‎[BIOGRAPHIE] - TROYAT (Henri) - ‎
‎Balzac. ‎

‎Paris, Grandes biographies flammarion, 1995; in-8, 545 pp., br.‎

Reference : 201706726


‎.‎

€14.00 (€14.00 )
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Reference : 10067

(2000)

‎Lettres de Madame Bernard-François Balzac (mère d'Honoré de Blazac) à sa fille Laure Surville‎

‎Kyoto, Editions Seizansha, (2000). 555 g In-8 broché, [2] ff., vii-[1]-245 pp., un portrait sur la couverture et 2 portraits hors-texte en couleurs.. Texte présenté avec une introduction par Hachiro Kusakabe. Préface de Roger Pierrot. Quelques frottements sur la couverture. . (Catégories : Littérature, )‎


Phone number : 06 17 93 27 81

EUR30.00 (€30.00 )

‎"BALZAC, Jean-Louis Guez de;BALZAC, Jean-Louis Guez de;"‎

Reference : CLL-198

(1627)

‎Apologie pour Monsieur de Balzac. Suivi de : Conformité de l'Éloquence de Monsieur de Balzac avec celle des plus grands personnages du temps passé & du present.‎

‎Paris, Claude Morlot, 1627 2 parties en un volume in-4 de 14 pp., (2) ff., 258 (mal chiffrées 330) pp., (1) f., 52 pp., vélin ivoire, traces de lacets, titre manuscrit à l'encre brune au dos, tranches nues (reliure de l'époque).‎


‎"Édition originale in-4, donnée par Claude Morlot, concurremment à son édition in-8, témoignage d'une ""offensive éditoriale très concertée"" (M. Bombart, p. 239) L'Apologie s'inscrit dans le cadre de la querelle déclenchée par la publication, en 1624, des Lettres de Balzac, dont elle vise à légitimer l'esthétique. Il s'agit initialement d'une réponse au manuscrit d'un moine Feuillant - répandue par le supérieur général de son ordre, Jean Goulu -, Conformité de l'Eloquence de Monsieur de Balzac. Son auteur, dom André de Saint-Denis, relevait divers extraits des Lettres pour dénoncer les larcins de Balzac et son manque d'originalité. Ami de Balzac, François Ogier entreprend de répondre à ces attaques. Mis au courant des intentions de son ami, Balzac prend le projet à son compte et reformule lui-même sa propre Apologie : ""M. de Balzac, parlant de cet ouvrage, disait qu'il en était le père, et qu'Ogier n'en était que le parrain; qu'il avait fourni la soie, et qu'Ogier n'avait fourni que le canevas"" (Ménage). ""Le coup de maître de Balzac, ou d'Ogier, est d'avoir précisément confisqué à leur profit cette lourde machine de guerre [la Conformité de l'Eloquence]"" (Jehasse). Confrontant les extraits des Lettres avec leurs sources supposées par André de Saint-Denis - ce texte revu et corrigé par Balzac est présenté à la fin de l'ouvrage. L'Apologie, s'appuyant sur l'apport humaniste pour mieux assurer la réussite d'un Moderne et d'un Mondain, affirme l'originalité de Balzac. Elle définit la bonne imitation par rapport au larcin et souligne que Balzac dépasse toute forme d'imitation, en s'émancipant de tout modèle. L'Apologie répond également aux attaques de Sorel dans Francion (1626), justifiant la pertinence et la propriété du style et défendant l'usage des hyperboles en rattachant l'écriture de Balzac au sublime, en référence au traité de Longin. La publication de l'Apologie avec sa dédicace dithyrambique au cardinal de Richelieu et l'Ode liminaire de Monsieur Racan, relance la polémique autour des Lettres : dès l'automne 1627, Jean Goulu répond aux attaques contre la Conformité, dans ses Lettres de Phyllarque à Ariste où il critique Balzac pour son raffinement et sa vanité d'auteur. ""Affirmation superbe de la supériorité de Balzac, l'Apologie est l'éloquent témoignage d'une société jeune, expansionniste, qui demande aux Lettre de consacrer sa puissance dans les armes. Elle traduit le renouveau moral et le sursaut nationaliste suscité par les victoires de Louis XIII et les succès d'un Richelieu […]"" (Jehasse). Très bel exemplaire en vélin de l'époque. De la bibliothèque de Messire Bernard de Noblet chevalier comte de Chenelette avec ex-libris. Mouillure marginale au coin externe supérieur sur une dizaine de pages seulement. Apologie pour monsieur de Balzac, J. Jehasse (éd.), Université de Saint-Étienne, 1977. - Beugnot, 134. - M. Bombart, Guez de Balzac et la querelle des ""Lettres"" : écriture, polémique et critique dans la France du premier XVIIe siècle, 2007."‎

