1914 Une page sur un feuillet double (124 X 167 mm), «Ce mardi matin [septembre 1914 - mars 1917]/ 32 avenue du Trocadéro ».
Reference : 004804
LETTRE AUTOGRAPHE SIGNÉE DE JULES BOIS, rédigée probablement durant la première guerre mondiale. «Cher Monsieur ami, je vais tout à l'heure à Clermont (Oise) et de Clermont vers le front pour puiser là une inspiration directe de l'héroïsme de nos soldats et mieux édifier les Américains chez qui je retourne en mission. Je serai rentré vendredi. Samedi me serait-il possible de vous voir à l'heure qui vous conviendrait ? Merci encore et tout à vous. Jules Bois. Ce mardi matin. 32 Avenue du Trocadéro ». Jules BOIS (1868-1943) est un écrivain, poète et journaliste français, auteur d'ouvrages sur l'ésotérisme. Ami de Georges Rodenbach et de J.-K. Huysmans, il participa avec ce dernier à l'affaire Boullan, ce qui lui valut deux duels avec Papus et Stanislas de Guaita. Autographe en PARFAIT ÉTAT. FINE COPY. PICTURES AND MORE DETAILS ON REQUEST.
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[ 3 L.A.S. adressées à Mlle Simone Arnaud Delage ] Lettre autographe signée de Camille Doucet, de l'Académie Française, 1 page à en-tête de l'Institut de France sous enveloppe marquée "Académie Française", datée du 25 mai 1885 : "Mademoiselle et chère confrère, Rien de plus touchant et de plus dramatique que votre Roche "Mengan", j'en suis encore tout ému & je m'empresse de joindre mes très sincères compliments aux remerciements que je vous dois pour votre bon et gracieux souvenir" ; Lettre autographe signée de Georges Monval, Bibliothécaire Archiviste de la Comédie Française, datée du 12 février 1883, 1 page sous enveloppe : "Mademoiselle, J'ai l'honneur de vous informer que, dans sa séance du 8 février, le Comité d'Administration du Théâtre Français a pris connaissance du rapport fait par la Commission d'examen sur votre comédie : "Mademoiselle du Vigean". J'ai en même temps le plaisir de vous annoncer que le Comité, s'associant aux conclusions de ce rapport, a réservé votre ouvrage pour l'envoyer devant le Comité de Lecture" ; Lettre autographe signée d'Albert Delpit, 4 pages sous enveloppe : "Mademoiselle, j'irai vous voir demain. [ ... ] Il est fort possible que je ne sois pas libre à 4 h ; mais plus tard. Et j'ai besoin de vous voir car j'ai des conseils importants à vous donner sur Jane Grey. Voulez-vous que nous admettions ceci ? Si vous ne receviez rien de moi, demain avant midi, c'est que j'irai rue St Pétersbourg [ ... ]
Ensemble de 3 lettres autographes signées adressées à la future Mme Copin-Albancelli, par Camille Doucet, Georges Monval et Albert Delpit.
Saint-John Perse pour Fontaine Washington - 2800 Woodley Road, 2 mai 1948. 4 pages 1/2 en 5 f. (180 x 265 mm) sur papier vergé fin, à l'encre noire. Long courrier de Saint-John Perse au directeur de la revue Fontaine, Max-Pol Fouchet, alors que ce dernier envisage un numéro spécial consacré au poète.
