Paris, Futuropolis, 1984 ; in-4, cartonnage de l'éditeur br. E O.
Reference : 200504549
E O.
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« Organe spécial de la classe laborieuse rédigé par des ouvriers exclusivement »
Reference : 42622
(1840)
Paris, , 1840-1850. Ensemble 128 livraisons en 3 vol. in-4, demi-maroquin rouge à long grain, dos à nerfs orné de filets dorés (reliure moderne).
Rarissime collection complète des 128 numéros de L'Atelier, premier journal important rédigé, composé et diffusé pour et par des ouvriers.Ce journal anti-capitaliste, apparu après la répression des grèves ouvrières des années 1830, est né de la coalition de divers métiers rassemblant environ 200 ouvriers qui se réclamaient du socialisme utopique et chrétien de Philippe Buchez. Le périodique fut le plus largement diffusé et le plus durable des journaux ouvriers de la capitale, puisque sa publication dura dix ans avant d'être interdite.L'Atelier, qui se qualifia d'abord d'Organe des intérêts moraux et matériels des ouvriers, prit à partir de la 5e année le sous-titre Organe spécial de la classe laborieuse, rédigé par des ouvriers exclusivement, puis, dès le n°6 de la 8e année (27 février 1848) adopta définitivement celui d'Organe spécial des ouvriers.Le rédacteur principal du journal était le typographe Anthime Corbon.« Pour évoquer la presse populaire autour de 1848, peu de noms remontent aussi aisément à la mémoire que celui de l'Atelier. Notoriété légitime que celle d'un journal dont l'originalité fut bien d'être rédigé par d'authentiques travailleurs manuels... Pourtant le révolutionnaire d'aujourd'hui qui se jetterait dans les colonnes de l'Atelier avec l'idée que ce journal, parce qu'il était le plus authentiquement prolétaire, était ipso facto le révolutionnaire le plus radical, risquerait d'être un peu déçu. C'est le marxisme-léninisme qui a introduit dans nos esprits comme une sorte d'évidence que la révolte armée lancée à l'assaut du Pouvoir est prolétarienne, tandis que la voie pacifique est « petite bourgeoise ». Or ce n'est certes pas une vérité éternelle. Autour de 1840, quand s'est fondé l'Atelier, il nous semble que le prestige de la barricade était en baisse : l'énorme révélation des années 40 c'est que les ouvriers, sinon en masse, du moins en nombre appréciable, peuvent jouer d'autres rôles que celui de fantassins des sociétés secrètes républicaines (ou celui d'associés d'un compagnonnage désuet). Ils lisent, ils écrivent, ils s'organisent, ils s'associent, c'est bien le fait radicalement nouveau (donc révolutionnaire, à sa façon) dont on prend conscience ; et c'est sur ce fait de la promotion ouvrière, de l'autonomie ouvrière, de l'initiative ouvrière que les années 40 ont fondé d'immenses espoirs. C'est peut-être même cela qu'on appelait alors spécifiquement « Socialisme ». Ce serait cependant déprécier l'Atelier, et minimiser du même coup la présente entreprise de réimpression, que d'y voir seulement une mine de matériaux et une source de réflexions pour l'histoire idéologique et pour la science politique. L'Atelier a voulu être un grand périodique culturel, comme nous dirions aujourd'hui. Ecrit par des hommes qui vivaient au coeur de Paris militant comme du Paris populaire, il reflète par eux bien des aspects de la vie de leur temps, soit qu'ils les décrivent pour en tirer argument, soit qu'ils éprouvent le besoin d'y prendre position. C'est pourquoi tout homme d'aujourd'hui curieux de cette fascinante époque, les années 40, et de cette extraordinaire Révolution, Quarante,- Huit, s'y plongera pour en retrouver les données et l'atmosphère. N'est-ce pas le propre de la presse que d'offrir en bloc à l'historien des opinions et des récits, du subjectif et de l'objectif » (Maurice Agulhon).Bel exemplaire parfaitement relié. Complet du Supplément au n°9 (31 mai 1843) de la 3e année (pp. 73-84), qui contient une Discussion sur la certitude morale et religieuse.Mention de seconde édition sur le numéro 1. Quelques mouillures et salissures dans le premier volume.
