, Editions de lodi (geo) , 2009 ; in-4, 215 pp., br.
Reference : 201112697
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Précieux exemplaire sur papier vélin, très grand de marges car non rogné, conservé dans son cartonnage d’origine. Stuttgart, Paris, imprimerie et librairie de Firmin Didot, 1822-1827. In-plano de viii pp., 20 pp., 13 ff. d’explication des planches, 64 planches numérotées à pleine page dont 5 en couleurs, 29 pp. de texte, 14 planches à pleine page. Cartonnage vert d’éditeur, dos lisse avec une pièce de titre en maroquin rouge, non rogné. Reliure de l’époque. 710 x 517 mm.
Première et unique édition de cet « ouvrage de référence sur l’art, la culture et l’architecture antiques de la vallée du Nil » selon le catalogue du Royal Institute of British Architects. Graesse, Trésor de livres rares, 34 ; Blackmer 656 (avec 4 planches en couleurs seulement). Cet ouvrage aux dimensions impressionnantes, proposant « le relevé le plus complet de son temps des antiquités nubiennes », parut en treize livraisons entre 1822 et 1827. « Ce bel ouvrage a été publié en 13 livrais., dont la dernière est double : chaque livrais. coûtait 18 fr. – Pap. vél. 36 fr. » (Brunet, II, 1501). « The standard work on the ancient art, culture and architecture of the Nile Valley, and the most complete pictorial record of Nubian antiquities of its day'; 'most of the engravers whose work is seen here also worked on Description de l'Egypte, to which the present work was intended to be an informal adjunct” (RIBA 1180). « Le principal mérite de cet ouvrage - la suite de la ‘Description de l’Egypte’ – c’est d’être le complément nécessaire de toutes les études sur les anciens habitants de la vallée du Nil ; le second, c’est d’indiquer, avec une précision toute nouvelle, le lien qui unit les évolutions du goût en architecture et la marche de la civilisation chez un peuple ; joignez à cela la reproduction de dessins fidèles, accompagnés d’un texte rédigé par deux grands érudits, Letronne et Niebuhr. Né à Cologne le 14 juin 1790, Francisque-Christian Gau vint à Paris en 1809, pour y étudier l’architecture. Ses maîtres furent Debret et Lebas. En 1817, il saisit l’occasion qui lui était offerte d’aller en Egypte, et, grâce à la protection d’un médecin allemand et de notre consul Drovetti, il trouva moyen de pénétrer en Nubie ; là, il put mettre à exécution le projet, conçu depuis longtemps, de donner une continuation aux travaux archéologiques de la commission d’Egypte, en dessinant les monuments qui bordent le Nil au-dessus de la seconde cataracte. De retour en France, et après avoir terminé les deux derniers volumes du grand ouvrage de Mazois sur Pompéi, il abandonna la théorie et l’histoire pour la pratique, et, s’étant fait naturaliser, il obtint de la ville de Paris d’importants travaux,. Nous ne citerons que l’église Sainte-Clotilde, dans le faubourg Saint-Germain... Gau est mort à Paris en 1853. » (Vinet, 215). « Prix de la livraison : 16 fr. papier fin, et 36 fr. papier vélin. L’existence de monumens égyptiens dans la Nubie était connue depuis longtemps : quelques relations de voyages, principalement celle de Norden, n’avaient laissé aucun doute à cet égard. Lors de l’expédition d’Egypte, des circonstances impérieuses empêchèrent les savans français de s’avancer au-delà de Philé, et de compléter ainsi leur belle et inestimable collection des monumens égyptiens, en fournissant des moyens précieux de comparaison entre ceux de l’Egypte et ceux de la Nubie. Depuis, quelques voyageurs se sont avancés plus ou moins dans la vallée supérieure du Nil ; mais ils se sont contentés de décrire les monumens sans les reproduire par le dessin ; or, un monument qui n’est que décrit est connu bien imparfaitement... M. Gau, architecte habile, élève de l’école française, plein d’ardeur et de courage, conçut le projet de remplir l’importante lacune que la commission d’Egypte avait été contrainte de laisser dans son travail. Après s’être bien familiarisé, par l’étude des monumens de la haute Egypte, avec le