‎Auguste VALENSIN‎
‎FRANCOIS‎

‎Un ouvrage de 279 pages, format 130 x 200 mm, illustré, broché, publié en 1938, Librairie Plon, bon état‎

Reference : LFA-126728651


‎‎

€7.00
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Lettre de France, L'Art de Vivre à la Française
M. Olivier Auriol de Bussy

lettre-de-france@laposte.net

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‎MELANCHTHON, Philip / [CARION].‎

Reference : LCS-17980

‎Des Faictz et gestes du roy François, premier de ce nom ; précédé de : Le livre des chroniques du seigneur Jehan Carion Philosophe, contenant tous haultz actes & gestes en convenable ordre, depuis le commencement du monde, Ensemble les faictz et gestes du feu roy François jusqu’au règne du roy Henry deuxième de ce nom, à présent régnant. Par lequel livre sera congneu les dates des ans estre très justement observé, ensemble les principales mutations qui sont advenues en ce Royaume, en la Religion & République du monde.Tourné de Latin en François par Maistre Jehan le Blond, imprimé en cette année 1548. Edition originale de langue française d’une rareté légendaire conservée dans sa pure et belle reliure lyonnaise à la cire de couleurs de l’époque.‎

‎De la bibliothèque Robert Hoe. Paris, Charles l’Angelier, 1548. Petit in-8 de (36) ff., 368 ff. Joli portrait de François Premier. Relié en veau fauve, sur les plats entrelacs de listels à la cire, noirs, gris et rouges, soulignés de filets dorés, dos lisse orné de larges arabesques peintes et à l'or, filet et fleurons dorés sur les coupes, tranches dorées. Reliure de l'époque. Etui de maroquin noir. 124 x 82 mm.‎


‎Edition originale de langue française d’une rareté légendaire de l’un des textes de Melanchthon les plus célèbres de la Renaissance. Brunet décrit longuement ce texte mais ignore l’originale française de 1548 présentée ici, et inscrit l’originale à Lyon, chez J. de Tournes, en 1549 : « La Chronique connue sous le nom de Carion a eu pendant plus d’un siècle un si grand succès, surtout parmi les protestants, que Dommerich, dans son Epistola de Joannis Carionis chronica, imprimé en 1750, dit en avoir vu vingt-huit éditions ; et il en existe certainement un plus grand nombre. Nous ne pouvons donc guère nous dispenser d’un parler ici avec quelques détails. Carion publia d’abord (à Wittenberg, 1532, in-4) le texte allemand de sa chronique, qu’il avait fait revoir par Philip Melanchthon, et qui arrivait à l’année 1532. L’auteur étant mort en 1538, l’ouvrage fut continué jusqu’en 1547 par Jean Funck, qui, dans la même année, en donna une édition in-8 à Nuremberg. Déjà cette chronique avait été traduite en latin par Herm. Bonn, et imprimée à Halle, en 1537, puis avec la continuation à Paris en 1548, et