Un ouvrage de 261 pages, format 145 x 210 mm, relié toile sous jaquette couleurs, publié en 1980, bon état
Reference : LFA-126745463
Préface d'Adolf Muschg
Lettre de France, L'Art de Vivre à la Française
M. Olivier Auriol de Bussy
04 74 33 45 19
Vente par correspondance, lors de salons à l'extérieur ou au Château de Vallin lors de manifestations culturelles. Nous vous accueillerons notamment les 19, 20 et 21 juin 2026 (de 10 h à 18 h) à l'occasion de notre Foire aux Livres estivale, exposition-vente de plusieurs milliers d'ouvrages (sans oublier la Grande Braderie de livres à 1 €), organisée au Château de Vallin, demeure historique des XIVe et XVIIIe siècles, située à Saint Victor de Cessieu, proche de La Tour du Pin, en Isère. (entrée libre).
Précieux exemplaire dédicacé par l’auteur à sa cousine la comtesse de Clérembaut revêtu d’une fine et élégante reliure romantique. Paris, Urbain Canel, 1826. 2 tomes en 2 volumes in-8 de : I/ (1) f.bl., (2) ff., 411 pp., (1) p.; II/ (2) ff., 491 pp., (1) p. Reliés en plein veau glacé, filet doré et diverses roulettes à froid encadrant les plats, large motif décoratif frappé à froid au centre des plats, dos à nerfs finement ornés, coupes décorées, tranches dorées, rares rousseurs. Reliure de l’époque. 202 x 125 mm.
Edition originale de cet «ouvrage extrêmement rare» d’Alfred de Vigny, le «premier roman historique français». (Carteret, II, p. 452). Vicaire, VII, 1053; Clouzot, p. 274. « Peu commun» souligne Clouzot. Cinq-Mars, publié en 1826, fut considéré comme le premier grand roman historique français. Vigny place les hommes illustres au premier plan, procédé qui contribue à créer un genre hybride entre le roman et l'histoire, mais aussi à créer un décalage entre le fait historique et l'action. Cinq-Mars cristallise l'épineux problème du rapport entre histoire et fiction. Vigny défend l'idée d'un récit qui « perfectionne l'évènement pour lui donner une grande signification morale ». Répondant aux critiques qui lui reprochent ses écarts d'imagination et de poésie, il affirme que la liberté qu'il prend avec l'histoire est « la liberté que les Anciens portaient dans l'histoire même », car «à leurs yeux l'histoire était aussi une œuvre d'art ». L'action du roman se situe au début du XVIIe siècle et a pour cadre la cour du roi Louis XIII. Il relate l'histoire du marquis de Cinq-Mars qui, homme de bravoure et de fermeté, sut gagner l'estime du roi en organisant un mouvement d'opposition au cardinal de Richelieu. Cependant, des manipulations, des complots, des trahisons diverses amenèrent finalement le roi à abandonner son champion et permirent à Richelieu de triompher. En choisissant cet épisode historique et en magnifiant le personnage de Cinq-Mars, Vigny prenait délibérément partie en faveur d'une aristocratie restée fidèle à l'idéal chevaleresque. Cinq Mars, favori du roi, y incarne l’ancienne noblesse sacrifiée par Richelieu à la monarchie absolue et unitaire. En faisant revivre cette authentique conjuration ourdie en 1639, Vigny réalise un désir d’enfant : «Apres avoir lu les ‘Mémoires’ du Cardinal de Retz, il me vint dans l’esprit d’écrire une Histoire de la Fronde. J’avais quatorze ans… Il me sembla depuis acquitter une véritable dette d’amitié lorsque j’écrivis ‘Cinq-Mars’.. et en 1824 à Oloron dans les Pyrénées, je composai entièrement et écrivis sur une feuille de papier le plan entier de ‘Cinq-Mars’. Il n’y a pas de livre que j’ai plus longtemps et plus sérieusement médité… Ce ne fut qu’n 1826 que je me mis à écrire le livre d’un bout à l’autre, et, comme on dit, d’une seule encre». (Vigny, Journal d’un poète, mai 1837). L’éclatant succès littéraire de «Cinq-Mars» allait museler les critiques qui qualifiaient l’écrivain d’amateur et permettre à celui-ci de s’imposer au public français. Hugo écrivit dans la Quotidienne du 30 juillet 1826 un article élogieux sur le présent roman : « Admirable ! La foule le lira comme un roman, le poète comme un drame, l'homme d'État comme une histoire!» Précieux exemplaire offert par l’auteur sa cousine, la comtesse de Clérembaut, portant cet envoi signé sur le faux-titre: «A Madame la Comtesse de Clérembaut. Témoignage d’attachement. Alfred de Vigny». La comtesse de Clérembaut est la femme du Colonel comte de C., le cousin de Vigny. Vigny et la comtesse étaient très proches et entretenaient une correspondance épistolaire régulière. Bel exemplaire de cette édition originale d’une grande rareté, d’une émouvante provenance, revêtu d’une fine et élégante reliure romantique. Les exemplaires en reliure de l’époque sont de toute rareté. D’après nos recherches, seules 3 Institutions publiques françaises possèderaient cette rare originale : B.n.F., Bibliothèque de Lille et Bibliothèque Sainte-Geneviève de Paris. Le dernier exemplaire répertorié sur le marché international, l’exemplaire Hayoit, pourtant en reliure très postérieure, fut vendu il y a 22 ans 5000 € (Paris, Sotheby’s, vente Hayoit du 29 juin 2001, lot 330).