Quinze jours plus tôt, Fouchet lui avait confirmé que tous les voyants étaient au vert : « Au travail, plus que jamais. Je n’ai pas cessé, d’ailleurs de préparer les futurs numéros, avec la certitude que Fontaine ne pouvait disparaître. L’hommage à Saint-John Perse n’a rien perdu de mes soins. Je le prévois pour le n° 66 (15 juillet). Tous les collaborateurs (André Gide, Denis de Rougemont, Gaëtan Picon, Albert Béguin, Marcel Raymond) ont été ‘relancés’. Dans une semaine, je vous dirai et le plan du sommaire et ceux qui y participent. Je viens d’écrire à Georges Schéhadé et à Gabriel Bounoure, que ce projet enthousiasmait. Dès que ces études me seront parvenues, nous bâtirons. […] » (lettre de M.-P. Fouchet à Saint-John Perse du 15 avril 1948). De si bonnes nouvelles, se réjouit le poète, alors que Fontaine connaît des difficultés : « Non, cher Ami, Fontaine ne pouvait pas périr !… Mais que votre lettre est émouvante dans sa simplicité. Je n’ai pas de peine à mesurer ce qu’a pu être votre épreuve, au plus intime et solitaire de vous-même. J’aime qu’à travers tout, j’aime qu’envers et contre tout, vous ayez su garder en vous le courage de ne pas désespérer. L’action est dure, pour l’entreprise intellectuelle, sur le plan des nécessités matérielles. Puissiez-vous, humainement, avoir trouvé du moins quelque solidarité de cœur, à Paris, parmi tous ceux qui doivent tant à la poursuite de votre effort. L’épreuve fait mieux comprendre ce qui a été en péril. C’est le destin même de votre Revue qui semble réaffirmé, et sa mission, mieux éclairée. Sa maladie de croissance est faite, à l’heure la plus malsaine, et sa survivance est assez symbolique pour animer autour d’elle le meilleur, et le plus sain, et le plus précieux. Mes félicitations pour votre victoire, et, pour votre nouveau combat, mes vœux, encore plus confiants et plus ‘exigeants’. Je m’emploierai de mon mieux, de ce côté de l’eau, à vous assurer le plus de sympathie possible, et, s’il se peut, de solidarité. Il y a là de la chose française en jeu, comme je souhaiterais qu’on l’entendît. Je suis touché de penser qu’au milieu de tant de soucis vous ayez gardé celui de ce numéro d’hommage dont vous voulez bien me reparler. » Le dernier numéro de Fontaine mis en vente date alors de… novembre 1947 (n° 63). Les sommaires, depuis, sont envisagés, les textes regroupés. Mais faire renaître Fontaine paraît vite impossible, malgré les envies. Une annonce aux autorités est même donnée le 28 avril 1948, avec un plan de parution détaillé. C’est probablement ce qui rend Fouchet si optimiste concernant son projet avec Perse, qui aurait représenté un retour à la littérature des plus importants. Las, la publication du numéro 64 sera sans cesse repoussée, prolongeant la lente agonie du titre, ce qui provoquera des inquiétudes, légitimes, chez le Saint-John Perse en juin. Ce numéro d’hommage sera néanmoins publié deux ans plus tard, « dans les Cahiers de la Pléiade, augmenté d’autres textes à l’automne 1950, c’est-à-dire quelques mois après la liquidation de la Société des Éditions de la Revue Fontaine, prononcée le 15 juillet 1950. Les noms de Max-Pol Fouchet et Fontaine n’y sont pas mentionnés une seule fois " (in François Vignale, La Revue Fontaine, Rennes, PUR, p. 247). Perse, de fait, avait tout prévu pour ce numéro spécial dont il attendait tant : « Voici, sans plus de phrases, mes réponses à votre lettre : 1° - Je vous envoie sous même pli le texte que vous attendez de moi – titre : ‘Et vous mers...’ (début de poème)’ - [ Faites imprimer en italiques une italique assez pleine, si possible) ; Et surtout assurez-moi, je vous en prie, la garantie d’un envoi d’épreuves à corriger moi-même. (J’y tiens essentiellement, ayant toujours eu tous déboires à cet égard : les ‘coquilles’ ont un goût particulier pour mes textes comme certains colimaçons pour les plantes des grèves.) ] Inutile de me renvoyer le manuscrit avec les épreuves. 2° - Les pages sur Briand dont vous a parlé Rougemont n’ont pas leur place dans votre numéro d’hommage littéraire. Simple discours de circonstance que j’ai eu à prononcer, à titre purement humain, dans une commémoration publique à l’étranger. J’ai pu le retrouver et vous l’envoie amicalement, puisque vous m’en parlez, mais à titre personnel et pas pour publication. Rien de moi, ni sur moi, hors du plan littéraire. Gardez-moi bien, autant qu’il dépendra de vous, contre tout rattachement de St.J.P. à Alexis Léger. Je vous ai déjà dit ce que je pensais des méfaits d’une telle liaison, entre mon plan absolu de poète et le plan latéral d’une vie professionnelle. Ma personnalité privée non plus n’appartient pas au public, et j’aime que vous ayez eu le tact de ne me demander aucun portrait. Si vous croyez devoir