à Lyon, en 1554, in-8. C’est sur cette version latine que fut faite la version française de Jean Le Blond imprimée à Lyon, J. de Tournes & G. Gazeau, 1549 (aussi 1553), in-16 de 30 ff. préliminaires et 750 pp. : continuée jusqu’au règne de Henri ii, Paris, Est. Groulleau, 1553, in-16 de 30 ff. préliminaires et 351 ff.; - continuée jusqu’au règne de François ii, Paris, Ruelle, 1567, in-16 de 32 ff. préliminaires de 375 ff., plus un catalogue des rois de France, en 2 ff. Cependant Melanchthon, qui avait déjà eu beaucoup de part, et au texte allemand, et à la version latine, refit entièrement l’ouvrage, et le publia en latin, toujours sous le nom de Carion. Nous ne parlerons pas des différentes versions vulgaires qui ont été faites de ce livre en allemand, en bohémien, en italien et en espagnol... » Brunet (I, 1578-1579). « La Chronique de Carion eut dans le XVIe siècle un succès si prodigieux, il en parut un si grand nombre d’éditions et de traductions, qu’il n’est pas hors de propos d’entrer dans quelques détails sur l’histoire de cet ouvrage. Carion avait composé une chronique en allemand, et, avant de la faire imprimer, il voulut que Melanchthon la corrigeât. Melanchthon, au lieu de la corriger, en fit une autre, et la publia en allemand, à Wittemberg, en 1531. C’est ce qu’il nous apprend lui-même, en écrivant à Camerarius : Ego totum opus relexi, et quidem germanice. Peucer, gendre de Melanchthon, et continuateur de la même chronique, dit, dans son édition de 1572, que Melanchthon raya tout le manuscrit de Carion : Totum abolevit una litura, alio conscripto, cui tamen nomen Carionis proefuit. » (V-Ve) Cette édition originale française est l’œuvre de Jean Le Blond, poète normand, né à Évreux au XVIe siècle qui écrivit contre Clément Marot, alors exilé à Ferrare, plusieurs épîtres. Les 194 dernières pages sont occupées par le règne de François Premier sous le titre : Des Faictz et Gestes du roy Francois Premier de ce nom : ensemble ce qui a esté fait digne de mémoire depuis le règne de Henry ii de ce nom à présent roy de France. Sont décrits le sacre de François Ier, son entrée à Paris, à Lyon, les conflits avec les Suisses, la naissance du Dauphin François, la guerre avec les anglais et « Le Trepas du bon chevalier Bayard », la campagne de François Ier en Italie, le traité de Cambray, les visites du roy en Bretagne, Languedoc, la maladie de Charles d’Orléans, conflits entre les français, les impériaux et les anglais, publication du Concile de Trente et les premières scissions religieuses. » Très bel exemplaire revêtu à l’époque d’une riche et pure reliure lyonnaise à la cire de couleurs, parfaitement conservée. De la bibliothèque Robert Hoe (vente New York, part iii, 1912, 265).‎

