Un ouvrage de 112 pages, format 245 x 175 mm, illustré, relié cartonnage couleurs, publié en 2002, Editions Déclics, collection "Tranches de Vie", bon état
Reference : LFA-126735931
Les plus beaux sites de Lyon
Lettre de France, L'Art de Vivre à la Française
M. Olivier Auriol de Bussy
04 74 33 45 19
Vente par correspondance, lors de salons à l'extérieur ou au Château de Vallin lors de manifestations culturelles. Nous vous accueillerons notamment les 19, 20 et 21 juin 2026 (de 10 h à 18 h) à l'occasion de notre Foire aux Livres estivale, exposition-vente de plusieurs milliers d'ouvrages (sans oublier la Grande Braderie de livres à 1 €), organisée au Château de Vallin, demeure historique des XIVe et XVIIIe siècles, située à Saint Victor de Cessieu, proche de La Tour du Pin, en Isère. (entrée libre).
Œuvre de Pierre Matthieu, historiographe du «bon roi Henri». A Lyon, De l’Imprimerie de Pierre Michel. Avec privilège. 4 septembre 1595. In-4 de (4) ff. titre compris, 104 pages, 1 portrait à pleine page et 1 grande planche double. Maroquin caramel, triple filet doré, chiffre répété en semé sur les pats, dos orné du chiffre répété, doublure et gardes de moire chocolat (Honegger). 258 x 187 mm.
Edition originale rarissime de l’un des plus beaux et intéressants livres consacrés au roi henry IV dont un seul autre exemplaire est apparu sur le marché public national et international depuis cinquante ans. Pierre Berès cataloguait 10000 € en 1995, il y a 29 ans, un exemplaire lavé, médiocre, relié en demi-velin à coins moderne. Brun, p. 181; Vinet, n°479; Diane Barbier-Mueller, Inventaire…, n°512. «Livre très rare» mentionne Ruggieri, n°327. Un seul exemplaire serait répertorié en Grande Bretagne: British Library et trois aux U.S.A: New York Public Library, Michigan State Univ. et Walters Art Museum. Parmi ces quatre exemplaires plusieurs sont incomplets de la superbe grande planche dépliante imprimée en 1595 présente à l’état neuf dans notre exemplaire. Le 27 février 1594 l’onction sacrée et le couronnement à Chartres faisaient vraiment d’Henri IV le roi de France et le «Très chrestien». Le 22 mars le gouverneur Brissac et le prévôt des marchands ouvraient les portes de Paris aux troupes royales. La ville était ainsi prise sans coup férir et presque sans combat. En quelques mois toutes les villes du royaume allaient suivre l’exemple de la capitale. La paix définitive serait signée à Vervins le 2 mai 1598. Dans ce contexte encore troublé les entrées triomphantes de Henri IV dans les grandes villes de son royaume revêtaient un éclat tout particulier et notamment l’entrée du Monarque dans la ville de Lyon, le 4 septembre 1595. Célébrée au lendemain de la signature de l’«Edit deNantes» et de la paix de Vervins, l’Entrée de Henry IV dans la ville de Lyon fut l’objet de fastes inusités. Le roi arrive en bateau à Veise où se forma le somptueux cortège qui s’élança vers Lyon en traversant de multiples arches décorées de statues, colonnes et pyramides. La plupart sont représentées sur la grande planche dépliante non signée mais vraisemblablement dessinée par un artiste italien. L’auteur, Pierre Matthieu, embrassa avec ardeur le parti de la ligue, et se signala par son attaque pour les Guises. Cependant la ville de Lyon s’étant soumise en 1593 à l’autorité royale, il fut l’un des députés envoyés à paris pour présenter au roi l’hommage de la fidélité des habitants. Dès ce moment, Matthieu devint l’un des partisans les plus zélés d’ Henri IV; et il se chargea de diriger toutes les fêtes qui eurent lieu à Lyon, lorsque ce prince visita cette ville en 1595. Le roi lui témoigna particulièrement sa satisfaction des soins qu’il avait pris, et lui accorda un privilège pour l’impression de ses ouvrages. Matthieu ne tarda pas à se rendre à Paris, où, sur la recommandation du président Jeannin, Henri IV l’appela pour le charger d’écrire son histoire. Le roi, dans ses loisirs, entretenait lui-même Matthieu des particularités de son règne: assuré de l’amour et du respect de la postérité, il invitait surtout son historien à s’exprimer avec une entière franchise, à ne se permettre aucune réticence. «Il faut, disait-il, des ombres dans un tableau pour en rehausser les vives couleurs. Si l’on ne parlait de l’un, on ferait doute de l’autre: la flatterie rendrait la vérité suspecte.» Matthieu remplaça Duhaillan dans les fonctions