BOUQUET, Simon / RONSARD, Pierre de / DORAT, Jean / PASQUIER, Étienne.
Reference : LCS-18448
Il renferme des poèmes de Ronsard, Baïf, Jamyn, Dorat et Pasquier en édition originale. Paris, Denis du Pré pour Olivier Codoré, 1572. 54 ff. dont 8 planches à pleine page, 1 planche hors texte à pleine page et 1 planche dépliante hors texte. C’est l’ordre et forme qui a este tenu au sacre & couronnement de tres-haute, tres-excellente, & très-puissante princesse Madame Elizabet d’Autriche Roine de France: faict en l’Eglise de l’Abbaie sainct Denis en France le vingt cinquiesme iour de Mars, 1571. A Paris, de l’imprimerie de Denis du Pré, pour Olivier Codoré, 1571. Avec privilège du roy. 10 ff. Entrée de la Reine. 26 ff., (1) f., (1) f.bl., 6 planches. Soit 3 parties en 1 volume in-4. Veau fauve, double filet or encadrant les plats avec armes au centre, dos à nerfs orné. Reliure début XVIIe siècle.
Édition originale et tout premier tirage de l’un des plus beaux livres de fêtes français de la Renaissance. Mortimer, French, 205; Rothschild, IV, 501-503; Tchemerzine, III, 747; Firmin Didot, Histoire de la gravure sur bois, p. 187; Vinet. Bibliographie des Beaux-Arts, n° 44; Fairfax-Murray, French, 152; Brun, Le livre français illustré de la Renaissance, 181. Premier tirage (bandeau du f. 12 recto, dévoré et non vouloir dévorer au verso, I 3 mq. B de Bouquet mais signature L corrigée en I en cours de tirage, M2) Cette entrée cérémoniale de Charles IX à Paris en mars 1571 intervenait après la paix de Saint-Germain d’Août 1570 et la fin de la guerre civile. Le mariage du Roi avec Élisabeth d'Autriche réaffirmait le désir de tolérance religieuse apaisant les conflits entre catholiques et protestants pour lesquels la liberté de culte était reconnue. Le Roi entra sans sa ville de Paris le 6 mars mais, souffrante, la reine ne put l'accompagner. Elle fit son entrée à Paris le 29 mars après avoir été couronnée à l'abbaye de Saint Denis le 25 mars. Pour l'entrée de Charles furent érigées des arches monumentales ornées de statues allégoriques. Ces arches furent reprises pour l'entrée de la Reine, mais ornées de statues différentes, plus appropriées et plus féminines. Simon Bouquet, magistrat parisien, fut chargé par ses collègues de l'Hôtel de ville de Paris de l'ordonnancement entier de la fête et de la confection des décors. Il en confia la mise en scène et le thème à Pierre de Ronsard et Jean Dorat qui firent appel aux artistes de la première école de Fontainebleau; Germain Pilon pour les sculptures, le conte pour les travaux de charpente et Nicolo Dell’Abbate et Pierre d’Angers pour les perspectives et les peintures. Le thème central était évidemment consacré à la paix et au mariage de la France et de la Germanie, Élisabeth d'Autriche étant la fille de l'empereur Maximilien. Le texte fut rédigé par Simon Bouquet et par les grands poètes français de la Pléiade. Pierre de Ronsard composa ainsi pour cette cérémonie 9 poèmes, signés R pour la plupart dans le Recueil. BI « Comme une fille en toute diligence Voyant un pré émaillé de couleurs Entre dedans et choisissant les fleurs Un beau bouquet pour son sein elle agence…» Antoine de Baïf, Jean Dorat, Amadis Jamyn, Guy de Faur de Pibrac et Etienne Pasquier rivalisèrent également pour célébrer poétiquement cet évènement. L’iconographie de cet ouvrage remarquable comprend 16 grandes estampes à pleine page, 10 pour l’Entrée du roi dont une dépliante, 6 (répétition partielle des précédents complétée par de nouveaux bois) pour celle de la Reine Élisabeth d’Autriche, gravées sur bois sous la direction d’Olivier Codoré, « tailleur et graveur en pierres précieuses ». Il s'agit, suivant Manette, du nom abrégé de Coldoré, surnom donné à Fontenay, futur valet de chambre et graveur en pierres fines de Henri IV, en raison des nombreux colliers d'or qu'il portait. Firmin Didot suggère que les bois ont été réalisés sur les dessins de Jean Cousin. Ces planches fort belles illustrant les arcs de triomphe éphémères dressés à la Porte Saint Denis, à la porte au Peintre, au bout-du Pont Notre-Dame, les fontaines et les statues érigées pour cette grande circonstance, évoquent la facture des illustrations de l'entrée à Paris de Henri II en 1549. L’illustration présente en outre l’intérêt d’être, elle-même, «à