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EUR37,000.00

Reference : LCS-A45

‎TRAITE DE PAIX ENTRE LE ROY (LOUIS XV), L’EMPEREUR ET L’EMPIRE. CONCLU A VIENNE, LE 18 NOVEMBRE 1738. Exemplaire sur grand papier de Hollande du célèbre « Traité de Vienne de 1738 » offert par le roi Louis XV à Louis-François-Armand de La Rochefoucauld (1695-1783).‎

‎Edition originale fort rare. A Paris, de l’Imprimerie Royale, 1739. In-4 de (1) f., 150 pp. Plein maroquin rouge, triple filet doré encadrant les plats, grandes armoiries du roi Louis XV au centre, dos à nerfs orné du chiffre royal couronné, de fleurs de lys et de soleils rayonnants, filet or sur les coupes, roulette intérieure, tranches dorées. Reliure royale en maroquin de l’époque. 252 x 190 mm.‎


‎Edition originale fort rare. Exemplaire du roi Louis XV, imprimé sur grand papier de Hollande, du célèbre Traité de Vienne de 1738. Le traité de Vienne de 1738 signé le 18 novembre 1738 entre l'Autriche et la France met fin entre ces deux pays à la Guerre de Succession de Pologne. Il comporte plusieurs dispositions dynastiques, qui modifient la carte politique de l'Europe et assurent un nouvel équilibre entre les deux puissances. Des préliminaires de paix sont signés à Vienne dès novembre 1735, trois ans avant le traité final, entre la France de Louis XV et l'empereur Charles VI, chef de la maison de Habsbourg, archiduc d'Autriche, roi de Hongrie et de Bohême. Ces articles préliminaires sont suivis d'une convention d'application, signée à Vienne le 28août1736, relative aux modalités de la cession de la Lorraine, acceptée par une déclaration de François III de Lorraine du 13 décembre 1736. En contrepartie, Louis XV reconnaît la Pragmatique Sanction, par laquelle, en 1713, Charles VI avait établi qu'en l'absence d'un fils, le patrimoine des Habsbourg reviendrait à sa fille aînée. En 1736, celle‑ci, l'archiduchesse Marie-Thérèse, épouse François III. L'Électeur de Saxe, devenu en 1733 roi de Pologne sous le nom d'Auguste III, est maintenu sur le trône de Pologne, son rival Stanislas Leszczyński, aussi élu en 1733, abandonnant toutes ses prétentions, tout en conservant le titre de roi de Pologne. En dédommagement, Stanislas reçoit les duchés de Lorraine et Bar à titre viager ; à sa mort, ils seront réunis au royaume de France (ce qui surviendra en 1766). François III abandonne ses droits sur les duchés de Lorraine et de Bar et se voit offrir en échange le grand-duché de Toscane. En tant qu'époux de Marie-Thérèse, il pourra accéder au trône impérial (accès cependant conditionné par une élection). François conserve quelques territoires mineurs en Rhénanie : les comtés de Falkenstein (près du Mont Tonnerre), de Sarrewerden, de Zutphen. Parmi ses titres lorrains désormais honorifiques, il conserve celui de marquis de Nomeny qui lui donne un rang princier et le droit de siéger aux Diètes d'Empire. Don Carlos, fils de Philippe V d'Espagne et d'Élisabeth Farnèse, renonce à la Toscane et reçoit en échange les royaumes de Naples et de Sicile que lui cède l'Empereur : don Carlos devient ainsi roi des Deux-Siciles et inaugure la dynastie des Bourbons de Naples. Le roi de Sardaigne obtient Novare et une partie du Duché de Milan. Enfin, Elisabeth de Bourbon, fille aînée de Louis XV, épouse Philippe Ier, duc de Parme, frère de don Carlos : c'est le rétablissement de l'alliance dynastique entre la France et l'Espagne. La convention de 1736 est appliquée dès que possible, avant même le traité final, puisque Stanislas Leszczynski prend possession des duchés de Bar et de Lorraine dès mars 1737. François III devient grand-duc de Toscane à la mort de Jean-Gaston de Médicis en juillet 1737. En ce qui concerne la succession au trône impérial, il faudra un nouveau conflit, la guerre de Succession d'Autriche (1740-1748), pour que François III puisse être élu empereur en 1745 sous le nom de François 1er. Précieux et bel exemplaire offert par le roi Louis XV. Louis-François-Armand de la Rochefoucauld de Roye, duc d'Estissac, puis de la Rochefoucauld, premier baron de Champagne, appelé d'abord le comte de Marthon, puis le comte de Roucy, fils de Charles, comte de Blanzac, gouverneur de Bapaume et lieutenant général des armées, et de Marie‑Henriette d'Aloigny de Rochefort, veuve du marquis de Brichanteau de Nangis. Il naquit le 22septembre 1695 ; gouverneur de Bapaume, à la mort de son père, en septembre 1732, brigadier d'infanterie le 20 février 1734, il fut créé duc sous le nom de duc d'Estissac par brevet du 24 octobre1737 et chevalier du Saint-Esprit le 2 février 1749 ; il reçut la charge de grand maître de la garde-robe en décembre 1757, devint chef de sa maison par la mort du dernier duc de la Rochefoucauld, son beau‑père, en 1762, et mourut à Paris le 28 mai 1783. Il avait épousé le 18 novembre 1737, à Paris, Marie de la Rochefoucauld, dite Mademoiselle de la Roche-Guyon, sa cousine.‎

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EUR5,500.00

‎VIDUIS (1500-1569). [Médecin du roi François Ier].‎

Reference : LCS-18466

‎Chirurgia è Graeco in Latinum conversa, Vido Vidio Florentino interprete, cum nonnullis eiusdem Vidii com[m]entariis. Indicem auctorum & operum sequenti paginâ quaerito. Edition originale très rare de ce volume dû au médecin du roi François Ier.‎

