Paris, Librairie academique perrin, 1964 ; in-8, 628 pp., cartonnage de l'éditeur.
Reference : 201323432
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P., Ollendorff, 1907 in-8°, iii-408 pp, reliure demi-chagrin, dos à 5 nerfs soulignés à froid, fleurons napoléoniens dorés (rel. de l'époque), bon état
Le dernier volume des Études napoléoniennes que M. F. Masson vient de publier (Joséphine répudiée, 1809-1914) clôt la série de ses recherches sur Joséphine et nous fait assister à la fin de vie que l'ancienne impératrice traîne misérablement et mélancoliquement de la Malmaison au château de Navarre et d'Aix-les-Bains à Genève. Dans son précédent volume, Joséphine, impératrice et reine, nous avions vu Mme Bonaparte devenue la femme de l'empereur encore plus que l'impératrice. Mais la position même qu'elle occupait dans l'État, ou plutôt dans le palais impérial, nous faisait, bien avant 1809, pressentir le divorce, car Napoléon n'était pas homme à subordonner la politique à l'amour. Certes, il aimait Joséphine. M. Masson nous le montre époux amoureux de la Parisienne, de la grande dame qui lui ouvrait les portes d'une société où il n'avait pas encore pénétré ; d'Italie, il l'appelle, il la supplie de venir, et lorsqu'elle cède et consent à abandonner cette grande vie de luxe et d'honneur qu'elle menait loin de lui, c'est moins ses enfants et ses amants qu'elle regrette que Paris. Une fois auprès de Napoléon, elle continue sa vie de femme galante, trompant son mari qui la croit fidèle. Même pendant la campagne d'Egypte, elle pense au divorce, à un moment où elle craignait que la fortune de son mari ne fût éphémère, tout entière à l'amour de son ancien amant d'Italie, Charles. – Napoléon une fois établi sur le trône, elle voulut s'assurer une situation plus stable, et se montra plus qu'habile pour obtenir, avec l'aide du pape, que son union avec le premier consul fût bénie par l'Église, avant le sacre. Mais cette suprême manœuvre ne devait pas la sauver. La question de l'hérédité, qui pendant cinq ans, de 1804 à 1809, avait troublé la famille de Bonaparte et l'Europe entière ne devait se résoudre que par un nouveau mariage qui donnerait à l'empereur un successeur plus digne de lui que ses frères incapables ou indociles. Le seul chapitre important pour l'histoire et la politique est celui où M. Masson nous fait assister à la procédure du divorce, à l'accomplissement parfaitement illégal, au point de vue du code civil et de la religion, de cette séparation à laquelle Joséphine était loin d'être résignée. L'empereur avait beau prendre la nation et sa famille à témoins, rechercher par quels détours il pourrait violer la loi, il dut inventer une procédure nouvelle, en appeler au Sénat, et, en maître absolu, faire finalement décréter un sénatus-consulte pour arriver à dissoudre le mariage civil. Mais, avec le mariage religieux, de nouvelles difficultés s'élèvent. Le pape se refuse à servir les plans de Napoléon. Il fallut, pour trouver un tribunal compétent, que Cambacérès remuât l'officialité de Paris, et, après l'intervention de l'officialité diocésaine, que l'officialité métropolitaine rendit la sentence exigée. Enfin, le jugement rendu, le divorce accompli, M. Masson nous énumère les avantages faits à Joséphine, sa pension, le paiement de ses dettes, les domaines concédés, la Malmaison, l'Elysée. Nous lisons, à ce propos, de curieuses pages qui nous éclairent sur l'état d'esprit de Napoléon au moment du divorce. Les témoignages d'affection qu'il donne à Joséphine, la tendresse qu'il lui garde toujours et qu'il lui promet inaltérable, toute l'ancienne vie commune qu'il ne peut se résoudre à abandonner, l'amènent à concevoir la possibilité de garder auprès de lui ces deux femmes, « celle qui a été la compagne de sa carrière et celle qui sera la mère de ses enfants. » Il règle le rang que Joséphine aura à sa cour, il lui donne un palais à Paris ; il y aura deux impératrices, l'une douairière, l'autre régnante, et, comme il le dit brutalement : « II épousera un ventre, mais sa femme sera toujours Joséphine. » Nous voyons, en effet, pendant toute l'année 1810, des rapports assez tendres s'établir entre l'empereur et l' ex-impératrice. Mais petit à petit, Napoléon oublie, et. tout entier à ses