‎[LITTERATURE] - METASTASIO (Pietro) - ‎
‎Opere. ‎

‎Mantova, Co' Tipi Dell' Erede Pazzoni, 1816 ; in-12, cartonnage de l'éditeur. Les 20 volumes. En Italien - gravures de Zuliani -Maina demi-cuir des manques sur les coiffes et sur certains dos, sinon bon état d''ensemble.‎

Reference : 200412552


‎En Italien - gravures de Zuliani -Maina demi-cuir des manques sur les coiffes et sur certains dos, sinon bon état d''ensemble.‎

€350.00
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‎[LIM, Libreria Musicale Italiana] - ‎ ‎TORTA, Mario‎

Reference : 69074

(1993)

‎Catalogo tematico delle opere di Ferdinando Carulli (2 Tomes - Complet) Volume I : Le Opere con numero : Opere 1-120 ; Volume II : Le Opere con numero : Opere 121-366‎

‎2 vol. in-8 br., LIM, Libreria Musicale Italiana, 1993-1994‎


‎Très intéressant exemplaire provenant de la bibliothèque du musicologue Claude Chauvel, qui a annoté l'ouvrage au crayon et y a joint plusieurs feuillets manuscrits. Bon état‎

Phone number : 09 82 20 86 11

EUR195.00

‎Machiavel, Nicolas‎

Reference : 8147

(1550)

‎Opere [Les Oeuvres]‎

‎Première édition originale collective des Opere di Machiavelli. Exemplaire conservé dans sa première reliure en vélin ivoire. 5 tomes en 1 volume in-4, plein vélin ivoire à recouvrement. Reliure de l’époque. 218 x 166 mm. Machiavelli, Niccolo. Tutte le opere di Nicolo Machiavelli cittadino et secretario fiorentino, divise in V. parti, et di nuovo con somma accuratezza ristampate. S. l., (Geneva, Pietro Aubert), 1550. Édition originale collective recherchée des Œuvres de Machiavel dite « alla testina ». « Gamba décrit, dans sa « Serie des testi », cinq éditions de Machiavel faites sous la date de 1550 ; mais de ces cinq éditions, les deux premières sont les seules dont la pagination se rapporte aux citations du vocabulaire de La Crusca, et auxquelles, par conséquent, les amateurs doivent s’attacher. Voici la description de la première : elle commence par un frontispice général, suivi de la « Tavola dell’opere » et du privilège de Clément VII à Blado ; on trouve ensuite : 1° les « Historie », 351 pp. précédées de 4 ff. séparés ; 2° « Il Principe », 116 pp. précédées de 2 ff. non chiffrés ; 3° les « Discorsi » qui finissent à la page 304 et sont précédés de 8 ff. chiffrés séparément ; 4 °l’« Arte de la guerra », 168 pp. y compris le faux titre ; 5° « l’Asino d’oro », 170 pages précédées du faux titre. L’édition que nous appelons la seconde a été copiée page pour page sur la première, mais non pas ligne pour ligne ; parmi les différences qui la font distinguer de l’autre : les quatre premiers traités ont chacun, au lieu d’un faux titre, un titre particulier avec le portrait de Machiavel et la date de 1550, comme le titre général ; ensuite, la dernière page de l’« Arte della guerra » est chiffrée 158, au lieu de 168, et dans le même ouvrage on lit à l’intitulé de la p.129 « Libro sexto » pour « libro sesto » ». Nicolas Machiavel (1469-1527) écrivit d’un seul jet les 26 chapitres du Prince en 1513, son chef-d’œuvre. Sa dernière œuvre, l’Histoire de Florence fut commencée en 1520 et terminée en 1526, la narration s’achevant sur la mort de Laurent de Médicis et l’altération de l’équilibre politique italien. « Son génie brilla principalement dans sa manière de traiter l’Histoire moderne. Il saisit, par une supériorité de génie, les vrais principes de la constitution des Etats, en démêla les ressorts avec finesse, expliqua les causes de leurs révolutions ; en un mot, il se fraya une route nouvelle et sonda toutes les profondeurs de la politique » (Diderot).‎


‎édition_originale‎

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Phone number : 01 42 22 48 09