‎Premier tirage de ces célèbres 210 bois. Lutetiae Parisiorum, Petrus Galterius, 1544. In-folio de (18) ff., 533 pp. et (1) p. d’errata. De nombreux bois dans le texte dont 30 à pleine page, restauration dans la marge des pp. 465 à 520 sans atteinte au texte. Plein veau brun, double encadrement de filets à froid sur les plats fleurdelisés aux angles, dos muet à nerfs. Reliure du XIXe siècle. 337 x 227 mm.‎


‎Édition originale de ce « volume peu commun » (Brunet), l’un des plus beaux livres de chirurgie du XVIe siècle, contenant pour la première fois les textes de la Chirurgie grecque d'Hippocrate, de Galien et d'Oribase, en traduction latine. Harvard 542. Il est illustré de 210 magnifiques gravures sur bois, inspirées par des dessins de modèles classiques grecs qui nous sont parvenus par les gréco-byzantins, représentant des opérations de chirurgie, des instruments et des bandages dont 30 figures à pleine page montrant l'utilisation de machines élaborées pour réduire les fractures. «210 figures explicatives dont certaines, à pleine page, exécutées au trait avec une grande élégance. Un de ces bois, p. 175, est marqué de la lettre gothique F, analogue à celle qu’on voit sur quelques figures gravées pour D. Janot. Une autre composition, p. 224, d’une facture plus hésitante, et aux visages grimaçants, est signée d’un monogramme qu’on peut lire APF. Ces figures représentent le plus souvent des machines destinées à réduire les fractures, elles sont intéressantes et les personnages, généralement nus, rendus avec un grand souci d’exactitude anatomique. Certaines s’inspirent des dessins du Primatice et de Jean Santorino se trouvant dans un manuscrit qui fut offert à François Ier, conservé aujourd’hui à la Bibliothèque nationale (Ms. latin 6866).» (Brun, Le Livre français illustré de la Renaissance, 309. L'auteur, Guido Guidi dit Vidius (1500-1569), né à Florence, fut le médecin de François Ier. Le texte s'appuie sur un manuscrit grec de la Bibliothèque de Laurent de Médicis, à Florence. On a longtemps attribué les dessins des bois de cet ouvrage au Primatice, mais depuis l'article de Michel Hirst « Salviati illustratuer de Vidius » (Revue de l'Art, 1969, n°6) ils ont été restitués à Francesco Salviati. Certains des bois portent la croix de Lorraine, d'autres les initiales F. ou ARF. On les donne fréquemment comme étant de François Jollat. (Welcomme I-6596 ; Waller 1960). Francesco Salviati, pseudonyme deFrancesco de’ Rossi(1510àFlorence-1563àRome) est unpeintremaniéristeflorentin. Il tient son nom de son fidèle protecteur, le cardinalGiovanni Salviati, l’oncle deCosmeIer. Il est parfois surnomméCeccoouCecchino Salviati.Giorgio Vasariécrit que Salviati «possédait un plus beau style que tout autre à Florence à son époque.» C'était un portraitiste renommé et un fresquiste admiré pour sa rapidité d’exécution - que Vasari oppose à la lenteur dePontormoet deBronzino- et son habileté à mettre en scène de complexes allégories profanes ou sacrées. De retour à Rome en 1541, Salviati peint pour la Stanza dell’Incendia du Palais du Vatican une fresque (aujourd’hui disparue) représentantRe Pepino(Pépin le bref). La même année, il peintla Sainte Famille au perroquet(aujourd’hui au Musée du Prado). En 1543, il