d’historiographe, dont il avait déjà le titre. Après la mort de Henri, il fut également attaché à Louis XIII, qui lui témoigna les mêmes bontés que son père. Le volume est orné d’un beau portrait du roi Henri IV dessiné le 13 décembre 1593 et gravé au burin pour cette édition en 1595. Le texte, fort intéressant, révèle le faste de la cérémonie. «Dès la pointe de ce jour, l’un des plus doux & plus beaux de l’année, les rues furent tapissées, le pavé couvert de sable. Monsieur Laurans Conservateur des Privilèges des foires de Lyon, qui à son tour était entré pour ce mois en la charge de sergent Major, fit armer & conduire les compagnies des trente & six quartiers de la ville aux faubourgs de Veise au lieu où il les devait mettre en ordre, pour marcher devant le Roy. Monsieur Sève Capitaine de la jeunesse de Lyon fit sonner ses trompettes pour monter à cheval. Tous les corps de tous les ordres de la ville se preparerent pour marcher en leur rang. Sur les huit heures du matin après la Messe, le Roy entra au bateau pour monter sur la rivière jusques à la Clare où était le Theatre des premieres cérémonies. Ce bateau était d’une belle & riche structure, à douze rames, le couvert au dehors peinturé en écailles d’argent, le dedans de damas incarnat & blanc, avec les rideaux de même étoffe: à la poupe sur le gouvernail était un Lyon de bronze doré. Le Roy apres son diner se fit voir en son trône royal eslevé sur un échafaud de septante pied de longeur & trente de largeur, dont le dessus était couvert de taffetas vert, le parterre de tapisserie, les barrières d’autour de tapis, avec deux escaliers afin que ceux qui se presenteraient à sa Majesté puissent monter & descendre sans désordre. A la droite du dais & siège du Roy y avait une grande table d’attente en ovale, environnée de festons de lierre & or clinquant. Le Roy était vêtu de toile d’argent enrichie de perles & broderies monté sur un cheval blanc & harnaché de blanc, environné des Gentils-Hommes de la garde de son corps, avec les hallebardes & hocquetons blancs, faicts d’orfèvrerie. Sa Majesté était suivie par monseigneur le Duc de Guise, monsieur le Maréchal de Brissac, & plusieurs autres grands seigneurs. Comme on marchait en cet ordre, S.M. arriva à la porte du faubourg de Veyse, laquelle était revêtue d’un avant-portail à la rustique, qui soutenait une longue voute de verdure, au fond de laquelle paraissait un Saturne couché sur une gerbe d’or, ombragé d’un Chêne, dont la chevelure était frisée de toutes sortes de fruits, tenant en main une corne d’Amalthee qu’il presentait à un Lyon, au milieu d’un beau & riant paysage. Le Roy passant outre arriva à la porte neuve du Pont-levis où Messieurs les Echevins l’attendaient pour lui présenter les clefs de la ville. On lui présenta aussi le Poile de drap d’or, enrichi de fleurs de Lys, armes, chiffres & devises de sa Majesté, faites en broderie. Comme le Roy approcha de la principale porte de la ville qui est à pierre fize toutes les cloches commencèrent à sonner, & l’artillerie à canonner, avec un tel bruit que quand l’air eut été en tonnerres & éclairs il se fut rasséréné, & Jupiter n’eut sceu faire ouyr son foudre. Devant cette porte fut élevé un grand arc, d’une belle & ingénieuse architecture, haut de cinquante pieds, large de vingt & deux, ses statues & figures de bronze, ses colonnes & pilastres ceints de marbre blanc, revêtu des admirables effets de la gloire & vaillance du Roy. Le premier ordre était Dorique ayant à chaque côté de l’Arcade deux colonnes cannelées, liées d’un laurier de bronze, sur un piédestal, …» Belle illustration comprenant une planche double à l’eau forte, non signée, qui rappelle un peu le style de celles du recueil de Tortorel et Périssin; elle représente les méandres du cortège passant sous les cinq grands arcs de triomphe érigés dans la ville, au bord de la Saône, au milieu d’obélisques, de colonnes et de statues allégoriques; les personnages, à pied ou à cheval, portant armes, drapeaux et emblèmes, suivent le roi, à cheval, sous un dais. Précieux volume, lavé comme les exemplaires Berès et Sourget avec un ex-libris gravé portant les initiales PR et la devise Notre-Dame protège la France et la lignée de nos rois, indéterminé et l’ex-libris Jean-Paul Barbier-Mueller. Deux feuillets liminaires intervertis et marge blanche du dernier cahier N légèrement plus courte.