caractère de l’architecture égyptienne, il remonta le Nil jusqu’à la seconde cataracte ; et c’est en descendant ce fleuve qu’il dessina et mesura vingt-un monumens du plus haut intérêt. Les trois premières livraisons de cet ouvrage ont paru, et justifient pleinement l’opinion qu’en avaient conçue tous ceux auxquels M. Gau avait montré ses beaux dessins, faits avec un choix, un goût remarquables, touchés avec une finesse singulière, et, par-dessus tout, offrant ce caractère de naïveté qui garantit une fidélité parfaite. Il était facile de voir que l’auteur, habitué à rendre exactement ce qu’il a sous les yeux, n’avait point mis des formes de convention à la place de celles des figures originales. Sous son crayon, les sculptures égyptiennes ne ressemblaient point à des sculptures grecques ; c’étaient bien là ces profils, souvent hardis, presque toujours incorrects, cette roideur, cette uniformité constante, cette absence totale de formes justes et gracieuses, caractères auxquels on reconnait sur-le-champ les découpures monotones qu’on appelle ‘bas-reliefs égyptiens’. La perfection des dessins de M. Gau a passé dans les gravures que contiennent les trois premières livraisons de son ouvrage ; les artistes distingués auxquels il en a confié l’exécution, ont répondu à son attente. Les planches ombrées sont d’un effet harmonieux ; le burin en est ferme et sûr : les vues pittoresques, si bien choisies par M. Gau, sont rendues avec goût et esprit ; et les dessins d’architecture et de sculpture offrent une précision et un fini qu’on ne saurait trop louer. Voilà pour la partie matérielle ; si le reste de l’ouvrage se continue comme il est commencé, ce sera un des mieux exécutés qui existent en ce genre... M. Gau a pris Philé pour point de départ, et il remonte le Nil du nord au sud ; ainsi les derniers dessins de son ouvrage seront des vues de la seconde cataracte... Le texte de cet ouvrage sera en grande partie rédigé par M. Niebuhr, qui doit donner l’explication des inscriptions nombreuses que M. Gau a recueillies dans son voyage. L’échantillon que ce savant distingué a donné de son travail dans ses ‘Inscriptions nubienses’, fait désirer vivement d’en voir la totalité. D’après un prospectus récemment publié, M. Gau annonce qu’il développera dans son texte plusieurs propositions importantes pour l’histoire de la philosophie des arts ; il croit pouvoir établir que toute l’architecture d’Egypte a ses types dans les monumens de la Nubie, depuis les premières ébauches grossièrement taillées dans le roc, jusqu’aux derniers édifices construits sous les Ptolémées... M. Gau annonce son ouvrage comme ‘pouvant faire suite’ à la grande description de l’Egypte : nous ne craignons pas d’affirmer qu’il en est une ‘suite indispensable’. Sans prétendre établir aucun parallèle entre deux ouvrages, dont l’un a été publié avec tous les moyens et toute la magnificence qu’un gouvernement seul pouvait déployer, l’autre entrepris par un seul homme, et avec les simples ressources de particuliers amis des arts, nous pouvons assurer que celui de M. Gau, parfaitement bien conçu, disposé dans des proportions plus petites et commodes, réduit aux objets essentiels et d’un intérêt véritable, présente, avec plus d’unité dans le plan, une exécution non moins parfaite et jusqu’ici beaucoup plus égale ». (Letronne, Journal des Savans, Janvier 1822, pp. 285 à 293). Le présent ouvrage renferme 64 planches à pleine page montrant plus de 180 vues, plans, coupes, élévations, détails architecturaux, dont 5 coloriées, ainsi que 14 planches d'inscriptions accompagnées d'une étude épigraphique de Niebuhr complétée par Letronne, et 13 belles vignettes placées en tête de l'explication des planches, dont 2 en couleurs. La plupart des artistes qui gravèrent ces dessins, réputés très fideles, participèrent également à l'illustration de la Description de l'Egypte, dont le présent volume constitue une suite officieuse. Précieux exemplaire sur papier vélin, très grand de marges car non rogné, conservé dans son cartonnage d’origine.
