‎[LITTERATURE] - GUITTON (Jean) - ‎
‎Ce que je crois. ‎

‎Paris, Grasset, 1971 ; in-8, 212 pp., broché. Très bon état.‎

Reference : 201605273


‎Très bon état.‎

€10.00
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‎ANONYME‎

Reference : 71360

(1830)

‎Pater, Ave et Credo Nationaux : Pendant les trois grandes Journées, les Patriotes ne récitaient que les prières suivantes : PATER : Notre Roi qui êtes à Saint-Cloud ; que votre Nom soit détesté ; que votre Règne finisse tout de suite ; que votre Volonté soit nulle en province comme à Paris ; laissez nous nos Journaux quotidiens ; pardonnez-nous la révolution comme nous pardonnons les Ordonnances à ceux qui les ont faites, et ne nous laissez pas succomber sous les Balles des Suisses ; mais délivrez-nous de votre présence pour toujours. Ainsi soit-il ! AVE : Je vous salue, Patrie, où règne la liberté que nous avons achetée au prix de notre sang ; d’Orléans et Lafayette sont avec nous, pour nous en assurer la conservation ; vous êtes la reine de tous les peuples, qui admirent votre gloire immortelle, et pour jamais le successeur de Charles IX est en exécration à l’univers entier, et la Charte de 1830 est bénie. Ex-roi de France, soyez maudits vous et votre clique jésuitique, maintenant et à l’heure de votre mort. Ainsi soit-il ! CREDO : Je crois Philippe 1. tout puissant et protecteur de la Charte et des lois. Je crois à la naissance légitime de ses enfans, plus qu’à celle du duc de Bordeaux. Je crois qu’à Jemmapes il a souffert pour notre liberté ; qu’il serait mort de douleur pendant notre heureuse révolution ; que le troisième jour il est sorti glorieux, et est monté sur le trône d’où il saura juger les bons et les méchants. Je crois à la Charte, au bon esprit des Chambres, au bon accord de tous les partis, à la résurrection de la liberté, qui sera pour nous la vie éternelle. Ainsi soit-il !‎

‎1 feuillet in-8 (format 23,5 x 17,3 cm), s.l.n.d. [ 1830 ] : Pater, Ave et Credo Nationaux : Pendant les trois grandes Journées, les Patriotes ne récitaient que les prières suivantes : PATER : Notre Roi qui êtes à Saint-Cloud ; que votre Nom soit détesté ; que votre Règne finisse tout de suite ; que votre Volonté soit nulle en province comme à Paris ; laissez nous nos Journaux quotidiens ; pardonnez-nous la révolution comme nous pardonnons les Ordonnances à ceux qui les ont faites, et ne nous laissez pas succomber sous les Balles des Suisses ; mais délivrez-nous de votre présence pour toujours. Ainsi soit-il ! AVE : Je vous salue, Patrie, où règne la liberté que nous avons achetée au prix de notre sang ; d’Orléans et Lafayette sont avec nous, pour nous en assurer la conservation ; vous êtes la reine de tous les peuples, qui admirent votre gloire immortelle, et pour jamais le successeur de Charles IX est en exécration à l’univers entier, et la Charte de 1830 est bénie. Ex-roi de France, soyez maudits vous et votre clique jésuitique, maintenant et à l’heure de votre mort. Ainsi soit-il ! CREDO : Je crois Philippe 1. tout puissant et protecteur de la Charte et des lois. Je crois à la naissance légitime de ses enfans, plus qu’à celle du duc de Bordeaux. Je crois qu’à Jemmapes il a souffert pour notre liberté ; qu’il serait mort de douleur pendant notre heureuse révolution ; que le troisième jour il est sorti glorieux, et est monté sur le trône d’où il saura juger les bons et les méchants. Je crois à la Charte, au bon esprit des Chambres, au bon accord de tous les partis, à la résurrection de la liberté, qui sera pour nous la vie éternelle. Ainsi soit-il !‎


‎Rare pamphlet, assez fameux, pastichant et détournant les 3 grandes prières catholiques au lendemain de la Révolution de 1830 et des "Trois Glorieuses" (27, 28 et 29 juillet 1830) ayant conduit au renversement du roi Charles X au profit de Louis-Philippe Ier. On y évoque le Roi (Charles X) réfugié à Saint Cloud, les "journaux quotidiens" et les "Ordonnances" qui avaient supprimé la liberté de la presse, les balles des Suisses mais aussi Louis-Philippe et Lafayette ou encore Charles IX (en souvenir de la Saint-Barthélémy). On y met en doute la légitimité du duc de Bordeaux, et on y affirme celle de Louis-Phillippe, qui s'est battu à Jemmapes pour défendre la Révolution, et de ses enfants. Le ton général du pamphlet est un excellent témoignage sur l'ambiance des journées de Juillet. Bon état‎

