Paris, Robert Laffont, 2003 ; in-8, 296-268-245 pp., broché, couverture illustr. Les 3 volumes. En 3 volumes.
Reference : 200600315
En 3 volumes.
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[Sarah Bernhardt] Emile Blavet (1838-1924), écrivain, librettiste.
Reference : 014934
[Sarah Bernhardt] Emile Blavet (1838-1924), écrivain, librettiste. L.A.S., Hôtel de Bade, sd, 2p 1/2 in-12. Incroyable et étonnante lettre à l'actrice Sarah Bernhardt (1844-1923) : « Vous me disiez hier que vous m'aimiez bien. Et moi donc ! Seulement, chez vous, cela date de quelques semaines, et c'est de l'amitié pure. Chez moi, cela date de deux ans (devinez à quelle époque) et c'est. tout autre chose ! J'ai été bien bien discret, nest-ce pas ? [.] en tout cas, mon indiscrétion est bien inoffensive, puisque vous partez, que je pars, que nous nous sommes dit un long adieu et que nous nous reverrons pas de plusieurs mois, qui sait même de plusieurs années, jamais peut-être. Je suis au lit, très-souffrant. Vos derniers mot d'hier m'ont mis sans dessus-dessous. Ce qui me désespère c'est d'être à l'hôtel. Si vous saviez l'infirmerie que je rêve !. mais bah ç je crois que je serais plus malade encore. Adieu, ma chère Sarah, bon voyage et soyez heureuse. Moi-même je le serais aussi si j'avais la certitude que vous pensez parfois sans trop de déplaisir à certain toqué qui vous aimait bien. De coeur. ». Très belle d'un amoureux éconduit au moment de la séparation [362]
Félix Duquesnel (1832-1915), écrivain, journaliste, le découvreur de Sarah Bernhardt.
Reference : 015026
Félix Duquesnel (1832-1915), écrivain, journaliste, le découvreur de Sarah Bernhardt. L.A.S., 28 septembre 1896, 1p in-8. A la comédienne Sarah Bernhard (1844-1923). « Ma chère Sarah, fais le service que tu voudras, celui qui te gênera le moins. Il me semble, toutefois, que deux balcons sont préférables, mais je n'insiste pas, le service des répétitions est surtout celui qui m'intéresse. Ma femme t'embrasse et t'envoie mille bonnes amitiés - moi autant. voilà une lettre qui va être pesante !! ». Rappelons que Duquesnel est le découvreur de Bernhardt. C'est lui qui l'embauche en 1866, tout en devenant son amant, et lui permet d'obtenir son premier triomphe avec Athalie. C'est alors que Sand lui offrira deux rôles puis qu'elle triomphera en jouant Le Passant de Coppée. [366]
P., chez tous les libraires, s.d. (1883), in-12, xv-332 pp, reliure demi-percaline verte, dos lisse avec pièce de titre basane havane, fleuron et double filet dorés en queue (rel. de l'époque), bon état. Edition originale sans mention
Marie Colombier, amie de Sarah Bernhardt l'accompagna en Amérique lors de sa tournée. Mais après une brouille entre les deux amies, Marie Colombier publia cette virulente biographie satirique décrivant une Sarah Barnum à la vie décadente, qui meurt d'une surdose d'absinthe. Elle fut poursuivie pour outrages aux bonnes mœurs, condamnée à trois mois de prison et 1.000 francs d'amende, et le livre saisi et retiré de la vente. L'éditeur le réédita ensuite dans une version expurgée, sans les passages incriminés et avec une lettre explicative de l'auteur... Voir Pascal Pia, “Les livres de l'Enfer”, pp. 473-474, qui consacre plus d'une page à cette affaire qui défia la chronique : "Marie Colombier et Sarah Bernhardt avaient débuté à peu près en même temps au théâtre et dans le demi-monde..." — Marie Colombier (1844-1910) débute au Théâtre du Châtelet le 26 mars 1864 dans le rôle de Paolo dans La jeunesse du Roi Henri. En 1870, elle est repérée par George Sand qui la fait embaucher pour jouer sa pièce L'Autre dont le rôle principal est tenu par Sarah Bernhardt, au Théâtre de l'Odéon. En 1880, Sarah Bernhardt l'emmène pour une tournée théâtrale de huit mois aux États-Unis et au Canada. Marie Colombier en tire deux pamphlets : “Voyage de Sarah Bernhardt en Amérique” en 1881, puis “Les Mémoires de Sarah Barnum” en 1883. Le scandale est énorme. Octave Mirbeau, très ami avec Sarah Bernhardt, provoque en duel le préfacier du livre, Paul Bonnetain, et le blesse légèrement. Sarah Bernhardt entraîne son fils et le poète Jean Richepin dans une expédition punitive pour saccager l'appartement de Marie Colombier, rue de Thann... « Sarah Bernhardt eût mieux fait de rester chez elle, de s'envelopper dans sa dignité de grande artiste et de laisser le dédain public faire justice d'un livre abominable. Maintenant, le mal est fait ; le volume dont personne n'avait parlé s'arrache ; c'est Sarah qui l'aura voulu ainsi, la colère est toujours mauvaise conseillère. » (Albert Wolff du Figaro, cité dans “Affaire Marie Colombier - Sarah Bernhardt, les pièces à convictions”, Paris, 1884) ; « Avant le scandale, on avait fait de “Sarah Barnum” un tirage de dix mille. En trois jours, Paris a acheté ces dix mille