transformations». L’ouvrage présente en outre un très beau colophon en calligramme en forme de hanap couvert. Exemplaire remarquable relié pour Louis-Alphonse du Plessis de Richelieu (1582-1653), frère de Richelieu, Archevêque d’Aix puis de Lyon, avec ses armes argentées sur les plats. Les exemplaires en reliure ancienne sont extrêmement rares, la plupart ayant été reliés à nouveau – et lavés par la même occasion – à la fin du XIXe siècle. Mortimer décrit un exemplaire avec la 4ème partie (9 pp., sans illustration) mais indique «the work was also issued without the 9 leaves of Pasquier verses at the end». Parmi les exemplaires en trois parties: Fairfax-Murray, Ruggieri… Cela s’explique par le contexte politique. En effet, le texte de Pasquier fait l'apologie de la Paix de Saint-Germain (août 1570) voulue par Charles IX. Signée avec l’Amiral de Coligny, elle accordait d’importantes libertés aux protestants, prônait la tolérance et l'égalité de traitement entre tous les sujets, quelle que soit leur religion. Après la St Barthelemy et l'assassinat de Coligny (août 1572), cette apologie de Charles IX pacificateur pouvait difficilement subsister. Superbe exemplaire, plus grand de marges que l’exemplaire H. P. Kraus et Friedlander en reliure ancienne non armoriée adjugé 38 300 € (23 avril 2001).
Paris, Editions André, s.d. (vers 1930). Grand in-4 en ff. libres, (28) pp., titre illustré et (12) lithographies en 2 couleurs, sous portefeuille illustré, non coupé (petits défauts au portfolio).
Tirage limité à 266 exemplaires, ici un des 154 sur papier Japon Muller, numérotés et signés par l'artiste. ENVOI autographe signé de Lechantre à André Warnod, "dont la plume et le crayon m'ont fait aimer Paris avant de le connaître". * Voir photographie(s) / See picture(s). * Membre du SLAM et de la LILA / ILAB Member. La librairie est ouverte du lundi au vendredi de 14h à 19h. Merci de nous prévenir avant de passer,certains de nos livres étant entreposés dans une réserve.
[L'Art et les Artistes] - DAYOT, Armand ; Collectif ; RITTER, William ; MOUREY, Gabriel ; VAILLAT, Léandre ; etc..
Reference : 61737
(1905)
18 vol. in-4 reliure uniforme de l'époque demi-chagrin à coins brun, dos à 5 nerfs, rappel des titres complet : L'Art et les Artistes. Revue d'art ancien et moderne [ Ensemble des 18 premiers tomes : d'Avril 1905 à Mars 1914 - Sauf Septembre 1905 ] Tome 1 : [ Avril - Août 1905 ] (avec les suppléments illustrés) ; Tome 2 : Octobre 1905 - Mars 1906 (avec les suppléments illustrés) ; Tome 3 : Avril - Septembre 1906 (avec les suppléments illustrés) ; Tome 4 : Octobre 1906 - Mars 1907 (avec les suppléments illustrés) ; Tome 5 : Avril - Septembre 1907 ; Tome 6 : Octobre 1907 - Mars 1908 ; Tome 7 : Avril - Septembre 1908 ; Tome 8 : Octobre 1908 - Mars 1909 ; Tome 9 : Avril - Septembre 1909 ; Tome 10 : Octobre 1909 - Mars 1910 ; Tome 11 : Avril - Septembre 1910 ; Tome 12 : Octobre 1910 - Mars 1911 ; Tome 13 : Avril - Septembre 1911 ; Tome 14 : Octobre 1911 - Mars 1912 (avec numéro spécial : Artistes animaliers. Barye peintre) ; Tome 15 : Avril - Septembre 1912 (avec numéro spécial : Artistes animaliers. Barye peintre) ; Tome 16 : Octobre 1912 - Mars 1913 (avec numéro spécial : Artistes animaliers. Barye peintre) ; Tome 17 : Avril - Septembre 1913 (avec article sur Mathurin Méheut) ; Tome 18 : Octobre 1913 - Mars 1914 (avec numéro spécial : La Peinture en Orient et en Extrême-Orient)
Impressionnante tête de série réunissant les 18 premiers tomes de l'importante revue artistique fondée par Armand Dayot, "L'Art et les Artistes", quasiment complète des suppléments et numéros spéciaux, à la seule exception du numéro et du supplément de septembre 1905. La richesse de ses illustrations (avec de nombreuses eaux-fortes originales et quelques illustrations en couleurs) et la compétence de ses nombreux collaborateurs et artistes font de cette revue une source importante pour l'histoire de l'art. Bon ensemble en reliure uniforme (lég. traces d'humidité en mors en dos, rares rouss., une curieuse aquarelle en découpage montée sur onglet p. 144 du tome 15, sans faux-titre ni titre au premier tome, sans numéro ni supplément de septembre 1905, bon exemplaire par ailleurs, ex-libris héraldique "Bibliothèque du Château de Montaren"), peu commun.