conserver telle quelle l’étude de Marcel Raymond, qui avait fait preuve envers moi de la plus grande délicatesse personnelle et à qui je n’ai marqué en fait aucune réserve, soit, mais pas d’autre exception dans ce sens. 3° - J’ai demandé à Breton et à Paulhan de vous donner quelque chose. Leur témoignage me ferait plaisir, amicalement autant qu’intellectuellement. Mais je ne sais s’ils sont informés de la résurrection de ‘Fontaine’ et de la reprise de votre projet. Voulez-vous vous en assurer directement auprès d’eux ? Dans les générations suivantes, que je connais mal, Michaux et Char sont les seuls dont la sympathie littéraire aurait un sens pour moi. Mais je ne connais pas personnellement le premier, et avec le second, que je tiens pour un vrai poète, je n’ai jamais eu qu’un bref échange de lettres. Je suis heureux de vous entendre mentionner Béguin. Je compte sur Rougemont pour me venger un peu d’absurdes interprétations littérales, lui qui a si intelligemment traité de l’ordre ‘fabuleux’ dans son dernier et très beau livre. Avec mon affectueuse pensée, transmettez-lui de ma part ce reproche : de ne m’avoir pas encore fait connaître son adresse en Europe. J’essaie de retrouver pour vous, dans les dépôts épars d’une vie sans foyer, la dernière et très longue lettre que j’ai reçue de Valéry, peu avant sa mort – intéressante, moins pour l’éloge excessif de les premiers poèmes (nous étions trop vieux amis pour qu’il ne fût point partial), que par d’étranges confidences, des plus inattendues, sur les limites de sa conception poëtique (nous n’avions jamais été d’accord à ce sujet). Je m’excuse, cher Ami, de n’avoir pu vous répondre plus tôt. À l’instant seulement votre lettre au retour d’un voyage dans le Sud. Encore tous les vœux que je mets pour vous dans une amicale et très cordiale pensée. Alexis Léger. »
Michel Droit, écrivain, journaliste, académicien - Lettre autographe signée à Thierry Maulnier Jane Fonda et le Chili 4 août - 1973 Écrivain Lettre autographe signée de Michel Droit à Thierry Maulnier Jane Fonda et le Chili 4 août [vers 1970s] Lettre autographe signée de Michel Droit (1923 2000), écrivain, journaliste, académicien (élu à l Académie française en 1980), adressée à Thierry Maulnier (1909 1988), écrivain, chroniqueur politique et membre de l Académie française (élu en 1964). Datée du 4 août (année non précisée, vraisemblablement dans les années 1970), cette lettre manuscrite est rédigée sur papier à en-tête imprimé Michel Droit. Elle réagit à une chronique publiée par Maulnier, dédiée à Jane Fonda, actrice engagée à gauche, notamment connue pour ses prises de position contre la guerre du Vietnam et en faveur des régimes socialistes. Michel Droit y félicite Maulnier pour son texte, le qualifiant de « belle et utile chronique », avant d'ajouter une remarque ironique à l égard de Jane Fonda et de ses positions politiques. Il s'interroge sur l'absence de fuite massive des « démocrates chiliens » sous le régime de Pinochet, en contraste avec les discours dénonçant la dictature militaire installée après la chute de Salvador Allende. La lettre témoigne d un échange intellectuel complice entre deux figures majeures du journalisme et de la critique littéraire de droite sous la Cinquième République, dans un contexte de polarisation idéologique très marqué. Texte intégral : Cher Thierry Maulnier, Quelle belle et utile chronique vous avez dédiée à la délicieuse Mme Jane Fonda ! Cela dit, j'aimerais bien que cette gracieuse personne nous explique un jour, en passant, pourquoi les "démocrates" chiliens, adeptes et nostalgiques d Allende, ne fuient pas, par dizaines de milliers, l "épouvantable régime" de Pinochet. Bien amicalement à vous, Michel Détails : Lettre autographe signée « Michel » Destinataire : Thierry Maulnier 1 page in-8, recto verso Encre bleue sur papier à en-tête imprimé Michel Droit Date manuscrite : 4 août (sans année, vers 1970s) Provenance : ancienne collection privée Dimensions : 21 x 14.5 cm État : Bon état, pli d'origine. Voir photos et description pour plus de détails. Nombre de pages : 2 pages