EUR4,500.00

Reference : albd87f449dbcc3aeb5

‎Le opere di Galileo Galilei. Volume XVII. In English (ask us if in doubt)./Le opere di Galileo Galilei. Volume XVII.‎

‎Le opere di Galileo Galilei. Volume XVII. In English (ask us if in doubt)./Le opere di Galileo Galilei. Volume XVII. Esemplare # 342. Firenze S.A.G. Barbera Editore 1937. 439 c. SKUalbd87f449dbcc3aeb5.‎


FoliBiblio - Cambridge
EUR299.00

‎Machiavel, Nicolas‎

Reference : 8611

(1747)

‎Opere [Les Œuvres]‎

‎Rare et précieuse édition des « Opere di Machiavelli ». Le bel exemplaire de Madame de Pompadour, conservé dans sa reliure de l'époque, à ses armes. 2 tomes en 2 volumes in-4 de : I/ XVI et 392 pp. ; II/ 12 pp., 556 pp. et une planche déplianteVeau marbré, triple filet or encadrant les plats, armoiries frappées or au centre, dos à nerfs orné titre calligraphié au dos. Reliure de l'époque. 270 x 223 mm. Machiavelli, Niccolo. Tutte le opere di Niccolo Machiavelli, cittadino e segretario fiorentino, divise in II tomi, e di nuovo con somma diligenza corrette e ristampate. Londra, 1747. Rare et précieuse édition des Œuvres de Machiavel manquant à Gamba. Bertelli-Innocenti, 155, n. 60 ; Brunet, III, 1275. Première édition citée par Brunet des « principales éditions des Œuvres de Machiavel imprimées au XVIIIe siècle et méritant d’être citées » (Brunet). L’importance de Machiavel est proportionnelle à l’intérêt que porte le XVIIIe siècle à la politique : plus il s’intéresse à la science politique plus il se réfère à l’auteur du Prince. Un vrai mouvement politique s’est constitué. La question de la liberté est fondamentale chez Machiavel qui rattache la loi au désir de la liberté, ce qui correspond à la quête des Lumières. Si le Prince est considéré par l’Eglise comme une œuvre impie, nombre de philosophes ont en revanche manifesté un vif intérêt pour les maximes « républicaines » qui se dégagent de ce traité réputé infâme. Montesquieu poursuivit à sa manière l’œuvre de Machiavel. Nicolas Machiavel (1469-1527) écrivit d’un seul jet les 26 chapitres du Prince en 1513, son chef-d’œuvre. Sa dernière œuvre, l’Histoire de Florence fut commencée en 1520 et terminée en 1526, la narration s’achevant sur la mort de Laurent de Médicis et l’altération de l’équilibre politique italien. « Son génie brilla principalement dans sa manière de traiter l’Histoire moderne. Il saisit, par une supériorité de génie, les vrais principes de la constitution des Etats, en démêla les ressorts avec finesse, expliqua les causes de leurs révolutions ; en un mot, il se fraya une route nouvelle et sonda toutes les profondeurs de la politique » (Diderot). Bel et précieux exemplaire, sur grand papier, à belles marges, conservé dans son séduisant veau de l’époque aux armes de la Pompadour. « Au point de vue de l'art, elle exerça sur son époque une influence décisive : « Elle a été l'inspiratrice du goût et de l’art pendant ce qu'elle appelait « son règne », dit le baron Roger Portalis, dans son joli livre sur les Dessinateurs d'illustrations au dix-huitième siècle. « C'est sous son influence, on peut le dire, et sous l'inspiration de son goût, que Carle Vanloo et Boucher ont peint, que Bouchardon, Coustou, Falconnet et Pigalle ont sculpté leurs marbres ; que Cochin et Eisen ont dessiné, que Guay a creusé ses pierres fines, et chacune des œuvres de ces artistes portent le cachet Pompadour ».‎


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EUR19,000.00

‎SOUBIRAN, Yvonne‎

Reference : 54723

(1928)