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‎ROYCE (William Hobart).‎

Reference : 1369

(1931)

‎Né à New York. 1878-1963. Fondateur et président de la Balzac Society of America. L.A.S. « Colonel Philippe Bridau alias Royce » à « My dear M. Abraham ??» [l’essayiste Pierre Abraham]. New York, 20 septembre 1931. 3 pages in-4. Ppier ligné. En anglais. On joint la traduction en français.‎

‎ 20/09/1931 ...I am very pleased to know that my brief analytical notes to your book, Créatures: Chez Balzac, met with your approval (...). I have not had the pleasure of seeing your book on Proust; and since you tell me that it is concerned with Balzac, I want very much to read it, and to enter it under your name in my Supplement to A Balzac Bibliography. I will therefore be extremely grateful if you will be so kind as to send me a copy of your Proust (...). I kept upon my Indexes to a Balzac Bibliography, and found it (by the aid of a microscope) in the Nouvelle Revue Française of March, 1931. I thank you heartily. In your review, you mention that Balzac did not smoke tobacco (...). And yet I have found so many evidences to the contrary (...). As for wine, the visible evidence of which you miss in the photograph of the American Balzacians assembled at the American "Les Jardies", you may be sure that it was not lacking in actuality. True, it was not the wine of Touraine, or Vouvray, or Champagne, but it was nevertheless real wine of the Vintage Royce (...). This does not prevent me from longing acutely for the time when Colonel Philippe Bridau, with Vautrin, Daniel dArthez, du Tillet, Laurence de Cinq-Cygne, and other American Balzacians, in joyous company with our cousins in France, may drink to the eternal glory of the immortal Balzac!......Je suis très content de savoir que mes brefs commentaires sur votre livre, Créatures: Chez Balzac (...). Je nai pas eu le plaisir de voir votre livre sur Proust; et, comme vous me dites quil est relié à Balzac, je veux vraiment le lire et linsérer sous votre nom dans ma bibliographie augmentée de Balzac (Supplement to A Balzac Bibliography). Je vous serais donc très reconnaissant, si vous aviez la gentillesse de menvoyer une copie de votre Proust (...). Jétais resté à l'affût de larticle que vous maviez promis, dans lequel vous faites la critique de mes Indexes to a Balzac Bibliography, et je lai trouvé (à laide dun microscope) dans la Nouvelle Revue Française de mars 1931. Pour cette notice élogieuse, je vous remercie de tout mon cœur. Dans votre critique, vous mentionnez le fait que Balzac ne fumait pas de tabac (...). Et pourtant, jai trouvé tellement de preuves du contraire (...). Comme pour le vin, dont vous avez manqué la preuve visible lors de la photographie des Balzaciens américains réunis aux "Jardies" américains, vous pouvez être certain quil ne manquait pas dactualité. Certes, ce nétait pas du vin de Touraine, de Vouvray or de Champagne, mais cétait quand même du véritable vin du Cru Royce (...). Cela ne m'empêche pas davoir une forte nostalgie pour le temps où le colonel Philippe Bridau, avec Vautrin, Daniel dArthez, du Tillet, Laurence de Cinq-Cygne, et dautres Balzaciens américains, en joyeuse compagnie avec nos cousins en France, pouvaient boire à la gloire de limmortel Balzac!...Totalement hanté par l'œuvre et le personnage de Balzac, William Hobart Royce a passé sa vie à étudier la Comédie humaine, à la commenter, la classer. Un article paru dans le magazine Life du 24 février 1947 rapporte que :« À Brooklyn, un certain William Hobart Royce a passé la plus grande partie de sa vie à se faire le double du romancier français Honoré de Balzac, aussi bien mentalement que physiquement. Il mangeait les mêmes aliments, buvait les mêmes boissons, fumait le même tabac (...). Inutile de dire qu'il faisait autorité en matière d'études balzaciennes, car il ne faisait pas qu'imiter Balzac, il était aussi bibliophile et bouquiniste spécialisé dans les éditions rares. Il est l'auteur d'une bibliographie de référence des œuvres de La Comédie humaine ».Royce est aussi l'auteur de poèmes peu connus (Poems of Brooklyn) ainsi que l'éditeur, dans la même collection, de Frank O'Hara et de Garcia Lorca.William Hobart Royce est fondateur et président de la Balzac Society of America qui comptait une cinquantaine de membres, qui publiait le Balzac Bulletin et qui offrait chaque année un dîner où se retrouvaient entre autres les vice- présidents honoraires : André Maurois, George Arents, et Owen D. Young.‎


