Paris, Nilsson, s.d. ; in-12, 268 pp., cartonnage de l'éditeur. Bon état - tome 2.
Reference : 201304923
Bon état - tome 2.
Librairie Lire et Chiner
Mme Laetitia Gorska
36 rue Marchands
68000 Colmar
France
03 89 24 16 78
LIVRAISON OFFERTE SUR COLMAR commande par internet, retrait possible au magasin. Les colis sont expédiés dès réception du règlement après entente concernant les frais de port, envoi vers la France mais aussi vers l'étranger nous contacter pour le calcul des frais d'envoi
1855 À Paris, Bureaux de la société générale de librairie, 1855
1 volume in-8 (20,5 cm x 12 cm), demi-basane rouge à coins, dos à nerfs orné de fleurons dorés, pièce de titre verte, tête dorée. xxxi-[1]-614-[1]-1 bl. pages (complet). Rousseurs éparses. État très correct. Cinquième édition illustrée de 425 dessins de Gustave Doré dont un frontispice. Les Contes drolatiques témoignent de l’intérêt de Balzac pour la littérature de la Renaissance et en particulier pour l’œuvre de Boccace et de Rabelais. L’écrivain y pastiche le style et la pensée satiriques de ses illustres prédécesseurs, dans une œuvre au ton à la fois joyeux et grivois. De fait, la verve stylistique comme les situations cocasses des Contes drolatiques trouvent un puissant écho dans les dessins de Doré, très à l’aise dans les portraits de personnages grotesques comme dans la saisie sur le vif de scènes burlesques. S’il ne s’agit pas encore des compositions de grand format qui feront la gloire de Doré, les illustrations des Contes drolatiques n’en manifestent pas moins le talent de l’artiste au trait incisif et aux effets de clair-obscur renommés. Elles témoignent aussi de l'attrait de Doré pour le paysage, en particulier pour le paysage de montagne, genre qu'il abordera quelques années plus tard en peinture avec un grand bonheur. Agréable exemplaire.
1777 S. l., s. n., 1777.
2 volumes in-8 (19,4 x 12 cm), maroquin rouge (reliure de l'époque), dos lisse à caissons et petits fers, pièce de titre et de tomaison de maroquin fauve, triple filet en encadrement des plats avec fleurons aux angles, filet sur les coupes, roulette sur les chasses, tranches dorées, gardes dominotées, xiv-200-13-[3] ; vii-1 bl.-286-2 bl. pages. Petits frottements, notamment les coins, mors restaurés, intérieur clair. Bon état. Edition considérée comme le chef d'œuvre du peintre et graveur Charles Eisen et contrefaite sur la célèbre édition dite des Fermiers généraux. Édition illustrée de 2 frontispices par Vidal, 2 vignettes de titre, d'1 portrait d'après Hyacinthe Rigault, 80 hors texte d'après Eisen (complet des 83), 43 culs-de-lampe et 2 vignettes d'entrée de livre, en contre partie (Rochambeau, 90). Dès la sortie de son premier recueil de contes, les critiques applaudissent et le succès est tel qu'il faut réimprimer l'ouvrage par deux fois au cours de l'année. La Fontaine devient célèbre, avec une réputation particulière : il est qualifié d'excellent conteur doublé d'un esprit libre et original. La Fontaine a mené simultanément cette activité de conteur à celle de fabuliste, jusqu'à joindre des contes à son ultime recueil de fables de 1693. Bel exemplaire.
1778 Londres [Liège, Cazin], 1778.
4 volumes in-16 (12 x 7,2 cm), maroquin citron (reliure XIXe signée Perreau), dos à nerfs ornés, entrenerfs à caissons finement décorés, pièces de titre et de tomaison de maroquin marron, dentelle en encadrement des plats, filet double sur les coupes, tranches dorées, dentelle intérieure, [6]-xxiv-272-[2] ; 52]-viii-296-[2] ; [4]-246-[2] ; 54]-248-[2] pages (complet). Très bon état. Célèbre édition dite des "Petits Conteurs" qui a été faite à Liège, sous la rubrique de Londres par Cazin. Édition illustrée d’un portrait de La Fontaine en frontispice et de 116 (dont 65 pour les contes de La Fontaine), parfois attribuée à L. Dreppe, parfois et plus probablement à Duplessis-Bertaux et Durand, gravées par Delvaux, selon Rochambeau, et que Cohen qualifie de ravissantes. Les deux premiers volumes sont exclusivement consacrés à l’œuvre de La Fontaine, les deux derniers renferment les contes et nouvelles de Voltaire, Vergier, Sénecé, Perrault, Moncrif, Ducerceau, Grécourt, Autereau, Saint-Lambert, Champfort, Piron, Dorat, La Monnoye et François de Neufchateau. Superbe exemplaire en maroquin à dentelle, parfaitement conservé et établi par le relieur parisien Perreau.
1879 Paris, A. Quantin, 1879.
1 volume in-8 (20 x 14,5 cm), demi-maroquin vert à coins (reliure de l’époque signée Smeers), dos à nerfs orné, filet doré en bordure, tranche de tête dorée, titre en rouge et noir, [4]-lxxxii-283-[5] pages (complet). Légères taches aux pages 96 et 97. Bon état. Nouvelle édition des Contes de Crébillon, illustrée de son portrait en frontispice, d’une gravure hors-texte et d’une lettre autographe de l'auteur en fac-similé. Elle comporte, également, une notice bio-bibliographique d’Octave Uzanne (1851-1931). Claude-Prosper Jolyot de Crébillon (1707-1777), dit Crébillon fils, est un écrivain, chansonnier et goguettier français. Ces contes, jugés immoraux, ne rencontrent pas un grand succès lors de leur parution, mais seront redécouverts aux XIXe et XXe siècles. Plaisant exemplaire.
1832-1839 À Paris, chez Charles Gosselin, réimprimé par Everat, et chez Hyppolite souverain, 1832-1839.
3 volumes in-8 (21 cm x 12 cm), demi chagrin noir à coins (reliure signée Alfred Farez), dos lisse à roulettes dorées, couverture conservée dans le tome III, tampon du cercle littéraire du palais royal sur la première page du tome II. 382-[2] ; 416 ; 369-1 bl.-[6] pages (complet). Claires rousseurs. État très correct. Seconde édition, de la même année que l’édition originale pour le premier dixain. Les Cent Contes drolatiques, publiés en 1832, forment un projet insolite d’écriture ludique et d’imitation pour « demourer soy-mesme en pastissant devant le moule d’aultrui » (« demeurer soi-même en cuisinant devant le moule d’autrui ») qui fit un beau scandale à l’époque, autant par sa truculence que par les fantaisies d’une langue imaginée. En effet, le multilangage de Balzac, d’inspiration rabelaisienne, et qui voulait reproduire dans l’unicité celui d’un Moyen Âge s’échelonnant sur trois siècles et treize règnes, est fait de néologismes, de mots forgés, de termes techniques savants avec leurs nombreux latinismes. Les Contes drolatiques témoignent de l’intérêt de Balzac pour la littérature de la Renaissance et en particulier pour les œuvres de Boccace et de Rabelais. L’écrivain y pastiche le style et la pensée satiriques de ses illustres prédécesseurs, dans une œuvre au ton à la fois joyeux et grivois. Agréable exemplaire.