projets d'avenir, il ne cherche qu'à éloigner Joséphine, et finit par la reléguer près de Dreux, au château de Navarre, au lieu de la laisser à la Malmaison ou à l'Elysée qu'occupent Caroline et Murat. Nous assistons, dès lors, à cette vie décevante et lamentable de la femme jadis fêtée et adulée, qui, après s'être élevée aux suprêmes honneurs, se voit non seulement déchue de son rang, mais vieillie et incapable de recommencer une vie si habilement échafaudée. Abandonnée de ses anciens amis et adorateurs, elle ne peut s'habituer à son existence de reine détrônée, et M. Masson nous promène religieusement de la Malmaison, où elle s'ennuie, à l'Elysée, où on la met en quarantaine, de l'Elysée à Navarre, où elle souffre un pénible exil, puis de nouveau à la Malmaison, et de là aux eaux, à Aix, à Genève. En 1811, elle reprend un moment son rôle de mondaine; la petite cour qui l'entoure à Navarre la distrait un instant, et ce sont des fêtes, des bals, des baptêmes, toute une vie de château, au milieu de laquelle la vieille coquette se plaît à protéger autour d'elle les amours dont elle n'est plus l'objet. Mais les dettes s'accumulent, elle a cédé l'Elysée, elle sent douloureusement tout ce qui la sépare de son ancienne existence, elle ne parvient pas à se distraire par ses déplacements incessants, elle rassemble un moment autour d'elle les mécontents, les intrigants, mais sans conspirer réellement contre l'empereur, et finit par mourir, le 29 mai 1814, d'un rhume mal soigné. Avec exactitude, avec minutie même, M. Masson a reconstitué, presque jour par jour, cette vie errante et triste de l'impératrice répudiée, recherchant, dans ses livres de comptes, dans ses lettres, dans ses papiers intimes, tout ce qui lui permettait de faire revivre devant nous ces cinq années. Notons, au début, deux passages intéressants et vivants : l'attitude d'Eugène envers sa mère au moment où Napoléon apprend que Joséphine le trompe (M. Masson nous la révèle d'après de curieuses lettres) ; et la grande scène du 30 décembre 1809 entre l'empereur et l'impératrice, lorsque Napoléon signifie à Joséphine sa décision de divorcer. M. Masson termine son livre en faisant un dernier portrait de cette femme qu'il nous montre non pas amoureuse, mais coquette, excellant à plaire et à mentir, charmante mondaine à qui le divorce a conféré une auréole de vertus, et dont le souvenir poursuivait encore Napoléon quand, après la défaite, chassé de l'Elysée, chassé de Paris, il allait se réfugier à la Malmaison, « comme cherchant l'ombre bienaimée qui, en disparaissant de sa vie, semblait en avoir emporté la fortune et le bonheur. » (Bernard Monod, Revue Historique, 1901) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Collection " Les femmes des Tuileries ", La jeunesse de l'Impératrice Joséphine. Imbert de Saint-Amand Ecrit par Paul-Louis-Étienne Napoléon d'Oriola, également connu sous le nom d'Imbert de Saint-Amand. Cet auteur français du XIXe siècle était célèbre pour ses biographies historiques et ses ouvrages sur la noblesse française. Le nom "Imbert de Saint-Amand" désigne en réalité un pseudonyme collectif utilisé par un groupe d'auteurs français du XIXe siècle pour écrire des biographies historiques et des récits de la vie à la cour de divers personnages historiques. Leur travail était principalement axé sur la biographie de personnalités royales et impériales, y compris Napoléon Bonaparte et sa première épouse, l'impératrice Joséphine. L'impératrice Joséphine, de son vrai nom Marie Josèphe Rose Tascher de la Pagerie, est née le 23 juin 1763 à Trois-Îlets, en Martinique, qui était alors une colonie française. Sa jeunesse se déroula principalement en Martinique, où elle a grandi dans une famille créole bien établie. Voici quelques points clés de la jeunesse de Joséphine : Enfance en Martinique : Joséphine est née dans une famille de planteurs de canne à sucre. Elle était la fille de Joseph-Gaspard de Tascher, un officier de la marine, et de Rose Claire des Vergers de Sannois. Elle a grandi dans une atmosphère coloniale sur l'île de la Martinique. Éducation : Sa famille a veillé à ce qu'elle reçoive une éducation adéquate pour une jeune femme de son rang social, ce qui incluait l'apprentissage de la musique, de la danse, et