Anvers 1922 Soft cover
Langue: français. Catalogue des tableaux pastels, dessins et eaux-fortes composant l'atelier de feu Charles Mertens. Couverture souple, 51 pp. + 24 planches hors-texte, 310 x 245 mm, bon état. [Cette description peut avoir été traduite par une IA.]
Le miracle Rabelaisien. MDCLXXXXI (1691), Bruxelles. 2 tomes reliés en 4 volumes. I/ (12) ff., 230 pp., II/ pp. 231 à 488, (6) ff., III/ (1) f., pp. 489 à 696, IV/ pp. 697 à 946, (4) ff. Titles with woodcut globe device, title of volume one in red and black, third volume with brun-hole in one leaf causing loss of a few words, bookplate of the college of saint Augustine in Canterbury. In a contemporary binding of red turkey, by Queen’s Binder A (William Nott ?), the covers tooled with an elaborate design made of strapword, curved tools, dos, flowers, etc., within gilt ruled and dotted borders, gilt panelled spines decorated with corner tools so as to leave an unadorned diagonal stripe in a zig-zag. Dimensions des reliures : 127 x 70 mm.
Althougt slilghtly later than the usual accepted dates for the word of Queen’s Binder A (William Nott?), whose main output dates from the 1670s and 1680s, it seems almost certain that these volumes came from his bindery. They bear a close affinity to two bindings illustrated in the «fine» binding section of Howard Nixon’s Catalogue of Bindings in the Pepys Library, nos 43a and 43b, and a very similar tool can be seen on a binding featured in Maggs Bros. Catalogue 1212, Bookbinding in the British Isles, item no. 54. Le miracle Rabelaisien. « Parlons-en, à la manière du « miracle grec », rencontre entre la logique et l'art. Les « miracles » s'expliquent plus aisément que le banal et le quotidien. Le miracle rabelaisien vient de la rencontre unique entre le rire et le savoir. En ce sens, il réalise, en le dépassant, un grand rêve médiéval : la Gaie science, la jonction entre le Nord et la Méditerranée. La Gaie Science résulte de ce qu'à ce moment la vie populaire dans sa fraîcheur neuve et intacte présente à l'homme de génie les figures dont il pourra (lui seul) s'emparer pour dire ce qu'il peut et doit (lui seul) dire. » « Nous avons présenté Rabelais comme un grand penseur, comme un philosophe. Et que voulut‑il dire d'autre dans son fameux prologue, avec l'éloge de Sacrale ? Que signifie cet avertissement solennel: « A plus haut sens interpréter ce que par aventure cuidiez dict en gaité de cœur ». L'initiation au pantagruélisme va du rire à la sagesse sans que l'un efface l'autre. Il couvre l'intervalle entre la gauloiserie et la science : une totalité. Que fut-il donc ? Un mauvais moine, un curé anticlérical, un médecin ambulant ? Ce sont les aspects superficiels de sa biographie ! Un bon vivant ? un conteur populaire ? un publiciste de roi ? un primitif, un mage et un mystique ? un encyclopédiste ? Oui, tout cela, que les exégètes, commentateurs, historiens, biographes, érudits se sont partagé Et quelque chose de plus, qui lui appartient en propre : sa qualité unique. Comment voir son œuvre ? Un magnifique palais avec des recoins remplis d'ordures, comme l'a dit quelque part Anatole France ? une auberge de village, où l'on boit du petit vin blanc en joyeuse compagnie ? un paysage de vignobles, de champs et de prairies ? ou bien une montagne mystérieuse avec des temples païens en ruine, des châteaux du Moyen Âge, d'audacieux édifices modernes avec des gouffres et des sommets perdus dans les nuages ? Oui. Et quelque chose d'autre et d'unique qui lui appartient en propre et que nous définirions une fois de plus par la jonction entre la joie de vivre et la lucidité. On aimerait ici avoir la place déparier longuement de la cathartique par le rire et par le verbe, ainsi que de la pureté rabelaisienne. La chair la plus obscure fut illuminée et purifiée, une fois, dans une miraculeuse rencontre, par le Verbe. Et le Verbe se fit véritablement chair joyeuse. Mais ce sont choses qui se sentent mieux qu'elles ne se disent». (Henri Lefebvre). Rarissime Rabelais sorti à l’époque du célèbre atelier du «Queen’s Binder A».