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‎BALZAC, Honoré de‎

Reference : LCS-18366

‎Ursule Mirouët. L’exemplaire personnel de Balzac en superbe condition, relié selon ses instructions.‎

‎Une des œuvres-clés de Balzac, pénétrée d'occultisme. Paris, Hippolyte Souverain, 1842. 2 volumes in-8 de 327 pp., 336 pp. Demi-chevrette rouge, dos lisses ornés de filets dorés et de fleurons noirs, entièrement non rognés. Reliure de l'époque 225 x 137 mm.‎


‎Édition originale rare. (Clouzot 30). Elle faisait défaut à la collection romantique de Maurice Escoffier. Vicaire, I, 217; Rahir, La Bibliothèque de l’amateur, 306; Catalogue Destailleur 1379. Une des œuvres-clés de Balzac, pénétrée d'occultisme. Balzac qualifiait de "privilégiée" l'histoire d'Ursule, "sœur heureuse d'Eugénie Grandet". Le roman ouvre les Scènes de la vie de province : une jeune fille parvient à triompher de la machination ourdie contre elle visant à la spolier. Ce portrait de jeune fille fut dédié par Balzac à sa nièce, Sophie Surville. La première partie d’Ursule Mirouet, « Les Héritiers alarmés », nous présente la bonne société de Nemours ou plutôt les quatre familles bourgeoises apparentées les unes aux autres qui, sous la Restauration, dominaient la petite ville. Minoret-Levrault, maître de poste, est une espèce d’Hercule stupide, dominé par sa femme, l'inquiétante Zélie; le couple vit pour son fils, Désiré, jeune dandy qui fait ses études de droit. Le docteur Minoret, ancien disciple des encyclopédistes et athée convaincu, a fait retour à sa ville d'origine, où il achève dans la retraite sa brillante carrière d'ex-médecin de l'Empereur. Le docteur n'a pas d'enfant, et ses neveux, dont le maître de poste, pensent qu'ils se partageront son héritage. Mais Minoret amène dans sa maison une orpheline, Ursule Mirouet, fille d'un chanteur, lui-même enfant naturel d'un organiste. Ursule est sa nièce et il l'élève comme sa fille, dirigeant lui-même son instruction avec l'aide de ses vieux amis, le curé Chaperon, le juge de paix Bongrand et le vieil officier de Jordy. En grandissant, la petite Ursule s'aperçoit que son oncle et parrain, ne partage pas sa foi, elle en éprouve une vive douleur. Le vieux docteur, brouillé depuis longtemps avec un ancien camarade qui s'est lancé dans l'étude du magnétisme, reçoit soudain de ses nouvelles. Son ami lui demande de le revoir à Paris. Minoret se rend au rendez-vous et assiste à une séance d'expériences magnétiques au cours de laquelle une voyante lui expose, point par point, les menus gestes de sa filleule restée à Nemours. De retour dans sa maison, le docteur constate que les dires de la voyante étaient scrupuleusement exacts. Ébranlé dans ses convictions, ému par la souffrance que cause à Ursule devenue une jeune fille son impiété, le vieil athée se convertit brusquement. Cet événement imprévu sème le trouble parmi les héritiers : Minoret ne va‑t‑il pas laisser ses biens à l’Église, pis encore, faire de sa filleule héritière ? Aussi entoure-t-on le vieillard de manœuvres et de suspicion. Mais le docteur est bien davantage troublé par une découverte qu'il vient de faire ; Ursule est amoureuse d’un jeune voisin, Savinien de Portenduère. Peu après, le jeune homme est mis en prison pour dettes; sa mère, veuve et pauvre, ne peut rien pour lui, et c'est le docteur Minoret qui avance l'argent nécessaire à sa libération; il va lui-même le tirer de prison. C’est au tour de Savinien de tomber amoureux de la belle Ursule. L'indulgent docteur Minoret est prêt à donner son consentement à cette union, si Savinien rachète sa conduite passée ; mais la fière Mme de Portenduère reste intraitable, son fils n'épousera pas une orpheline, fille d'un « capitaine de musique », lui-même fils naturel. Aussi Savinien quitte-t-il Ursule pour s'engager dans la marine lors de la conquête de l'Algérie. Il en revient gradé et glorieux, toutefois sa mère ne veut pas céder. Devant cette attitude, le docteur se voit obligé de fermer sa porte à Savinien. Cette première partie n'est que le prélude du drame qui s'ouvre avec la mort du docteur (IIè partie, « La Succession Minoret »). Les dispositions du vieillard avaient été prises, il avait dissimulé des titres au porteur pour sa filleule, laissant à ses héritiers légaux leur part normale