décore la salle de l’Audience (sala dell‘Udienza) duPalazzo Vecchioà Florence. Le programme iconographique illustre les moments de la vie du généralMarcus Furius Camillus, d’aprèsPlutarque: « la prise de Veies » (la Conquista di Veio), «Camillus soumettant les Vosques» (Camillo che sconfigge i Volsci), «la punition du maître de Faléries » (la Punizione del Maestro di Falerii), «le triomphe de Camillus» (il Trionfo di Camillo). Il reçoit le 6 novembre 1544, la commande del’Incrédulité de Saint Thomas(aujourd’hui au Louvre6) pour l’église Notre-Dame de Confort de Lyon. Il peint la grandeDépositionde la chapelle Dini à Santa Croce et à la fin de son séjour florentin, laCharitéde la galerie des Offices. En 1548, insatisfait du traitement qu’on lui fait à Florence, il repart à Rome. Il peint pour le cardinalAlexandre Farnèseles fresques de la chapelle du Pallio du palais de la Chancellerie (Palazzo della Cancelleria). Il reçoit la commande de fresques pour la chapelleSanta Maria dell’Anima(1549-1550). Il reprend en 1550 la décoration de l’Oratorio San Giovanni Decollato. Il y peint deux apôtres, etla naissance de saint Jean-Baptiste. Pour le réfectoire de San Salvatore in Lauro, il exécute lesNoces de Canaet lesScènes de la Genèse. En 1553, il peint lesHistoires de Davidtirées despremieretdeuxième livres de Samuelpour le salon des Mappemondes du Palais Sacchetti, que le cardinal Giovanni Ricci da Montepulciano vient d'acquérir. Il décore pour le cardinal Ranuccio Farnèse la salle des Fasti Farnesianidu Palais Farnèse à Rome. La parenthèse française: Il part pour vingt mois (entre février 1556 et l’hiver 1557-1558) en France, décore pour le compte de Charles de Lorraine, le château de Dampierre. Il ne subsiste malheureusement rien de son travail. Le château Renaissance a été détruit pour faire place à un nouvel édifice construit parJules Hardouin-Mansartdans un style classique en 1683. Nous ne possédons aucune autre trace du travail de Salviati en France, même si un voyageur italien cite, en 1606, dans sa description du Palais Gondi, à Paris, unFrançois Ier et Charles Quint faisant la paixdû à Francesco Salviati, qu'il a peut-être peint pendant son séjour français. «At the suggestion of Ridolfi, Guido Guidi (Vidus Vidius) undertook the translation and by the liberality of François Ier, to whom it is dedicated, he was able to produce this splendid edition. From a preface in Guidi’s Latin MS. it would seem that the drawings, which are such a striking feature of the book, are to be attributed to Francesco Primaticcio and Jean Santorinos. They are modified copies, or interpretations, of the original Greek drawings, with which it is interesting to compare them.» (Bibliotheca Osleriana, n°155) «Volume d’une belle exécution typographique, dédié à François Ier, dont l’auteur, Guido Guidi, fut le premier médecin après la mort de Guillaume Cop. Les 211 figures gravées sur bois dont il est orné nous ont singulièrement frappé; on peut certainement les attribuer à un des plus grands artistes du temps et de l’école florentine. Ce livre rare est peu connu.» (Répertoire universel de bibliographie par Léon Techener, n°934) Précieux exemplaire de l’un des plus beaux traités de chirurgie du XVIe siècle.‎