‎Journal Intime d'Yvonne Soubiran, élève au lycée français de Madrid puis à l'Institut Français de Madrid [ Du 16 mars 1928 au 8 mai 1928 puis du 16 février 1943 au 30 avril 1943 ] Remarquable document qui nous plonge dans la vie quotidienne et intellectuelle d'Yvonne Soubiran, 15 ans en mars 1928 ("j'ai quinze ans, c'est vrai"), une brillante lycéenne du Lycée Français de Madrid. Dans un premier cahier (daté de 1928), elle évoque sa vie quotidienne, et expose le détail de ses cours et des nombreuses conférences auxquelles elle prend plaisir à assister, telle celles de M. Lavedan sur les Hurdes. Elle évoque le cinéma Pardinas où elle se rend le 2 mai pour voir le film "El dos de Mayo". Surtout, elle parle (en date du 8 mai 1928) "d'une conférence très bien de Mr. Chevallier [le philosophe et ami de Bergson Jacques Chevalier ] au sujet de Bergson. Dans sa jeunesse, au sortir de l'école normale Bergson est positiviste. Un jour, professeur à Clermont-Ferrand, il explique à ses élèves la théorie d'Achille et de la Tortue. Pour les mathématiques, il est impossible de démontrer qu'Achille dépasse la tortue s'il part après elle, or dans la réalité il en est autrement. Ce trait donne à réfléchir au savant, il finit par conclure que le mouvement n'est pas une trajectoire mais une durée" [... ] "On pouvait se rendre compte de l'intérêt de la conférence par le silence absolu de la salle, on entendait les mouches voler. L'esprit était emporté vers des régions supérieures, on ne vivait plus qu'en extase, pendus aux mots du conférencier. [ ... ] Marie Louis et sa mère y étaient mais elles n'ont pas été très épatées, moi j'étais transportée, je l'aurai entendu pendant des heures. Maman me disait qu'elle avait ressenti la même impression en écoutant Bergson lui-même qui est venu à Madrid en 1916, pendant la guerre". Dans un second cahier (à partir du mardi 16 février 1943), elle évoque les nombreuses conférences auxquelles elle assiste à l'Institut Français de Madrid, notamment les conférences d'histoire de la littérature et surtout d'histoire de la poésie moderne par l'abbé Jobit (dont elle présente à chaque fois un compte-rendu détaillé, ainsi sur Mallarmé, Valéry ou Apollinaire), par le docteur Botella Llusia, par M. Mattei en philosophie ("un homme d'une culture supérieure, je regrette bien de ne pasl'avoir connu plus tôt") ainsi qu'aux concerts (par le pianiste Reuchsel, la violoniste Albina de Madinaveita, Reine Gianoli, etc...) ; elle se fait embaucher à l'Institut, fête le 15 mars 1943 son anniversaire ("j'ai trente ans aujourd'hui, cela me paraît impossible. Quand j'avais quinze ans il me semblait qu'on était vieux à cet âge, et maintenant je me trouve encore si peu de chose, si enfant par bien des côtés. Comme j'ai toujours vécu dans les jupons de maman, je n'ai pas l'habitude des responsabilités, et je ne sais pas me décider dans les choses sérieuses". Elle évoque les films qu'elle vient de voir (dont Rebecca avec Laurence Ollivier), un peu l'actualité : le recul des allemands devant Karkhov, "l'ambassadeur d'Allemagne von Molkte est mort en quelques jours à la suite d'une appendicite. Il y avait à peine deux mois qu'il était arrivé ici en remplacement de von Störer qui avait été dégommé. Cette mort subite a fait sensation ici et le pauvre chirurgien qui l'a opéré, le Docteur Cardenal a dû être bien embêté"... Elle relate l'arrestation d'un ami par la sûreté espagnole pour complicité dans le passage en fraude de deux voyageurs à la frontière basque. Enfermé à la Puerta del Sol, il est tout d'abord mis au secret dans une cellule microscopique : "le plus triste, c'est qu'on a commencé par lui flanquer une bonne volée pour essayer de le faire parler". Deux jours plus tard "Charles est toujours en prison. Mr Widhof est allé le rejoindre, car naturellement il a tout pris sur lui en disant que c'est lui qui l'avait envoyé à la frontière". Le 1er avril elle décrit l'imposant défilé militaire ; pour le vendredi Saint, les impressionnantes processions de pénitents‎