des bonnes manières. Elle est également devenue compétente en mathématiques et en botanique, ce qui a influencé son intérêt pour les jardins plus tard dans sa vie. Mariage avec Alexandre de Beauharnais : En 1779, à l'âge de 16 ans, Joséphine épousa Alexandre de Beauharnais, un aristocrate français. Le couple s'installa en France, où ils eurent deux enfants. Le mariage ne fut pas très heureux, et ils finirent par divorcer pendant la Révolution française. La Révolution française : La Révolution française a bouleversé la vie de Joséphine. Son mari, Alexandre de Beauharnais, fut emprisonné et exécuté pendant la Terreur révolutionnaire. Joséphine elle-même a été brièvement emprisonnée, mais elle a survécu à la Révolution. Rencontre avec Napoléon Bonaparte : Joséphine a rencontré Napoléon Bonaparte en 1795 et ils sont tombés amoureux. Ils se sont mariés en 1796, et Joséphine est devenue impératrice des Français lorsque Napoléon est devenu empereur en 1804. La jeunesse de Joséphine en Martinique, son éducation raffinée et son mariage initial avec Alexandre de Beauharnais ont façonné son caractère et son style de vie. Elle est devenue une figure emblématique de l'histoire française en tant qu'épouse de Napoléon et impératrice de la France, et son influence a été ressentie à travers sa passion pour les arts, la mode et les jardins. volume in-8, 20x15, reliure demi cuir, bon état intérieur, 248pp. Paris, Dentu, 1892 ref/267
Ecrit par Paul-Louis-Étienne Napoléon d'Oriola, également connu sous le nom d'Imbert de Saint-Amand. Cet auteur français du XIXe siècle était célèbre pour ses biographies historiques et ses ouvrages sur la noblesse française. Les dernières années de l'Impératrice Joséphine, née Marie-Josèphe-Rose Tascher de La Pagerie le 23 juin 1763 en Martinique, sont marquées par des événements importants de l'histoire de la France napoléonienne. Joséphine est surtout connue pour avoir été la première épouse de Napoléon Bonaparte et la première impératrice des Français. Voici un aperçu de ses dernières années : Le divorce avec Napoléon : L'une des étapes les plus significatives de la vie de Joséphine a été son divorce avec Napoléon. Le 15 décembre 1809, Napoléon et Joséphine ont officiellement mis fin à leur mariage en raison de l'incapacité de Joséphine à donner un héritier mâle à Napoléon. Cette décision a été déchirante pour Joséphine, qui a toujours été aimée par le peuple français. Retraite au château de Malmaison : Après le divorce, Joséphine a reçu le château de Malmaison, situé à quelques kilomètres de Paris, comme sa résidence personnelle. Elle a transformé le domaine en un lieu de jardinage et de passion pour les arts, collectionnant des plantes rares et des objets d'art. Vie après le divorce : Joséphine est restée proche de Napoléon après leur divorce, et il lui a accordé le titre d'Impératrice douairière. Elle a également reçu une généreuse pension et a continué à être une figure de la haute société. Relations familiales : Joséphine a maintenu des relations proches avec ses deux enfants, Eugène de Beauharnais et Hortense de Beauharnais, issus de son premier mariage avec Alexandre de Beauharnais. Eugène est devenu vice-roi d'Italie sous Napoléon, tandis que Hortense est devenue la reine de Hollande en épousant Louis Bonaparte, le frère de Napoléon. Décès : Malheureusement, la santé de Joséphine a commencé à décliner. Elle est décédée le 29 mai 1814 à Malmaison à l'âge de 50 ans, probablement à cause d'une pneumonie. Sa mort a été un moment de tristesse pour la France et Napoléon lui-même a été bouleversé par la nouvelle. Les dernières années de Joséphine ont été marquées par son amour pour la botanique, les arts, et son rôle en tant qu'ancienne impératrice. Elle est demeurée une figure respectée de la société française, et son influence culturelle et son héritage perdurent encore aujourd'hui. Après sa mort, elle a été enterrée à l'église Saint-Pierre-Saint-Paul de Rueil-Malmaison, près de son château. volume in-8, 20x15, reliure demi cuir, dos frotté, très bon état intérieur, pales rousseurs, 466pp. Paris, Dentu, 1893 ref/267
Martinique, Éditions Idem, 2015, fort in-12, 715 pp, préface de Suzanne Dracius, broché, couv. illustrée, bon état