«Le premier livre de cuisine imprimé des temps modernes.» (G. Oberlé). (1528). (4) ff: page de titre imprimée en rouge et noir dans un encadrement, table, cxi ff., (1) f. de marque d’Antoine du Ry; impression en caractères gothiques sur deux colonnes, nombreuses lettrines décorées de motifs végétaux ou historiées. Peau de truie ivoire sur ais de bois, dos à nerfs, pièce de titre en maroquin brun, tranches mouchetées. Reliure ancienne. 238 x 167 mm.
Superbe exemplaire de la plus rare édition de Platine imprimée au XVIe siècle. «Edition que nous n’avons pas vue» mentionne Vicaire (col. 694). L’exemplaire cité et décrit de la bibliothèque de l’Arsenal de Toulouse est incomplet de la remarquable page de titre en rouge et noir. «Nous devons à Platine (1421-1481) le plus important traité de cuisine du XVe siècle.» (G.Oberlé). Le livre de Platine connaîtra une diffusion internationale et sera traduit en plusieurs langues. Grâce à cela, il va renouveler la cuisine européenne, en l'italianisant. Le souci primordial qui doit guider, selon lui, les cuisiniers est de distribuer de la joie, de la santé et du bien-être. Il se réclame d'Épicure, de Columelle et d'Apicius. Au XVème siècle, si le succès de certains manuscrits culinaires médiévaux est indéniable, c'est avec l'invention de l'imprimerie que les recettes de cuisine sont diffusées à plus grande échelle en Italie, en Allemagne et en France. Le premier livre de cuisine à bénéficier de cette technologie est De honesta voluptate et voletudine de Platine de Crémone dit « Il Platina », pseudonyme de Bartolomeo Sacchi (1421-1481). Rédigé en latin et imprimé à Rome en 1473, ce traité de gastronomie très original mêle souvenirs littéraires de l'Antiquité, recettes de cuisine et médecine médiévale. Plus qu'un livre de cuisine, De honesta voluptate et valetudine servira de "manuel de bien vivre" dans l'Europe humaniste du XVIèmesiècle. Platine est né à Piàdena, région de Crémone, en Italie en 1421. Après une courte carrière militaire et des études de lettres, il se rend à Florence où il devient précepteur chez les Médicis et se lie avec les humanistes de la ville. En 1461, il s’installe à Rome où il est secrétaire du Cardinal Francesco Gonzague, puis abréviateur des papes Pie II et Paul II. En 1475 il est nommé à la tête de la Bibliothèque du Vatican nouvellement créée. Il écrit alors le Liber de vita Christi ac pontificum omnium et Historia urbis Mantuae. Mais son œuvre majeure est le De honesta voluptate et valetudine, rédigé avant 1467 et dont il confie l’impression, en 1473, à Ulrich Han (1425-147.), l’un des tous premiers imprimeurs de Rome. Publié sans nom d’auteur, l’ouvrage rencontre sans doute un certain succès puisqu’une nouvelle édition paraît en 1475 à Venise (chez Laurentius de Aquila & Sibyllinus Umber) avec, cette fois-ci, la mention de l’auteur. Une vingtaine d’éditions se succèdent ensuite jusqu’au milieu du 16ème siècle à Venise, Bologne, Cologne, Bâle et Strasbourg. Mais c’est en France que l’ouvrage connut sa plus large diffusion grâce à la traduction de Didier Christol (14..-15..), prieur de Saint-Maurice près de Montpellier, qui augmenta le texte de nombreux commentaires. La première édition française de 1505 fut imprimée à Lyon. Une seconde édition lyonnaise, celle-ci, la plus rare de toutes, paraîtra le 4 juin 1528. Le titre de l’ouvrage annonce les thèmes abordés : le plaisir de la table (voluptate) et la bonne santé (valetudine), sans tomber dans les excès (honesta). Dans son prologue Platine précise : « J’écris à l’intention de tout citoyen qui recherche la bonne santé, la modération et l’élégance de la nourriture plutôt que la débauche, et pense avoir montré à la postérité que les hommes de notre temps avaient assez de talent au moins pour imiter sinon régaler nos ancêtres ». La première partie de l’ouvrage liste les principaux aliments et la meilleure façon de les préparer. La seconde partie contient, quant à elle, près de 200 recettes de plats classés en fonction de leurs vertus médicinales. Platine s’inspire des textes des naturalistes et médecins grecs et latins, Caton, Virgile, Pline ou Dioscoride. Basé sur les enseignements de Galien et la théorie des humeurs, il s’inscrit également dans la tradition de la diététique hippocratique selon laquelle la digestion serait un processus de cuisson chargé de transformer les propriétés des aliments, classés selon quatre types (froid, chaud, humide et sec), qui auront des impacts sur les quatre humeurs et quatre tempéraments humains. Les maladies internes étant dues à l’excès d’une humeur dans le corps, il suffit, pour obtenir la guérison, de l’évacuer ou de la faire disparaitre par un régime approprié. Ainsi, on administrera aux malades souffrant de fièvre des aliments particulièrement froids, telles que les cucurbitacées ou les salades - qui ne sont guère conseillées en temps ordinaire. Le De l’honneste volupté combine habilement la théorie (par l’analyse des qualités de chaque aliment) et la mise en pratique sous forme de recettes de cuisine. Les aliments « froids » pourront être réchauffés par des épices et des condiments dont la