Phone number : 09 82 20 86 11

EUR250.00

‎COLLECTIF‎

Reference : R200069259

(1953)

‎SUPPLEMENT FETES ET SAISONS N° 80 - OCT 53: DONNEZ-LUI SEIGNEUR LE REPOS ETERNEL : Je crois au pardon des péchés / Je crois à la résurrection de la chair / La messe d'enterrement / Je crois à la vie éternelle,etc‎

‎FETES ET SAISONS. 1953. In-12. Broché. Bon état, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur frais. 14 pages. Nombreuses photos en noir et blanc, dans le texte.. . . . Classification Dewey : 70.49-Presse illustrée, magazines, revues‎


‎SOMMAIRE : Je crois au pardon des péchés / Je crois à la résurrection de la chair / La messe d'enterrement / Je crois à la vie éternelle,etc Classification Dewey : 70.49-Presse illustrée, magazines, revues‎

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Phone number : 05 57 411 411

EUR14.90

‎Imbert Claude‎

Reference : 141516

(1984)

ISBN : 2246347017

‎Ce que je crois‎

‎Grasset / Ce que je crois 1984 318 pages in8. 1984. Broché. 318 pages.‎


‎Bon Etat‎

Un Autre Monde - Val Couoesnon

Phone number : 07.69.73.87.31

EUR4.50

‎Émile ZOLA‎

Reference : 86837

(1898)

‎"je crois que c'est la fin du monde" Lettre autographe datée et signée, en exil pendant l'Affaire Dreyfus‎

‎[Weybridge] 19 août 1898 | 13.50 x 20.50 cm | quatre pages sur un bifeuillet‎


‎Lettre autographe signée d'Emile Zola adressée à Octave Mirbeau, datée de sa main du 19 août1898. Quatre pages à l'encre noire sur un bifeuillet. Trace de pli horizontal, inhérente à l'envoi. Publiée dans ses uvres complètes, t. XLIX, éd. F. Bernouard, 1927, p. 808. Superbe missive d'amitié et d'abnégation d'Emile Zola en exil, après avoir été condamné à la peine maximale pour avoir écrit "J'accuse !" Après son historique cri du cur dans l'Aurore, Zola est condamné une première fois par le jury de la Seine le 23 février 1898 à un an de prison et troismille francs d'amende. Le jugement est annulé en cassation, et l'affaire est renvoyée devant les assises de Versailles, qui ne retiennent que trois lignes sur les huit cent que comptent "J'accuse !" comme chef d'accusation. Pour ne pas accepter un tel étouffement des débats, la défense de Zola décida de faire défaut, et la condamnation fut confirmée. Après sa sortie mouvementée du Palais de Justice, Clémenceau et son avocat Labori lui conseillèrent de quitter le pays avant que le jugement ne pût devenir exécutoire. Il partit le soir même par le dernier train, avec pour seul bagage une chemise roulée à la hâte dans du papier journal. Un mois après son départ, l'écrivain rédige cette superbe réponse à une lettre de son fidèle soutien, Octave Mirbeau, qui lui écrit quelques jours auparavant : «Nous ne pensons qu'à vous; il n'est pas une minute de notre existence que vous ne la remplissiez tout entière » (14 août 1898). Installé à Weybridge dans la banlieue londonienne, il reçoit avec colère les"échos de Paris" et enrage de voir Esterhazy encore blanchi, cette fois par la justice civile. « Mon cher ami, Merci de votre bonne lettre[...] Dans la lâcheté universelle, vous ne sauriez croire combien je suis ému de sentir quelques fidèles autour de moi. Mon existence, ici, est devenue possible; depuis que j'ai pu me remettre au travail. Le travail m'a toujours réconforté, sauvé. Mais mes pauvres mains n'en restent pas moins tremblantes d'un frisson qui ne peut finir. Vous ne sauriez croire la révolte où me jettent les échos de France qui m'arrivent. Le soir, quand le jour tombe, je crois que c'est la fin du monde. Vous pensez que je dois rentrer et me constituer prisonnier, sans retourner à Versailles. Cela serait trop beau, d'avoir ainsi la paix de la prison, et je ne crois pas que cela soit possible. Je ne suis pas parti pour rentrer ainsi, notre attitude ne serait ni logique, ni belle. Je crois plutôt que c'est pour moi l'exil indéfini, à moins de courir l'abominable risque d'un nouveau procès. D'ailleurs nous ne pourrons prendre un parti qu'en octobre. Et d'ici là, qui sait ? bien que je ne compte plus que sur un miracle, auquel je ne crois guère. Soyons donc braves, mon ami, et que notre oeuvre se fasse ! Si je puis continuer à travailler, tout n'ira encore pas trop mal. [...] Je vous embrasse vous-même, mon bon ami, l'ami fidèle et rare des jours mauvais» Poignante confession manuscrite de l'écrivain justicier contraint à l'exil. La mort viendra le frapper en pleine gloire, sans qu'il puisse connaître le dénouement de l'Affaire à laquelle il a consacré de longues années de lutte. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