Imprimé par l'imprimerie de l'I.F.A.O, 1932-1935. 4 vol. in-8, rel de l'ép. demi-maroquin vert, dos à nerfs, titre, tomaison et monogramme dorés, IX-466, VI-414, 390, 417 pp.,liste des empereurs byzantins, des préfets d'Egypte et des patriarches d'Alexandrie, bibliographie générale, listes depuis la conquête arabe jusqu'à la conquête ottomane, index, tableaux généalogique dépliant, liste des sultans ottomans, des pachas d'Egypte et des patriarches d'Alexandrie, bibliographie, index général.
Ouvrage très documenté et recherché. Au sommaire : Tome I : l'Egypte préhistorique - par le Père Bovier-Lapierre, l'Egypte pharaonique par H. Gauthier et l'Egypte gréco-romaine de la conquête d'Alexandre à Dioclétien par P. Jouguet - Tome II : L'Egypte byzantine de Dioclétien à la conquête arabe par H. Munier, l'Egypte musulmane de la conquête arabe à la conquête ottomane par G. Wiet. Tome III: l'Egypte ottomane de la conquête par Sélim (1517) à l'arrivée de Bonaparte (1798) par E. Combe, l'expédition française en Egypte (1798-1801) par J. Bainville, Mohamed-Aly et Ibrahim par E. Driault. Tome IV : Les règnes de Abbas, de Sa'id et d'isma'il (1848-1879) par A. Sammarco. Qq. coiffes et coins frottés, intérieur frais, bel ensemble complet des 4 tomes. - Frais de port : -France 10,8 € -U.E. 13 € -Monde (z B : 23 €) (z C : 43 €)
Paris Imprimerie royale 1766 In-4° (284 x 222 mm), xvi - 277 pp. - [1] p. bl. - xxiii - [1] - [1] f. bl. et [7] ff. de pl., demi-parchemin à coins, dos lisse, entièrement non rogné, couvertures d'attente muettes de papier bleu de l'époque conservées (reliure moderne). Édition originale présentant 7 cartes et plans h.-t., dont 6 dépliants.
La première cartographie exacte de l'Égypte L'ouvrage est « établi sur la critique des auteurs anciens et des voyageurs modernes, surtout préoccupé de fixer les distances entre les villes et les curiosités archéologiques, d'établir les mesures des pyramides et les dimensions des monuments, d'une précision et d'une objectivité nues, sans le moindre ornement ni le moindre pittoresque. Prodigieux travail de cabinet - car l'auteur n'est jamais venu en Égypte - construite sur une vaste documentation et sur une interprétation serrée des textes anciens et modernes, l'étude d'Anville a utilisé les volumes, planches et cartes de Pocoke et de Norden, mais surtout les observations du Père Sicard et sa carte de 1722. Elle marque un progrès décisif sur l'Atlas historique de Gueudeville, publié à Amsterdam en 1720-1721. » Il présente pour la première fois la cartographie exacte de l'Égypte, telle que nous la connaissons aujourd'hui. Les 7 cartes présentent l'Égypte antique, la ville d'Alexandrie, les environs de Memphis, l'Égypte « moderne » (en deux cartes), le Golfe Arabique et enfin l'Abyssinie et le Yémen. Elles servirent à Volney puis à Napoléon pour son Expédition d'Égypte. Jean-Baptiste Bourguignon d'Anville (1697 - 1782) fut nommé géographe du roi en 1718, il produisit 211 cartes qui sont considérées comme les meilleures de son époque ainsi que 78 traités de géographie. Leur précision, basée sur les découvertes les plus récentes, révolutionna la cartographie. Trou de vers à l'extrémité de la marge basse traversant la moitié de l'ouvrage ; Carré, Voyageurs et écrivains français en Égypte.
Imprimé par l'imprimerie de l'I.F.A.O, 1932-1935. 4 vol. petits in-4 brochés IX-466, 414, 386, XIX-417 pp. Un tableau généal. dépl. bibliographie, plusieurs index.
