Paris, Classiques eternels bibliotheque jc latès, 1992 ; in-8, 351 pp., cartonnage de l'éditeur.
Reference : 201306698
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Librairie Alphonse Lemerre Relié 1927 Quatre volumes in-8 (14 x 20,3 cm), reliure plein chagrin, dos à 5 nerfs ornés de caissons dorés, double liseré d'encadrement sur les plats, têtes dorées, roulette dorée aux contreplats, gardes couleur, ex-libris de Pierre Chabre, 1 de 325 exemplaires sur vergé, cet ensemble comprend les ouvrages suivants : Poèmes antiques (321 pp.) ; Poèmes tragiques (330 pp.) ; Poèmes barbares (363 pp.) ; Derniers poèmes (367 pp.) ; dos passé, quelques petites marques de frottement aux nerfs, ben état. Livraison a domicile (La Poste) ou en Mondial Relay sur simple demande.
Paris Société du Mercure de France 1904 In-12° (192 x 128 mm), [1] f. - 201 pp., basane marbrée, dos à quatre faux-nerfs orné, entièrement non rogné (reliure de l'époque)
UN CURIEUX EXEMPLAIRE CORRIGÉ. Première édition collective, exemplaire du tirage courant, après 12 exemplaires sur Hollande. Il porte au titre, trois fois répété, le tampon « HOMMAGE DES ÉDITEURS ». L'édition originale des Poèmes aristophanesques reparaît la même année avec un titre de relais portant la mention « deuxième édition » ; on ignore si c'est le cas pour notre exemplaire, car un encart a été découpé sur la page de titre. La « troisième édition » annoncée, dont l'achevé d'imprimer indique, comme pour les 1ère et 2e éditions, la date du 6 juin 1904, présente plusieurs corrections par rapport à l'originale, et l'adresse « Mercure de France » plutôt que « Société du Mercure de France ». Issus des recueils Au pays du mufle (1891), A travers les groins (1891), et Dix-huit ballades familières pour exaspérer le mufle (1904), avec quelques poèmes épars réunis sous le titre « Quelques variations pour déplaire à forces gens », les Poèmes aristophanesques constituent le pendant satirique et polémiste de l'oeuvre de Tailhade, par opposition aux pièces d'inspiration Parnassienne et antique des Poèmes élégiaques (Mercure de France, 1907). Cet exemplaire, vraisemblablement d'épreuves, a été abondamment corrigé au crayon et à l'encre : orthographe, ponctuation, typographie... les noms de certaines des « cibles » du poète pamphlétaire ont également été modifiés. Ainsi, dans la « Ballade à mots couverts de l'infantile paraguante » (p. 130), publiée pour la première fois dans le Mercure de France en 1892, Tailhade s'en prenait au deuxième vers à Maurice Barrès. Dans les premières éditions des Poèmes aristophanesques, ce nom a laissé place à celui de [Arthur] Meyer, directeur du Gaulois. Mais dans notre exemplaire, le nom de Meyer est barré, et une note manuscrite indique « Barrès » ; cette nouvelle modification apparaîtra dans la 3e édition du recueil. Derrière ce tir corrigé, on trouve peut-être les traces de l'affaire dite de « l'affiche rouge » de 1905, au terme de laquelle Tailhade écrit à Meyer une lettre d'excuses qui paraît dans Le Gaulois... Une autre correction attire notre attention : lorsque le poème « Quinze centimes » paraît pour la première fois dans Au Pays du mufle, on y lit « Et cuire ma boubouille au fond des lieux secrets ». Dans les premières éditions des Poèmes aristophanesques, « boubouille » est remplacé par « bouteille ». Notre correcteur suggère, en marge à l'encre (p. 23), le terme « pot-bouille ». Ce-dernier apparaîtra bien dans la 3e édition donnée par le Mercure de France, mais il n'existe à notre connaissance aucune occurrence précédente de la correction « pot-bouille ». Curieusement, l'exemplaire de l'édition originale numérisé par la BnF porte la même correction, d'une main fort similaire (il en porte 2, toutes deux également présentes dans notre exemplaire). D'autres corrections apportées à notre exemplaire n'ont pas été prises en compte pour la troisième édition. Ainsi, p. 131, le premier vers de l'envoi de la « Ballade à mots couverts » porte la correction à l'encre « Henri d'Argis » pour « Prince d'Argis ». Dans la 3e édition, le vers devient « Princes, Argis ». Portrait frontispice absent. Découpe d'un encart au feuillet de titre. Feuillet de titre de partie « Au pays du mufle » inséré (intentionnellement ?) à la place du frontispice.