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Phone number : 01 56 08 08 85

EUR6,800.00

‎CHAPON, Richard ; Collectif‎

Reference : 72076

(1939)

‎[ Dossier de documents, courriers, photos, menu relatifs au Pavillon de la France à l'Exposition Universelle de New York en 1939 et adressés à Richard Chapon, directeur de la Petite Gironde : ] L'ensemble contenu sous chemise imprimée (La Photolith. L. Delaporte, Paris) "Exposition Internationale de New York 1939 "Le Restaurant Français", illustration imprimée signée R.P. [ Contient : ] 1 menu format plié 19.5 x 15.1 cm : "Bar-dégustation. Pavillon de la France. World's fair. New-York 1939. Let us order here just as we do in France..." Some french cocktails. Some french long drinks. Open still french wines. Cognacs. Liquors. Armagnacs. Calvados. Rhums. Alsatian wines. [ Liste détaillée des vins, spiritueux et liqueurs avec prix en dollars, incluant des marques telles que Dubonnet, Saint-Raphael, Noilly Prat, Hennessy, Martell, Courvoisier, Cusenier, Marie Brizard, etc. ] ; 1 L.A.S. de 4 ff., d'une personnalité non identifiée [ Pierre L'Huillier ? ] adressée à son ami [Richard Chapon : ] 10, rue Laurent Pichat, Paris XVIe, Tél. : Kléber 76-81] Manuscrit : Le 4 août 1939] Mon cher ami, Je suis très sensible à votre aimable lettre du 25 juillet et de ce que vous voulez bien me dire au sujet de notre collaboration à l'Office français de renseignements aux États-Unis. Moi aussi, je m'en réjouis très sincèrement non seulement pour l'Office (car votre aide nous sera précieuse) mais parce que cela me vaudra le plaisir de vous voir plus souvent et de mieux vous connaître. M'attendant à collaborer, peut-être plus utilement, à la région du Sud-Ouest. En effet, je vous avais parlé en projet de présence du général Weygand le 17 juillet au congrès de l'U.H.C. à Oran car en fait c'était une chose à peu près certaine. Mais voici que je reçois une longue lettre de mon ami le général Weygand dans laquelle il m'écrit ceci : " ... et surtout, en raison des sentiments d'amitié affectueuse que je vous porte, je suis désolé de ne pouvoir pas répondre à l'appel du Président du groupe basco-béarnais de l'U.H.C. que vous appuyez si chaleureusement. Les récents décrets ministériels concernant le droit civique de parler, de présider des réunions des officiers généraux me placent dans une situation morale telle que j'ai décidé de m'abstenir de toute activité de ce genre..." Je crois, mon cher ami, inutile d'en dire davantage et vous comprendrez pourquoi je puis insister sur de tels motifs, [mot illisible] avec tant de dignité ! Tout ce que je vous demande, c'est de garder strictement pour vous les raisons du refus du général Weygand[... ] Maintenant que vous voulez bien collaborer à l'office vous me permettrez de vous donner une suggestion au cas où vous devriez écrire plusieurs articles sur votre voyage aux États-Unis [... ] c'est tout en louant (et c'est bien mérité) le pavillon français, etc. de dire qu'il serait souhaitable de notre part de faire "des manifestations et réunions" pour les américains (surtout journalistes, écrivains, artistes, publicistes, économistes, professeurs, imprimeurs etc. etc.) et de ne pas se consacrer exclusivement à nos compatriotes de passage... (ce qui fut le cas, d'où mon départ justifié... et puisque les événements m'ont donné raison... mais je ne m'en félicite pas pour cela) et enfin qu'il faut ménager les "républicains" car nous en avons et en aurons besoin. Le refus d'abroger l'acte de neutralité en est une preuve toute récente. Je crois qu'en exprimant tout cela avec tact et diplomatie (comme vous savez le faire) vous rendrez un grand service (même tardivement puisque l'Exposition ferme en octobre) [... ]... Je vais ce soir rejoindre Madame [ ... ], qui me prie de vous remercier de vos compliments et me charge de vous envoyer son amical souvenir, qui se trouve en ce moment à Lucerne [... ] Ici nous sommes favorisés par cette semaine de concerts magnifiques sous la conduite du maître Toscanini. Entre nous, même : S.A.R. la Princesse héritière de Piémont nous a honoré d'un court séjour "incognito". Quant à moi, je quitterai Lucerne le 29 ou 30 