force se trouve être tempérée à son tour par des assaisonnements plus doux. Un gibier d’eau naturellement humide et froid, comme l’eau où il vit, sera ainsi asséché si on le rôtit et qu’on l’accompagne d’épices chaudes et sèches. Le De l’honneste volupté est organisé en dix livres. Pouletz au verjust : les pouletz cuyras avec quelque chair sallee, et quant seront demy-cuytz, mettras dedans ton pot des raysins passis levés les grains […] Après, decouperas menuement du persil et de la mente, et pilleras du poyvre et redigeras du saffran en pouldre. Et quant lesdits pouletz seront cuytz, tu mettras tout et infondiras dedans ledit pot […] Cette viande […] pource quest saine grandement et salutaire au corps, nourrist grandement, est de facile concoction, et convient sur tout à l’estomach, au cueur, foye et aux reins et : et aussi réprimist la colere. De la chair sallee ou jambon de porceau : la chair sallee du porceau, entrelardée du gras et du maigre, couperas a belles lesches ou pièces deliee, puis les friras à la poille, non mye grandement ; et cuytes et que soient mises sur ung plat, inspargiras par dessus icelles du vin aigre / sucre / cynamone et persil découpe bien menu. Tartre de cerises ou griotes : les cerises aigres qui sont dictes griotes exossees pilleras au mortier, pillees que soient y adjousteras des roses rouges bien pillees, ung peu de fromaige frais et du vieulx pillez ou gratusez, ung peu de poyvre, aussi peu de gingembre, aulcunement plus de sucre, quattre oeufz bien batus. Et tout mesle ensemble feras cuyre en la poille bien oincte et subscrostee a petit feu, et yssue du feu la surfondras du sucre et eaue rose. Et plus original, l’ours, dont Platine précise toutefois qu’il est préférable de ne pas manger la tête car il “a le cerveau envenimé”… Sa viande est de surcroit difficile à digérer. Les ours “nuysent à la rate & au foye, engendrent mauvaises humeurs… cest une viande fastideuse & visqueuse sur toutes autres chairs…& donnent petit nourrissement”. Les éditions lyonnaises de Platine au 16ème siècle: Depuis 1472 et la création du premier atelier par un marchand Barthélémy Buyer (1433-1485), Lyon n’a cessé d’accueillir de nouveaux imprimeurs. Classée troisième ville d’impression en Europe derrière Venise et Paris, elle attire les gens de lettres et devient un foyer de l’humanisme. En 30 ans, une cinquantaine d’imprimeurs viennent concurrencer Barthélémy Buyer ; la plupart sont allemands, quelques-uns viennent de Venise mais peu sont lyonnais. Si la plupart des œuvres sont écrites en latin et pensées pour des personnes lettrées, une quinzaine d’imprimeurs lyonnais ont imprimé les grands classiques de la littérature culinaire médiévale en langue vulgaire. On dénombre ainsi neuf éditions du Viandier de Taillevent imprimées entre 1534 et 1615, cinq éditions de La fleur de toute cuysine entre 1567 et 1604, deux éditions du Livre de cuysine tres utile et proufitable chez Olivier Arnoullet en 1542 et 1555, une de Pratique de faire toutes confitures chez Benoist Rigaud en 1588, De re cibaria (« Des aliments ») chez Sebastien Honoratum en 1560 et du Thresor de santé chez Antoine Huguetan en 1607. Pour l’œuvre de Platine, on dénombre 5 éditions lyonnaises imprimées entre 1505 à 1571. La première édition en langue vernaculaire de l’ouvrage de Platine, datée de 1505, paraît sous le titre Platine en francoys tresutile & necessaire pour le corps humain qui traicte de hôneste volupte et de toutes viandes et choses que lôme mange… L’ouvrage ici présenté est la seconde édition lyonnaise, la plus rare de toutes. Sorti des presses d’Antoine du Ry (14..-15..) en 1528, il prend le titre de Platine De honeste volupte. La page de titre en rouge et noir est ornée d’un encadrement gravé sur bois. Les caractères sont gothiques (bâtarde française). Au colophon figure : « imprime nouvellement a Lyon par Antoine du Ry, lan mil cinq cens vingt et huit, le IIII jour de juing ». À ses débuts, l’imprimé se situe dans la continuité du manuscrit. Ces deux éditions de l’ouvrage de Platine sont ainsi caractérisées par la présence des lettrines de grand modèle, gravées sur bois, ressemblant aux lettrines des miniaturistes. Les caractères typographiques utilisés pour ces deux éditions sont de la famille des gothiques et du groupe des bâtardes. A la Renaissance, la bâtarde française est essentiellement utilisée pour les ouvrages en langue vernaculaire. Elle est dérivée des cursives gothiques et se caractérise entre autres par des f et des s prolongés en dessous de la ligne que l’on voit distinctement sur ces deux éditions de 1505 et 1528. Caractéristiques de l’édition de 1528: La plus rare et la plus chère des éditions de Platine possédées par Yemeniz: ses éditions de 1480 et 1485 furent adjugées 160 F. Or et 23 F. Or (n° 884 et 883), celle-ci, reliée aussi par Trautz-Bauzonnet, fut adjugée 165 F. Or (n° 886) tandis que «Le Grant Testament de Maistre François Villon» imprimé par Guillaume Nyverd (vers 1518-1520) était adjugé 80 F. Or (n° 1625). Ce volume était adjugé 432818 € le 2 juin 2023. Le plus bel exemplaire répertorié en reliure ancienne depuis un siècle.