volumes. La maison Marpon, qui s'était faite l'éditeur anonyme du livre, ne s'était jamais trouvée à pareille fête. (...) le succès de ce mauvais ouvrage est le plus grand succès de librairie de l'année. Et cela va continuer. L'éditeur a été forcé de suspendre la vente avant-hier soir, pour cause d'épuisement de l'édition (...) Les commissionnaires en librairie d'Allemagne, à Leipzig, Stuttgart, Berlin, ont déjà fait des commandes qui se montent à quinze mille exemplaires ; l'Italie en demande autant ; la Russie davantage. Et nous ne parlons pas de la province qui réclame par centaines de télégrammes des envois énormes qu'on ne peut lui faire. (...) La diffamation dont se plaint très justement celle qu'on a voulu peindre aura donc une publicité énorme. Et qui a fait autour de cette diffamation toute cette publicité ? La diffamée, la victime. » (Mermeix dans Le Gaulois, cité dans “Affaire Marie Colombier - Sarah Bernhardt, les pièces à convictions”, Paris, 1884) . Marie Colombier sera condamnée pour « outrage aux bonnes mœurs » en 1884, et le livre retiré de la vente... — 1862-1883 : Marthe Pigeonnier, comédienne, suit les déboires financiers de Sarah Barnum, comédienne également. Femme entretenue, mais l'argent lui brûle les doigts, elle est toujours "dans la dèche". Extravagante, autoritaire, orgueilleuse, égoïste, sans coeur, jalouse, vulgaire, menteuse, s'évanouissant ou crachant du sang avec ruse, faisant du chantage au suicide, piquant ses amants à sa petite sœur Reine, avec "sa meute de créanciers et d'amants" qui l'entretiennent. Sarah Barnum a une proposition de tournée au Mexique, elle engage sa soeur comédienne également, mais celle-ci tombe malade : elle se rabat sur Marthe Pigeonnier avec le contrat d'Antoinette : "c'est une question de vie ou de mort". Bonne pâte, celle-ci accepte. Le jour de la paye, naturellement, le contrat n'est pas respecté. “Roman” très intéressant sur la (à peine cachée) grande Sarah Bernhardt. La bonne copine, Marthe Pigeonnier est, bien sûr, Marie Colombier, actrice, qui fit effectivement la tournée avec Sarah. Ce livre fit scandale : oser toucher à l'intégrité de la déesse des planches à son apogée ! Les 10.000 livres édités furent confisqués par l'État, un procès fut intenté à l'auteure qui fut condamnée. Le préfacier Paul Bonnetain fut provoqué en duel par Octave Mirbeau, ami de Sarah. Alors, qui est la menteuse ? Marie Colombier, qui aurait pu être jalouse du succès de Sarah, et surtout de son maigre paiement de la tournée de 1881, ... ou Sarah Bernhardt, gloire nationale, proche du duc de Morny, et de Victor Hugo, amante de plusieurs hommes français de premier plan, politique ou littéraire, un "monstre sacré", d'après Jean Cocteau...
Emile Augier (1820-1889), poète, écrivain. L.A.S., sd [dimanche soir, ca.1870], 1p in-12. A Sophie Félix dite Sarah Félix (1819-1877), soeur de Rachel. « chère Sarah, j'aime à croire que tu es très inquiète de moi et que tu aurais envoyé à ma découverte si Paris était navigable. Nous nous sommes fort battus dans notre quartier mais grâce au ciel j'ai tous mes membres sans exception. J'irai te voir dès que nous aurons un instant de répit. En attendant, je baise le corail de ta bouche. Emile ». Cachet de la collection Jean-Louis Debauve. Belle lettre. [408]
Jules Lemaitre (1853-1914), écrivain. L.A.S., paris, 20 janvier 1888, 2p in-8. A l'actrice Sarah Bernhardt (1844-1923). « Madame mon amie, Il y a, je crois, erreur dans votre lettre. Vous aviez bien voulu vous charger d'agir auprès de M. Duquesnel et de me communiquer sa réponse dans les vingt-quatre heures : et c'est vous à présent qui m'interrogez et qui me renvoyez à lui ; et je vois que les choses en sont au même point que lundi dernier. Je vous avoue (et vous le comprendrez) que je n'ai pas touché à ma pièce, n'étant sûr de rien et ne voulant pas m'exposer à travailler inutilement. Mais, s'il n'y a vraiment à faire que les deux ou trois corrections et développements dont nous étions convenus l'autre jour, il me semble que M. Duquesnel peut se prononcer dès maintenant et, comme vous avez bien autrement que moi l'occasion de le voir et de causer avec lui de vos intérêts communs, je vous serais très obligé, madame mon amie, de me faire connaître sa décision. Quoi qu'il en soit, je reste très touché de la façon dont vous avez bien voulu juger mon essai de drame. Et je baise affectueusement vos deux mains. Jules Lemaitre ». Félix Duquesnel (1832-1915) fut le découvreur de Sarah Bernhardt. La pièce en question est peut-être La Princesse de Clèves que Lemaitre écrivit pour Bernhardt, bien qu'il précise l'avoir écrite quand Bernhardt était directrice du théâtre de la Renaissance (1893-1899). Il l'a probablement commencée plus tôt. Il semble aussi que Lemaitre et Bernhardt furent amants. [369]