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EUR13,000.00

‎La Rochefoucauld, François Duc de.‎

Reference : LCS-18618

‎Mémoires sur les Brigues à la mort de Louys XIII, les Guerres de Paris & de Guyenne, & la Prison des Princes... Savoureux exemplaires des Mémoires de La Rochefoucauld relié en veau ancien pour le Duc François-Alexandre de La Rochefoucauld.‎

‎Première édition des Mémoires de La Rochefoucauld, publiée de son vivant, dans laquelle les noms propres ont été imprimés en italique. Cologne, P. Van Dyck (Bruxelles, Foppens, à la Sphère), 1677. Petit in-12, de (2) ff. et 360 pp., plein veau brun granité, filet à froid autour des plats, armoiries de François-Alexandre-Frédéric de La Rochefoucauld, Duc de La Rochefoucauld, né le 11 janvier 1747, dos à nerfs orné, coupes décorées, tranches granitées, petite découpe sur le feuillet de titre sans atteinte au texte. Reliure armoriée de l’époque. 142 x 78 mm.‎


‎Première édition des Mémoires de La Rochefoucauld, publiée de son vivant, dans laquelle les noms propres ont été imprimés en italique. L’édition originale fut imprimée en 1662. Il y a de légères différences dans l'Avis au lecteur. Le libraire annonce la présente « impression de ce Recueil plus correcte et plus exacte que n'avaient esté les précédentes », mais il ne l'annonce pas plus ample ; par conséquent, les additions de l'édition de 1672 ne s'y trouvent pas. Ces célèbres Mémoires couvrent les années 1624-1652, l’une des périodes les plus fiévreuses et les plus confuses de l’histoire de France, et mettent en scène les principaux protagonistes de la fronde : Madame de Chevreuse d'abord, à laquelle le jeune LaRochefoucauld eut le tort de s'attacher en arrivant à la Cour. Cette femme qui se servait de tous ses charmes, pour réussir dans ses desseins, avait encouragé Buckingham à courtiser la reine Anned'Autriche ; La Rochefoucauld nous conte cette aventure dont il connut le détail, et c'est dans son texte qu'Alexandre Dumas père puisa certains épisodes des Trois Mousquetaires et notamment celui des ferrets de diamants. Après la mort de Louis xiii et de Richelieu, La Rochefoucauld espéra une récompense pour le dévouement qu'il avait témoigné à la reine ; mais celle-ci s'était liée avec Mazarin et Mazarin avait hérité les inimitiés de son prédécesseur. Il tint La Rochefoucauld à l'écart du gouvernement et lui refusa même le tabouret de duchesse qu'il avait demandé pour sa femme. Ulcéré, le jeune homme se tourna vers le parti des mécontents, dont Condé et Conti prenaient la tête ; il y fut retenu par Madame de Longueville, sœur de ces deux princes, pour laquelle il semble avoir conçu une violente passion, bien qu'il nous déclare assez perfidement ne s'être servi d'elle que « comme hausse-pied de sa fortune ». Quand Mazarin eût fait arrêter les princes (18 janvier 160), La Rochefoucauld s'enfuit dans ses terres de Poitou et rallia la Fronde bordelaise. «Par leur intérêt historique et psychologique, par leur style élégant et bien charpenté, ces mémoires se placent au premier rang du genre littéraire qu’elles représentent.» (Laffont-Bompiani). Précieux et savoureux exemplaire des « Mémoires de La Rochefoucauld» conservé dans sa reliure en veau ancien aux armes de François de La Rochefoucauld. Ce dernier possédait aussi les Maximes de La Rochefoucauld reliées à ses propres armes. François-Alexandre-Frédéric de la Rochefoucauld, duc de Liancourt, puis d’Estissac, puis de la Rochefoucauld, fils de Louis-François-Armand, grand maître de la garde-robe, et de Marie de la Rochefoucauld, né à la Roche-Guyon (Seine-et-Oise) le 11 janvier 1747, servit d’abord dans les carabiniers et se maria très jeune, le 10 septembre 1764, avec Félicité-Sophie de Lannion ; il obtint en janvier 1768 la survivance de la charge de grand maître de la garde-robe, mais, ayant déplu à Madame Du Barry, il quitta la cour pour se consacrer à l'agriculture ; il établit une ferme modèle dans sa terre de Liancourt et y fonda pour les enfants des militaires pauvres, une école d’arts et métiers qui prit une grande extension et qui fut l’origine de l’école de Châlons. Le duc de Liancourt fut promu colonel en 1770, puis brigadier de dragons le 5 décembre 1781, et reçut la charge de notaire royal pour le marquisat d’AIlium, autrement dit de Maigelay, le 23 novembre 1785. La noblesse du bailliage de Clermont-en-Beauvaisis l’envoya siéger aux États généraux en 1789 ; le duc de Liancourt s’y montra le défenseur à la fois de la royauté et des libertés publiques ; président de l’Assemblée nationale le 18 juillet 1789, lieutenant général au gouvernement de Normandie, il dut s’enfuir, après le 10 août 1792, en Angleterre où il fut accueilli par Arthur Young. Il prit le titre de duc de la Rochefoucauld après l’assassinat de Louis-Alexandre, son cousin (14 septembre 1792), visita l’Amérique du Nord et revint en France en 1799.‎