Les plus grand exemplaire (hauteur: 177 mm) répertorié sur le marché depuis plusieurs décennies. Lyon, Melchior & Gaspar Trechsel, 1538. Petit in-4 de (52) feuillets, signés A-M4. Plein maroquin brun, fleuron central à froid, dos à nerfs orné, filets or sur les coupes, roulette intérieure, tranches dorées. Reliure signée de Trautz-Bauzonnet, vers 1865. 177 x 123 mm.
«Earliest known edition of this remarkable work with its most fascinating designs of exquisite finish» (Murray). Brunet, III, 254; Brun, Le livre français illustré de la Renaissance, p. 222; Mortimer 284; Murray 247; Massmann S. 8; Minns 213; Holbein-Kat. Basel 1960, nr. 418; Woltmann92-149; Hollstein XIVa, 202, 99; 247 ; Brunschwig, 428; Baudrier, V, 175; Rothschild, I, 15. “Suite de 41 compositions merveilleusement gravées d’après les dessins d’Holbein. Le monogramme HL qui se voit au f. 36 sur le lit de la duchesse est celui de Hans Lützelbürger (planche XX)». Brun. First edition of Holbein's Dance of Death, whose iconographic influence continues to the present day. «Holbein’s contribution to the traditional Dance of Death was a sharpening of the humor and satire and a heightening of the drama, so that the customary procession of figures becomes instead under his hand a series of fully realized scenes» (Mortimer). Erste Druckausgabe von Holbeins Basler Totentanz. «Die Folge besteht aus 51 Bildern, von denen 41 beim Tode Lützelburgers, vor Johannistag 1526, vollendet waren und in der Ausgabe von 1538 erschienen. Melchior Trechsel hatte die Stöcke direkt bei Lützelburger bestellt und am Johannistag 1526 bezogen ; nach Aussage des Vorworts von 1538 getraute man sich nicht, die restlichen Stöcke schneiden zu lassen» (Holbein-Kat.). (Première édition imprimée de la danse macabre bâloise de Holbein. "La suite se compose de 51 images, dont 41 étaient achevées à la mort de Lützelburger, avant la Saint-Jean 1526, et qui ont été publiées dans l'édition de 1538…). Premier tirage, de grande rareté, de cette remarquable et célèbre suite de la danse des morts, imaginée par Holbein et « qui doit » selon les bibliographes « être rangée parmi les plus beaux livres qui aient été publiés ». Cette très précieuse danse des morts comprend 41 estampes gravées par Hanz Lützelburger, sur les dessins de Hans Holbein. Le monogramme H signe la gravure de la Duchesse. En 1536 le génial artiste est choisi comme l'un des peintres de Henri VIII. En 1538 Holbein part pour la Belgique puis visite Lyon. Ce voyage coïncida avec la première publication dans cette ville, par Gaspar et Melchior Trechsel des « Simulacres et Historiées faces de la mort ». Les 41 bois gravés qui ornent le volume avaient été tirés à Bâle dès 1530, mais n'avaient jamais été réunis en recueil. Le collaborateur bâlois de Holbein, Hans Lùtzelburger, exécute ici les gravures d'après les dessins de son maître (voir son monogramme "HL" au f. 36). La première réunion en série de ces images à la fois glaçantes et teintées d'humour confère toute son importance à ce qui allait devenir l'un des livres illustrés les plus célèbres de la Renaissance. Le dernier ouvrage connu d'Holbein fut un dessin daté de 1543, année où le grand artiste fut terrassé par une épidémie de peste. L’iconographie absolument remarquable témoigne du génie d’Holbein, dans l’originalité, l’expression et le réalisme des scènes évoquant les différentes classes de la société, ainsi que dans la finesse extrême du dessin. « The wonderful pictures of its most facinating designs of exquisite finish » furent la source où plusieurs artistes postérieurs puiseront leur inspiration. Chacune des gravures est mise en page sous un extrait de 3 lignes latines de la Bible et est accompagnée d'un quatrain en français. Toutes les classes de la société sont réunies dans cette mise en scène magistrale, au réalisme fascinant. L’ouvrage connut d’ailleurs un tel succès que 12 éditions se succédèrent de 1538 à 1562. La danse macabre d'Holbein 1- La création 22- Le prêtre 2- La tentation 23- Le moine 3- L'expulsion du Paradis 24- La nonne 