrouvailles suffisamment importantes pour qu'il lui réserve un exemplaire nominatif de son livre. Elle reprendra son salon après-guerre et sera plusieurs fois citée dans le journal de Pierre Lazareff, qui la voit en « Diane chasseresse aux attaches fines et nerveuses, avec ses cheveux cendrés, ses yeux d'aigue-marine et ses longues mains fines qui accentuaient chacune de ses phrases comme autant de point d'exclamation, elle inspirait par sa seule présence d'interminables tournois d'idées et d'éloquence ». C'est également pendant cette mission à New York qu'elle rencontre celui qui allait, en 1946, devenir son époux : le général Antoine Béthouart, Compagnon de la Libération et figure de proue du commandement militaire français libre pendant la Seconde Guerre mondiale. Celui-là même qui, promu général de division et désigné chef de la Mission militaire à Washington, rencontre Saint-Exupéry au début de l'année 1943 : il va y négocier avec le gouvernement américain les livraisons de matériel permettant de rééquiper l'armée française. Mais surtout, c'est lui qui signera, le 1er avril 1943, le tant attendu ordre de mission que trépigne d'obtenir un Saint-Exupéry désespéré de ne pas servir son pays. Ses amis tentent de le faire changer d'avis, mais le 4 mai 1943, après un départ précipité et alors que Le Petit Prince est en cours de publication, il débarque à Alger où l'attend Georges Pélissier ; Béthouart le rejoindra quelques mois plus tard, en novembre 1943, lorsqu'il est nommé chef d'état-major de la Défense nationale à Alger et promu général de corps d'armée. Il accompagnera à ce titre le général de Gaulle dans ses différents voyages à Rome, Londres et débarquera avec lui à Courseulles en Normandie le 14 juin 1944. On connaît par ailleurs les exemplaires offerts à Consuelo, à Léon Werth, à Bernard Lamotte, à Jane Lawton, à Curtice Hitchcock, à Elisabeth Reynal, à Jacques Maritain, à Isaac Molho, à Anne Morrow et Charles Lindbergh, Jean Renoir, à Natalie Paley, à Nadia Boulanger et à Lewis Galantière. Très belle provenance sur ce papier de tête du grand texte de Saint-Exupéry sur le second conflit mondial. Des bibliothèques Michel Demont (ex-libris) et Jean-Claude Mocellin (Alde, « Un siècle de littérature», 19 mai 2022, n° 50).
Bon à tirer de la couverture, signé [Paris, Imprimerie Hemmerlé, mai 1917]. Bon à tirer de la couverture du deuxième des Récits de guerre de l'auteur, le premier publié chez Flammarion. Mention autographe : « Bon à tirer - Maurice Genevoix» et tampon d'épreuvede l'imprimerie Hemmerlé et Cie (rue de Damiette 24 et 24 bis), daté du 3 mai 1917.
Publié au printemps 1917, Nuits de guerre poursuit, sur quinze jours de récit (du 5 au 19 octobre 1914), la chronique minutieuse de l'enfer vécu par l'auteur au front. Chaque journée est évoquée sans omission, comme dans Sous Verdun, paru un an plus tôt. Mais cette publication marque aussi un tournant capital dans la carrière littéraire de Maurice Genevoix, au moment où se joue l'attribution du prix Goncourt de 1916. Le 16 décembre, le jury couronne Le Feu de Barbusse, paru chez Flammarion à peine un mois plus tôt. Ce prix, obtenu de haute lutte, avait été stratégiquement préparé par les frères Fischer, directeurs de Flammarion : après avoir lu Le Feu en feuilleton durant l'été, ils avaient convaincu Henri Barbusse de signer chez eux, promettant l'appui de leur réseau au Goncourt - ce qui sera fait, à temps. Mais les Fischer ne s'arrêtent pas là : dès l'automne 1916, tandis que les tractations s'intensifient, ils approchent Genevoix, l'autre favori du prix, pour lui proposer de reprendre la suite de ses récits de guerre, dans des conditions autrement plus avantageuses que chez Hachette. Pour Genevoix, jeune écrivain encore incertain de son avenir après une grave blessure, c'est une offre décisive. Elle initie une décennie de fidélité à Flammarion, jusqu'à la publication de Raboliot chez Grasset en 1925. Précieux bon à tirer de la maquette validée pour la couverture du livre, avec l'inscription autographe « Bon à tirer - Maurice Genevoix» et le tampon « Épreuves» de l'imprimerie Hemmerlé, daté du 3 mai 1917. L'ouvrage, publié dans la foulée, connaît le même succès que le précédent et confirme l'importance de la réception du texte et de son auteur. Beau et historique document.
Les Mémoires du général de Gaulle : exemplaire offert à Sylvie Genevoix. Paris, Plon, (30 août) 1970 et (6 février) 1971. Paris, Plon, (8 mai) 1973, (13 mai) 1976 et (25 septembre) 1974. Edition originale des Mémoires d'Espoir.Envoi signé: «Pour Mademoiselle Sylvie Genevoix, en respectueux hommage et témoignage. C. de Gaulle. 27.10.70». Retirage des Mémoires de Guerre.
