Paris, Grasset, 1934 ; in-12, 329 pp., br.
Reference : 201309357
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S.l. 1762 in-12 demi-veau fauve, dos orné de filets dorés et à froid [Rel. du XIXe siècle], dos frotté
328 pp.Perrod, Répertoire bibliographique des ouvrages franc-comtois, 479. Edition originale.Cet ouvrage contient : Arrest du Parlement de Besançon concernant la Société des Jésuites, du 27 mars 1762. - Second arrest du Parlement de Besançon concernant la Société des Jésuites, du 24 avril 1762. - Compte rendu des Constitutions des Jésuites, en exécution d'arrêt de la Cour du 27 mars 1762. - Discours d'un de Messieurs les Commissaires nommés par le Parlement de Besançon, pour l'examen de l'affaire des Jésuites [...], du 18 août 1762. La séance du 27 mars 1762 engendra 18 articles soumettant sévèrement la Compagnie de Jésus aux autorités officielles, et un décret du 6 août de la même année, prononcé par le Parlement de Paris, provoqua le bannissement des Jésuites de France et la confiscation de leurs biens.Ex-libris imprimé G. Grand. Bon exemplaire de cet ouvrage peu commun
Brest s.d. [1759] in-12 dérelié
1 f.n.ch. (faux-titre), xvi pp.(titre et préface), 1 f.n.ch. (avertissement), 208 pp.Barbier III, 1052 f. Nouvelle édition. La première fut publiée à Brest en 1750 sous le titre "Procès contre les Jésuites".Recueil de plusieurs mémoires accusant les Jésuites de diverses malversations.L'affaire la plus importante est celle concernant Ambroise Guys, né en 1613 à Apt, devenu maître-pâtissier à Marseille et qui quitta la France en 1661 pour s'établir au Brésil où il amassa, pendant quarante ans, de l'or, de l'argent et des pierres précieuses. De retour en France en 1701, il s'arrêta à Brest, mais, malade, il fit son testament et alla loger chez les Jésuites de la ville où il mourut peu après. Ces derniers s'emparèrent des biens qu'il avait ramenés et cachèrent sa mort à sa famille, qui n'apprit son décès qu'en 1716, date à laquelle le scandale éclata. S'ensuivit alors une très longue procédure devant le Parlement de Bretagne et le Conseil d'Etat, aboutissant à la condamnation des Jésuites en 1759 : ceux-ci durent restituer, d'après l'Avertissement, huit millions de livres aux héritiers d'Ambroise Guys.L'auteur, Nicolas Jouin (1684-1757), était un poète satirique et janséniste. Lié avec l'abbé Grécourt, il publia pendant près de trente ans des satires et des libelles contre les Jésuites.Intéressant recueil
Sens Imprimerie de Pelée de Varennes 1761 in-4 en feuille
4 pp.Deuxième étape du processus juridique de la suppression des Jésuites en France : après l'examen des constitutions générales, la vérification des titres de chaque maison
Paris L'Ecureux 1865 in-8 demi-basane fauve à coins, dos à nerfs muet, couverture conservée [Rel. moderne]
XVI-109-[2] pp.Backer & Sommervogel II, 716-1717. Il existe deux éditions de cette relation : la nôtre et une à la même date, mais à l'adresse d'Oudin à Poitiers dans le cadre de la collection des "Documents inédits concernant la Compagnie de Jésus", qu'avait entreprise le Père Carayon (1813-1874). Le texte est identique et relate le martyre de cinq religieux pendant la révolte des Druses de 1860.Exemplaire sur hollande
[Paris Imp. de H. L. Guerin & L. F. Delatour] 1761 in-4 broché, couv. muette, rouss
20 pp.Camille de Rochemonteix, Le Père Antoine Lavalette à la Martinique d’après beaucoup de documents inédits, Paris, A. Picard, 1907.Édition originale de cette importante brochure contenant le Précis de l’appel de la part des Jésuites aux sentences prononcées par les juges et consuls de Paris. Ce document a été imprimé peu après dans la Réponse au mémoire intitulé : Mémoire sur les demandes formées contre le General & la Société des Jésuites, au sujet des engagemens qu’elle a contractés par le ministere du Père de La Valette (Paris, Guerin & Delatour, 1761, pp. 96-120).Cette affaire est à l’origine de la suppression de la Compagnie de Jésus en France. Le père Antoine La Valette (1708-1767), Supérieur général des Missions des Antilles, installé en Martinique depuis 1741, organisa contre l’ordre de ses supérieurs des entreprises commerciales vers la Métropole. Des vaisseaux chargés de marchandises envoyées par lui furent interceptés par des pirates anglais en 1754, ce qui précipita sa faillite. En 1760, il fut incapable de faire face à ses créances et fut aussitôt assigné par les frères Lioncy de Marseille devant la juridiction consulaire de cette ville, ainsi que devant le Consulat de Paris. Ces tribunaux déclarèrent la Compagnie de Jésus dans son ensemble solidaire de la dette et leur supérieur général responsable. C’est à ce moment que la Compagnie commit une regrettable erreur, celle de déclarer le principe d’autonomie financière de chaque maison. Au lieu de payer pour apaiser les esprits, elle fit appel au Parlement de Paris. Les événements s’accélérèrent, le Parlement condamna la Compagnie et déclara que cette institution dérogeait aux principes généraux du droit français. La Compagnie de Jésus fut définitivement supprimée en novembre 1764 et ses biens confisqués.