4- Adam travaillant le sol 25- La vieille dame 5- Os de tous les morts 26- Le médecin 6- Le pape 27- L'astrologue 7- L'empereur 28- L'homme riche 8- Le roi 29- Le marchand 9- Le cardinal 30- Le navigateur 10- L'impératrice 31- Le chevalier 11- La reine 32- Le comte 12- L'évêque 33- Le vieil homme 1 3- Le duc 34- La comtesse 14- L'abbé 35- La noble 15- L'abbesse 36- La duchesse 1 6- Le noble 37- Le vendeur ambulant 17- Le chanoine 38- L'agriculteur 18- Le juge 39- L'enfant 19- L'avocat 40- Le jugement dernier 20- Le sénateur 41- Les armoiries de la Mort 21- Le prédicateur Les quatrains et épître en français sont attribués à Jean de Vauzelles ou Gilles Corrozet. Le plus grand exemplaire (hauteur: 177 mm) répertorié sur le marché depuis plusieurs décennies. Provenance: l'exemplaire provient de la célèbre bibliothèque de l'entrepreneur, philanthrope et bibliophile Charles William Dyson Perrins (1864-1958); Sam Josefowitz, Pully – puis par descendance aux propriétaires actuels.
Lyon, Guguéran, Libraire rue Mercière, 1841-1844, /Lyon, Imprimerie de L. Boitel, / Lyon, Impr. Dumoulin, Ronet et Sibuet / Lyon, Impr. Marle Aîné, 1846/ Lyon IM. de A. Mothon, 1846, Ensemble de textes reliés en 1 volume in-8 de 220x160x25 mm environ, 64-20-1-34-38-20-8-16-7-16 pages, demi maroquin à coins chocolat, dos à nerfs portant titres dorés, gardes marbrées, tranche de tête dorés, cuir souligné d'un filet doré sur les plats. Quelques rousseurs, petits frottements sur les coupes et coins.
Contient : - Séjours de Charles VIII et Loys XII à Lyon sur le Rosne, Publiés par P.M GONON, jouxte la copie des Faicts, Gestes et Victoires des Roys Charles VIII et Loys XII. A Lyon, 1841, 64 pages, avec 5 hors texte (1 planche en noir et en sépia (Conversion du Roy Clovis), 1 planche en noir (Mistere joue en présence de Charles VIII), et la marque de l'imprimeur en noir et en sépia (Guguéran, Libraire rue Mercière), imprimé à 100 exemplaires.- Plant, pourtraict et description de la ville de Lyon, au XVIe siècle par Antoine du Pinet, de nouveau mis en lumière par Gonon, Lyon, Imprimerie de L. Boitel, 1844, 20 pages, 1f., avec 1 plan de Lyon dépliant. - Documents historiques sur la vie et les moeurs de Louise Labé, de nouveau mis en lumière par P.M.G, 1844, 34 pages, 1f.- Discours sur la réduction de la ville de Lyon à l'obéissance de Henry IV par A. du Verdier, nouvelle édition suivie d'une lettre adressée à l'auteur du Discours, d'une Response, et de cinq lettres de Henry IV adressées aux Lyonnois. Publiée par P.M. Gonon. Lyon, Impr. Dumoulin, Ronet et Sibuet, 1843, 38 pages, avec un portrait en frontispice.- Bulle de N.S.P. le Pape Clément XIV portant suppression et extinction de la Société de Jésus, nouvelle édition dédiée au clergé et aux fidèles de l'Eglise Gallicane. Lyon Imprimerie de Marle Aîné, 1845, 20 pages, avec une planche (Médaille de la suppression et extinction des Jésuite).- Récit sommaire des opérations du siège de Lyon en 1793, suivi d'une carte des environs de Commune-Affranchie, ou sont représentés les travaux du siège soutenu par ville rebelle. Lyon, Impr. Marle Aîné, 1846, 8 pages.- Rapport sur le Siège de Lyon, par le Citoyen Doppet, Général en Chef de l'Armée des Alpes, publié sur le Manuscrit original par P.M. Gonon, Lyon IM. de A. Mothon, 1846, 16 pages.- Les citoyennes de Ville-Affranchie aux représentants du peuple à Ville-Affranchie, le jour de l'inauguration du temple de la Raison, décadi frimaire an deux de la République Française, une indivisible et démocratique. Extrait de la Bibliographie historique de la ville de Lyon, pendant la Révolution, Lyon, Imp. Marle, 1846, 7 pages, avec une carte des environs de Commune-Affranchie.- Le peuple de Ville-Affranchie à la Convention Nationale. Extrait de Bibliographie historique de Lyon pendant la Révolution, Lyon, imp. Marle, 1846, 16 pages, avec 2 planches de Médaille commémorative de l'établissement du système métrique et de son usage exclusif, Merci de nous contacter à l'avance si vous souhaitez consulter une référence au sein de notre librairie.