Georges Hue - Lettre autographe signée, je suis harcelé de demandes - 1900 Compositeur français Lettre autographe signée de Georges Hüe au sujet de la répétition générale de l un de ses spectacles vers 1900. Lettre autographe signée de Georges Hüe, adressée à un ami, dans laquelle il transmet deux billets pour la répétition générale d un spectacle prévu le vendredi à 13 h 30. Il demande à son correspondant de les lui retourner rapidement en cas d empêchement, car il est, selon ses mots, « harcelé de demandes ». Le billet concernait vraisemblablement une de ses uvres lyriques, la lettre laissant entendre une forte affluence attendue. « Voici 2 fauteuils pour la rep. générale Vendredi 1 h 1/2, je crois. Si vous aviez un empêchement, prière de me renvoyer bien vite les billets, car je suis harcelé de demandes. Bons amitiés Georges Hüe » Lettre autographe signée, 1 page in-8 (environ 20 x 13 cm), rédigée à l encre brune sur papier vergé, pliée horizontalement. Une ancienne trace de montage au verso, sinon bon état de conservation. Georges Hüe (1858 1948) fut un compositeur français, élève de Gounod et de Massenet, lauréat du prix de Rome en 1879. Il est notamment connu pour ses opéras tels que Le Roi de Paris (1900) ou Titania (1903), mais aussi pour ses mélodies et uvres chorales. Membre de l Académie des beaux-arts à partir de 1921, Hüe s est illustré par un style raffiné, souvent empreint de poésie, à la croisée du romantisme et du symbolisme musical. Dimensions : 11 x 16 cm État : Traces d'onglet au dos sinon bel état de conservation. Voir photos pour plus de détails. Nombre de pages : 1 page Georges Hue Georges Adolphe Hüe est un compositeur français de la Belle époque. Wikipédia
Belle lettre à Daragnès S.l.n.d. [Klarskovgaard près de Korsör, Danemark, 7 janvier 1949]. 6 p., à l'encre. Belle et importante lettre
« Mon vieux, voici le chapitre 2 (semi-brouillon) de Féérie (...) Il m'en faut couvrir environ 80 000 ainsi pour un roman de 600 pages. Ah si je pouvais passer ma ve à faire de la vaisselle comme je préférerais ! (...) Je lis les échos de presse sur mon compte véritablement effroyables. Ils sont effroyables en ce sens qu'ils démontrent que la France n'existe plus. Tout au contraire. Que Guignols est venu. La presse collaboratrice n'en a même pas parlé. Je n'ai eu qu'un éreintement de De Lesdain, agent lui chevronné de la Gestapo dans un hebdomadaire où il me reprochait avec violence de m'occuper de collaborateurs du passé au lieu de choisir des sujets de romans dans les atrocités terroristes et les horreurs du maquis...». Céline, après 18 mois dans les prisons danoises, s'est réfugié sur les bords de la mer baltique, chez son avocat Thorvald Mikkelsen. Il reprend Féerie et ce qui deviendra Foudres et flèches, et entretient une correspondance très abondante et quelques proches lui rendent visite : Pierre Monnier, Daragnès, Henri Mahé... De Jacques de Lesdain, cité dans cette lettre, on connaît essentiellement son activité sous l'Occupation, notamment à L'Illustration, où son titre de « Rédacteur politique » apparaît à la une de l'hebdomadaire, entre octobre 1940 et août 1944. Durant ces quatre années, il distille sa pensée en louant les « bienfaits » de la collaboration dans une « Europe nouvelle ». Peu avant la Libération, il quitte Paris pour un hôtel de Sigmaringen et, selon André Brissaud « se lamentait sur le sort de ses quatorze malles » perdues pendant la fuite. Il restera dans la ville dominée par le château des Hohenzollern jusqu'au 23 avril 1945. Huit mois durant lesquels il va poursuivre ses activités collaborationnistes, malgré les haines décuplées depuis la défaite. Louis-Ferdinand Céline - promu médecin de la communauté française d'outre-Rhin - parle encore de Jacques de Lesdain dans une lettre à Charles Deshayes datée du 24 août 1948 : « il est arrivé à Baden-Baden avec 400 kilos de bagages. Il a occupé un appartement à l'hôtel Bären de Sigmaringen, furieux d'ailleurs de ne pouvoir résider au château. Sa femme allemande se livrait, ajoute-t-il, à un marché noir fort actif ». Céline évoque aussi un « personnage absolument immonde, une crapule infinie, un vieux fonctionnaire saint prussien. Jamais, ajoute-t-il, je n'ai vu ni approché d'un aussi effréné propagandiste pro-boche ». Une telle acrimonie de Céline à l'égard du journaliste trouve une partie de son explication dans la rancune tenace que Céline nourrit à l'encontre de Jacques de Lesdain, depuis la parution de Guignol's band en 1944, qu'il explique ici à Daragnès : « Je n'ai eu qu'un éreintement de De Lesdain, agent lui chevronné de la Gestapo dans un hebdomadaire qu'il rédigeait (...) où il me reprochait « avec violence » de m'occuper de « calembredaines du passé » au lieu de choisir mes sujets de romans ». Dans le corps de sa critique, publiée dans Aspects le 2 juin 1944, de Lesdain avait notamment écrit à propos de Céline : « Il est heureux qu'il soit inimitable », déplorant « quelques centaines de pages bourrées de descriptions grossières, inlassablement répétées sans que se fassent jour des revendications en concordance avec les angoisses que nous subissons ». L'amitié du graveur Jean-Gabriel Daragnès (1886-1950) et de Céline ne fut pas immédiate. Pendant l'Occupation, Daragnès se méfie de la «bande à Gen Paul», mais Céline soigne sa mère «jusqu'à la dernière minute» (mars 1941) et Daragnès n'oubliera jamais son dévouement.