août pour aller passer quinze jours à Saint Jean de Luz au "Yacht Club Basque" (j'y ai une chambre pour assister aux régates) [ ... ] [ ... ] ; 1 L.S. à en-tête du service de la publicité de "La Petite Gironde", datée du 22 mai 1939, adressée à Monsieur Richard Chapon, Directeur de la Petite Gironde, 8, rue de Cheverus, Bordeaux, accompagnée de 3 copies de L.S. : "Cher Monsieur et ami : Le Commissariat Général de la Section Française à l'Exposition Internationale de New-York 1939 nous a demandé de publier à titre gracieux, tout ou partie d'un article intitulé : "La présentation thermale au Palais de France". Dans le but de faciliter mes négociations avec le Gouverneur Général Olivier et M. Gérard de Launay, vous m'avez confié cette correspondance que je vous retourne ci-jointe. Etant donné les résultats obtenus, je pense que nos Services Rédaction pourrait extraire de cet article un papier moins important qui serait publié dans la Petite Gironde et adressé à M. Gérard de Launay [... ] ; 3 documents tapuscrits de 3, 4 et 2 ff. relatifs à "La participation française à l'Exposition internationale de New York 1939" et évoquant "La section de la France d'Outre-Mer", "La Présentation thermale au Palais de France" et "Le centre de dégustation au pavillon de la France" : "Comme aux terrasses de Paris'... C'est la formule qui, traduite en anglais, sert de slogan à la charmante carte des consommations que l'on trouve désormais au bar-dégustation du Pavillon de la France, à la World's Fair de New-York. Et un dessin humoristique illustre ces mots. C'est une vraie terrasse de café du Boulevard ou des Champs-Elysées, avec ses tables garnies d'un public aimable, ses garçons agiles portant leur plateau, et sa tente rayée aux vives couleurs. Que de souvenirs pour ceux de nos amis américains qui viennent familièrement à Paris, et quel appel pour les autres ! Mais ce n'est là que l'agréable couverture de la carte. Le meilleur est à l'intérieur. Une page pour les apéritifs, aux noms évocateurs de fraîche amertume ou de chaleur veloutée, y compris toute une série d'attrayants mélanges bien français. Une autre page pour la gamme magnifique de nos bons vins, depuis nos Bordeaux, nos Alsace et nos Vouvrays, jusqu'aux Bourgognes, aux Côtes du Rhône, aux muscats. [ etc...]" ; 1 lettre tapuscrite signée adressée à M. Richard Chapon, s.d. : "Descas - J'ai pu enfin joindre M. Descas au téléphone. C'est d'accord, vous pouvez garder la petite carte des vins du Bar Dégustation. Je vous l'envoie sous ce pli. Voilà en outre les noms des personnalités bordelaises qui assisteront avec vous au Banquet de New-York : M. Descas, Madame Fould, M. Marquet et M. de Lur-Saluces. Comme personnalité française : jusqu'à présent, seulement le Gouverneur général Olivier. M. Descas m'a chargée de vous indiquer qu'il quitterait Paris mardi par le train de 9 h.45 (le même que vous par conséquent). Membré - Je n'aurai que ce soir une réponse de M. Membré au sujet du Pen Club. Je dois téléphoner vers 7h.45. M. Membré ne sait pas s'il sera possible de vous admettre avant votre départ; cela lui semble assez délicat et nécessite pour lui de consulter individuellement les membres du Comité. Il fera pour le mieux. Je vous donnerai sa réponse demain. Votre bien dévouée, J. Devos" [Manuscrit : P.S. 17h.15 A l'instant, le ministère des Affaires Etrangères téléphone pour indiquer qu'il vous a annoncé par télégramme à M. de St Quentin et qu'on a fait part à l'Ambassadeur de votre désir d'être présenté à M. Roosevelt.]" ; 5 photos de presse format 20,3 x 25,7 cm dont l'une précise au verso : "Dîner des Vins de Bordeaux — Restaurant du Palais de la France Le lundi 12 juin [ 1939 ] Un aspect d'une des tables d'honneur : M. Selmer Fougner, M. Roger Brocas, Lady Louis Beale, Marquis de Lur-Saluces, Madame Pierre Cartier, Gen. Gal Minier, Mme Achille Fould, M. Grover Whalen, M me Olivier, Sir Louis Beale, Mme Ritz, M. de Fontnouvelle, M. James. ; 1 CDV de Roger Descas, Président du Syndicat National du Commerce en Gros des Vins, Cidres Spiritueux et Liqueurs de France ; 1 feuillet du journal "la Petite Gironde contenant un article sur l'inauguration du Pavillon de France"‎