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EUR9,000.00

‎LEMOYNE, Pasquier.‎

Reference : LCS-18450

‎Le Couronnement du roy François premier de ce nom. Voyage τ conqueste de la duche de Millan, victoire et repulsion des exurpateurs dicelle avec plusiers singularitez des eglises, couvens, villes, chasteaulx et forteresses dicelle duche fais lan mil cinq cēs et quinze, cueillies τ rediges par Le Moyne sans froc (Pasquier Le Moyne). Edition originale rare contenant la description du couronnement de François Ier. ‎

‎Ainsi que la bataille de Marignan et la Campagne d’Italie de François Ier. A este acheve de imprimer le xxè iour de septembre mil cinq cens et vingt pour Gilles Couteau imprimeur à Paris (1520). In-4 gothique de (104) ff. Maroquin rouge janséniste, dos à nerfs fleurdelysé, double filet or sur les coupes, roulette intérieure, tranches dorées sur marbrures. Trautz-Bauzonnet. 188 x 129 mm.‎


‎Edition originale. «Very rare» (Fairfax Murray, n°312). «Pasquier Lemoyne signait ses ouvrages «le Moyne sans froc» ou «le Riche en povreté», mais était en réalité portier ordinaire du roi. Il suivit François Ier en Italie et assista à la bataille de Marignan» (Bechtel). «The author ‘le Moyne sans froc’ names himself on sig. k4: ‘Je pasquier le moyne lors portier ordinaire du tresnoble… François premier’. The work, up to that leaf, consists of mingled verse and prose, and after that, of prose only, the whole describing as the title indicates, the principal achievement of Francois Ier, namely, the Expedition to Italy, the battle of Marignano, the Entry into Milan, &c. The date of the latter event is given as the 23rd of October: see also N°149, Entrée, where the date is the 16th of that month. On sig. n2 is given the names of some of the principals in the army, with the number of men under their command. The date of the privilege on reverse of title is 3 Aug., 1519: signed R. Guiot. On title-page is the beautiful device of the printer, consisting of a tree supporting a shield bearing the initial G and a *: on the other side, two smaller knives each with initial - A and N with a crescent: interspersed with flowers, evidently intended for piks (œillet): embraced by a scroll ‘Du grant aux petis’: the whole being an elaborate play on the name Gilles Couteau, which is below. The two smaller couteaux evidently refer to Gilles Coutau’s sons, the well-known printers, Anthoine and Nicolas, who continued the business up to at least 1543. As is well-known, Couteau the elder printed several books for Verard, and may have done so for his successor J. de la Garde, the type of the present book apparently being the same as in N° 84, Champier, bearing the latter’s name». (Fairfax Murray) Impression en caractère gothique à 30 longues lignes ornées de lettrines et d’une grande marque de l’imprimeur au titre gravées. L’ouvrage est composé d’une épître de R. Guiot au prévôt de Paris «ou son lieutenant», d’un long dialogue en vers entre un passant et l’auteur et enfin de la description du couronnement. Précieux exemplaire provenant des bibliothèques J.J. de Bure l’aîné (mention manuscrite signée «collationné complet le 30 septembre 1833»); Beverly Chew (ex-libris armorié gravé); Fairfax-Murray (n°312) et Georges Abrams. Ce volume fut catalogué et vendu 95 000 FF (14 500 €) le 11 mai 1991 par la Librairie P. Sourget.‎

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