Paris, Hachette - collection du flambeau, 1951 ; in-12, 310 pp., cartonnage de l'éditeur. En très bon état rare avec sa jaquette.
Reference : 201222516
En très bon état rare avec sa jaquette.
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Genève, Les Editions Noir Sur Blanc / Fondation Martin Bodmer, 2000. Grand in-8, cartonnage imprimé, orné de vignettes couleurs contrecollées. En très belle condition.
"« Masques et Théâtre » est un dialogue entre, d’une part, les masques du créateur Werner Strub (1935-2012) et, d’autre part, les trésors du patrimoine théâtral de l’Antiquité à nos jours que recèle la Fondation Martin Bodmer. Aux incunables (premières éditions des tragédies grecques), aux éditions originales rares de Shakespeare, Corneille ou Molière, aux livres d’art illustrés (Odipe roi ou Antigone par Hans Erni) et aux manuscrits autographes (de Büchner ou de Musset) issus de la collection de la Fondation répondent les créations de Werner Strub qui, loin de se limiter au théâtre, a transformé l’objet « masque » en outil de recherche. Fasciné par les objets (habits, outils, etc.) qui racontent l’histoire de l’humanité, Strub s’est emparé du masque comme d’un miroir magique pour en faire émerger son interprétation de l’Homme. Une mise en regard d’autant plus heureuse et féconde qu’elle permet d’interroger le paradoxe suivant : le masque, symbole le plus fréquemment utilisé pour évoquer le théâtre, n’a finalement que ponctuellement accompagné l’histoire des arts de la scène."
Lausanne, La Cité, collection Théâtre vivant, 1971. In-8 broché, couverture photographique. Illustré de nombreux hors-textes en noir.
Compagnie de théâtre et de marionnettes, le Bread And Puppet Theatre est engagé dans depuis les années 60 dans un certain nombre de combats (Black Panthers, Viêt Nam, . . ). L'une des (si ce n'est la) premières compagnies à utiliser des marionnettes géantes.
Gallimard, collection blanche, 1992. In-8 broché, couverture imprimée en deux tons. Flambant neuf.
"Dans les dix-sept esquisses dramatiques du Théâtre de chambre, Tardieu avait, en quelque sorte, cerné de pointillés le renouvellement des formes scéniques et du langage théâtral, tel qu'il l'avait lui-même pressenti et amorcé vingt ans auparavant. Farces, parodies, poèmes ou cauchemars, ces brèves pièces, sous un aspect à la fois étrange et presque enfantin, allaient plus loin qu'il n'avait paru tout d'abord. Les théâtres de recherche et les troupes de jeunes ne s'y sont pas trompés qui, de plus en plus nombreux, traduisent et jouent ses oeuvres dans le monde entier. Un peu plus tard, si Tardieu intitulait le deuxième volume de son Théâtre : Poèmes à jouer, c'est qu'à la faveur de l' "alibi" poétique, il faisait un pas de plus sur sa propre lancée, surtout dans L'ABC de notre vie, Rythmes à trois temps, Une voix sans personne : des "arguments", des "thèmes" (mais non des "sujets") diversement associés se substituaient de plus en plus aux événements, à la "trame", à l' "intrigue". Ce n'était pas là seulement, de sa part, une volonté d'abstraction, mais plutôt la poursuite d'une nouvelle sorte de structure, non moins stricte et non moins exigeante que celle du théâtre traditionnel. La présente réédition des Poèmes à jouer a été revue et augmentée de pièces de même venue (mais d'inégale longueur). On y trouve un court monologue qui est, en fait, un "crescendo" vocal : Malédictions d'une furie, un oratorio lyrique dont le thème central est la dialectique entre l'immobilité et la mobilité : Des arbres et des hommes, enfin un dialogue : Trois personnes entrées dans les tableaux, où, comme dans ses Portes de toile, Jean Tardieu cherche à évoquer l'univers poétique de trois grands peintres d'aujourd'hui, aussi différents que possible : Braque, Chagall, Miró."
Le Tripode, 2015. Grand, fort et. . . lourd volume in-4, demi-toie titrée, étui de carton illustré. Quelques très légères marques à l'étui, petit accroc au second contreplat.
L'édition intégrale de l'oeuvre de Charlotte Salomon enfin de nouveau disponible ! Pionnière du roman graphique, Charlotte Salomon a été découverte du grand public grâce au roman Charlotte de David Foenkinos. Cette nouvelle édition, à prix réduit, de Vie ? ou Théâtre ? est attendue par ses nombreux admirateurs. Vie ? ou Théâtre ? constitue un cas unique dans le champ de la création du XXe siècle. Il s'agit de la seule oeuvre de son autrice, Charlotte Salomon, jeune Allemande juive née en 1916 et assassinée à Auschwitz en 1942. Réfugiée en 1939 dans la région de Nice, elle assiste au suicide de sa grand-mère, qui se défenestre sous ses yeux. Elle découvre alors qu'elle est issue d'une lignée maternelle marquée par les suicides depuis plusieurs générations. Confrontée par ses origines à la double menace du nazisme et d'une tragédie familiale, Charlotte Salomon choisit d'y répondre en créant, entre 1940 et 1942, un roman graphique composé de 781 planches et de plusieurs centaines de calques. L'ensemble - mêlant gouaches, textes et annotations musicales - remet en scène l'histoire de sa famille depuis la Première Guerre mondiale jusqu'à 1940. A la lecture, Vie ? ou Théâtre ? se présente tout à la fois comme un document historique de premier ordre, une réflexion poussée sur la création artistique et le sens de l'existence, une comédie humaine sur le jeu des passions et un bouleversant roman d'apprentissage d'une jeune femme qui sait sa vie menacée, enfin une oeuvre totale qui ne présente aucun équivalent.
Gallimard, collection blanche, 1960. In-8 broché, couverture imprimée.
Préface de Jacques Lemarchand. "L'insolite baignant dans le quotidien, l'inhabituel surgissant du banal, le comique se muant en tragique, puis retournant au burlesque (La Leçon) ; réalisme détérioré par la caricature (La Cantatrice chauve) ; émerveillement euphorique d'être : horreur d'exister dans un univers oppressant, accablant, où la matière s'épaissit, les objets prolifèrent (Victimes du devoir, Comment s'en débarrasser), - voilà les éléments contradictoires qui fondent le théâtre de Ionesco, issu de l'esprit onirique et de l'observation naturaliste. L'auteur est le premier à être étonné du spectacle qu'il projette sur scène et que la démarche même de l'écriture, l'aventure poétique lui révèle. Les forces antagonistes qui l'habitent, les désirs profonds, oubliés et retrouvés, les obsessions obscures s'éclairent, s'incarnent, se font personnages, événements, théâtre, constituent ce monde où l'intérieur et l'extérieur se rejoignent, à la fois sien et nôtre, douloureux et dérisoire, que l'humour décharge de son angoisse."