‎Dossier sous chemise imprimée (La Photolith. L. Delaporte, Paris) "Exposition Internationale de New York 1939 "Le Restaurant Français", illustration imprimée signée R.P. [ Contient : ] 1 menu format plié 19.5 x 15.1 cm : "Bar-dégustation. Pavillon de la France" ; 1 L.A.S. de 4 ff., d'une personnalité non identifiée [ Pierre L'Huillier ? ] adressée à son ami [Richard Chapon : ] sur papier à en-tête du 10, rue Laurent Pichat, Paris XVIe, Tél. : Kléber 76-81 ; 1 L.S. à en-tête du service de la publicité de "La Petite Gironde", datée du 22 mai 1939, adressée à Monsieur Richard Chapon, Directeur de la Petite Gironde, 8, rue de Cheverus, Bordeaux, accompagnée de 3 copies de L.S. ; 3 documents tapuscrits de 3, 4 et 2 ff. relatifs à "La participation française à l'Exposition internationale de New York 1939" et évoquant "La section de la France d'Outre-Mer", "La Présentation thermale au Palais de France" et "Le centre de dégustation au pavillon de la France" ; 1 lettre tapuscrite signée adressée à M. Richard Chapon, s.d. ; 5 photos de presse format 20,3 x 25,7 cm ; 1 CDV de Roger Descas, Président du Syndicat National du Commerce en Gros des Vins, Cidres Spiritueux et Liqueurs de France ; 1 feuillet du journal "la Petite Gironde contenant un article sur l'inauguration du Pavillon de France".Détail du dossier : [ Dossier de documents, courriers, photos, menu relatifs au Pavillon de la France à l'Exposition Universelle de New York en 1939 et adressés à Richard Chapon, directeur de la Petite Gironde : ] L'ensemble contenu sous chemise imprimée (La Photolith. L. Delaporte, Paris) "Exposition Internationale de New York 1939 "Le Restaurant Français", illustration imprimée signée R.P. [ Contient : ] 1 menu format plié 19.5 x 15.1 cm : "Bar-dégustation. Pavillon de la France. World's fair. New-York 1939. Let us order here just as we do in France..." Some french cocktails. Some french long drinks. Open still french wines. Cognacs. Liquors. Armagnacs. Calvados. Rhums. Alsatian wines. [ Liste détaillée des vins, spiritueux et liqueurs avec prix en dollars, incluant des marques telles que Dubonnet, Saint-Raphael, Noilly Prat, Hennessy, Martell, Courvoisier, Cusenier, Marie Brizard, etc. ] ; 1 L.A.S. de 4 ff., d'une personnalité non identifiée [ Pierre L'Huillier ? ] adressée à son ami [Richard Chapon : ] 10, rue Laurent Pichat, Paris XVIe, Tél. : Kléber 76-81] Manuscrit : Le 4 août 1939] Mon cher ami, Je suis très sensible à votre aimable lettre du 25 juillet et de ce que vous voulez bien me dire au sujet de notre collaboration à l'Office français de renseignements aux États-Unis. Moi aussi, je m'en réjouis très sincèrement non seulement pour l'Office (car votre aide nous sera précieuse) mais parce que cela me vaudra le plaisir de vous voir plus souvent et de mieux vous connaître. M'attendant à collaborer, peut-être plus utilement, à la région du Sud-Ouest. En effet, je vous avais parlé en projet de présence du général Weygand le 17 juillet au congrès de l'U.H.C. à Oran car en fait c'était une chose à peu près certaine. Mais voici que je reçois une longue lettre de mon ami le général Weygand dans laquelle il m'écrit ceci : " ... et surtout, en raison des sentiments d'amitié affectueuse que je vous porte, je suis désolé de ne pouvoir pas répondre à l'appel du Président du groupe basco-béarnais de l'U.H.C. que vous appuyez si chaleureusement. Les récents décrets ministériels concernant le droit civique de parler, de présider des réunions des officiers généraux me placent dans une situation morale telle que j'ai décidé de m'abstenir de toute activité de ce genre..." Je crois, mon cher ami, inutile d'en dire davantage et vous comprendrez pourquoi je puis insister sur de tels motifs, [mot illisible] avec tant de dignité ! Tout ce que je vous demande, c'est de garder strictement pour vous les raisons du refus du général Weygand[... ] Maintenant que vous voulez bien collaborer à l'office vous me permettrez de vous donner une suggestion au cas où vous devriez écrire plusieurs articles sur votre voyage aux États-Unis [... ] c'est tout en louant (et c'est bien mérité) le pavillon français, etc. de dire qu'il serait souhaitable de notre part de faire "des manifestations et réunions" pour les américains (surtout journalistes, écrivains, artistes, publicistes, économistes, professeurs, imprimeurs etc. etc.) et de ne pas se consacrer exclusivement à nos compatriotes de passage... (ce qui fut le cas, d'où mon départ justifié... et puisque les événements m'ont donné raison... mais je ne m'en félicite pas pour cela) et enfin qu'il faut ménager les "républicains" car nous en avons et en aurons besoin. Le refus d'abroger l'acte de neutralité en est une preuve toute récente. Je crois qu'en exprimant tout cela avec tact