L’exemplaire porte sur chacune le faux-titre le cachet de la bibliothèque personnelle de l’empereur Tsarkoe Selo. Paris, 1762. In-12 de 4 ff. et 302 pp. Pleine chevrette rouge roulette dorée autour des plats, chiffre de l’Empereur Paul Ier de Russie frappé or au centre, dos à nerfs orné, pièce de titre et de tomaison en maroquin vert et bleu, filet or sur les coupes, tranches dorées. Reliure de l’époque. 136 x 82 mm.
L’ordonnance du Roy Louis XV concernant le service des Places. Superbe exemplaire relié à l’époque en chevrette rouge au chiffre de Paul Ier de Russie (1754- assassiné le 23 mars 1801). Paul Ier de Russie appartient à la première branche de la Maison d’Oldenbourg-Romanov (Holstein-Gottorp-Romanov) issue de la première branche de la Maison de Holstein-Gottorp, elle-même issue de la première branche de la Maison d'Oldenbourg. Il est l’ascendant de l’actuel chef de la Maison impériale de Russie, le grand-duc Nicolas Romanovitch et du prince Georgui de Russie. Catherine II, consciente de l’incapacité de son fils à gouverner préparait sa succession en faveur de son petit-fils Alexandre mais elle meurt d’une crise cardiaque et Paul, méfiant, fait brûler tous les documents concernant la succession de sa mère. Paul est animé d'une profonde rancune envers sa mère, ses favoris, ses conseillers et tout ce qu'elle admirait. Anéantir l'œuvre de la Grande Catherine et anéantir ses décisions est une constante de son court règne de cinq ans et sa politique est le contre-pied de cette dernière : Il modifie la loi de succession au trône lors de son couronnement de 1797 : la primogéniture mâle remplace le libre choix du monarque régnant tel que l'avait prévu Pierre le Grand en 1722. La succession au trône de Russie est déterminée par une règle fixe et précise qui prévaudra jusqu'à la chute de la monarchie en 1917. Il fait sortir de prison des écrivains et des intellectuels exilés par sa mère et autorise leur retour en Russie. Radichtchev est autorisé à rentrer de son exil sibérien, mais maintenu en résidence surveillée, et Nikolaï Novikov libéré de la prison de Schlüsselburg, tout en étant maintenu en résidence surveillée, ainsi que des dirigeants de la révolte polonaise de 1795 dont Tadeusz Kosciuszko. Il manifeste le souci de défendre l'autocratie, mais n'entend laisser que peu de libertés à la noblesse. C'est en ce sens que sont promulgués 2 000 actes rétablissant par exemple les châtiments corporels pour les nobles et les rappelant au service actif dans l'armée. Il s'appuie parallèlement de plus en plus sur la bureaucratie pour des tâches d'administration locale et générale de préférence à la noblesse. Dans le même temps, il prend quelques mesures pour adoucir le sort des serfs : les corvées sont limitées à trois jours par semaine et interdites les dimanches et fêtes. Les paysans ne peuvent plus être vendus aux enchères. Ces lois ne sont pas appliquées et peut-être ne pouvaient-elles pas l'être, mais elles constituent un tournant dans l'attitude du gouvernement russe face au servage : dorénavant, la limitation et, à terme, l'abolition du servage vont devenir des solutions envisagées par l'État. L’exemplaire porte sur chacune le faux-titre le cachet de la bibliothèque personnelle de l’empereur Tsarkoe Selo.