Rarissime exemplaire de premier tirage complet des 4 frontispices de l’édition originale définitive du Théâtre de Pierre Corneille. A Paris, chez Guillaume de Luyne, Libraire Juré, au Palais, en la Galerie des Merciers, 1682. Avec Privilège du Roy Partie 1 : frontispice gravé, portrait de Corneille, xcviij pp. (y compris le titre), (1) f. pour le titre de Mélite, 586 pp. et (1) f. pour le Privilége. Le portrait de Corneille ne porte pas de signature ; il représente le poëte dans le costume des premières années du règne de Louis XIV : perruque, calotte et rabat. Partie 2 : frontispice gravé, cx pp., (1) f. pour le titre du Cid, 597 pp., (1) p. pour le Privilège. Il y a deux sortes d'exemplaires de cette IIè Partie ; les uns comptent 597 pp. et contiennent un Extrait du Privilège au verso de la p. 597 ; les autres n'ont que 596 pp. et l'Extrait du Privilège y occupe le recto du feuillet suivant. Cette différence vient de ce que, pendant le tirage, Corneille a supprimé vingt vers dans la scène Vè du cinquième acte dé Théodore (p. 587). La feuille Bb, dernière du volume, s'est ainsi trouvée subir un remaniement complet. Partie 3 : frontispice gravé, lxxxiv pp., (1) f. pour le titre de Rodogune, 618 pp. et (1)f. pour le Privilège. Partie 4 : frontispice gravé, xxij pp., (1) f. pour le titre de Sertorius, 591 pp., (1) p. pour le Privilège. 4 in-12 reliés en veau fauve, dos à nerfs ornés, deux mors faibles, tranches rouges. Reliure de l’époque sortant de l’Atelier de Jean Le Vasseur, relieur du roi Louis XIV. Réf: Bibl. R. Esmérian, Paris, 8 décembre 1972, n° 63). 151 x 85 mm.
Edition originale définitive du Théâtre de Pierre Corneille. (E. Picot. Bibliographie cornélienne, n° 113). Picot, Bibliographie cornélienne, n° 113 («… nous donne le texte définitif adopté par lui. Elle a par cela même une grande importance et mérite d’être recherchée, peut-être plus encore que les trois précédentes… Il est fort difficile d’en trouver de bien complets avec tous les frontispices»); Dubos (M.), Corneille, Rouen, 1993, n° 56 (pour un exemplaire aux armes de la Grande Mademoiselle). Elle offre le texte définitif, revu et adopté par l’auteur et fut partagée entre Guillaume de Luyne, Etienne Loyson et Pierre Trabouillet. Précieux exemplaire du tout premier tirage. Il renferme en effet, au tome II, dans la scène V de l’acte V de «Théodore», 20 vers que Corneille supprima dans le second tirage. «Cette édition, la dernière qu’ait publiée Corneille, nous donne le texte définitif adopté par lui. Elle a, par cela même, une grande une grande importance et mérite d'être recherchée peut-être plus encore que toutes les précédentes. Les exemplaires en sont moins rares, mais il est fort difficile d'en trouver de bien complets avec tous les frontispices.» (E. Picot). Exceptionnel exemplaire revêtu d’une très élégante reliure en veau fauve de l’époque aux dos richement décorés bien complet de tous les frontispices. Le présent exemplaire de premier tirage met à mal la théorie du catalogue Daguin qui prétendait que seuls les exemplaires de second tirage étaient pourvus des frontispices. En fait, E. Picot avait raison d’exiger les frontispices pour les exemplaires de premier tirage et de prétendre que ceux-ci étaient rarissimes complets Un exemplaire complet des 4 frontispices de cette précieuse édition, relié au XIXe siècle par Chambolle-Duru, mais de second tirage, fut vendu 95000 F (14500 €) en 1989. (Catalogue «Du Moyen-Age au cubisme», n° 102) il y a 35 ans.
Buchet Chastel, L'atelier du roman n° 64, décembre 2010, 218 pp., broché, bon état.
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