et diplomatie (comme vous savez le faire) vous rendrez un grand service (même tardivement puisque l'Exposition ferme en octobre) [... ]... Je vais ce soir rejoindre Madame [ ... ], qui me prie de vous remercier de vos compliments et me charge de vous envoyer son amical souvenir, qui se trouve en ce moment à Lucerne [... ] Ici nous sommes favorisés par cette semaine de concerts magnifiques sous la conduite du maître Toscanini. Entre nous, même : S.A.R. la Princesse héritière de Piémont nous a honoré d'un court séjour "incognito". Quant à moi, je quitterai Lucerne le 29 ou 30 août pour aller passer quinze jours à Saint Jean de Luz au "Yacht Club Basque" (j'y ai une chambre pour assister aux régates) [ ... ] [ ... ] ; 1 L.S. à en-tête du service de la publicité de "La Petite Gironde", datée du 22 mai 1939, adressée à Monsieur Richard Chapon, Directeur de la Petite Gironde, 8, rue de Cheverus, Bordeaux, accompagnée de 3 copies de L.S. : "Cher Monsieur et ami : Le Commissariat Général de la Section Française à l'Exposition Internationale de New-York 1939 nous a demandé de publier à titre gracieux, tout ou partie d'un article intitulé : "La présentation thermale au Palais de France". Dans le but de faciliter mes négociations avec le Gouverneur Général Olivier et M. Gérard de Launay, vous m'avez confié cette correspondance que je vous retourne ci-jointe. Etant donné les résultats obtenus, je pense que nos Services Rédaction pourrait extraire de cet article un papier moins important qui serait publié dans la Petite Gironde et adressé à M. Gérard de Launay [... ] ; 3 documents tapuscrits de 3, 4 et 2 ff. relatifs à "La participation française à l'Exposition internationale de New York 1939" et évoquant "La section de la France d'Outre-Mer", "La Présentation thermale au Palais de France" et "Le centre de dégustation au pavillon de la France" : "Comme aux terrasses de Paris'... C'est la formule qui, traduite en anglais, sert de slogan à la charmante carte des consommations que l'on trouve désormais au bar-dégustation du Pavillon de la France, à la World's Fair de New-York. Et un dessin humoristique illustre ces mots. C'est une vraie terrasse de café du Boulevard ou des Champs-Elysées, avec ses tables garnies d'un public aimable, ses garçons agiles portant leur plateau, et sa tente rayée aux vives couleurs. Que de souvenirs pour ceux de nos amis américains qui viennent familièrement à Paris, et quel appel pour les autres ! Mais ce n'est là que l'agréable couverture de la carte. Le meilleur est à l'intérieur. Une page pour les apéritifs, aux noms évocateurs de fraîche amertume ou de chaleur veloutée, y compris toute une série d'attrayants mélanges bien français. Une autre page pour la gamme magnifique de nos bons vins, depuis nos Bordeaux, nos Alsace et nos Vouvrays, jusqu'aux Bourgognes, aux Côtes du Rhône, aux muscats. [ etc...]" ; 1 lettre tapuscrite signée adressée à M. Richard Chapon, s.d. : "Descas - J'ai pu enfin joindre M. Descas au téléphone. C'est d'accord, vous pouvez garder la petite carte des vins du Bar Dégustation. Je vous l'envoie sous ce pli. Voilà en outre les noms des personnalités bordelaises qui assisteront avec vous au Banquet de New-York : M. Descas, Madame Fould, M. Marquet et M. de Lur-Saluces. Comme personnalité française : jusqu'à présent, seulement le Gouverneur général Olivier. M. Descas m'a chargée de vous indiquer qu'il quitterait Paris mardi par le train de 9 h.45 (le même que vous par conséquent). Membré - Je n'aurai que ce soir une réponse de M. Membré au sujet du Pen Club. Je dois téléphoner vers 7h.45. M. Membré ne sait pas s'il sera possible de vous admettre avant votre départ; cela lui semble assez délicat et nécessite pour lui de consulter individuellement les membres du Comité. Il fera pour le mieux. Je vous donnerai sa réponse demain. Votre bien dévouée, J. Devos" [Manuscrit : P.S. 17h.15 A l'instant, le ministère des Affaires Etrangères téléphone pour indiquer qu'il vous a annoncé par télégramme à M. de St Quentin et qu'on a fait part à l'Ambassadeur de votre désir d'être présenté à M. Roosevelt.]" ; 5 photos de presse format 20,3 x 25,7 cm dont l'une précise au verso : "Dîner des Vins de Bordeaux — Restaurant du Palais de la France Le lundi 12 juin [ 1939 ] Un aspect d'une des tables d'honneur : M. Selmer Fougner, M. Roger Brocas, Lady Louis Beale, Marquis de Lur-Saluces, Madame Pierre Cartier, Gen. Gal Minier, Mme Achille Fould, M. Grover Whalen, M me Olivier, Sir Louis Beale, Mme Ritz, M. de Fontnouvelle, M. James. ; 1 CDV de Roger Descas, Président du Syndicat National du Commerce en Gros des Vins, Cidres Spiritueux et Liqueurs de France ; 1 feuillet du journal "la Petite Gironde contenant un article sur l'inauguration du Pavillon de France"‎