d'héritage. Sur son lit de mort, le docteur remet à Ursule la clé qui ouvre le cabinet où se trouve caché l'argent qu'il lui destine ; mais la jeune fille, troublée, se laisse distancer par un des héritiers, le maître de poste Minoret-Levrault, lequel, dissimulé près de la chambre mortuaire, a tout entendu. Minoret-Levrault s'empare du magot et tout le monde s'étonne qu’Ursule n'ait reçu qu'une somme insignifiante. La jeune fille, en butte à la persécution des héritiers, se retire dans une petite maison avec une servante ; tout espoir d'épouser Savinien de Portenduère est maintenant perdu pour elle. Mais la présence d'Ursule dans la ville gêne Minoret-Levrault, qui n'a avoué à personne, pas même à sa femme, son larcin. Il demande à l'ignoble Goupil, clerc de notaire satanique et repoussant, de l'aider à chasser la jeune fille. Celui-ci commence alors une campagne de lettres anonymes qui fait planer la terreur sur la pauvre fille et la conduit bien près de la mort. Mais comme Minoret-Levrault qui s'est constitué une immense fortune ne paie pas suffisamment les services rendus par Goupil, celui-ci décide de se venger. Il avoue être l’auteur de la machination mais il n'a été qu'un instrument entre les mains de Minoret-Levrault. Les vieux amis du docteur, qui continuent à protéger Ursule et Savinien, demeuré fidèle, se demandent quelle raison a pu pousser Minoret-Levrault à vouloir à tout prix le départ d’Ursule. Celle-ci revoit son oncle en rêve, et le mort lui dévoile dans tous ses détails l'infamie de Minoret-Levrault. De présomption en présomption, on parvient à découvrir le vol. Le fils ainé de Minoret-Levrault meurt dans un accident qui avait été annoncé par le défunt à sa filleule; sa femme devient folle, quant à lui, durement éprouvé, il devient un vieillard blafard et dévot qui s'efforce de racheter son acte. Ursule épousera enfin Savinien et ils vivront dans le château acquis par le maitre de poste que celui-ci leur a abandonné. Il est à peine besoin de souligner la naïveté de l'intrigue, dans laquelle le magnétisme, les manifestations supra-terrestres, les apparitions jouent un très grand rôle. Balzac se laisse aller ici à ses convictions profondes sur la réalité des phénomènes occultes. Dans cet étrange mélodrame, d'ailleurs fort poignant, l'innocence est persécutée, mais elle recevra la récompense dont elle est digne, et les méchants seront châtiés. Seulement Ursule Mirouet est aussi un très émouvant récit des rapports entre un vieillard et une jeune fille, évocation pleine de délicatesse, inspirée par une connaissance délibérément optimiste du cœur humain, et, en contraste, une analyse impitoyable des mœurs provinciales et des malhonnêtetés, qui vont parfois jusqu'au crime, et auxquelles peuvent se laisser entraîner des bourgeois qui aspirent à une succession et estiment avoir des droits sur un héritage. Rarement Balzac est allé aussi loin dans sa rigueur et dans sa haine pour la bourgeoisie provinciale et pour les germes malsains qu'elle suscite, entretient et développe. Très bel exemplaire relié par Wagner, entièrement non rogné, pour Balzac lui‑même. Dans un article paru dans le Courrier balzacien, Thierry Bodin souligne combien "les exemplaires personnels de Balzac sont très rares. Ils ont été dispersés pour la plupart lors des ventes avant et après décès de Madame de Balzac [Madame Hanska] en mars et avril 1882." Les reliures ont toutes été exécutées soit par Spachmann, soit par Wagner, soit par les deux artisans lorsqu'ils travaillaient ensemble, selon les directives de l'écrivain. "Aussi se présentent-ils de façon à peu près uniforme : dos lisse en basane rouge (orné de quelques filets dorés et fleurons à froid) aux coutures assez souples qui permettent une bonne ouverture du livre, celui-ci non rogné, à pleines marges, et largement protégé par des plats plus grands revêtus de papier marbré, les gardes étant toujours de papier blanc sur lequel il serait possible d'écrire" (Thierry Bodin). Provenance : Honoré de Balzac - Madame Hanska, veuve d'Honoré de Balzac, dans la vente de laquelle environ 2 500 volumes furent proposés en lots (Paris, 25 avril 1882); Auguste Lambiotte (Cat. I, 1976, n° 48, reprod. pl. XII) ; Pierre Bergé, 14 décembre 2018, n° 904 (estimé 38 000 – 50 500 € frais inclus)‎