Figure littéraire discrète mais influente, Sylvie Genevoix est la fille de Maurice Genevoix, que de Gaulle tenait en très haute estime. Il lui confiera en 1960 le projet du Mémorial de Verdun, dont la création est décidée le 23 octobre 1960, à l'issue de l'assemblée générale du Comité National du Souvenir de Verdun. L'État français, sous la présidence de Charles de Gaulle, lancera une grande souscription nationale pour financer le projet. Née le 17 mai 1944 à Châteauneuf-sur-Loire, Sylvie Genevoix grandit aux Vernelles, la demeure familiale acquise par son père en 1927. Elle y développe un profond attachement à la Loire et à la mémoire familiale, qu'elle évoquera dans son ouvrage La maison de mon père (2001). Après des études de lettres classiques à la Sorbonne, elle entame une carrière dans l'édition, chez Plon - l'éditeur historique de Charles de Gaulle depuis les Mémoires de guerre, en 1954. Elle y débute comme attachée de presse aux éditions 10/18, puis coordonne les services littéraires chez Plon-Perrin-Julliard, devenant directrice littéraire chez Julliard. De 1992 à 2005, elle sera directrice littéraire chez Albin Michel avant d'être nommée au Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA), où elle oeuvre pour le développement des télévisions locales et l'accessibilité des programmes aux personnes handicapées. Elle présidera par ailleurs la Mission langue française et francophonie. Charles de Gaulle exprime ici une confiance touchante à l'égard de cette héritière intellectuelle d'un écrivain qu'il admirait profondément et la jeune collaboratrice - elle n'a que 24 ans - de la maison d'édition qui le publie. L'ouvrage, publié deux mois avant la mort de de Gaulle, devait ouvrir une nouvelle trilogie. Seuls deux tomes paraîtront : Le Renouveau puis L'Effort, posthume. Ils constituent un testament politique et littéraire inachevé. Les premiers volumes du tome 1 arrivent à la Boisserie en octobre : «Pour son ultime ouvrage, de Gaulle consacra des séances de dédicace épuisantes, à la Boisserie. Il allait rencontrer un considérable succès. Le Général en signa près de cinq cents exemplaires [...]. La librairie Plon a annoncé qu'après un premier tirage de deux cent cinquante mille exemplaires, diffusés à partir de mercredi matin, elle avait dû vendredi entamer le tirage de cent mille exemplaires supplémentaires de cet ouvrage. Parmi les destinataires des dix-sept exemplaires portant la mention « imprimé spécialement pour... » et une dédicace de l'auteur, figuraient, outre Mme de Gaulle et ses enfants, Mme Eisenhower, en souvenir de son mari, le fils du chancelier Adenauer, le pape, la reine d'Angleterre, MM. Khrouchtchev et Macmillan, ainsi que les trois anciens premiers ministres du général. Pour sa part, M. Georges Pompidou avait reçu l'exemplaire qui lui était destiné dès mardi, peu avant son départ pour l'U.R.S.S. [...]. Les Mémoires du général étaient attendus avec un mélange d'impatience et d'appréhension, car ils traitent d'événements sur lesquels les passions et les préjugés restent forts. Mais le général de Gaulle prouve, une fois de plus, qu'il sait donner une perspective historique au passé récent.» (Le Monde, 12 octobre 1970). Le général de Gaulle décède quelques jours plus tard, le 9 novembre 1970. L'Effort paraîtra, posthume, au premier trimestre 1971, en même temps que la réédition, dans la même collection, des Mémoires de guerre. L'exemplaire Sylvie Genevoix de cette édition est jointe. Une carte de visite imprimée «Général de Gaulle » figurait dans le premier tome.
La trilogie redécouverte de Céline en tirage de tête Paris, Gallimard, 2022 - 2023. Édition originale. Un des 290 exemplaires sur vélin Rivoli (n° 262) ; un des 310 exemplaires sur vélin Rivoli (n° 253) ; un des 230 premiers exemplaires sur vélin Rivoli (n° 167). Réunion en grands papiers des trois inédites de Céline (re)découverts en 2022.
En 2011, l'inscription de Céline au calendrier des commémorations provoqua un tel tollé qu'elle dut être retirée. Dix ans plus tard, et soixante et un ans après sa disparition, Céline revient sur le devant de l'édition pour trois publications posthumes que sont Guerre, Londres et La Volonté du roi Krogold, d'après les manuscrits inédits remis à l'été 2021 par l'ex-critique de théâtre Jean-Pierre Thibaudat à François Gibault, l'exécuteur testamentaire de Céline. Guerre lève le voile sur l'expérience centrale de son existence : un traumatisme physique et moral du front, dans l'« abattoir international en folie ». On y suit ensuite la convalescence du brigadier Ferdinand depuis le moment où, gravement blessé, il reprend conscience sur le champ de bataille jusqu'à son départ pour Londres. Dans cette suite, plus massive (500 pages contre une centaine) -, nous retrouvons Ferdinand, le blessé de 1914-1918, et Angèle, la prostituée sur le front. Ce diptyque posthume sera complété par La Volonté du Roi Krogold, un conte médiéval qui raconte « la guerre menée par le Roi contre le prince félon Gwendor, le meurtre du procureur Morvan par le trouvère Thibaut et la passion de Joad pour la belle Wanda». L'édition donnera deux versions de l'oeuvre : la première, tapée à la machine par l'auteur en 1930, intitulée La Légende du roi René, et la seconde datant de 1940 représentant une seconde version de l'histoire, très différente du premier manuscrit.
Paris, Le Chevalier 1874 [suivi de :]Paris, Arnaud & Labat, 1875[suivi de :] Paris, Le Chevalier 1874. 2 vol. in-4, 1022 pp. + 676-267 pp., demi-maroquin à coins rouge, dos à nerfs, tête dorée, couverture conservée (dos légèrement insolés, quelques petits frottements et épidermures, quelques petites déchirures marginales sans atteinte).
Recueil de documents liés à la Commune de Paris et de la guerre franco-prussienne et de leurs répercussions en province. * Membre du SLAM et de la LILA / ILAB Member. La librairie est ouverte du lundi au vendredi de 14h à 19h. Merci de nous prévenir avant de passer,certains de nos livres étant entreposés dans une réserve.