‎Très intéressant dossier d'archives de 1939, conservé sous une chemise illustrée de l'Exposition Universelle de New York, rassemblant la correspondance et la documentation reçues par Richard Chapon, directeur du journal La Petite Gironde. On y trouve notamment un remarquable menu « Bar-dégustation » du Pavillon Français, détaillant les prix en dollars des vins et spiritueux français, cinq photos de presse de grands dîners officiels et des documents tapuscrits vantant le pavillon tricolore et la présence thermale. Le lot inclut également divers échanges dont une demande de présentation de Richard Chapon au président Franklin D. Roosevelt, ainsi qu'une remarquable lettre autographe du 4 août 1939 d'un correspondant très informé de la haute-société. Cette dernière lettre révèle en détail les motifs du refus du général Weygand d'intervenir à Oran suite au décret encadrant les militaires, tout en analysant l'acte de neutralité américain à un mois de la Seconde Guerre mondiale et en préconisant dans cette perspective de ne pas négliger le soutien du parti Républicain. L'ensemble constitue un témoignage historique inédit sur la diplomatie du vin, l'influence de la presse et les tensions géopolitiques de l'été 1939. Bon ensemble (chemise un peu salie). IMPORTANT : Pour tout achat vers l'étranger (hors France), une demande d'autorisation d'export doit être demandée, ce qui peut entraîner des délais supplémentaire d'un à deux mois (voire plus) avant expédition.‎

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