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‎BALZAC, Honoré de‎

Reference : LCS-18211

‎Le Curé de village. Scène de la vie de campagne. Balzac, légitimiste, se pose en sujet fidèle d’Henri de France.‎

‎Le Curé de village dédicacé par Balzac à Henri de France. Paris, Hippolyte Souverain, 1841.Deux tomes reliés en un volume in-8 de : I/ (1) f., xii pp., (2) ff., pp. 21 à 337, (1) p. (errata), saut dans la num. de la p. 308 à 311 sans manque ; II/ (2) ff., 378 pp., (1) f, pte. déchirure p. 37 sans atteinte au texte, rousseurs ou taches éparses. Le faux-titre du tome 1 a été retiré à l’époque. Relié en demi-basane brune, dos lisse orné en long avec petit fer figurant un berger et son chien. Reliure de l’époque.206 x 126 mm.‎


‎Edition originale « rare » (Clouzot, 23) de ce roman de Balzac faisant partie de la Comédie humaine.Vicaire, I, 216-217 ; Carteret, I, 76.« Le curé de village est l’abbé Bonnet qui, à Montégnac, en Limousin, assiste Mme Graslin dans ses généreuses œuvres de bienfaisance. L’intrigue du roman tourne autour d’un ancien crime commis par un ouvrier, Jean-François Tascheron, qui a été secrètement l’amant de Mme Graslin et est monté à l’échafaud sans faire la moindre révélation. Et vraiment une ombre de mystère entoure pour le lecteur cette terrible histoire… » (Dictionnaire des Œuvres, II, 178).Précieux et rarissime envoi autographe signé de Balzac à Henri de France (Duc de Bordeaux puis Comte de Chambord) sur le faux-titre du second tome : « A Henri de France, hommage d’un sujet fidèle, de Balzac, Paris, 7 mars 1841 ».Cet exemplaire et cet envoi ont été cités par l’actuel Comte de Paris dans une allocution en 2000 à Vendôme à l’occasion de l’année Balzac. Balzac y confirme ses sentiments légitimistes en se disant sujet du Comte de Chambord et non de Louis-Philippe alors régnant.Henri d'Artois, petit-fils de France, duc de Bordeaux, est un prince de la famille royale de France, chef de la maison capétienne de Bourbon, plus connu sous son titre de courtoisie de comte de Chambord, né le 29 septembre 1820 au palais des Tuileries à Paris, et mort le 24 août 1883 au château de Frohsdorf à Lanzenkirchen en Autriche. Petit-fils du roi Charles X, chef et dernier représentant de la branche aînée et française de la maison de Bourbon, il est prétendant à la Couronne de France de 1844 à sa mort sous le nom d'Henri V.Le nom d'Artois qui lui fut donné par le roi Louis XVIII est celui qui figure sur son acte de naissance, mais il ne l'utilisa plus à partir de 1844 (date de la mort de son oncle le comte de Marnes, dernier dauphin de France), considérant dès lors porter de jure le nom « de France ».En outre, il opta à partir de la même date pour le nom de Bourbon dans ses relations avec les États étrangers (en particulier ceux qui lui accordaient l'asile politique). Sous la Restauration, Henri d'Artois portait le titre de duc de Bordeaux, que lui donna Louis XVIII en hommage à la première ville qui se rallia aux Bourbons en 1814.Le 25 juillet 1830, Charles X promulgue des ordonnances qui provoquent la révolution de 1830, connue aussi sous le nom de Trois Glorieuses, s'étant étalée sur trois journées. Le 30 