Janvier 1999 - format 235 x 145 mm
Reference : LFA00a60
Dossier du mois : Balzac dans tous ses états
Lettre de France, L'Art de Vivre à la Française
M. Olivier Auriol de Bussy
04 74 33 45 19
Vente par correspondance, lors de salons à l'extérieur ou au Château de Vallin lors de manifestations culturelles. Nous vous accueillerons notamment les 20, 21 et 22 juin 2025 (de 10 h à 18 h) à l'occasion de notre grande Foire aux Livres estivale, exposition-vente de plusieurs milliers d'ouvrages, organisée au Château de Vallin, demeure historique des XIVe et XVIIIe siècles, située à Saint Victor de Cessieu, proche de La Tour du Pin, en Isère. (entrée libre). Sans oublier notre braderie de plusieurs milliers de livres à 1 € sous chapiteaux !
1855 Paris, Bureau de la Revue des Deux Mondes, du 15 mai au 15 juin 1855. Un volume in-8° (160 x 232 mm) de 673 pages, numérotées 665-1336. Reliure de lépoque en cartonnage bradel fantaisie, dos lisse orné de filets dorés, pièce de titre rouge.
CELEBRE EDITION PREORIGINALE de dix-huit des poèmes des Fleurs du Mal, qui paraîtront en recueil chez Auguste Poulet-Malassis (1825-1878) en 1857 et dont le titre définitif apparaît ici pour la première fois. En fait, trois de ces pièces: III. Le Tonneau de la Haine, XI. La Cloche [qui deviendra: La Cloche Fêlée] et XIV. Le Spleen (qui deviendra: De Profundis Clamavi), avaient en tout cas déjà été publiées avec dautres dans le «Messager de lAssemblée» du 9 avril 1851, sous le titre général: «Les Limbes». Les quinze autres pièces étaient alors encore inédites: I. Au Lecteur, II. Réversibilité, IV. La Confession, V. LAube spirituelle, VI. La Volupté (qui deviendra La Destruction), VII. Voyage à Cythère, VIII. A la Belle aux Cheveux dOr (qui deviendra LIrréparable), IX. LInvitation au Voyage, X. Moesta et Errabunda, XII. LEnnemi, XIII. La Vie Antérieure, XV. Remords Posthume, XVI. Le Guignon, XVII. La Béatrice (qui deviendra Le Vampire), XVIII. LAmour et le Crâne.On remarquera la présentation pour le moins prudente de léditeur(page 1079) : «En publiant les vers quon va lire, nous croyons montrer une fois de plus combien lesprit qui nous anime est favorable aux essais, aux tentatives dans les sens les plus divers. Ce qui nous paraît ici mériter lintérêt, cest lexpression vive et curieuse même dans sa violence de quelques défaillances, de quelques douleurs morales que, sans les partager ni les discuter, on doit tenir à connaître comme un des signes de notre temps. Il nous semble dailleurs quil est des cas où la publicité nest pas seulement un encouragement, où elle peut avoir linfluence dun conseil utile, et appeler le vrai talent à se dégager, à se fortifier, en élargissant ses voies, en étendant son horizon». Et parmi les «défaillances» du poète, léditeur pointe immédiatement le cinquième quatrain de «Au Lecteur» («Ainsi quun débauché pauvre qui baise et mange / Le sein martyrisé dune antique catin, / Nous volons au passage un plaisir clandestin / Que nous pressons bien fort comme une vieille orange»), apparemment de mauvais goût, selon loptique pudibonde de lépoque, lui substituant quatre lignes de points. Cette prudence nempêchera pas un distingué critique du Figaro de déclarer que Baudelaire, en tant que poète «ne sera plus cité désormais que parmi les fruits secs de la poésie contemporaine», concluant avec emphase: «Et cest cette poésie scrofuleuse, écoeurante, que la Revue des Deux Mondes nous offre [...]! Ah, vous nous la donnez belle, M. Buloz [François Buloz (1803-1877), directeur de la Revue depuis 1831]!» (Cité par Auriane de Viry).Baudelaire, en revanche, fut très touché par lamitié que Buloz lui avait témoignée en publiant ses poèmes. Le 13 juin 1855, il lui écrivit: «Navez-vous pas publié des morceaux de moi qui auraient fait reculer dautres recueils, et même ne mavez-vous pas depuis lors je lai appris récemment fort convenablement défendu? Quoique je men sente fort digne, je devais vous en remercier: je vous dirai quelque chose de mieux: je my attendais.» (Cité par Pierre Clarac). Très bon
1855 Paris, Bureau de la Revue des Deux Mondes, du 15 mai au 15 juin 1855. Un volume in-8° (165 x 245 mm) de 673 pages, numérotées 665-1336. Reliure de l'époque en demi-veau rouge, dos à nerfs orné. Première charnière intérieure rompue, sinon reliure et bloc de texte irréprochables.