‎3 cahiers manuscrits dont deux brochés (l'un oblong), 1928, 40 ff. et 1943, 36 ff. et l'autre cartonné (recueil de citations). Rappel du titre complet : Journal Intime d'Yvonne Soubiran, élève au lycée français de Madrid puis à l'Institut Français de Madrid [ Du 16 mars 1928 au 8 mai 1928 puis du 16 février 1943 au 30 avril 1943 ] Remarquable document qui nous plonge dans la vie quotidienne et intellectuelle d'Yvonne Soubiran, 15 ans en mars 1928 ("j'ai quinze ans, c'est vrai"), une brillante lycéenne du Lycée Français de Madrid. Dans un premier cahier (daté de 1928), elle évoque sa vie quotidienne, et expose le détail de ses cours et des nombreuses conférences auxquelles elle prend plaisir à assister, telle celles de M. Lavedan sur les Hurdes. Elle évoque le cinéma Pardinas où elle se rend le 2 mai pour voir le film "El dos de Mayo". Surtout, elle parle (en date du 8 mai 1928) "d'une conférence très bien de Mr. Chevallier [le philosophe et ami de Bergson Jacques Chevalier ] au sujet de Bergson. Dans sa jeunesse, au sortir de l'école normale Bergson est positiviste. Un jour, professeur à Clermont-Ferrand, il explique à ses élèves la théorie d'Achille et de la Tortue. Pour les mathématiques, il est impossible de démontrer qu'Achille dépasse la tortue s'il part après elle, or dans la réalité il en est autrement. Ce trait donne à réfléchir au savant, il finit par conclure que le mouvement n'est pas une trajectoire mais une durée" [... ] "On pouvait se rendre compte de l'intérêt de la conférence par le silence absolu de la salle, on entendait les mouches voler. L'esprit était emporté vers des régions supérieures, on ne vivait plus qu'en extase, pendus aux mots du conférencier. [ ... ] Marie Louis et sa mère y étaient mais elles n'ont pas été très épatées, moi j'étais transportée, je l'aurai entendu pendant des heures. Maman me disait qu'elle avait ressenti la même impression en écoutant Bergson lui-même qui est venu à Madrid en 1916, pendant la guerre". Dans un second cahier (à partir du mardi 16 février 1943), elle évoque les nombreuses conférences auxquelles elle assiste à l'Institut Français de Madrid, notamment les conférences d'histoire de la littérature et surtout d'histoire de la poésie moderne par l'abbé Jobit (dont elle présente à chaque fois un compte-rendu détaillé, ainsi sur Mallarmé, Valéry ou Apollinaire), par le docteur Botella Llusia, par M. Mattei en philosophie ("un homme d'une culture supérieure, je regrette bien de ne pasl'avoir connu plus tôt") ainsi qu'aux concerts (par le pianiste Reuchsel, la violoniste Albina de Madinaveita, Reine Gianoli, etc...) ; elle se fait embaucher à l'Institut, fête le 15 mars 1943 son anniversaire ("j'ai trente ans aujourd'hui, cela me paraît impossible. Quand j'avais quinze ans il me semblait qu'on était vieux à cet âge, et maintenant je me trouve encore si peu de chose, si enfant par bien des côtés. Comme j'ai toujours vécu dans les jupons de maman, je n'ai pas l'habitude des responsabilités, et je ne sais pas me décider dans les choses sérieuses". Elle évoque les films qu'elle vient de voir (dont Rebecca avec Laurence Ollivier), un peu l'actualité : le recul des allemands devant Karkhov, "l'ambassadeur d'Allemagne von Molkte est mort en quelques jours à la suite d'une appendicite. Il y avait à peine deux mois qu'il était arrivé ici en remplacement de von Störer qui avait été dégommé. Cette mort subite a fait sensation ici et le pauvre chirurgien qui l'a opéré, le Docteur Cardenal a dû être bien embêté"... Elle relate l'arrestation d'un ami par la sûreté espagnole pour complicité dans le passage en fraude de deux voyageurs à la frontière basque. Enfermé à la Puerta del Sol, il est tout d'abord mis au secret dans une cellule microscopique : "le plus triste, c'est qu'on a commencé par lui flanquer une bonne volée pour essayer de le faire parler". Deux jours plus tard "Charles est toujours en prison. Mr Widhof est allé le rejoindre, car naturellement il a tout pris sur lui en disant que c'est lui qui l'avait envoyé à la frontière". Le 1er avril elle décrit l'imposant défilé militaire ; pour le vendredi Saint, les impressionnantes processions de pénitents‎