Paris et Lyon, 1818-1820 20 pièces en 3 vol. in-4, demi-veau blond, dos lisses ornés de filets et fleurons dorés (rel. de la fin du XIXe).
Très curieux recueil d'amateur sur la fameuse affaire de la Conspiration de Canuel, sanglant montage du parti ultra pour faire croire à un danger de révolte libérale imminent : l'insurrection des canuts de 1817 avait été considérée comme une vaste manifestation à l'instigation du parti bonapartiste dirigée contre la Couronne. Elle fut réprimée avec un zèle féroce par le gouverneur militaire Canuel, dont la brutalité fut dénoncée alors par le colonel Fabvier.Ce dernier, aide de camp du maréchal Marmont, duc de Raguse, avait été chargé par le gouvernement de faire la lumière sur le complot réel ou supposé. Avec Charrier de Sainneville, lieutenant de police de Lyon, il dénonça à l'opinion publique la conduite tenue par le genéral dans ces circonstances. Canuel leur intenta un procès et, s'il le gagna devant les tribunaux, il le perdit entièrement devant l'opinion publique. La plupart des pièces réunies ici émanent de légitimistes ultra qui expriment évidemment une dénégation obstinée ; elles sont généralement au format in-8 (seules celles du troisième volume se présentent au format in-4), mais les reliures sont toutes in-4, ce qui a pour conséquence une reliure au format identique et donc en en retrait des textes pour les deux premiers volumes.[Premier volume] I. FABVIER (Charles-Nicolas) : Lyon en mil huit cent dix-sept. Paris, Delaunay [Imprimerie de Fain], 1818, 31 pp. - II. FARGUES (Jean-Joseph Méallet de) : La Vérité sur les événemens de Lyon en mil huit cent dix-sept. Réponse au Mémoire de M. le colonel Fabvier, par M. le comte de Fargues, maire de la ville de Lyon, membre de la Chambre des députés. Lyon, Chambet [Imprimerie de Ve Cutty], Paris, Delaunay, 1818, [2] ff. n. ch., 212 pp. Justification de l'attitude du maire de Lyon après les soulèvements de ses faubourgs en juin 1817 due à une situation économique particulièrement difficile. - III. Mémoires, correspondances, pièces et autres documents sur les affaires de Lyon. Seconde partie. Paris, L.-G. Michaud, 1818, xviij pp., 96 pp., un f. n. ch. de table. Quatre parties de ce recueil furent publiées en tout. - IV. CANUEL (Simon) : Réponse à l'écrit intitulé : Lyon en 1817, par le colonel Fabvier (...). Paris, J.-G. Dentu, 1818, [2] ff. n. ch., 57 pp. Maladroite défense du général Canuel (1767-1840), gouverneur de la 19e division militaire à Lyon, dans l'affaire des agents provocateurs de l'insurrection de Lyon et Saint-Etienne. - V. CHABROL DE CLOUZOL (André-Jean-Christophe de) : Sur les événemens de Lyon au mois de juin 1817. Paris, Adrien Égron, 1818, [2] ff. n. ch., 76 pp. Unique édition de cette réponse aux accusations dont l'ancien préfet était l'objet pour son rôle équivoque en 1817. En effet, Chabrol de Clousol ou de Clouzol (1771-1836) avait été nommé préfet du Rhône à la Première Restauration, et il récupéra son poste le 15 juillet 1815 après l'intermède des Cent-Jours pendant lequel il s'était retiré auprès du comte d'Artois. Pendant l'insurrection de 1817, il fut accusé d'avoir, soit naïveté, soit duplicité, encouragé des conspirateurs pour se donner le beau rôle de rétablir l'ordre. Aussi fut-il rappelé le 5 septembre 1817. - VI. DESUTTES (Jean-Jacques-Antoine) : Réponse de M. le chevalier Desuttes, prévôt du département du Rhône, à un écrit intitulé, Lyon en 1817 (...). Lyon, Rusand, 1818, [2] ff. n. ch., 54 pp. - VII. CRIGNON D'OUZOUËR (Anselme) : Parlerai-je encore de Lyon ? Paris, L.-G. Michaud,1818, 12 pp. Anselme Crignon d'Ouzouër (1755-1826) était député ultra du Loiret.