juillet 1830, un groupe d'hommes politiques parisiens lance la candidature au trône de Louis-Philippe, duc d'Orléans. Le 2 août 1830, Charles X abdique en faveur de son petit-fils Henri d'Artois. L'ordre de succession donnait cependant le trône au fils aîné du roi, le dauphin Louis-Antoine de France, qui était appelé à régner sous le nom de Louis XIX. Mais celui-ci est contraint de contresigner l'abdication de son père. Ainsi, la Couronne passerait au jeune Henri, duc de Bordeaux, qui deviendrait Henri V. Charles X envoie cet acte d'abdication au duc d'Orléans lui confiant de facto la régence, l'ayant déjà nommé dès le 1er août 1830 lieutenant-général du royaume. Dans cet envoi, il le charge expressément de faire proclamer l'avènement d' Henri V. Louis-Philippe d'Orléans ne se tient pas pour régent à partir du 2 août ; il se contente de faire enregistrer l'abdication de Charles X et la renonciation de son fils, sans faire proclamer Henri V. Le 7 août, la chambre des députés puis la chambre des pairs appellent au trône le duc d'Orléans, qui prête serment le 9 août, sous le nom de Louis-Philippe Ier. Néanmoins, dès le 2 août, certains légitimistes (qui seront appelés les henriquinquistes) commencent à désigner le jeune Henri, âgé de neuf ans, sous le nom d'Henri V. La famille royale part en exil en Angleterre le 16 août 1830.La mort du dauphin « Louis XIX », survenue le 3 juin 1844, amène ses partisans à se rallier au comte de Chambord, qui devient l'aîné de la maison de France et est désormais reconnu sous le nom d'Henri V par tous les légitimistes, qui restent dans l'opposition sous la monarchie de Juillet, la Deuxième République et le Second Empire.« En 1841, dans ‘Le Curé de village’, dans le cadre d’une diatribe contre l’institution juridique, Balzac s’oppose en toutes lettres à la peine de mort, faisant écho au ‘Dernier jour d’un condamné’ (1829) de Victor Hugo. Il n’est pas surprenant qu’il soit ‘devenu le censeur impitoyable de la monarchie philiparde, en fustigeant dans ses œuvres la bourgeoisie, avide de faveurs et d’argent’. »Le fait que Balzac ait rédigé sa dédicace sur le faux-titre du second tome, alors que les deux tomes étaient déjà reliés en un seul volume à l’époque, et que l’exemplaire ait été expurgé du faux-titre du premier tome révèle les risques encourus par Balzac alors qu’il affirme son soutien à Henri de France et non à Louis-Philippe, alors régnant.Il nomme d’ailleurs le Comte de Chambord Henri de France dans cette dédicace datée de mars 1841 alors que le Comte de Chambord n’adoptera ce nom qu’à partir de 1844.On peut imaginer que le Comte de Chambord, recevant ce présent dédicacé de la part de son fidèle sujet Honoré de Balzac, eut peur qu’une telle marque de loyauté ne nuise à son auteur, et lui ait alors demandé de transposer sa dédicace au milieu du volume, sur le faux-titre du second tome, la rendant ainsi moins visible et moins compromettante, prélevant par la même occasion le premier faux-titre du volume.Passionnant exemplaire d’une provenance prestigieuse, du plus haut intérêt historique, qui révèle les positions légitimistes de Balzac.‎

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