‎Très remarquable document qui nous plonge dans la vie quotidienne et intellectuelle d'Yvonne Soubiran, 15 ans en mars 1928 ("j'ai quinze ans, c'est vrai"), une brillante lycéenne du Lycée Français de Madrid. Dans un premier cahier (daté de 1928), elle évoque sa vie quotidienne, et expose le détail de ses cours et des nombreuses conférences auxquelles elle prend plaisir à assister, telle celles de M. Lavedan sur les Hurdes. Elle évoque le cinéma Pardinas où elle se rend le 2 mai pour voir le film "El dos de Mayo". Surtout, elle parle (en date du 8 mai 1928) "d'une conférence très bien de Mr. Chevallier [le philosophe et ami de Bergson Jacques Chevalier ] au sujet de Bergson. Dans sa jeunesse, au sortir de l'école normale Bergson est positiviste. Un jour, professeur à Clermont-Ferrand, il explique à ses élèves la théorie d'Achille et de la Tortue. Pour les mathématiques, il est impossible de démontrer qu'Achille dépasse la tortue s'il part après elle, or dans la réalité il en est autrement. Ce trait donne à réfléchir au savant, il finit par conclure que le mouvement n'est pas une trajectoire mais une durée" [... ] "On pouvait se rendre compte de l'intérêt de la conférence par le silence absolu de la salle, on entendait les mouches voler. L'esprit était emporté vers des régions supérieures, on ne vivait plus qu'en extase, pendus aux mots du conférencier. [ ... ] Marie Louis et sa mère y étaient mais elles n'ont pas été très épatées, moi j'étais transportée, je l'aurai entendu pendant des heures. Maman me disait qu'elle avait ressenti la même impression en écoutant Bergson lui-même qui est venu à Madrid en 1916, pendant la guerre". Dans un second cahier (à partir du mardi 16 février 1943), elle évoque les nombreuses conférences auxquelles elle assiste à l'Institut Français de Madrid, notamment les conférences d'histoire de la littérature et surtout d'histoire de la poésie moderne par l'abbé Jobit (dont elle présente à chaque fois un compte-rendu détaillé, ainsi sur Mallarmé, Valéry ou Apollinaire), par le docteur Botella Llusia, par M. Mattei en philosophie ("un homme d'une culture supérieure, je regrette bien de ne pasl'avoir connu plus tôt") ainsi qu'aux concerts (par le pianiste Reuchsel, la violoniste Albina de Madinaveita, Reine Gianoli, etc...) ; elle se fait embaucher à l'Institut, fête le 15 mars 1943 son anniversaire ("j'ai trente ans aujourd'hui, cela me paraît impossible. Quand j'avais quinze ans il me semblait qu'on était vieux à cet âge, et maintenant je me trouve encore si peu de chose, si enfant par bien des côtés. Comme j'ai toujours vécu dans les jupons de maman, je n'ai pas l'habitude des responsabilités, et je ne sais pas me décider dans les choses sérieuses". Elle évoque les films qu'elle vient de voir (dont Rebecca avec Laurence Ollivier), un peu l'actualité : le recul des allemands devant Karkhov, "l'ambassadeur d'Allemagne von Molkte est mort en quelques jours à la suite d'une appendicite. Il y avait à peine deux mois qu'il était arrivé ici en remplacement de von Störer qui avait été dégommé. Cette mort subite a fait sensation ici et le pauvre chirurgien qui l'a opéré, le Docteur Cardenal a dû être bien embêté"... Elle relate l'arrestation d'un ami par la sûreté espagnole pour complicité dans le passage en fraude de deux voyageurs à la frontière basque. Enfermé à la Puerta del Sol, il est tout d'abord mis au secret dans une cellule microscopique : "le plus triste, c'est qu'on a commencé par lui flanquer une bonne volée pour essayer de le faire parler". Deux jours plus tard "Charles est toujours en prison. Mr Widhof est allé le rejoindre, car naturellement il a tout pris sur lui en disant que c'est lui qui l'avait envoyé à la frontière". Le 1er avril elle décrit l'imposant défilé militaire ; pour le vendredi Saint, les impressionnantes processions de pénitents‎

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