Paris Gallimard nrf 1946 In-12° (182 x 123 mm), 344 pp. - [1] f., cartonnage éditeur à décor réalisé d'après la maquette de Paul Bonet
BELLE PROVENANCE ET CURIEUX DESSIN. Seconde édition, augmentée par rapport à l'originale d'une vingtaine de poèmes, dont des poèmes de guerre. Un des 1000 exemplaires reliés d'après la maquette de Paul Bonet (celui-ci le n°20, corrigé 10 à l'encre) après 105 exemplaires sur vélin pur fil et 8 exemplaires sur papiers de couleurs. Envoi autographe signé à Louis et Denyse Parrot : « à Denyse et / Louis Parrot / à mes amis nécessaires, / toute ma plus grande affection / Paul Éluard » Sur le feuillet de faux titre portant l'envoi et sur le feuillet blanc en regard, un dessin maladroit, aux feutres vert, brun et rouge : il porte la signature « Paul », tout aussi maladroitement exécutée. Oeuvre d'un jeune imitateur ou... le poète se serait-il essayé à un dessin de sa main non-dominante ? S'il avait déjà fait paraître dès l'âge de 15 ans des poèmes de facture symboliste, Louis Parrot se distingue, en 1934, avec Misery Farm, recueil auto-édité dont il fait parvenir un exemplaire à Paul Éluard : ce dernier se dit admiratif. Ils se rencontrent deux ans plus tard en Espagne. Parrot, qui y a rejoint sa future épouse Denyse Faure, exerce comme lecteur à l'université de Madrid. Devenu bon hispanisant, il traduit notamment La Révolte des masses de José Ortega y Gasset, des poèmes de Pablo Neruda, et co-signe avec Éluard une traduction française de L'Ode à Salvador Dalí de Federico García Lorca. Revenu en France, Parrot s'engage pour la cause républicaine durant la guerre civile d'Espagne. Journaliste de la rubrique culturelle de L'Humanité, il y fait paraître le poème antifranquiste d'Éluard « Novembre 1936 ». Collaborateur de Ce soir dès sa fondation en 1937, il s'établit pendant l'Occupation à Clermont-Ferrand et participe à la Résistance comme correspondant, imprimeur et passeur, hébergeant notamment Éluard. Il fait paraître chez Senghers en 1944 une monographie consacrée à l'auteur des Poèmes pour la paix : il s'agit du premier numéro de la collection « Poètes d'aujourd'hui ». Bien complet du feuillet d'errata. Dos et pourtours des plats assombris.
LOVECRAFT (Howard Phillips) / TRUCHAUD (François, trad.) / NICOLLET (Jean-Michel)
Reference : 740
(1986)
Paris Nouvelles éditions Oswald 1986 In-f°(330 x 250 mm) 219 pp - [2] ff. - [5] pl., broché, couverture illustrée.
Première édition de la traduction de François Truchaud (avec le texte anglais en regard) de ce recueil de 65 poèmes choisis. Tirage limité à 500 exemplaires numérotés sur Ingres d'arches (celui-ci le n°270), tous signés par le traducteur et l'artiste. L'ouvrage est illustré par Jean-Michel Nicollet de 8 compositions en noir à pleine page, 5 hors-texte en couleurs et une vignette de couverture. La série de 36 sonnets Fungi from Yuggoth paraît pour la première fois à la suite de la nouvelle Beyond the Wall of Sleep (Arkham House, 1943). Dans les premiers sonnets, le narrateur dérobe un livre ésotérique qui lui ouvre les portes de Yuggoth, un monde extraterrestre ; les poèmes suivants qui peuvent être lus indépendamment déroulent les conséquences de cette découverte alors que le narrateur sombre dans la folie. Fungi de Yuggoth regorge d'allusions à l'univers mythopoétique élaboré par Lovecraft dans ses nouvelles. Les 36 autres textes sélectionnés pour le recueil (dont certains paraissent ici pour la première fois en français) mêlent rêveries gothiques sur le passé de la Nouvelle Angleterre à des poèmes d'horreur cosmique où transparaissent les figures des Grands Anciens et les architectures abominables qui peuplent l'imaginaire lovecraftien. Né en 1944, Jean-Michel Nicollet, contributeur de Métal Hurlant, dessina plus de la moitié des couvertures françaises de Chair de Poule, célèbre série de romans horrifiques à destination de la jeunesse. Aucun exemplaire de cette première édition au CCFr. Petite tache en tête du dos.
Paris René Kieffer éditeur 1925 In-8° (240 x 195 mm), [4] ff. - 199 pp. - [1] f. - [1] f. bl., peau brune orangée estampée teintée en surface en bleu clair et poncée, dos lisse orné d'un décor doré et à froid à la plaque, décor à la plaque doré et à froid sur les plats, contregardes et gardes de papier bleu, couvertures et dos conservés, tête dorée (Reliure de René Kieffer, étiquette estampée à la première garde blanche).
Un Albert Samain relié par Kieffer. Un des 500 exemplaires sur vélin blanc de cuve (n° 94), après 50 exemplaires sur papier Japon comportant une suite des gravures en vert, pour un tirage total de 550 exemplaires numérotés. Il est truffé de 3 lettres autographes signées, l'une d'Alfred Vallette, directeur du Mercure de France, cédant à Kieffer le droit de publier une édition luxe illustrée de Aux flancs du vase et 2 lettres de Marcelle Picard datant de 1925 et 1926 au sujet du retard de certaines illustrations et du coloris de ces dernières. Il est habillé d'une relieur éditeur en peau estampée poncée ornée sur le dos et les plats de plaques polylobées poussées à froid au centre desquelles on trouve un vase grec de l'époque archaïque doré lui aussi à la plaque. L'exemplaire est décrit par Sanjuan (planche LXVI). Ouvrage illustré par 82 vignettes au trait, colorées au pochoir, dont 44 bandeaux en tête des poèmes et 38 culs-de-lampe. Marcelle Picard représente les situations évoquées dans le texte avec un style d'inspiration nabi. Les vignettes sont saturées de couleurs et le trait souligne des formes molles aux perspectives déformées mettant en avant des plages de couleurs d'une grande intensité. Aux Flancs du vase d'Albert Samain (1858-1900) est un recueil de poèmes qui, selon Jean-Pierre Foulon est « propice à l'illustration ». La poésie mélancolique de Samain est influencée par Baudelaire et elle connut un succès retentissant qui n'est cependant pas resté jusqu'à nous. Samain fréquente de nombreux cercles littéraires à la mode et se lie d'amitié avec Georges Rodenbach, Charles Guérin, Francis Jammes, Pierre Louÿs ou encore Henri de Régnier. Monod 10112 ; Sanjuan 53. Dos insolé