CELEBRE EDITION PREORIGINALE de dix-huit des poèmes des Fleurs du Mal, qui paraîtront en recueil chez Auguste Poulet-Malassis (1825-1878) en 1857 et dont le titre définitif apparaît ici pour la première fois. En fait, trois de ces pièces: III. Le Tonneau de la Haine, XI. La Cloche [qui deviendra: La Cloche Fêlée] et XIV. Le Spleen (qui deviendra: De Profundis Clamavi), avaient en tout cas déjà été publiées avec dautres dans le «Messager de lAssemblée» du 9 avril 1851, sous le titre général: «Les Limbes». Les quinze autres pièces étaient alors encore inédites: I. Au Lecteur, II. Réversibilité, IV. La Confession, V. LAube spirituelle, VI. La Volupté (qui deviendra La Destruction), VII. Voyage à Cythère, VIII. A la Belle aux Cheveux dOr (qui deviendra LIrréparable), IX. LInvitation au Voyage, X. Moesta et Errabunda, XII. LEnnemi, XIII. La Vie Antérieure, XV. Remords Posthume, XVI. Le Guignon, XVII. La Béatrice (qui deviendra Le Vampire), XVIII. LAmour et le Crâne.On remarquera la présentation pour le moins prudente de léditeur(page 1079) : «En publiant les vers quon va lire, nous croyons montrer une fois de plus combien lesprit qui nous anime est favorable aux essais, aux tentatives dans les sens les plus divers. Ce qui nous paraît ici mériter lintérêt, cest lexpression vive et curieuse même dans sa violence de quelques défaillances, de quelques douleurs morales que, sans les partager ni les discuter, on doit tenir à connaître comme un des signes de notre temps. Il nous semble dailleurs quil est des cas où la publicité nest pas seulement un encouragement, où elle peut avoir linfluence dun conseil utile, et appeler le vrai talent à se dégager, à se fortifier, en élargissant ses voies, en étendant son horizon». Et parmi les «défaillances» du poète, léditeur pointe immédiatement le cinquième quatrain de «Au Lecteur» («Ainsi quun débauché pauvre qui baise et mange / Le sein martyrisé dune antique catin, / Nous volons au passage un plaisir clandestin / Que nous pressons bien fort comme une vieille orange»), apparemment de mauvais goût, selon loptique pudibonde de lépoque, lui substituant quatre lignes de points. Cette prudence nempêchera pas un distingué critique du Figaro de déclarer que Baudelaire, en tant que poète «ne sera plus cité désormais que parmi les fruits secs de la poésie contemporaine», concluant avec emphase: «Et cest cette poésie scrofuleuse, écoeurante, que la Revue des Deux Mondes nous offre [...]! Ah, vous nous la donnez belle, M. Buloz [François Buloz (1803-1877), directeur de la Revue depuis 1831]!» (Cité par Auriane de Viry).Baudelaire, en revanche, fut très touché par lamitié que Buloz lui avait témoignée en publiant ses poèmes. Le 13 juin 1855, il lui écrivit: «Navez-vous pas publié des morceaux de moi qui auraient fait reculer dautres recueils, et même ne mavez-vous pas depuis lors je lai appris récemment fort convenablement défendu? Quoique je men sente fort digne, je devais vous en remercier: je vous dirai quelque chose de mieux: je my attendais.» (Cité par Pierre Clarac). Très bon
Seconde période - Tome cent troisième - XLIIIe année - 15 janvier 1873 - 2e livraison - Paris. Bureau de La Revue des Deux Mondes - grand in-8 broché - 240 pages
Bon état - Petites déchirures au bas du dos - Partiellement massicoté
Seconde période - Tome vingt-huitième - XXXe année - 15 juillet 1860 - 2e livraison - Paris. Bureau de La Revue des Deux Mondes - grand in-8 broché - 240 pages
Bon état - Petites déchirures au bas et sur le haut du dos
Seconde période - Tome Quarante-Neuvième - XXXIVe année - 15 Février 1864 - 4ème livraison - Paris. Bureau de La Revue des Deux Mondes - grand in-8 broché - 240 pages
Bon état - Petites déchirures au bas du dos - Non massicoté -