Ouvrage très documenté et recherché dont chaque grande partie a été rédigée par un auteur différent: : BOVIER-LAPIERRE, l'Egypte préhistorique - GAUTHIER (H.), l'Egypte pharaonique - JOUGUET (P.), l'Egypte gréco-romaine de la conquête d'Alexandre à Dioclétien - MUNIER (H.). L'Egypte byzantine de Dioclétien à la conquête arabe - COMBE (E.), l'Egypte ottomane de la conquête par Sélim (1517) à l'arrivée de Bonaparte (1798) - BAIVILLE 5J.), l'expédition française en Egypte (1798-1801) - DRIAULT (E.), Mohamed-Aly et Ibrahim - SAMMARCO (Angelo), les règnes de Abbas, de Sa'id et d'isma'il (1848-1879). Couv. un peu fanées, un petit manque en bas du dos du premier tome, bon ex. par ailleurs. - Frais de port : -France 9,7 € -U.E. 13 € -Monde (z B : 23 €) (z C : 43 €)
Égypte 7-16 novembre 1887 (210 x 135 mm) 19 pp., [1] f. bl.
Manuscrit autographe inédit, journal de voyage en Égypte rédigé par la princesse Marguerite d'Orléans (1869-1940). Partie avec son père, le Duc de Chartres Robert d'Orléans (1840-1910), la Princesse retrouve à Alexandrie son frère Henri d'Orléans (1867-1901). Le journal, adressé à sa mère demeurée en France, couvre une période allant du 7 au 16 novembre 1887. Arrivés par mer à Alexandrie le 7 novembre, les voyageurs rejoignent aussitôt le Caire aux environs duquel ils demeurent jusqu'au 16 novembre ; une excursion à Suez est prévue, mais le Duc de Chartres souffrant de fièvre (M. de Mussy, médecin de la famille d'Orléans, diagnostique la dengue) le voyage semble avoir été écourté. Henri d'Orléans, qui s'illustrera comme explorateur, photographe et naturaliste, est à cette période engagé dans un premier voyage qui le mène de Grèce en Égypte puis en Inde où il se consacre à la chasse au tigre avant de revenir par le Japon et l'Amérique. Il rapporte de ce périple un ouvrage, Six mois aux Indes, dans lequel il choisit explicitement de ne pas évoquer son séjour en Égypte : « Ce ne sont pas là les moins bons souvenirs de mon voyage, mais la Grèce et l'Égypte ont été parcourues et décrites par un trop grand nombre d'hommes éminents [...] pour que je m'aventure à revenir sur leurs traces. Les impressions individuelles n'ont d'intérêt pour autrui que lorsqu'elles correspondent à des faits qui sortent un peu de l'ordinaire. Or, à Athènes comme au Caire, je n'ai vu et fait que ce que tant d'autres ont fait et vu avant moi. » (p. 6) Le récit de la Princesse Marguerite complète ainsi notre connaissance du premier tour du monde de celui qui deviendra l'un des grands explorateurs de la fin du XIXe siècle, tout en nous informant sur un aspect plus « touristique » de la pratique du voyage absent des ouvrages de son frère. Centré sur les visites des sites historiques et hauts lieux culturels Memphis, Héliopolis, l'université al-Azhar, le musée Boulaq (« Sésostris vivant et Sésostris en momie, c'est absolument un raisin frais et un raisin sec ») le journal comporte également quelques portraits des dignitaires venus accueillir le père de l'auteur : « pour en revenir au khédive, il a l'air d'un bon bourgeois, ce n'est pas un aigle [...] On le dit dominé par sa femme (il n'en a qu'une, à laquelle il est très uni) et par les anglais. Ces derniers sont détestés ici, mais où ne le sont-ils pas ? avec cette arrogance et ce sans gêne qui les caractérisent. » La Princesse évoque également quelques scènes de chasse, activité qui motivera nombre des voyages d'Henri d'Orléans : « en approchant du terme de notre excursion, nous apercevons une énorme troupe de pélicans, non loin de la route. Henri qui a sa carabine ne peut résister à la tentation et se précipite à la poursuite des ces oiseaux gigantesques ; il en abat cinq, des nègres se jettent à la nage pour les lui rapporter. Les pyramides me font très peu d'impression, qu'ont-elles de si admirable ? »