Monographie historique sur l'Impératrice Joséphine et sur la Martinique. Réédition relue et corrigée de la première publication en 1934, augmentée d'une préface de Suzanne Dracius, romancière poète et dramaturge martiniquaise. — "Incontestablement Joséphine continue, de nos jours, à fasciner des millions de gens un peu partout dans le monde, non seulement parce qu’elle a été l’épouse du Français le plus connu à l’étranger, mais aussi parce que sa vie est pleine de drames et de grandeur, à la manière de la tragédie grecque : à l’instar d’une héroïne tragique selon l’idéal que préconise Aristote dans sa Poétique, Joséphine inspire à la fois « admiration et pitié. D’elle, Aimé Césaire me disait : « C’est une femme qui a eu des problèmes et qui s’est débrouillée ». Et Dieu sait qu’en créole on dit : « Débouya pa péché, la débrouillardise n’est pas un péché." (Suzanne Dracius, préface) — "Au-delà de la biographie, ce livre est une véritable invitation au voyage en Martinique. D'un point de vue historique, l'ouvrage est aussi très intéressant puisqu'il évoque largement la Martinique au moment de la Révolution française, puisque Joséphine était revenue en Martinique où elle a vécu cette période et la terreur... Ce texte met en lumière une description qu'elle donne de l'esclavage. Cette description montre, si ce n'est de l'empathie avec les esclaves, du moins une énorme compassion. Elle s'exprime à près dans les mêmes termes que l'abolitionniste Victor Schoelcher avec beaucoup de descriptions des mauvais traitements que subissent les esclaves. Ces écrits sont une forme de condamnation de l'esclavage. La façon qu'a Joséphine de s'exprimer ressemble vraiment à la compassion et aux sentiments d'injustice éprouvés par Schoelcher. Ceci est quand même très troublant. La question n'est pas de réhabiliter Joséphine, de lui remettre la tête qu'on lui a coupée, mais de ne pas l'accuser totalement d'avoir inspiré cette abolition de l'abolition à Bonaparte... Sainte-Croix de la Roncière n'hésite pas à écrire que Joséphine aimait ses esclaves. Il évoque même Josèphe, une fille que Joséphine aurait eue avec un esclave noir et à qui on a donné une dot très importante. Des textes en attestent et cela signifie qu'au moins sexuellement Joséphine n'était pas négrophobe. Si la fille a été affranchie, Sainte-Croix de la Roncière ne dit pas ce qu'il est advenu du père..." (Suzanne Dracius, interview sur le blog fxgpariscaraibe, 14 nov. 2015) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Ecrit par Paul-Louis-Étienne Napoléon d'Oriola, également connu sous le nom d'Imbert de Saint-Amand. Cet auteur français du XIXe siècle était célèbre pour ses biographies historiques et ses ouvrages sur la noblesse française. Le nom "Imbert de Saint-Amand" désigne en réalité un pseudonyme collectif utilisé par un groupe d'auteurs français du XIXe siècle pour écrire des biographies historiques et des récits de la vie à la cour de divers personnages historiques. Leur travail était principalement axé sur la biographie de personnalités royales et impériales, y compris Napoléon Bonaparte et sa première épouse, l'impératrice Joséphine. L'une de leurs œuvres les plus célèbres est "La Cour de l'Impératrice Joséphine," qui présente la vie à la cour impériale de Napoléon et Joséphine. Ce livre offre un aperçu des intrigues et des événements qui se sont déroulés dans le cercle intime de l'impératrice Joséphine et de l'empereur Napoléon. Il explore également la vie quotidienne à la cour impériale, les fêtes somptueuses, les personnalités influentes de l'époque et la manière dont Joséphine a exercé son rôle en tant qu'impératrice. L'œuvre "La Cour de l'Impératrice Joséphine" est l'un des nombreux livres écrits sous le nom d'Imbert de Saint-Amand, et elle a contribué à perpétuer le mythe de la belle et élégante Joséphine de Beauharnais, qui était une figure emblématique de la période napoléonienne en France. Les ouvrages d'Imbert de Saint-Amand sont appréciés pour leur approche romancée de l'histoire, qui mélange souvent la réalité historique avec des éléments de fiction pour créer un récit captivant de la vie à la cour impériale. volume in-8, 20x15, reliure demi cuir, dos frotté, manque à la coiffe supérieure, très bon état intérieur, pales rousseurs, 248pp. Paris, Dentu, 1892 ref/267