[Deuxième volume] VIII. Défense de 1° M. le baron Canuel (...) ; 2° M. le vicomte de Chappedelaine (...) ; 3° M. le comte de Rieux-Songy (...) ; 4° M. Désiré de Romilly (...) ; 5° et M. J.-B. de Joannis (...), aux attaques extrajudiciaires dirigées contre eux, à l'occasion de la conspiration dite royaliste. Paris, J.-G. Dentu, 1818, 108 pp. - IX. Que doit-on penser des événemens de Lyon et du département du Rhône en 1817 ? A t-on raison d'attaquer en calomnie M. le colonel Fabvier. Par F. J. N. D., ancien magistrat. Lyon, Guyot frères [Imprimerie de Brunet], 1818, [2] ff. n. ch., 56 pp. Au CCF, exemplaires seulement à Lyon. - X. MONTRICHARD (Henri-René de) : Un et un font un, ou M. Fabvier et M. Charrier-Sainneville. Lyon, Chambet [Imprimerie de Boursy], 1818, 37 pp. Henri-René de Montrichard (1756-1822) était sous-préfet ultra de Villefranche au moment des faits. - XI. BOURLIER (P.) : Messieurs Fabvier et Sainneville convaincus d'être ce qu'ils sont. Lyon, Guyot frères, 1818, titre, 78 pp. Bourlier était maire de Saint-Andéol. - XII. Lettre de Madame la vicomtesse de Chappedelaine adressée à M. Meslier, juge instructeur, pour lui demander de faire cesser la détention au secret de son mari. Paris, Imprimerie de Le Normant, 1818, 58 pp. - XIII. COTTON (Thomas-Jacques de) : Réponse de M. de Cotton, député du Rhône, à M. Camille Jordan, de Lyon, député de l'Ain. [Paris], Hacquart, s.d. [1818], 22 pp. - XIV. DONNADIEU (Gabriel) : À ses concitoyens. [Paris], Imprimerie de Le Normant, s.d. [1819], 51 pp. Seconde édition de cette défense d'un autre traîneur de sabre dans le cadre d'une autre répression violente, celle de la conspiration de Didier. Donnadieur avait déployé dans cette occasion une rigueur excessive que l'opinion publique taxa de cruauté. Il fut cependant créé vicomte et commandeur de l'ordre de Saint-Louis, à la suite des troubles sanglants et des exécutions de l'Isère. Privé cependant de son commandement peu de temps après, il fut désavoué, et se livra à de violentes récriminations à la suite desquelles il fut emprisonné.[Troisième volume]. XV. MARMONT (Auguste-Frédéric Viesse de) : À son Excellence Monsieur le Duc de Richelieu, président du Conseil des ministres. [Paris], Imprimerie de P. Didot l'aîné, s.d. [1818], [2] ff. n. ch. Prend la défense de Fabvier dans le procès qui l'opposait à Canuel : "Au surplus, si le général Canuel appelle devant les tribunaux tous ceux qui professent hautement la même opinion, il y fera comparoître la France presque entière". - XVI. [BERRYER (Pierre-Antoine) :] Observations préliminaires pour le baron Canuel (...). [Paris], Imprimerie d'Anthelme Boucher, s.d. [1818], 11 pp., ff. 5-6 et 7-8 intervertis. - XVII. [BERRYER :] Nouvelles observations pour le baron Canuel (...). [Paris], Imprimerie d'Anthelme Boucher, s.d. [1818], 14 pp. - XVIII. Requête à Monsieur Meslier, juge d'instruction. [Paris], Imprimerie d'Anthelme Boucher, s.d. [1818], 8 pp. XIX. Affaire de Grenoble. Mémoire pour le vicomte Donnadieu (...) ; sur la plainte en calomnie par lui portée contre les sieurs Rey, Cazenave et Régnier, auteurs et signataires d'une pétition pour quelques habitans de Grenoble. [Paris], Imprimerie de J. G. Dentu, s.d. [1820], 60 pp. - XX. Procès-verbal de la cérémonie funèbre faite à Lyon le 25 avril 1818, pour les obsèques de M. le comte de Fargues, décédé membre de la Chambre des députés et maire de la ville de Lyon. Lyon, Rusand, 1818,18 pp. Exemplaire de la bibliothèque du château de Louppy (Meuse), avec vignette ex-libris contrecollée sur les premières gardes. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.