Paris, Librairie academique perrin, 1964 ; in-8, 628 pp., cartonnage de l'éditeur. Avec jaquette.
Reference : 201412120
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1833 Paris, Ladvocat, 1833. Deux volumes in-8 (135 X 206 mm) demi-basane rouille, dos lisse orné en long de fers dorés à décor rocaille, titre doré, supra-libris « L. Seguy » doré en queue du dos. (Reliure de l'époque). Tome I : frontispice, (2) ff. de faux-titre et titre, VIII-391 pages - Tome II : (2) ff. de faux-titre et titre, 452 pages, (2) ff. de fac-similés. Rousseurs et taches brunes, plus marquées aux premiers et derniers feuillets de chaque volume.
ÉDITION ORIGINALE de ces mémoires rédigés par Maxime de Villemarest (1784-1852). Ils eurent un succès prodigieux et contribuèrent à renforcer la popularité de Joséphine. Selon Valérie Masuyer, la reine Hortense jugeait les mémoires de Mademoiselle AVRILLION (1774-1853) assez exacts, la femme de chambre de Joséphine ayant dû collaborer avec Villemarest. PORTRAIT de Joséphine en frontispice et 2 feuillets de fac-similés d'autographes de lettres de l'empereur. Exemplaire conservé dans son élégante et fraîche reliure de l'époque, au dos décoratif. GOOD COPY. PICTURES AND MORE DETAILS ON REQUEST.
P., Ollendorff, 1907 in-8°, iii-408 pp, reliure demi-chagrin, dos à 5 nerfs soulignés à froid, fleurons napoléoniens dorés (rel. de l'époque), bon état
Le dernier volume des Études napoléoniennes que M. F. Masson vient de publier (Joséphine répudiée, 1809-1914) clôt la série de ses recherches sur Joséphine et nous fait assister à la fin de vie que l'ancienne impératrice traîne misérablement et mélancoliquement de la Malmaison au château de Navarre et d'Aix-les-Bains à Genève. Dans son précédent volume, Joséphine, impératrice et reine, nous avions vu Mme Bonaparte devenue la femme de l'empereur encore plus que l'impératrice. Mais la position même qu'elle occupait dans l'État, ou plutôt dans le palais impérial, nous faisait, bien avant 1809, pressentir le divorce, car Napoléon n'était pas homme à subordonner la politique à l'amour. Certes, il aimait Joséphine. M. Masson nous le montre époux amoureux de la Parisienne, de la grande dame qui lui ouvrait les portes d'une société où il n'avait pas encore pénétré ; d'Italie, il l'appelle, il la supplie de venir, et lorsqu'elle cède et consent à abandonner cette grande vie de luxe et d'honneur qu'elle menait loin de lui, c'est moins ses enfants et ses amants qu'elle regrette que Paris. Une fois auprès de Napoléon, elle continue sa vie de femme galante, trompant son mari qui la croit fidèle. Même pendant la campagne d'Egypte, elle pense au divorce, à un moment où elle craignait que la fortune de son mari ne fût éphémère, tout entière à l'amour de son ancien amant d'Italie, Charles. – Napoléon une fois établi sur le trône, elle voulut s'assurer une situation plus stable, et se montra plus qu'habile pour obtenir, avec l'aide du pape, que son union avec le premier consul fût bénie par l'Église, avant le sacre. Mais cette suprême manœuvre ne devait pas la sauver. La question de l'hérédité, qui pendant cinq ans, de 1804 à 1809, avait troublé la famille de Bonaparte et l'Europe entière ne devait se résoudre que par un nouveau mariage qui donnerait à l'empereur un successeur plus digne de lui que ses frères incapables ou indociles. Le seul chapitre important pour l'histoire et la politique est celui où M. Masson nous fait assister à la procédure du divorce, à l'accomplissement parfaitement illégal, au point de vue du code civil et de la religion, de cette séparation à laquelle Joséphine était loin d'être résignée. L'empereur avait beau prendre la nation et sa famille à témoins, rechercher par quels détours il pourrait violer la loi, il dut inventer une procédure nouvelle, en appeler au Sénat, et, en maître absolu, faire finalement décréter un sénatus-consulte pour arriver à dissoudre le mariage civil. Mais, avec le mariage religieux, de nouvelles difficultés s'élèvent. Le pape se refuse à servir les plans de Napoléon. Il fallut, pour trouver un tribunal compétent, que Cambacérès remuât l'officialité de Paris, et, après l'intervention de l'officialité diocésaine, que l'officialité métropolitaine rendit la sentence exigée. Enfin, le jugement rendu, le divorce accompli, M. Masson nous énumère les avantages faits à Joséphine, sa pension, le paiement de ses dettes, les domaines concédés, la Malmaison, l'Elysée. Nous lisons, à ce propos, de curieuses pages qui nous éclairent sur l'état d'esprit de Napoléon au moment du divorce. Les témoignages d'affection qu'il donne à Joséphine, la tendresse qu'il lui garde toujours et qu'il lui promet inaltérable, toute l'ancienne vie commune qu'il ne peut se résoudre à abandonner, l'amènent à concevoir la possibilité de garder auprès de lui ces deux femmes, « celle qui a été la compagne de sa carrière et celle qui sera la mère de ses enfants. » Il règle le rang que Joséphine aura à sa cour, il lui donne un palais à Paris ; il y aura deux impératrices, l'une douairière, l'autre régnante, et, comme il le dit brutalement : « II épousera un ventre, mais sa femme sera toujours Joséphine. » Nous voyons, en effet, pendant toute l'année 1810, des rapports assez tendres s'établir entre l'empereur et l' ex-impératrice. Mais petit à petit, Napoléon oublie, et. tout entier à ses projets d'avenir, il ne cherche qu'à éloigner Joséphine, et finit par la reléguer près de Dreux, au château de Navarre, au lieu de la laisser à la Malmaison ou à l'Elysée qu'occupent Caroline et Murat. Nous assistons, dès lors, à cette vie décevante et lamentable de la femme jadis fêtée et adulée, qui, après s'être élevée aux suprêmes honneurs, se voit non seulement déchue de son rang, mais vieillie et incapable de recommencer une vie si habilement échafaudée. Abandonnée de ses anciens amis et adorateurs, elle ne peut s'habituer à son existence de reine détrônée, et M. Masson nous promène religieusement de la Malmaison, où elle s'ennuie, à l'Elysée, où on la met en quarantaine, de l'Elysée à Navarre, où elle souffre un pénible exil, puis de nouveau à la Malmaison, et de là aux eaux, à Aix, à Genève. En 1811, elle reprend un moment son rôle de mondaine; la petite cour qui l'entoure à Navarre la distrait un instant, et ce sont des fêtes, des bals, des baptêmes, toute une vie de château, au milieu de laquelle la vieille coquette se plaît à protéger autour d'elle les amours dont elle n'est plus l'objet. Mais les dettes s'accumulent, elle a cédé l'Elysée, elle sent douloureusement tout ce qui la sépare de son ancienne existence, elle ne parvient pas à se distraire par ses déplacements incessants, elle rassemble un moment autour d'elle les mécontents, les intrigants, mais sans conspirer réellement contre l'empereur, et finit par mourir, le 29 mai 1814, d'un rhume mal soigné. Avec exactitude, avec minutie même, M. Masson a reconstitué, presque jour par jour, cette vie errante et triste de l'impératrice répudiée, recherchant, dans ses livres de comptes, dans ses lettres, dans ses papiers intimes, tout ce qui lui permettait de faire revivre devant nous ces cinq années. Notons, au début, deux passages intéressants et vivants : l'attitude d'Eugène envers sa mère au moment où Napoléon apprend que Joséphine le trompe (M. Masson nous la révèle d'après de curieuses lettres) ; et la grande scène du 30 décembre 1809 entre l'empereur et l'impératrice, lorsque Napoléon signifie à Joséphine sa décision de divorcer. M. Masson termine son livre en faisant un dernier portrait de cette femme qu'il nous montre non pas amoureuse, mais coquette, excellant à plaire et à mentir, charmante mondaine à qui le divorce a conféré une auréole de vertus, et dont le souvenir poursuivait encore Napoléon quand, après la défaite, chassé de l'Elysée, chassé de Paris, il allait se réfugier à la Malmaison, « comme cherchant l'ombre bienaimée qui, en disparaissant de sa vie, semblait en avoir emporté la fortune et le bonheur. » (Bernard Monod, Revue Historique, 1901) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Nous Deux 1991 1991. Joséphine Le Gac meurt seule dans son manoir breton apparemment sans héritiers ou ayant choisi de les oublier après un accueil glacial. Le livre explore les secrets entourant sa vie et sa succession
Bom estado
Presses Pocket 1967 1967. André Castelot: Amoureuse Joséphine/ Presses Pocket 1967 . André Castelot: Amoureuse Joséphine/ Presses Pocket 1967
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